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tchèques - Page 9

  • Vondra à Bruxelles

    Alexandr Vondra, vice-Premier ministre tchèque pour les Affaires européennes, planchait hier devant la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen. Le président de la commission, Jo Leinen, a dénoncé les prises de position de Vaclav Klaus, et les députés l’ont évidemment bombardé de questions sur la ratification du traité de Lisbonne dans son pays. Il a répondu que décider quand et comment la République tchèque ratifiera le traité appartient uniquement à la République tchèque, et qu’aucune pression extérieure ne peut accélérer le processus.

    La veille, la commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés avait interrompu ses travaux sur le traité et en avait renvoyé l’examen au 15 février, comme l’avait déjà fait la commission de droit constitutionnel.

  • Les évêques tchèques critiquent la résolution du PE

    A l’issue de leur assemblée plénière, les évêques tchèques ont critiqué la récente résolution du Parlement européen sur les « droits fondamentaux », qui veut promouvoir l’avortement, l’éducation sexuelle et le “mariage” homosexuel.

    Ils dénoncent également la proposition de créer des centres d’information pour les jeunes dont la mission serait de leur donner des conseils sur les questions intimes, notamment quant à l’avortement.

    En ce qui concerne l’éducation sexuelle, ils rejettent l’idée qu’elle puisse être donnée à l’école en dehors de toute influence des familles. « Nous n’avons rien contre l’éducation sexuelle, mais nous avons des objections sur le fait que les parents n’auraient pas le droit de s’en mêler », a précisé Mgr Graubner.

    Les évêques ont également critiqué le projet de loi du gouvernement tchèque sur la « santé » qui inclut de dispositions « inacceptables d’un point de vue éthique » (ce projet de loi permet à tout citoyen européen de bénéficier de la procréation assistée ou de se faire avorter en République tchèque).

    En revanche, ils ont salué la décision du ministère des Affaires sociales d’organiser une conférence sur l’éducation des enfants et la politique de l’emploi avec le cardinal Antonelli, président du conseil pontifical de la famille, ainsi que le soutien du gouvernement à une politique pour la famille dans le cadre de la présidence tchèque de l’UE.

  • Benoît XVI à Prague et en Moravie

    Le pape Benoît XVI a envoyé au président tchèque Vaclav Klaus une lettre par laquelle il confirme qu’il se rendra en République tchèque autour du 28 septembre (ce jour est celui de la fête de saint Venceslas, patron des Tchèques). Il a joint la lettre qu’il a envoyée aux évêques tchèques, par laquelle il les remercie pour leur invitation.

    Le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague (qui avait envoyé au pape sa lettre de démission en 2007, ayant atteint les 75 ans, mais qui a été confirmé dans ses fonctions jusqu’en 2009), a déclaré que cette visite était en fait de la propre initiative de Benoît XVI, et qu’il s’agissait non seulement d’une visite pastorale mais d’une visite d’Etat. Il a ajouté que la plus grande partie de la visite aurait lieu en Moravie, où vivent les trois quarts des catholiques tchèques.

  • Libertas.cz

    Le député tchèque au Parlement européen Vladimir Zelezny (membre du bureau du groupe ID) a fait enregistrer hier à Prague le parti politique Libertas.cz, antenne tchèque du Libertas de Declan Ganley.

    Libertas va ainsi faire concurrence, pour les élections européennes, au nouveau parti créé par Petr Mach avec la bénédiction implicite de Vaclav Klaus.

    Vladimir Zelezny est très connu dans son pays, mais pas forcément favorablement.

    Riche homme d’affaires, il avait créé en 1993 la chaîne de télévision Nova, avec le groupe CME de Ronald Lauder. Devenue la première télévision privée en République tchèque, Nova est cette chaîne qui avait innové en faisant présenter la météo par une femme nue.

    En 2001, le conflit entre Zelezny et Lauder coûte à l’Etat tchèque 300 millions d’euros. Pour l’anecdote, dans le cadre de cette affaire, sur plainte de la CME, un tribunal français ordonne la saisie du mobilier de la résidence française des ex-époux Vladimir et Marta Zelezny, près de Langourian en Bretagne. La CME espérant que des saisies semblables soient ordonnées dans d'autres pays où le magnat médiatique tchèque a placé ses finances…

    En 2002 il est élu sénateur (non-inscrit), ce qui lui confère, croit-il, l’immunité parlementaire. Mais, en 2003, soupçonné de fraudes fiscales et d'abus de confiance vis-à-vis de ses créanciers, le Sénat lève son immunité parlementaire par 61 votes sur 66 exprimés.

    En 2003 il est démis de ses fonctions de directeur de Nova, et l’année suivante la CME prend le contrôle de la télévision. Cette année-là il monte une liste indépendante aux européennes et il est élu.

    En 2005 il crée le parti des “Démocrates indépendants”, qui obtiendra 0,3 % des voix aux élections suivantes.

    En 2007 il est condamné à deux ans de prison avec sursis et 5 millions de couronnes d’amende (243.000 dollars) pour évasion fiscale. Il a fait appel.

    Tel est le curieux allié de Declan Ganley chez les Tchèques…

  • Vaclav Klaus et Entropa

    Le président tchèque Vaclav Klaus a envoyé au chef du gouvernement Mirek Topolanek une lettre, qu’il a publiée sur le site internet de la présidence, dans laquelle il indique qu’il a personnellement écrit à son homologue bulgare Georgi Parvanov afin de présenter ses excuses à propos de l’installation Entropa, qui montre la Bulgarie comme des toilettes à la turque.

