Euractiv, hier
Le blog d'Yves Daoudal - Page 1027
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Raté
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Rappel
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Hollande minable
La réaction fuligineuse de notre Président :
« Des leçons sont forcément tirées de tout scrutin. Nous devons prendre conscience des inquiétudes provoquées par les désordres du monde. Nous devons trouver les réponses, elles sont en nous et doivent être capables de dépasser les peurs tout en respectant nos principes. Ces principes sont notamment la démocratie et le modèle social. Plus que jamais, cette élection nous conduit à prendre nos responsabilités. »
Heureusement, Stéphane Le Foll est plus viril, il est prêt à faire la guerre…
« Il y avait déjà eu des conséquences de tirées après le Brexit et une démarche avait été engagée par la France avec l'Allemagne pour renforcer l'Europe de la Défense. Donc c'est un axe qui a été déjà décidé et qui, au vu de ce qui s'est passé, nécessite que l'Europe évidemment, effectivement, se renforce en particulier dans le domaine de sa sécurité et de sa défense. »
Sic.
Quant à Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, elle affirme que Donald Trump « ne peut pas empêcher la mise en œuvre » de l'accord de Paris sur le climat conclu l'an dernier. Sauf si Donald Trump, pour qui le dérèglement climatique est un « canular », montre que la ratification de l’accord par Obama était nulle et non avenue en l’absence d’un vote du Congrès…
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Ambassadeur de France
Gérard Araud est paraît-il ambassadeur de France à Washington.
Le 16 octobre il twittait ceci :
Et ce matin :
Il a quand même supprimé ce dernier tweet. Mais il a eu le temps de salir la France. D'autant qu'entre temps il était aussi intervenu sur Fox News pour déclarer: "C'est catastrophique, le monde est dans un cataclysme."
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Voici trois bonnes nouvelles et un petit plaisir
L’élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour la paix dans le monde, car il n’est pas lié aux ex-trotskistes néo-cons qui ont plongé le Proche Orient dans le chaos, et dont Hillary Clinton est curieusement proche (voire pire). On notera au passage que la diabolisation de Trump comme ami du diable Poutine n’a pas marché (alors qu'on pouvait craindre en outre l’effet du forcing russe pro-Trump manquant quelque peu de discrétion). Or l’estime réciproque entre les deux hommes est évidemment un élément positif pour la marche du monde.
Autre bonne nouvelle, peut-être encore plus importante, même pour le monde : il s'agit de la Cour suprême des Etats-Unis. Hillary Clinton l’aurait bloquée pour longtemps dans la culture de mort et la dictature de toutes les déviances. Alors que Donald Trump va nommer un juge pro-vie, pro-mariage et pro-famille, et on espère qu’il pourra en nommer au moins un autre au cours de son mandat, donnant ainsi à la Cour suprême une claire majorité favorable à la morale naturelle, et mettant aussi un coup d’arrêt à la dérive d’une institution qui en est venue à dicter sa loi contre les lois et les citoyens des Etats.
La troisième bonne nouvelle est pour l’Europe et pour les patriotes des pays européens : Donald Trump était partisan du Brexit et il a félicité les Britanniques d’avoir « repris le contrôle de leur pays ». Pour la première fois on a un président américain qui n’est pas un lobbyiste de la « construction européenne ».
Le petit plaisir, c’est – je ne m’en lasse pas – de voir, comme chaque fois qu'ils prennent une déculottée, la tronche des politiciens et des faiseurs d’opinion, et d’imaginer celles que je ne vois pas. Par exemple celle du concepteur du modèle du New York Times qui donnait obstinément à Hillary Clinton 88% de chances de l’emporter, du concepteur de cet autre modèle qui lui donnait 77%, des analystes qui disaient que la victoire de Clinton ne relevait même pas de la politique mais simplement de la démographie (parce que les Etats susceptibles de basculer vers Trump ont subi une forte immigration latino et que les Latinos votent démocrate), ou de l’auteur de cette analyse dont je voyais chaque jour le titre sur un des sites que je consulte quotidiennement : « Pourquoi Trump ne l’emportera jamais »…
On rappellera d’autre part que son vice-président Mike Pence a un score de 100% dans le classement du Comité national du droit à la vie, et un score de 0% dans le classement du Planning familial. Et puis, même si ça n’a strictement aucune importance ni aucun intérêt (c’est juste mon arbitraire à moi), je suis content que la Première Dame soit une Slovène…
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Dédicace de l’archibasilique du Très Saint Sauveur
Fête de la dédicace de la cathédrale de Rome, qu’on a fini par appeler curieusement « basilique de saint Jean de Latran », du nom de son baptistère (et du palais), alors qu’elle fut consacrée comme basilique du Très Saint Sauveur par le pape saint Sylvestre.
En dehors des lectures des deux premiers nocturnes des matines, l’office et la messe sont du commun de la dédicace des églises.
