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  • La mort dans la douleur ?

    Lu sur Gènétique :

    L’idée que la mort est douloureuse et l’agonie mal prise en charge en soins palliatifs est assez répandue. Mais une telle mort « est extrêmement rare » affirment trois chercheurs australiens dans un article de The Conversation. Et même, les symptômes douloureux, la fatigue, l’insomnie, les problèmes respiratoires s’améliorent à mesure que les patients se rapprochent de la mort : plus de 85 % des patients en soins palliatifs ne présentent aucun symptôme grave au moment de leur décès.

    Ils s’appuient pour cela sur les données de l’Australian Palliative care outcomes collaboration (250.000 patients sur les 10 dernières années) qui démontrent une amélioration de la prise en charge de la douleur en soins palliatifs grâce à des évaluations plus approfondies des besoins des patients, des médicaments plus efficaces et une multidisciplinarité des soins.

    Le symptôme le plus fréquent en fin de vie est la fatigue, et non la douleur. En outre, si près de 8% des patients ont signalé une douleur intense au début de leur prise en charge en soins palliatifs, seuls 2,5% l’ont rapporté au cours des derniers jours. Ces chiffres laissent entendre que pour un petit nombre de patients, les médicaments existants ou d’autres soins ne soulagent pas leur douleur. Il faut aussi prendre en compte que certains refusent d’être soulagés pour des raisons familiales, personnelles ou religieuses.

    Le problème qui demeure est l’accessibilité à ces soins en fin de vie.

  • L’avortement en Irlande

    La commission (inter-partis) du Parlement irlandais sur le 8e amendement (celui qui interdit l’avortement, adopté par référendum en 1983), dans la perspective du référendum qui aura lieu en mai prochain, a recommandé hier au gouvernement, par 14 voix contre 6 et 1 abstention, que le référendum porte sur l’abrogation du 8e amendement et son remplacement par une législation votée par le Parlement sans référendum. Législation qui inclura la liberté d’avorter jusqu’à 12 semaines de grossesse, et ensuite en cas d’anomalie fœtale mortelle, en cas de risque pour la vie, la santé physique ou mentale de la femme, en cas de risque de suicide de la femme, en cas de viol et d’inceste.

    Le lobby de la culture de mort « Parents for choice » égrène depuis le 1er décembre un calendrier de l’Avent pour l’abrogation du 8e amendement, sous le hashtag #adventforchoice : l’Avent pour le choix (de l’avortement)… Ce qui est proprement diabolique. Dès le début, quelqu’un a réagi : « c’est le seul calendrier de l’Avent qui finit le 28 décembre : fête des saints Innocents ».

  • L’influence russe sur le Brexit

    Une commission parlementaire britannique avait demandé à Facebook d’enquêter sur l’intolérable ingérence russe dans la campagne pour le Brexit.

    Facebook a publié son rapport. Explosif. On y apprend en effet qu’une ONG russe, l'Internet Research Agency, la fameuse « usine à trolls » pilotée du Kremlin, a dépensé 0,97 dollar pour trois annonces qui ont été vues par 200 internautes pendant quatre jours…

    Et c’est tout.

    Nigel Farage ne s’est pas privé de souligner : « Où est la théorie du complot russe sur le référendum pour la sortie de l'Union européenne, maintenant que nous savons qu'ils ont dépensé moins de 1 dollar sur Facebook ? »

  • Rétropédalage

    Le Sénat des Bermudes a adopté hier par 8 voix contre 3 un projet de loi qui rend illégal le « mariage » entre personnes de même sexe. Le texte avait déjà été adopté par les députés, vendredi dernier, par 24 voix contre 10. Il ne reste plus qu’à être signé par le gouverneur, ce qui est une formalité.

    Ainsi, sept mois après le jugement de la Cour suprême légalisant ce « mariage », il redevient illégal. Et cela de par la volonté des « travaillistes progressistes » (sic), qui ont gagné les élections en juillet.

    En fait, la loi est intitulée « loi de partenariat domestique », et ce partenariat ressemble à s’y méprendre au mariage. Mais le mot, et donc ce qu’il signifie vraiment, est évité.

    Et le vote de cette loi montre qu’on peut très bien revenir en arrière, même quand on est « progressiste »…

    (Les Bermudes, 70.000 habitants, sont un territoire d’outre-mer du Royaume-Uni. C’est un paradis fiscal bien connu en raison de son fameux triangle qui fait disparaître toutes les tracasseries financières et administratives…)

  • “La Nef”

    Le magazine La Nef a un nouveau site internet.

    On peut y lire notamment le texte de la conférence du cardinal Sarah à Varsovie le 22 octobre dernier, dont j’avais mis la vidéo sur mon blog.

    Parmi les nombreux articles d’archive mis en ligne, on trouve en lien sur la page d’accueil la remarquable analyse de l’abbé Gouyaud sur Kasper et la miséricorde.

  • Vox clara ecce intonat

    L’hymne des laudes au temps de l’Avent, avec la traduction de Lemaître de Sacy. On verrait volontiers une influence janséniste dans la troisième strophe («  lamentables » rimant avec « coupables »), mais les « entrailles d’amour » de la quatrième strophe outrepassent le texte latin dans l’autre sens…

    Vox clara ecce íntonat,
    obscúra quæque íncrepat:
    pellántur éminus sómnia;
    ab æthre Christus prómicat.

    Une éclatante voix résonne à notre oreille.
    Un vif rayon frappe nos yeux.
    Quittons l'ombre et la nuit. Que tout homme s'éveille.
    Jésus descend des cieux.

