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Immigration - Page 2

  • Triste dimanche pour la France

    Le projet de loi « asile et immigration » a été adopté en première lecture hier soir par les députés.

    Il n’y avait aucune urgence justifiant de siéger un dimanche, d’autant que cette loi, comme les précédentes, ne changera strictement rien ni dans un sens ni dans l’autre : la France est ouverte à qui veut y entrer.

    Le fait de discuter et voter cette loi un dimanche a pour unique signification de montrer dans quel mépris les représentants du peuple français tiennent le dimanche. Ce qui est une régression majeure de la civilisation. Mais n’est pas sans signification pour les « migrants » existants et potentiels…

  • Avortement et immigration

    Tanya S. Chutkan, juge fédérale nommée par Obama à un siège de Washington créé pour elle, a décidé que les immigrées clandestines mineures devaient faire l’objet d’une vaste campagne d’information pour l’avortement, de toutes les manières possibles, et dans la langue de la fille quelle qu’elle soit.

    Le ministère de la Justice a l’intention de faire appel, car la mesure est évidemment une incitation aux mineures enceintes d’Amérique latine à venir se faire avorter aux Etats-Unis, alors qu’en outre toute dépense visant à faciliter un avortement est interdite par la loi fédérale.

    Le jugement de Tanya S. Chutkan fait suite à l’affaire dite « Jane Doe ». Le lobby de l’avortement (dit des « libertés civiles ») avait lancé une poursuite contre le gouvernement parce qu’il refusait l’avortement à une mineure réfugiée. En fait cette Mexicaine avait franchi la frontière uniquement pour se faire avorter. En octobre dernier, deux juges de Washington avaient prolongé l’interdiction faite à la jeune fille d’avorter. Décision annulée quatre jours plus tard par la cour d’appel fédérale.

  • Parole de ministre

    Du ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto :

    « La dernière attaque en France prouve qu’il existe un lien étroit entre immigration et terrorisme. La Hongrie dit que l’immigration n’est pas utile mais est un danger vital, c’est le devoir du gouvernement d’une nation de protéger ses citoyens. »

  • Viktor Orbán

    Le 15 mars dernier, Viktor Orbán a prononcé un grand discours à l’occasion du 170e anniversaire de la révolution de 1848. Le Visegrád Post l’a traduit intégralement. En voici trois extraits, pour inciter à le lire en entier.

    La situation actuelle, chers amis, c’est qu’on veut nous prendre notre pays. Pas d’un coup de plume, comme il y a cent ans à Trianon ; maintenant, ils veulent que nous cédions volontairement notre pays à d’autres, sur une période de quelques décennies. Ils veulent que nous le cédions à des étrangers venant d’autres continents, qui ne parlent pas notre langue et qui ne respectent pas notre culture, nos lois ou notre mode de vie : des gens qui veulent remplacer ce qui est à nous par ce qui est à eux. Ce qu’ils veulent, c’est que désormais ce ne soit plus nous et nos descendants qui vivions ici, mais d’autres. Il n’y a pas d’exagération dans ce que je viens de dire. Jour après jour, nous voyons les grands pays et nations d’Europe de l’Ouest perdre leurs pays : petit à petit, quartier par quartier, et de ville en ville. Le fait est que ceux qui n’arrêtent pas l’immigration à leurs frontières sont perdus : lentement mais sûrement ils sont consommés. Des forces extérieures et des puissances internationales veulent nous imposer tout cela, avec l’aide de leurs alliés dans notre pays.

    L’Europe est déjà aujourd’hui envahie. Si nous n’agissons pas, dans les prochaines décennies, des dizaines et des dizaines de millions d’Afrique et du Moyen-Orient vont venir en Europe. La partie occidentale de l’Europe assiste à cela les mains en l’air. Quiconque met les mains en l’air se désarme soi-même et ne décide plus de son propre sort. L’Histoire des perdants est écrite par quelqu’un d’autre. Les jeunes d’Europe occidentale vont faire l’expérience de devenir une minorité dans leur propre pays, et perdront le seul endroit du monde qu’ils pouvaient considérer comme leur patrie.