Le texte de l’introït de la messe est l’exclamation de Jacob (Genèse 28) à son réveil, après avoir Dieu en songe en haut de l’échelle où montaient et descendaient des anges : « Que ce lieu est terrible! C'est véritablement la maison de Dieu et la porte du ciel. » Il prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête pour dormir, en fit une stèle qu’il oignit d’huile : « et cette pierre que j'ai dressée comme un monument s'appellera la maison de Dieu. » La première église.
Voici cet introït par les moines de Randol, enregistré précisément pour la Dédicace de leur abbatiale, le 5 octobre 1985.
Terríbilis est locus iste : hic domus Dei est et porta cæli : et vocábitur aula Dei.
Quam dilécta tabernácula tua, Dómine virtútum ! concupíscit, et déficit ánima mea in átria Dómini.
Ce lieu est terrible : c’est la maison de Dieu et la porte du ciel, et on l’appellera le palais de Dieu.
Que vos tabernacles sont aimables, ô Dieu des armées ! Mon âme soupire et languit après les parvis du Seigneur. (Psaume 83)
La même exclamation, dans une version légèrement différente, est l’antienne de Magnificat.
O quam metuendus et venerandus est locus iste ! Vere non est hic aliud nisi domus Dei et porta caeli.
Comme ce lieu est digne de crainte et de vénération ! Vraiment ce n’est ici rien d’autre que la maison de Dieu et la porte du ciel.
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Charette au Vendée Globe
La devise de Charette accompagne Romain Attanasio dans la course autour du monde.
En outre ses « sponsors » sont plutôt originaux : un apiculteur du Maine-et-Loire, « Famille Mary », et un fabricant de produits d’entretien écologique pour la maison : « Etamine du Lys ».
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En Pologne
Le Parlement polonais a adopté vendredi une loi, dans le cadre du programme gouvernemental « Pour la vie », prévoyant une aide de 4.000 zlotys (926€) aux mères qui garderont leur bébé naissant avec un « handicap irréversible » ou avec une « pathologie incurable » plutôt que de recourir à l’avortement. Cette aide s’ajoutera à l’allocation de 1.300 zlotys (300€) donnée aux mères d’enfants qui ont besoin de soins constants.
Le président du PiS (et véritable dirigeant du pays) Jaroslaw Kaczynski a déclaré qu’il espérait que cette nouvelle allocation inciterait les femmes à mettre au monde même des enfants qui n’ont pas de chance de survie, afin qu’ils puissent bénéficier du baptême.
La majorité des avortements légaux en Pologne (entre 700 et 1.000 par an) concerne des fœtus trisomiques. Ce sont ces avortements que le gouvernement polonais cherche à réduire par cette allocation.
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Total en Iran
Ces dernières années, on pouvait croire que les gisements gaziers en Iran étaient devenus la chasse gardée (ou plutôt le réservoir exclusif) des Chinois (grâce aux « sanctions internationales », qui ont été levées en janvier). Aussi est-ce assez surprenant de voir que Total a signé ce matin à Téhéran un accord pour l’exploitation d’un grand champ gazier, avec à la clef 4,8 milliards de dollars d’investissements, signant du même coup son grand retour en Iran. Total détiendra 50,1% des parts du consortium, le groupe chinois CNPC 30%, et le groupe iranien Petropars 19,9%.
En juin 2009, Téhéran avait signé un accord avec la société chinoise CNPC pour le développement de cette même « phase 11 du champ de Pars Sud ». L’accord avait été annulé début 2013 parce que la compagnie chinoise n'avait pas honoré ses engagements, selon Téhéran.
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Orban et Jobbik
Il a manqué deux voix, au Parlement hongrois, pour inscrire dans la Constitution l’illégalité de la réinstallation en Hongrie de populations étrangères.
Cet amendement, qui nécessite une majorité des deux tiers, était la suite du référendum du mois dernier. Référendum qui avait donné 98,3% de votants contre la relocalisation en Hongrie de « réfugiés », mais qui n’était pas contraignant parce qu’il avait mobilisé moins de 50% des inscrits.
Viktor Orban avait besoin de voix du parti d’extrême droite Jobbik pour faire passer l’amendement. Jobbik en a profité pour faire du chantage : il voterait l’amendement si le gouvernement cesse d'accorder des permis de résidence aux riches extra-européens qui, pour 300.000€, peuvent ainsi être de plain pied dans l’espace Schengen. Viktor Orban a refusé. Jobbik s’est donc abstenu, non sans déployer une banderole incendiaire : « Le traître, c'est celui qui laisse entrer les terroristes contre de l'argent », faisant allusion à des ressortissants de pays du Golfe devenus « résidents » hongrois.
C’est la première fois que Viktor Orban, qui a fait voter plus de 600 lois et six amendements constitutionnels, essuie un échec. En fait il aurait pu s’en passer, car cet amendement n’aurait rien changé en Hongrie sur le plan juridique. C’était juste un pied de nez à Bruxelles. Or c’est raté, et toute l’intelligentsia européiste le souligne à qui mieux mieux...