    « Je considère qu’il est nécessaire que le gouvernement prenne publiquement ses distances avec cet événement malencontreux et présente ses excuses à nos partenaires, en premier lieu aux représentants de la Bulgarie et à son peuple », écrit-il.

    Il ajoute qu’il ne peut accepter ni le fait que l’objet ait été conçu sans concertation avec le gouvernement, ni le contenu « choquant » de la chose.

    « Je suis très surpris qu’il puisse arriver qu’un objet dû à une initiative personnelle et à un investisseur privé soit présenté comme une démarche officielle de notre pays. Je considère que cette façon de privatiser la présidence européenne tchèque est inacceptable et inconvenante. »

  • Vaclav Klaus et Jan Palach

    1232381905_200901190520_DDD_1.jpgLe président tchèque Vaclav Klaus, « dissident » de l’Union européenne, a dévoilé hier à Melnik un monument à la mémoire de Jan Palach, l’étudiant qui s’était immolé par le feu le 16 janvier 1969 et était mort le 19, il y a exactement 40 ans. Il protestait contre l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques et voulait « réveiller la société de sa léthargie et de sa passivité », comme il l’écrivait dans la lettre qu’il avait laissée.

    A l’occasion des 20 ans de sa mort, en 1989, avaient eu lieu les grandes manifestations de la « semaine Palach », prélude des manifestations de novembre 1989 et la « révolution de velours » qui mit fin au régime communiste.

    Le monument est une sculpture de l’artiste hongrois Andras Beck, qui vit en France. Vaclav Klaus était notamment accompagné de Bruno Le Maire, notre secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

    « Je suis très heureux que cette cérémonie ait eu lieu. Il est nécessaire de se souvenir de Jan Palach. Nous ne devons jamais permettre que son acte à la fois héroïque et tragique soit oublié », a déclaré Vaclav Klaus à l’agence de presse CTK.

  • Les députés tchèques reportent de nouveau l’examen du traité de Lisbonne

    En décembre, les députés tchèques avaient reporté au 3 février l’examen du traité de Lisbonne. Hier, la commission des lois a décidé à l’unanimité un nouveau report, au 15 février. Report également demandé par la commission des Affaires étrangères et sa commission des Affaires européennes.

    On remarquera que la représentante du parti chrétien démocrate à la commission des lois a demandé que la commission adresse une requête au conseil législatif du gouvernement pour que celui-ci donne sa position sur le traité, afin d’être sûr que le traité soit acceptable… Or le parti chrétien démocrate est officiellement favorable au traité…

  • Entropa : Vondra s’excuse

    L’"installation" de David Cerny Entropa a été officiellement inaugurée ce matin, devant le siège du Conseil européen des ministres.

    Alexandr Vondra, le vice-Premier ministre tchèque des Affaires européennes, qui avait d’abord laborieusement défendu l’« œuvre d’art » tout en reconnaissant qu’il avait été victime d’une mystification, a présenté ses excuses auprès des peuples et des Etats qui se sont senti offensés...

    Il ne semble pas avoir présenté ses excuses à l'Eglise et aux catholiques polonais.

  • Nouveau blasphème à Prague

    1231066914_kyvadlo.jpgLe grand drapeau européen installé sous le métronome géant du parc Letna de Prague a été incendié hier soir. Il a entièrement brûlé.

    Le métronome avait été illuminé aux couleurs de l’Europe à la première minute de 2009 par Alexandr Vondra, vice-Premier ministre chargé des Affaires européennes. Quelques heures plus tard, un inconnu en avait coupé un morceau.

    Ce métronome avait été installé en 1990, en ce lieu qui domine la capitale tchèque, à l’emplacement où se trouvait la monumentale statue de Staline avant la déstalinisation.

    D’une dictature étrangère l’autre, il est logique de vouloir la déseuropéisation du nouveau monument…

  • Topolanek, première

    Le chef du gouvernement tchèque, Mirek Topolanek, s’exprimait ce matin pour la première fois devant le Parlement européen en tant que président en exercice du Conseil européen.

    Dans son discours, il n’a pas fait la moindre allusion au traité de Lisbonne.

    Pressé de questions par les députés, il a dit qu’il allait s’exprimer à titre personnel (il avait commencé son discours en disant : « Ce que je vais exposer devant vous ne sera pas mes idées personnelles mais la position commune des 27 Etats membres »). Et il a déclaré :

    « Le traité de Lisbonne est fondamentalement médiocre. Il est un peu pire que le traité de Nice, et un peu meilleur que le prochain traité… »

    Il a ajouté qu’au Parlement il voterait pour la ratification, parce qu’il l’a signé à Lisbonne, « mais l'idée que nous devrions dire à tous les Etats membres au préalable qu'ils doivent ratifier un document est quelque chose de totalement absurde ».

    Il a dit aussi que si l’UE perdait sa capacité à conduire un débat public et cherchait l’unification, alors ce n’était pas son UE.

    D’autre part, Mirek Topolanek a vertement répliqué aux critiques visant Vaclav Klaus, émanant notamment de Martin Schulz (président du groupe socialiste) :

    « Les attaques visant Vaclav Klaus me touchent personnellement », a-t-il dit. « Vaclav Klaus est l'icône de la transformation de la République tchèque dans les années 90. C’est grâce à lui que nous nous avons réussi et que nous sommes en bonne santé à l’issue de ces dix premières années. » Et il a fait savoir qu’il répliquerait à chaque attaque visant le président tchèque.

    Cette réaction est d’autant plus notable que les relations entre Topolanek et Klaus sont très mauvaises.