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  • Faire connaître la messe de saint Pie V

    « Est-ce que vous êtes déjà allé à une messe en latin ? Que diriez-vous d’une grand messe solennelle célébrée par le supérieur de district de la FSSP ? Que diriez-vous d’une messe où 60 personnes chantent des polyphonies et du grégorien sous la direction de chefs réputés ? Que diriez-vous d’une bénédiction pontificale ? »

    C’est ainsi que le blog Corpus Christi Watershed annonce la journée du 31 mai en l’église Saint-Victor d’Hollywood. Une journée destinée à faire connaître la messe de saint Pie V. En ce jour de la fête de Marie Reine, elle sera célébrée par l’abbé Eric Flood, supérieur de la FSSP pour l’Amérique du Nord, et l’importance de la chorale est due au fait que le 31 mai est le dernier jour d’un symposium de musique sacrée, à Los Angeles, parrainé par la FSSP.

    La messe sera célébrée à 16h30. A 19h, confirmation et bénédiction par Mgr José H. Gomez, l’archevêque de Los Angeles (bienveillant envers la « forme extraordinaire » comme bon nombre de ses confrères en Amérique). A 20h15, repas gratuit pour tous ceux qui seront présents.

  • Saint Bède

    Le Christ Epoux veut une Eglise industrieuse, "le teint hâlé par les efforts de l'évangélisation" - il y a ici une claire évocation de la parole du Cantique des Cantiques (1, 5) où l'épouse dit: "Nigra sum sed formosa" (je suis noire, et pourtant belle) -, occupée à défricher d'autres champs ou vignes et à établir parmi les nouvelles populations "non pas une cabane provisoire, mais une demeure stable", c'est-à-dire à insérer l'Evangile dans le tissu social et dans les institutions culturelles. Dans cette perspective, le saint docteur exhorte les fidèles laïcs à être assidus à l'instruction religieuse, en imitant les "insatiables foules évangéliques, qui ne laissaient pas même le temps aux apôtres de manger un morceau de nourriture". Il leur enseigne comment prier continuellement, "en reproduisant dans la vie ce qu'ils célèbrent dans la liturgie", en offrant toutes les actions comme sacrifice spirituel en union avec le Christ. Aux parents, il explique que même dans leur petit milieu familial, ils peuvent exercer "la charge sacerdotale de pasteurs et de guides", en formant de façon chrétienne leurs enfants et affirme connaître de nombreux fidèles (hommes et femmes, mariés ou célibataires), "capables d'une conduite irrépréhensible, qui, s'ils sont suivis de façon adéquate, pourraient s'approcher chaque jour de la communion eucharistique" (Epist. ad Ecgberctum, ed. Plummer, p. 419).

    La renommée de sainteté et de sagesse dont, déjà au cours de sa vie, Bède jouit, lui valut le titre de "vénérable". C'est ainsi également que l'appelle le Pape Serge i, lorsqu'en 701, il écrit à son abbé en lui demandant qu'il le fasse venir pour un certain temps à Rome afin de le consulter sur des questions d'intérêt universel. Après sa mort, ses écrits furent diffusés largement dans sa patrie et sur le continent européen. Le grand missionnaire d'Allemagne, l'évêque saint Boniface (+ 754), demanda plusieurs fois à l'archevêque d’York et à l'abbé de Wearmouth de faire transcrire certaines de ses œuvres et de les lui envoyer de sorte que lui-même et ses compagnons puissent aussi bénéficier de la lumière spirituelle qui en émanait. Un siècle plus tard, Notker le Bègue, abbé de Saint-Gall (+ 912), prenant acte de l'extraordinaire influence de Bède, le compara à un nouveau soleil que Dieu avait fait lever non de l'orient, mais de l'occident pour illuminer le monde*. Hormis l'emphase rhétorique, il est de fait que, à travers ses œuvres, Bède contribua de façon efficace à la construction d'une Europe chrétienne, dans laquelle les diverses populations et cultures se sont amalgamées, lui conférant une physionomie unitaire, inspirée par la foi chrétienne. Prions afin qu'aujourd'hui également, se trouvent des personnalités de la stature de Bède pour maintenir uni tout le continent; prions afin que nous soyons tous prêts à redécouvrir nos racines communes, pour être les bâtisseurs d'une Europe profondément humaine et authentiquement chrétienne.

