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tchèques - Page 11

  • Vaclav Klaus nominé…

    … pour le prix de la citoyenneté européenne, qui sera décerné en début d’année par le Parlement européen…

    Sa candidature est présentée par deux députés : la Tchèque Jana Bobosikova, indépendante et non inscrite (mais connue comme eurosceptique), et Hanne Dahl, co-présidente du groupe ID (Indépendance-Démocratie).

    Jana Bobosikova (ancienne animatrice et directrice des programmes de la télévision d’Etat tchèque et candidate à la dernière présidentielle) déclare qu’elle a nominé Vaclav Klaus pour « son combat pour la démocratie en Europe et sa démarche exceptionnellement responsable dans la défense d’un débat libre et simplement démocratique ».

    Le secrétaire du président tchèque, Ladislav Jakl, déclare que cette nomination est bien la preuve que Vaclav Klaus cherche une discussion ouverte sur l’avenir de l’Europe. « Une partie des politiciens veulent empêcher la discussion ou n’admettent qu’une seule opinion. Vaclav Klaus essaye, avec véhémence et de façon quelque peu impopulaire, d’ouvrir le débat. » Il y a beaucoup de pays qui ont automatiquement acquiescé à des choses comme le traité de Lisbonne sans prendre la peine d’en débattre et même sans demander à étudier le document, a-t-il ajouté.

    Le prix de la citoyenneté européenne sera décerné pour la première fois début 2009, par le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering, au vu du soutien des nominés aux valeurs de tolérance, d’esprit européen et d’intégration européenne.

    Vaclav Klaus a toutes ses chances…

  • Propos de Topolanek

    Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek était hier à Londres. Il a dit que le Parlement tchèque devait débattre en même temps du traité de Lisbonne et du traité avec les Américains sur le bouclier antimissile.

    « Je suis pour la ratification de ces deux traités. C’est aussi l’opinion de l’écrasante majorité des membres de mon parti. Le traité de Lisbonne est en quelque sorte victime du traité avec les Etats-Unis qui n’a pas encore été ratifié. Je dis ouvertement que cela restera ainsi, indépendamment de mon opinion personnelle. Si la République tchèque veut faire partie de la civilisation euro-atlantique, cela signifie à la fois un coût et un gain. Selon moi, la station antimissile est le gain. Le traité de Lisbonne est le coût, qui pour moi est acceptable.

    « La plupart de nos électeurs sont très pro-européens, et ils se sont réconciliés avec le traité de Lisbonne. Les élus de l’opposition sociale-démocrate veulent ratifier le traité aussitôt que possible, alors que leurs électeurs, pour la plupart, sont contre. »

    « Les Tchèques sont économes et conservateurs, ils ne sont pas pressés d’accepter l’euro. »

  • La présidence tchèque de l’UE

    Le vice-Premier ministre tchèque pour les Affaires européennes, Alexandr Vondra, s'est entretenu hier à Paris avec le nouveau secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Bruno Le Maire. Il a présenté les priorités de son pays dans le cadre de la présidence de l’Union européenne.

    La République tchèque sera résolument tournée vers l'Est avec pour objectif « d'accorder davantage d'attention aux pays voisins » de l'Union européenne. « Le printemps 2008 avait été celui de la Méditerranée, le printemps 2009 sera celui de l'Est », a-t-il dit. Un sommet réunissant les 27 et des pays du Caucase aura lieu à Prague au printemps.

    L'approfondissement des relations avec les pays de l'Est, notamment ceux du Caucase, doit permettre à l'UE d'« améliorer sa sécurité énergétique ».

    L'amélioration des relations avec Moscou sera au cœur de la politique tchèque. Car « la réaction disproportionnée de la Russie lors de la crise géorgienne souligne la nécessité de mieux comprendre la Russie et ses intérêts. »
    Il a appelé à accélérer l'adhésion des pays des Balkans : Croatie, Serbie, Bosnie et Monténégro, et à « un dialogue intensif » avec la Turquie. (S’il y a un point commun entre Klaus et les autres c’est que, hélas, ils sont tous pour l’adhésion de la Turquie.)