    Chers jeunes, peut-être ressentez-vous que le monde vous appartient, et que vous pouvez faire face à tout. Et vous avez raison : un manque d’ambition est la définition de la médiocrité. Et la vie n’est bonne à rien si l’on n’en fait rien, si on ne tente rien. Mais dans votre vie aussi viendra un moment où vous réaliserez que vous avez besoin d’un lieu, d’une langue, d’une maison où vous vous sentirez chez vous, entouré des vôtres et vivant votre vie dans la bienveillance et la sécurité. Un endroit où vous pourrez rentrer, et où vous pourrez sentir que la vie a un sens, et qu’à la fin tout cela ne tombera pas dans l’oubli. Et cela s’ajoute et s’insère dans une merveilleuse construction millénaire, qu’on appelle tout simplement la patrie, la patrie hongroise. Mes chers jeunes Hongrois, maintenant la patrie a besoin de vous. La patrie a besoin de vous, venez combattre avec nous, afin que, quand vous en aurez besoin, votre patrie soit toujours là pour vous.

  • Encore Horst Seehofer

    Le ministre de l’Intérieur allemand Horst Seehofer a encore déclenché une polémique, dimanche, deux jours après la précédente, cinq jours après sa nomination…

    Il a déclaré dans une interview à l’édition du dimanche de Die Welt que les contrôles aux frontières de l’Allemagne doivent se poursuivre et même être renforcés, tant que l’UE ne sera pas en mesure de contrôler efficacement ses frontières extérieures. « Et je ne vois pas qu’elle y réussisse dans un avenir prévisible. »

    D’autre part il demande que soient nommés davantage de juges administratifs pour accélérer les expulsions des demandeurs d’asile déboutés. Et il veut identifier « tous les obstacles à l’expulsion ».

    Enfin, concernant les pays de l’est qui refusent d’accueillir des « réfugiés », il accuse la Commission européenne d’avoir une attitude contre-productive en leur « faisant la leçon ».

    Si le mépris affiché de Seehofer pour les règles de l’espace Schengen fait grincer ici ou là, c’est surtout sa mise en cause de la Commission européenne qui a fait réagir, car c’est un crime de lèse-majesté. On ne veut même pas entendre qu’il a ajouté : « Si nous continuons à négocier patiemment, nous gagnerons une bonne partie des pays pour la répartition des réfugiés. » Mais, s’apercevant sans doute qu’il s’avançait de façon quelque peu inconsidérée, il a poursuivi : « « Une autre partie des pays participera d’autres façons, par exemple par l’envoi d’agents aux frontières ou d’argent pour la sécurité des frontières communes »…

  • Horst Seehofer

    Président de la CSU depuis 2008, et président de la Bavière, qui vient d’être nommé ministre de l’Intérieur dans la nouvelle grande coalition de Merkel, Horst Seehofer est connu pour son ancrage à droite (CSU oblige, quand même), et ses critiques virulentes de la politique de Merkel concernant les « migrants ».

    Il a accepté le poste de ministre de l’Intérieur à condition qu’on y ajoute « et de la Patrie ».

    Et comme on pouvait s’en douter il n’a pas attendu longtemps pour montrer sa différence : deux jours. Le quotidien Bild a publié une interview du ministre et en a retiré ce propos pour en faire son gros titre : « L'islam n'appartient pas à l'Allemagne ! »

    Seehofer répond à une question à propos de ce qu’avait dit en 2010 le président fédéral : « L’islam aujourd’hui fait partie de l’Allemagne », phrase reprise plusieurs fois par Angela Merkel :

    Non. L'islam n'appartient pas à l'Allemagne. L'Allemagne est marquée par le christianisme. Le dimanche chômé, les jours fériés chrétiens et les rituels comme Pâques, la Pentecôte ou Noël en font partie. Mais les musulmans qui vivent chez nous appartiennent évidemment à l'Allemagne. Cela ne signifie naturellement pas que nous abandonnions pour de fausses considérations nos traditions et des usages typiquement de chez nous.

    De quoi faire hurler dans les rangs du SPD, et même dans les rangs de la CDU fidèles à Angela Merkel.

    Celle-ci vient de réitérer sa position, via un porte-parole :

    Il y a aujourd'hui quatre millions de musulmans qui vivent en Allemagne et qui y pratiquent leur religion, ces musulmans appartiennent à l'Allemagne, tout comme leur religion, l'islam.

