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  • L’autre phrase du jour

    Thierry Mariani, interrogé par l'AFP sur ses attentes par rapport à la rencontre, ce mercredi à l'Elysée, des élus UMP avec Nicolas Sarkozy :

    "Je n'irai pas, tout comme je n'irai pas au dîner jeudi soir à l'Elysée avec l'ensemble des têtes de liste UMP des régionales. Quand on est pris pour un con, il faut savoir, à un moment, terminer les choses !"

    Alors qu'on lui demandait si cela voulait dire qu'il rompait avec Nicolas Sarkozy, dont il a longtemps été l'un des plus proches, le député du Vaucluse a répondu : "Vous avez ma déclaration officielle."

  • La phrase du jour

    Brice Hortefeux :

    "Le seul dénominateur commun de la majorité est clairement Nicolas Sarkozy."

    Si Sarkozy disparaît, il n'y a plus d'UMP ? Ben alors...

  • Un évêque auxiliaire pour Jérusalem

    Le pape Benoît XVI a nommé un évêque auxiliaire du Patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, afin de le seconder dans sa tâche pastorale, a-t-on appris mercredi auprès du Patriarcat latin à Jérusalem.

    Mgr William Shomali, 60 ans, sera chargé d'assister Mgr Twal dans un diocèse qui couvre trois pays (Israël, Jordanie et Chypre) ainsi que les territoires palestiniens, et veille sur quelque 70.000 catholiques romains.

    L'évêque auxiliaire s'occupera notamment de la Ville sainte et des territoires occupés.

    "Je promets (...) de renforcer le dialogue oecuménique et inter-religieux et travailler à la paix et à la réconciliation en cette Terre Sainte déchirée par un conflit multiséculaire", a assuré le nouvel évêque palestinien, selon un communiqué du Patriarcat.

    Mgr Shomali est né en 1950 dans la ville de Beit Sahour, un fief chrétien tout près de Bethléem, en Cisjordanie.

    Ordonné prêtre en 1972, il a servi en Jordanie puis comme professeur au séminaire de Beit Jala (Cisjordanie) avant d'étudier la liturgie à l'Université pontificale Saint-Anselme de Rome.

    Il avait été nommé recteur du séminaire de Beit Jala en 2005.

    Licencié de littérature anglaise et francophone, Mgr Shomali était chancelier du Patriarcat depuis septembre dernier.

    (AFP)

  • « Islamophobie » : innocentés mais ruinés

    Un couple d'hôteliers de Liverpool avait été accusé par une cliente musulmane de l'avoir insultée au cours d'une discussion sur la religion. Ils auraient dit que Mahomet était un chef de guerre et que la tenue musulmane traditionnelle des femmes était une forme d'asservissement...

    Ben et Sharon Vogelenzang furent arrêtés et accusés, dans le cadre des lois sur l'ordre public, d'avoir utilisé « des termes menaçants, injurieux ou insultants » constituant des circonstances « religieuses aggravantes ». Après l'audience de fixation du procès, ils ont été libérés sous caution à la condition de n'approcher aucun des témoins.

    Le procès a eu lieu en décembre dernier. Ben et Sharon Vogelenzang ont été acquittés.

    Mais ils ont été ruinés par la procédure, et aujourd'hui leur hôtel est en faillite. Car à la suite de l'accusation, l'hôpital voisin a cessé de le recommander, alors qu'il était le premier sur la liste, ce qui a fait chuter le chiffre d'affaires de 80%.

    Ils envisagent une action en justice contre la police qui a mené la poursuite.

    L'hôtel sera vendu aux enchères en mai.

    (Bivouac-ID)

  • La guerre contre le pape

    Le New York Times continue, jour après jour... Il se répète et se contredit.