    Benoît XVI, fin de sa catéchèse sur saint Bède, le 18 février 2009.

    * « Dieu, l'Ordonnateur des natures, qui a fait se lever le soleil de l'Orient au 4ème jour de la Création, lors du 6ème jour du monde a fait se lever Bède à l'Occident, tel un nouveau soleil pour illuminer la terre entière. »

  • 11 Etats contre Obama

    Le procureur général du Texas Ken Paxton a annoncé hier que 11 Etats engageaient une action en justice contre le gouvernement des Etats-Unis pour que soit condamnée la directive des ministères de la Justice et de l’Education stipulant, sur ordre d’Obama, que dans les établissements scolaires et universitaires l'accès aux toilettes et aux vestiaires doit se faire selon le sexe auquel un élève s'identifie, et non selon son sexe de naissance, sous peine de suppression des subventions fédérales.

    Ces 11 Etats sont l'Alabama, l'Arizona, la Géorgie, la Louisiane, le Maine, l'Oklahoma, le Tennessee, le Texas, l'Utah, la Virginie occidentale et le Wisconsin.

    Ils accusent les autorités fédérales de vouloir « transformer les lieux d'enseignement en des laboratoires d’expérimentation sociale massive, en bafouant le processus démocratique et au plus complet mépris des mesures de bon sens protégeant les enfants et le droit fondamental à la vie privée ».

    Les commentaires montrent que cette action s’inscrit aussi dans le cadre des revendications d’autonomie des Etats face à un pouvoir fédéral de plus en plus envahissant et contesté.

    Plusieurs procureurs soulignent que les lois sont votées par le Congrès, et non dictées par le président.

    Le procureur général de Virginie occidentale précise que « les mesures concernant l’enseignement doivent être décidées par chaque Etat, les éducateurs et les parents, et non imposées par diktat présidentiel ».

    Pour le procureur général du Tennessee, c’est un nouvel exemple de la méthode d’Obama de légiférer par décrets : « Notre cabinet est invariablement opposé à ces efforts visant à retirer les droits des Etats et exclure les représentants de la population de la prise de décision, ou au minimum d’avoir une période permettant de donner des avis et des commentaires conformément à la loi sur les procédures administratives ».

    Peu après la conférence de presse, le gouverneur de l’Idaho Butch Otter a annoncé que ses juristes allaient rédiger un mémoire de soutien aux 11 Etats (un « amicus brief » : argumentation en faveur du plaignant déposée devant le tribunal par quelqu’un qui n’est pas partie à la procédure).

    « Nous sommes encouragés, dit Tony Perkins, le président du Family Research Council, par le nombre de dirigeants d’Etats qui se lèvent contre la redéfinition unilatérale de la loi fédérale par le gouvernement Obama. Il est temps maintenant pour les républicains du Congrès, qui ont l’autorité constitutionnelle à égalité avec le gouvernement, d’appuyer ces dirigeants et de ramener sous contrôle la Maison Blanche impérialiste… »

  • Poignée de mains

    Les autorités cantonales de Bâle ont finalement réagi à l’affaire des deux adolescents musulmans du collège de Therwil qui refusaient de serrer la main des femmes professeurs.

    Il y avait déjà eu la réaction du ministre de l’Intérieur, qui avait demandé une « analyse juridique » et avait déclaré que sur la base de cette analyse l’école allait supprimer la dispense provisoire permettant aux deux garçons de ne pas serrer la main des dames. La Direction cantonale de l'instruction publique vient donc d’édicter à son tour qu’il est « possible en tant qu'enseignante d'exiger » que l'élève lui serre la main (sous peine d’une amende de 5.000 FS). Car, en cas de dispense, « les enseignant(e)s et les autres élèves se trouvent impliqués dans une pratique religieuse qui ne leur appartient pas ».