    L’aveuglement sur cette "religion" est donc toujours complet. Peut-être Horst Seehofer pourra-t-il lui ouvrir les yeux ?

    En attendant l’AfD proteste que Seehofer a repris textuellement un de ses slogans (ce qui est vrai: Der Islam gehört nicht zu Deutschland !), et certains pensent qu’il a parlé ainsi pour couper l’herbe sous le pied de l’AfD (aujourd’hui premier parti d’opposition), dans la perspective des élections en Bavière en octobre prochain.

    Après la provocation du SPD voici donc la provocation de Seehofer. Dans un gouvernement qui a trois jours d’existence…

    On s’intéressera surtout à ce que fera le Bavarois comme ministre de l’Intérieur, donc de l’immigration.

  • Le premier noir…

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    Tony Iwobi a été élu sénateur de Bergame aux élections du 4 mars.

    Il est le premier sénateur noir de l’histoire de la République italienne.

    Il est le responsable des questions d’immigration à la Ligue du Nord…

    En présentant sa candidature il expliquait : « Matteo Salvini et la Ligue représentent une barrière importante contre le racisme. La discrimination naît justement quand prolifère l’immigration clandestine, qui est l’antichambre de l’injustice sociale et de l’insécurité. »

    De quoi provoquer une crise de nerf générale dans les rangs de la gauche défaite...

  • Un endroit de Calais où il n’y a pas de migrants

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    Aujourd’hui avait lieu la première distribution de nourriture aux migrants de Calais par une association mandatée par l’Etat. Déjà à la télévision vers 13h45 je voyais qu’il n’y avait personne. Absolument personne. Je me disais que ce n’était pas encore le moment. Mais ce soir on constate qu’il y a eu… deux migrants. Et une trentaine de journalistes.

    L’essentiel est que Macron a tenu sa promesse, bien sûr…

  • Le Hongrois se rebiffe

    Dans son discours d’ouverture de la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, le Haut Commissaire Zeid Ra'ad Al Hussein a déclaré que les « xénophobes et les racistes étaient dépourvus de tout sentiment de gêne, comme Viktor Orban » dans une Europe où « l'oppression est à la mode, l'Etat sécuritaire est de retour et les libertés fondamentales sont aux abois ».

    Le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjártó, non sans s’étonner que le Haut Commissaire se soit éclipsé et ne soit donc pas là pour entendre la réponse de ceux qu’il met en cause, a jugé « inacceptable » de comparer son pays « aux pires dictatures du siècle passé », a souligné que « la migration est quelque chose de dangereux » et que celle, « massive », de 2015, avait « donné l'occasion aux organisations terroristes d'envoyer leurs activistes, leurs terroristes, leurs combattants en Europe ».

    Il a ajouté : « Il est très inapproprié que des responsables de l'ONU accusent des Etats membres et des dirigeants élus démocratiquement. Il est évident que Zeid Ra'ad Al Hussein doit démissionner. »

  • En Autriche

    Karin Kneissl, ministre autrichienne des Affaires étrangères, a déclaré que l’Union européenne avait besoin d’une « réforme complète de l’ensemble du système d’asile et de la gestion des frontières ».

    Dans quel sens ? Celui indiqué par Viktor Orbán, concernant la prévention de l’immigration illégale notamment par la fermeture des frontières.

    Elle a dit :

    « L’Autriche a toujours accueilli des gens. Mais vous devez aussi vous demander d’où ils proviennent. Je me souviens que lorsque la loi martiale a été proclamée en Pologne dans mon enfance, nous avons soudainement eu cinq enfants polonais dans la classe qui étaient venus seuls. Ils partageaient notre culture. »

    Et encore :

    « Il y a des migrants qui ne seraient jamais venus sans l’appel de Merkel. Je voyageais au Proche-Orient à l’automne 2015 et j’ai rencontré beaucoup de gens qui disaient: “Merkel nous a appelés!” Ils ont abandonné leur travail pour migrer en Europe. »

    A l'automne 2015 (elle était journaliste), elle avait déjà souligné que la plupart d'entre eux étaient des migrants économiques et que les demandeurs d'asile sont pour la plupart des jeunes hommes de 20 à 30 ans.

    Karin Kneissl a été nommée au gouvernement par le FPÖ (dont elle ne fait pas partie). Elle est une authentique spécialiste du Proche-Orient.