    Et une « nouvelle » affaire américaine est relayée par l'AFP :

    « Un homme qui affirme avoir été victime de violences sexuelles par un prêtre catholique pédophile, a accusé mardi le Vatican et le pape Benoît XVI d'avoir protégé ce prêtre en le maintenant à son poste, selon son avocat. »

    Il faut mettre « nouvelle » entre guillemets parce que, comme tant d'autres, il s'agit d'une reprise... Cette affaire avait fait les choux gras de la presse de Miami en 1988, puis avait été expliquée dans tous ses détails en 2004...

    On remarquera là encore que la justice civile avait mené une enquête, en 1990, et avait classé l'affaire. Tandis que l'archevêque de l'époque avait traité le problème. Ce qui n'avait pas empêché deux procès pour « négligence », qui coûtèrent 75.000 dollars chacun à l'archevêché.

    Le prêtre en question était alors au Honduras. Puis il s'est marié au Venezuela, et a été réduit à l'état laïc en 1999.

    La « nouveauté » est l'implication du pape, via le nonce apostolique... alors que ça n'a aucun rapport, comme le souligne l'archidiocèse de Miami. Le prêtre avait été expulsé de l'Eglise de Cuba pour homosexualité. Et l'archidiocèse de Miami devait passer par le nonce apostolique pour avoir des contacts avec l'Eglise de Cuba. Rien à voir avec le pape.

    Il s'agit en fait d'une affaire de gros sous, montée par le cabinet d'avocats Mermelstein et Horowitz, spécialisé dans les abus sexuels sur mineurs (une affaire très prospère). En l'occurrence, leur client réclame 20 millions de dollars de dommages et intérêts...

  • La Passion selon saint Luc

    Parmi les importantes spécificités de la Passion selon saint Luc, il y a les propos des « deux autres malfaiteurs », comme ose le dire l'évangéliste, à la suite de Jésus lui-même qui avait annoncé l'accomplissement de la prophétie d'Isaïe : « Il a été compté parmi les hors la loi. »

    Jésus répond au « bon larron » :  « En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. »

    C'est la seule fois qu'on trouve le mot « paradis » dans les évangiles. Jésus ne l'utilise qu'ici. Sur la Croix. A l'extrême fin de sa prédication terrestre. Il renvoie ainsi au tout début du Livre : l'histoire est bouclée. Entre la Genèse et le Christ, personne n'avait parlé du paradis (sinon pour citer la Genèse). Lui, il vient rétablir le paradis, mais ce n'est pas le paradis de l'origine, c'est le Royaume éternel.

  • Chevallier et Laspalès en vrai

    Titre d'une dépêche de l'AFP :

    « La SNCF veut faire rouler de jour ses trains de nuit »

    "L'idée est d'optimiser l'utilisation des trains de nuit, assez déficitaires, en les faisant circuler le jour à un coût marginal", explique la SNCF.

    Mais le voyage durera plus longtemps, les trains ne roulant en pointe qu'à 160 km/h, et non 200 km/h. Près de 7 heures pour Paris-Toulouse, la première ligne de train de nuit de jour. (Non, il ne passe pas par Strasbourg, et la SNCF ne précise pas si l'on est obligé de dormir dedans.)

  • Mgr Rey et le déchaînement médiatique contre Benoît XVI

    Petit extrait d'une belle et ferme homélie :

    Il ne s'agit pas de dissimuler les faits, ni de disculper les coupables. Le pape l'a souligné avec conviction : « il faut extirper la plaie des abus ». Mais ne nous laissons pas enfermer dans des amalgames, échappons aux conditionnements médiatiques, distançons-nous des incantations proférées dans l'intention de porter un soupçon généralisé sur l'Eglise et sur le clergé. Pourquoi ces tornades médiatiques à répétition, à raison d'une par jour ou d'une par mois ? Pourquoi ce harcèlement ? Comme si la préoccupation de certains était de saper par avance et systématiquement l'autorité de l'Eglise au moment où des choix décisifs dans l'ordre éthique et anthropologique sont en jeu dans le monde, au moment où l'Eglise constitue la seule autorité morale capable de rappeler à l'homme ses principes d'humanité. Sans sombrer dans la paranoïa victimale du complot, le traitement orchestré qu'on inflige à l'Eglise nous conduit à la lucidité, au courage, à la résistance spirituelle et intellectuelle et à adopter une posture du dissentiment par rapport au prêt à penser totalitaire.