    Au nom de la non-discrimination religieuse on devait permettre aux adolescents de ne pas serrer la main. Au nom de la non-discrimination religieuse ils doivent serrer la main…

    Quoi qu’il en soit de cette aporie idéologique, je n’ai toujours pas compris pourquoi les élèves serrent la main de leur prof : ça ne m’est jamais arrivé…

    Surtout, comme les deux adolescents sont les fils de l’imam de la moquée Roi Fayçal de Bâle, et sympathisants de l’Etat islamique, on attend la suite…

  • Etre avocat de chrétiens au Pakistan…

    Le père, la mère, et une sœur de l’avocat chrétien (et des chrétiens) le plus connu du Pakistan, Sardar Mushtaq Gill, ont été enlevés le 22 mai. Les trois personnes attendaient le bus quand une voiture s’est arrêtée, le chauffeur leur disant qu’il était envoyé par Me Gill. Voyant qu’il les emmenait dans une direction qui n’était pas leur destination, les deux femmes ont réussi à fuir en profitant des embouteillages, mais le père était sous la menace d’une arme de poing. Les femmes ont immédiatement prévenu la police, qui a intercepté le véhicule. Le père de Me Gill a indiqué que le ravisseur avait clairement parlé des activités de son fils et particulièrement « de sa défense des cas liés à la religion ».

    Sardar Mushtaq Gill est en permanence l’objet de menaces, parce qu’il défend des « blasphémateurs » et des chrétiennes enlevées et « converties » à l’islam pour se « marier ».

  • Fête Dieu

    Préface de la messe « en certains diocèses » :

    Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre,
    nos tibi semper et ubíque grátias ágere :
    Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus :
    per Christum Dóminum nostrum.

    Il est vraiment juste et nécessaire,
    c’est notre devoir et c’est notre salut,
    de vous rendre grâces toujours et partout,
    Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant :
    par le Christ notre Seigneur.

    Qui, remótis carnálium victimárum (inánibus) umbris,
    corpus et sánguinem suum nobis in sacrifícium commendávit,
    ut in omni loco offerátur nómini tuo,
    quæ tibi sola complácuit, oblátio munda.

    Qui, écartant les (vains) symboles des bêtes immolées,
    nous a confié le sacrifice de sa chair et de son sang
    pour qu’en tout lieu soit faite à votre gloire
    l’offrande pure qui seule vous agrée.

    In hoc ígitur inscrutábilis sapiéntiæ et imménsæ caritátis mysterio,
    idípsum quod semel in Cruce perfécit, non cessat mirabíliter operári,
    ipse ófferens, ipse et oblátio.
    Et nos, unam secum hóstiam efféctos,
    ad sacrum invítat convívium,
    in quo ipse cibus noster súmitur,
    recólitur memória Passiónis eius,
    mens implétur grátia,
    et futúræ glóriæ nobis pignus datur.

    C’est ainsi qu’en ce mystère d’insondable sagesse et d’immense charité,
    ce qu’une fois il accomplit sur la croix, il ne cesse pas de l’opérer d’un manière admirable,
    étant lui-même celui qui offre et celui qui est offert.
    Et nous, qui lui sommes associés dans l’unité d’une même offrande,
    il nous convie à ce festin sacré où il se fait lui-même notre aliment,
    où se renouvelle le mémorial de sa passion,
    où l’âme se remplit de grâce
    et où nous est donné le gage de la gloire future.

    Et ídeo cum Angelis et Archángelis,
    cum Thronis et Dominatiónibus,
    cumque omni milítia cæléstis exércitus,
    hymnum glóriæ tuæ cánimus,
    sine fine dicéntes : Sanctus, Sanctus, Sanctus…

    C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges,
    avec les Trônes et les Dominations,
    avec la troupe entière de l’armée céleste,
    nous chantons une hymne à votre gloire,
    redisant sans fin…

  • Saint Grégoire VII

    Voici trois répons d’un office propre, cité par dom Guéranger. (On reconnaît notamment dans le deuxième les psaumes 79 et 44, et dans le troisième un autre verset du psaume 44.)