    Mens jam resúrgat tórpida
    quæ sorde exstat sáucia;
    sidus refúlget jam novum,
    ut tollat omne nóxium.

    Qu'enfin l'âme abattue en sa langueur funeste
    Espère après tant de travaux ;
    Un nouvel astre brille et sa flamme céleste
    Doit guérir tous nos maux.

    E sursum Agnus míttitur
    laxáre gratis débitum;
    omnes pro indulgéntia
    vocem demus cum lácrimis.

    L'Agneau vient faire un don pour sauver les coupables
    Que nul homme n'a mérité.
    Allons, fondant en pleurs par nos cris lamentables
    Implorer sa bonté.

    Secúndo ut cum fúlserit
    mundúmque horror cínxerit,
    non pro reátu púniat,
    sed nos pius tunc prótegat.

    Afin qu’étant armé des traits de sa colère
    Au grand et redoutable jour,
    Oubliant qu’il est Juge, il nous montre en vrai Père
    Des entrailles d’amour.

    Summo Parénti glória
    Natóque sit victória,
    et Flámini laus débita
    per sæculórum sæcula.
    Amen.

    Gloire au Père éternel, au Fils notre espérance,
    A l’Esprit notre heureuse paix ;
    Qu’ils règnent en ce jour qui jamais ne commence
    Et ne finit jamais.

    Par les Bénédictines de Marie, Reine des apôtres :
    podcast

  • Une victoire de la culture de mort

    La Cour de cassation a confirmé la relaxe de Jean Mercier, qui avait « aidé sa femme à mourir ». Condamné en première instance en 2015 à un an de prison avec sursis, il avait été relaxé par la cour d'appel de Lyon en novembre 2016.

    Mme Mercier était comme par hasard une militante de l’ADMD, le principal lobby de l’euthanasie. Et le chef du lobby, Jean-Luc Romero, se félicite, en ces termes que je vous laisse découvrir :

    Screenshot-2017-12-13 Jean-Luc Romero on Twitter(1).png

  • Un Grec et un Polonais

    Dans la perspective du prochain sommet de l’UE (14-15 décembre), le président du Conseil européen Donald Tusk a produit une note dans laquelle il dit qu’il faut abandonner les quotas obligatoires de migrants à répartir dans les divers pays de l’UE, ces quotas étant « hautement conflictuels » et s’étant « avérés inefficaces ».

    Rien de nouveau. C’est la position bien connue de Donald Tusk, qui avait dit en octobre (après la fin du programme de relocalisation) que les quotas obligatoires n’avaient « aucun avenir ».

    Mais le commissaire aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a piqué une grosse colère contre Donald Tusk : « Il nie, il ignore, tout le travail que nous avons fait au cours des trois dernières années », et il compromet « l’un des principaux piliers du projet européen, le principe de solidarité ».

    Dimitris Avramopoulos paraît nier et ignorer, quant à lui, que le programme qui s’est terminé fin septembre était dérisoire par rapport au raz-de-marée des soi-disant « réfugiés », et que quatre pays ont jusqu’au bout refusé d’y participer.

    On remarquera que l’article du site EUobserver commence ainsi : « La Commission européenne a qualifié d’"inacceptable" le projet de Donald Tusk (…) ». Dimitris Avramopoulos, c’est « la Commission européenne ». En un sens c’est vrai. Quand un commissaire parle de son domaine de compétence, il est la Commission européenne. D’autant qu’en tant que commissaire il travaille pour toute l’UE et ne doit plus penser à son propre pays. Mais on voit qu’ici Dimitris Avramopoulos réagit d’abord en Grec. C’est la Grèce, et non la Commission, qui veut toujours des quotas obligatoires (pour des raisons qu’on peut comprendre). De l’autre côté, Donald Tusk tient compte manifestement de l’opinion diamétralement opposée de ses compatriotes polonais. Et j’avoue que c’est assez rafraîchissant de voir ainsi les nationalités resurgir à tout propos, alors que depuis 60 ans le rouleau compresseur bruxellois martèle que les responsables de l’UE abandonnent toute inspiration nationale…

  • Subversion numérique

    Parmi les personnes nommées par le Premier ministre le 11 décembre au Conseil national du numérique, « au titre des personnalités impliquées dans le développement du numérique aux niveaux local, national ou européen, ou concernées par ses effets », on note :

    • Rokhaya Diallo, qui dénonce le « racisme d’Etat » et défend les « ateliers en non-mixité », entre autres racialiseries islamistophiles ;

    • Hicham Kochman, à savoir le rappeur Axiom, qui éructe notamment dans Lille ma médina : « Je m’appelle Hicham et pas Stéphane voilà ce qui dérange les porcs, mes potes partaient dans le haram »…

    Merci monsieur Edouard Philippe pour cette belle avancée de la diversité.

    Addendum

    En raison de l'émotion suscitée par la nomination de Rokhaya Diallo, y compris au gouvernement et à l'Elysée (quand même), Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au numérique, a annoncé qu'il avait demandé à Marie Ekeland, présidente du Conseil national du numérique, de revoir sa copie.

  • Cendrillon

    Dans une enquête de L’Opinion intitulée « L’argent, tabou des députés », plusieurs nouveaux élus se désolent d’être quasiment réduits à la misère. Ainsi cette femme, député LREM : « Je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j'ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. »

    Un député gagne 5.000 € nets par mois. Plus l’indemnité représentative des frais de mandats, de 5.372 euros nets. Soit plus de 10.000€ par mois…

    Addendum

    Plus 1.200 € pour le loyer du pied à terre parisien à partir du 1er janvier prochain.

    (Sans compter les transports gratuits, le courrier gratuit, un forfait de 4.200 € de téléphone...)