  • Une ignominie de plus de Plantu

    Communiqué de Bernard Antony

    Suite au dessin de Plantu paru sur son site, ignoblement diffamatoire et plein de haine contre le Pape et les chrétiens, l'Agrif a chargé ce jour son avocat de mettre en œuvre la plainte qui s'impose devant le tribunal de Paris.

  • Quand la chose est quand même vivante…

    Ci-après une dépêche de l'AFP, telle quelle.

    Une étudiante de 24 ans jugée pour le meurtre de son nouveau-né en 2007 à Lyon a expliqué lui avoir donné des coups de couteau comme à "une partie" d'elle-même et non à un être vivant, au premier jour de son procès mardi devant les assises du Rhône.

    "Il n'y a pas d'explication logique, pour moi c'était une partie de moi-même, ce n'était pas une vie", a expliqué l'accusée, petite brune vêtue de noir, qui comparaît libre sous contrôle judiciaire et encourt la perpétuité.

    "Pour moi au départ, c'était une fausse couche, je n'avais pas créé de relations avec le bébé, c'était une chose que je ne désirais pas, ce n'était pas un être humain", a-t-elle ajouté.

    "Tout s'est enchaîné si vite, ça a été la panique et je n'ai pas pu parler à ma mère", qui dormait dans la chambre voisine, a poursuivi la jeune femme qui avait obstinément dissimulé sa grossesse à son entourage, prétextant souffrir de ballonnements.

    D'une voix entrecoupée de larmes, elle a expliqué alors comment elle "a eu le réflexe de mettre sa main sur la bouche" du bébé "pour éviter qu'il crie".

    "Il fallait que ça se termine", dit-elle. "J'ai entendu un cri et je pensais qu'il était encore vivant. Et là j'ai paniqué et je l'ai emmené dans la cuisine", poursuit la jeune femme.

    Elle lui porte alors deux coups de couteau dans le thorax, avant d'envelopper le corps dans une couverture, "sans vérifier s'il était vivant", et de le dissimuler dans un placard du salon. Elle n'avoue son geste à sa mère que plusieurs heures plus tard.

    A son procès, le jeune femme a expliqué comment elle s'était enfermée dans le "mensonge" et "dans l'image de petite fille modèle", pour ne pas "décevoir" ses proches et son petit ami.

    "A cette époque j'étais dans une solitude intérieure, c'était tellement confus dans la tête, c'est moi qui me suis coupée des gens", a-t-elle dit, ajoutant: "Ce n'est pas que personne n'a voulu voir, c'est moi qui n'ai pas voulu que ça se sache, même à moi j'ai menti".

    Le verdict est attendu mercredi soir.

  • Encore une fois, le peuple italien les a eus

    Une fois de plus, ceux qui enterrent Berlusconi à chaque élection en sont pour leurs frais.

    L'AFP titrait : « Le parti de Berlusconi risque un vote sanction aux régionales ».

    A 00h30, l'Associated Press titrait encore : « Le parti de Berlusconi semble se maintenir aux régionales ».

    Se « maintenir »... Oui, la coalition de Berlusconi s'est maintenue dans les deux régions déjà à droite... et en a pris quatre à la gauche...

    Notamment celle de Rome, où l'on saluera la défaite d'Emma Bonino.

    A noter aussi que, dans le Piémont, c'est la Ligue du Nord qui l'a emporté sur la gauche.