    Concernant la polémique née du refus de Vaclav Klaus de faire flotter le drapeau européen sur le Château de Prague, il a déclaré : « Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a eu, il y a et il y aura un drapeau européen dans le bureau du Premier ministre, comme dans le mien. Pour ce qui est du siège de la présidence, ce n'est pas de mon ressort. Mais dites-vous que le succès de notre présidence ne se mesurera pas au nombre de drapeaux européens. »

    A ceux qui accusent la République tchèque de traîner les pieds pour la ratification du traité de Lisbonne, il a répondu : « Vous ne pouvez pas nous dire quand nous devons le faire. Cela s’appelle la démocratie. »

  • L’UE et l’Union soviétique

    Au cours du débat sur la présidence française de l’UE, au Parlement européen, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s’en est pris lui aussi, comme Nicolas Sarkozy, au président tchèque Vaclav Klaus sur l’affaire des drapeaux. Il a déclaré :

    « Si quelqu’un compare l’Union européenne à l’Union soviétique, il démontre qu’il ne comprend pas ce qu’était l’Union soviétique, ce qu’est l’Union européenne et ce qu’est la démocratie. »

    Il répondait à ce propos du "disident" Vaclav Klaus :

    « Ce que fait le président Sarkozy n’est pas digne de sa fonction. Nous avons longtemps vécu dans un pays où il était obligatoire de hisser certains drapeaux. Nous sommes donc très sensibles à cette question. »

  • Euro tchèque

    Sur recommandation du gouverneur de la Banque centrale tchèque, le gouvernement a décidé de ne pas fixer de date pour l’adoption de l’euro. De ce fait, en 2009, la République tchèque n’œuvrera pas pour intégrer le mécanisme de taux de change européen MCE II.

    On remarquera que tous les nouveaux adhérents de l’UE sont censés faire partie du MCE II, ce mécanisme ayant été mis en place précisément pour ces pays, dans l’attente de leur adhésion à la monnaie unique. (Le MCE II a remplacé le très provisoire MCE mis en place pour la transition à l’euro ; il remplaçait lui-même le Système monétaire européen d’harmonisation monétaire avant l’euro.)

    La République tchèque n’est pourtant pas seule dans ce cas : la Bulgarie, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie ne font toujours pas partie du MCE II.

    Plus fort encore, la Suède, qui s’est engagée en 1992 (traité de Maastricht) à adopter l’euro, n’a toujours pas adhéré au MCE II…

    Quant au Royaume-Uni, il a obtenu une dérogation lui permettant de rester hors du MCE II (tandis que le Danemark, qui s’est également exempté de participation à la politique monétaire commune, en fait partie…).

  • Au Sénat tchèque

    Le 10 décembre, le Sénat tchèque repoussait d’un mois la discussion sur le traité de Lisbonne.

    Mais le président du Sénat, Premysl Sobotka (ODS), a déclaré aujourd’hui : « Je pense que nous pourrons ouvrir le débat sur le traité de Lisbonne après son examen par les commissions, vers la mi-février »…

  • Sarkozy braque les Tchèques

    Au cours du débat au Parlement européen sur le bilan de la présidence française, Nicolas Sarkozy (répondant à une excellente intervention de Nigel Farage) a dénoncé les propos anti-européens du président tchèque Vaclav Klaus, et son refus de hisser le drapeau européen : « Cela a choqué les membres du Parlement européen qui se sont rendus à Prague il y a deux semaines, de voir que les drapeaux européens ne flottent pas sur tous les bâtiments publics de la République tchèque ». Et il a bien entendu pris le parti des insulteurs de Vaclav Klaus, disant sa « solidarité avec le Parlement européen » dont le président et les chefs de groupe étaient allés à Prague pour monter une misérable provocation : « On ne traite pas le président du Parlement européen ainsi. On ne traite pas les présidents des groupes politiques du Parlement européen ainsi et on ne traite pas ainsi les symboles européens, quel que soit son engagement politique. »

    Si Sarkozy croyait pouvoir enfoncer un coin entre Klaus et les plus européistes de son gouvernement, il a raté son coup.