    ℟. Cernens juvenis sæculum peccatis inveteratum, nec inveniens ubi cor suum requiesceret, patrium solum reliquit: * Et ad partes Gallorum transiens, soli Deo sub Cluniacensi disciplina militare decrevit. ℣. Fide egressus est de terra sua, quærens civitatem cujus artifex et conditor Deus. * Et ad partes Gallorum transiens, soli Deo sub Cluniacensi disciplina militare decrevit.

    Dès sa jeunesse il vit que le monde était envieilli ans le péché ; ne trouvant pas où reposer son cœur, quitta le sol de sa patrie : Et ayant passé en France, il résolut d’embrasser le service de Dieu seul sous discipline de Cluny. Sous la conduite de la foi, il sortit de son pays, se mettant à la recherche de la cité dont Dieu est l’auteur et l’architecte. Et ayant passé en France, il résolut d’embrasser le service de Dieu seul sous discipline de Cluny.

    ℟. Vineam Domini exercituum, quam plantavit dextera ejus, exterminavit aper de silva, et singularis ferus depastus est eam: * Accingere gladio tuo super femur tuum, fidelissime. ℣. Si Angelos judicaturus ea, quanto magis sæcularia? * Accingere gladio tuo super femur tuum, fidelissime.

    Le sanglier de la forêt s’est rué sur la vigne qu’avait plantée la main du Seigneur des armées ; cette bête féroce l’a ravagée tout entière : Ceins ton glaive sur ta cuisse, ô gardien fidèle ! S’il t’appartient de juger jusqu’aux Anges même, combien plus les puissances du siècle ? Ceins ton glaive sur ta cuisse, ô gardien fidèle !

    ℟. Cum ultimi doloris luctam inchoasset beatus Gregorius, astantibus dixit: Nullos labores meos alicujus momenti facio: * In hoc solummodo confidens, quod semper dilexi justitiam et odivi iniquitatem. ℣. Et elevatis in cœlum oculis, ait: Illuc ascendam, et obnixis precibus Deo propitio vos committam. * In hoc solummodo confidens, quod semper dilexi justitiam, et odivi iniquitatem.

    Le bienheureux Grégoire étant arrivé à ses derniers moments, luttait avec la souffrance ; alors il dit aux assistants : Je ne fais aucun compte des labeurs que j’ai soufferts : Mon unique motif de confiance est d’avoir toujours aimé la justice et haï l’iniquité. Il éleva ensuite les yeux au ciel, et dit : C’est là que je veux monter, et par mes instantes prières je vous recommanderai au Dieu de bonté. Mon unique motif de confiance est d’avoir toujours aimé la justice et haï l’iniquité.

  • La miséricorde de Dieu

    On peut célébrer aujourd’hui encore la messe du 1er dimanche après la Pentecôte. Dans le missel du Barroux, il y a ce très beau commentaire de saint Maxime le Confesseur sur l’évangile (et l’épître) :

    Aimons-nous les uns les autres et nous serons aimés de Dieu ; soyons patients les uns avec les autres et il se montrera patient avec nos péchés. Ne rendons pas le mal pour le mal et nous ne recevrons pas ce que nous méritons pour nos péchés. Car nous obtenons le pardon de nos péchés en pardonnant à nos frères, et la miséricorde de Dieu est cachée dans la miséricorde envers le prochain.

  • Les Roumains pour la famille

    La Coalition pour la famille, en Roumanie, avait annoncé en février dernier qu’elle avait recueilli plus de 2 millions de signatures (alors que 500.000 suffisaient) pour que la Constitution soit modifiée afin de préciser que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme.

    La Coalition a déposé aujourd’hui au Parlement sa demande d’amendement constitutionnel, appuyée par… plus de 3 millions de signatures de personnes inscrites sur les listes électorales (dans un pays de 20 millions d’habitants).

  • Ouf…

    C’est finalement le candidat pastèque Alexander Van der Bellen qui remporte la présidentielle autrichienne, avec 50,3% des voix.

    Soulagement de tout l’établissement politico-médiatique européen : c’est le candidat antinational de la culture de mort qui a gagné… L’Autriche reste dans la norme du suicide européen.