    Le ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a aussitôt répliqué : « Il n'appartient pas à un autre chef d'Etat de critiquer notre président pour cette raison. Aucune loi n'oblige à hisser le drapeau de l'UE. Même si la plus grande partie de la population et des députés européens veulent que le drapeau soit hissé sur le Château de Prague, c’est seulement au président qu’il revient de décider de le faire ou non. »

    Le porte-parole du président, Radim Ochvat, a renchéri : « Le Château de Prague est un symbole de l'Etat tchèque et non de l'Union européenne. Il n'y a aucune raison de modifier ces traditions historiques. »

    Le drapeau européen ne flotte pas non plus sur le Sénat car, a souligné son président, il s’agit de la chambre haute tchèque. « Nous n’avons pas encore atteint le stade où nous aurons le devoir de hisser les 27 drapeaux et en plus le drapeau européen », a-t-il ajouté, non sans préciser que le Sénat hissera un drapeau européen quand il y aura une visite d’un représentant de l’Union européenne…

    (Le drapeau européen est présent au fronton du siège du gouvernement tchèque, et du ministère des Affaires étrangères.)

  • Le Sénat tchèque reporte l’examen du traité

    Comme prévu, le Sénat tchèque a reporté, comme la Chambre des députés, l’examen du traité de Lisbonne. 73 des 77 députés présents hier ont voté ce report, théoriquement d’un mois.

    Le chef du groupe ODS au Sénat, Jiri Stritecki, a déclaré que les sénateurs de l’ODS ont pris cette décision parce qu’ils sont « conscients de leur haute responsabilité envers ce traité qui pourrait changer notre vie dans l’avenir ».

    Le traité va être renvoyé en commission, comme cela a été également décidé à la Chambre des députés.

  • Traité de Lisbonne : on verra en février…

    Les députés tchèques se sont réunis en session extraordinaire pour examiner le traité de Lisbonne… et ont décidé de renvoyer le débat au début de la prochaine session ordinaire, qui commencera le 3 février 2009.

    Ce renvoi a été proposé par le chef du groupe ODS. Il a curieusement été accepté par la grande majorité des députés sociaux-démocrates, qui avaient demandé cette session extraordinaire.

    Il y aurait eu un arrangement entre les chefs de l’ODS et des sociaux-démocrates… alors que ceux-ci menaçaient de rompre le pacte de non-agression avec le gouvernement minoritaire si l’on n’avançait pas sur le traité.

    Le renvoi a été décidé par 159 des 177 députés présents.

    L'ODS a fait valoir que le récent verdict de la Cour constitutionnelle confirmant la compatibilité du document avec la Constitution tchèque n’a pas encore été traité dans toutes les commissions et que les députés ne sont pas prêts à voter le document.

    Le même scénario devrait avoir lieu au Sénat dans la semaine.

    Si cela se confirme, la République tchèque prendra la présidence de l’Union européenne en étant le seul pays à ne pas avoir seulement commencé le processus de ratification du traité de Lisbonne.

    (Voir aussi le commentaire de Seb. Mais je ne n'ai pas vu quant à moi que des députés saisiraient de nouveau la Cour constitutionnelle.)

  • Francophonie tchèque

    Vendredi dernier, à Prague, des diplômes ont été remis à l’Ambassade de France à plus de 180 fonctionnaires tchèques de tous les ministères qui avaient atteint tel ou tel niveau dans l’apprentissage de la langue française. A l’issue de la cérémonie, l’ambassadeur de France Charles Fries, a précisé les détails de cette opération à Radio Prague :

    « C’est un programme qui a été lancé en 2006 avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie, de la France, du Luxembourg et de la région Wallonie-Bruxelles. L’objectif était d’aider les fonctionnaires tchèques, des administrations tchèques, à se former en langue française pour être prêts pour la présidence tchèque de l’UE qui commence le 1er janvier prochain. Pour moi, c’était un très grand plaisir de remettre tous ces diplômes à des centaines de fonctionnaires tchèques, parce que c’est la preuve que ce programme a été un grand succès et que les Tchèques ont répondu présents à notre initiative et qu’ils ont compris combien il était capital de connaître, de maîtriser le français s’ils veulent être efficaces à Bruxelles lors des réunions qu’ils vont animer pendant la présidence tchèque de l’Europe ».

    Pas seulement pour la présidence tchèque. Une diplômée, du ministère des Affaires étrangères, explique :

    « Je travaille au département de l’Afrique et je suis responsable de la région des Grands lacs qui inclut aussi le Congo et d’autres pays, donc parler et utiliser le français est pour mon travail essentiel. »