    Le porte-parole du gouvernement, Paolo Bonaiuti, a souligné que les élections de mi-mandat, "d'habitude, sont l'occasion pour les électeurs de donner un avertissement au gouvernement en place".

    Le Corriere della Serra disait que le scrutin était, "à première vue, surtout un maxi-sondage sur le gouvernement de Silvio Berlusconi".

    C'est concluant.

    Je ne suis pas particulièrement un admirateur de Berlusconi, mais ce qui me réjouit est de voir la déception de cette presse qui est persuadée, à chaque scrutin, qu'il va enfin s'effondrer...

  • L’Elysée de Washington

    Le nouveau site internet de l'Elysée, mis en ligne hier alors que Sarkozy était à New York, est un plagiat éhonté de celui de la Maison Blanche : même mise en page, mêmes couleurs. C'en est troublant quand on tombe sur la photo d'Obama avec Sarkozy, l'une des dix photos qui défilent (mieux qu'Obama, qui n'en a que quatre...)

    Et il y a même une page de « la Première Dame de France », dont le texte commence ainsi : « Le rôle et la fonction institutionnels de l'épouse du président de la République ne sont mentionnés dans aucun texte officiel. »

    Cette plaisanterie a coûté 100.000 €.

  • Siné et Daoudal

    Siné Hebdo, fondé en septembre 2008, annonce qu'il va fermer, avec un dernier numéro prévu fin avril, parce qu'il "perd chaque semaine de l'argent", et après avoir "tout tenté".

    Daoudal Hebdo, fondé en septembre 2008, continue.

     

    Addendum

    La dernière couverture de Siné Hebdo est particulièrement ignoble (contre le pape et l'Eglise, naturellement).

    (Merci à Pitch)


  • La Passion selon saint Marc

    Se souvenir que l'évangile de saint Marc est celui de saint Pierre. Qu'il est rédigé à Rome, pour annoncer la bonne nouvelle aux païens, c'est-à-dire aux Romains. La « bonne nouvelle de Jésus, le Christ, Fils de Dieu », comme il le dit dans le premier verset. Et il y aura un écho de cette annonce liminaire après la crucifixion, quand le centurion (seul endroit du Nouveau Testament où est utilisé ce mot romain) s'exclamera, en voyant comment Jésus est mort : « Vraiment, cet homme était fils de Dieu ! » La réaction du centurion, qui est l'unique réaction que nous donne saint Marc, est l'annonce que la bonne nouvelle de l'évangile est aussi, et immédiatement, pour les Romains, pour les non-juifs : c'est même une mise en demeure du lecteur, qui doit se prononcer, au vu de ce que l'évangile lui a dit de ce Jésus. Et la seule réponse qu'on puisse faire en toute honnêteté est celle du centurion : « Vraiment, cet homme est le Fils de Dieu. »

  • Edmund Burke et Benoît XVI

    Jeanne Smits a traduit un très remarquable article d'Elizabeth Lev, dans Politics Daily, intitulé "Pour défendre le clergé catholique (ou voulons-nous un nouveau règne de la Terreur?)", où l'on voit que l'exceptionnelle lucidité de ce cher Edmund Burke s'étendait jusqu'à nous...

    En 1790, la plus grande partie du monde félicitait la France d'avoir mené ce qui ressemblait à une révolution achevée avec succès.

    Le Roi, objet de toutes les haines, avait été contraint de se soumettre, et le changement avait balayé une nation opprimée, porteur de l'espoir d'un avenir plus prometteur sous un meilleur gouvernement.

    Les journaux, commençant alors à prendre toute leur place, proclamèrent l'avènement d'une nouvelle ère de paix et de prospérité, tandis que les « protopontes » comparaient le changement de régime à la Glorieuse Révolution anglaise de 1688.

    Un observateur, cependant, l'homme d'Etat anglais Edmund Burke, ne se laissa pas embobiner par les images triomphales répandues par les équipes de « com » des révolutionnaires ; il percevait les nuages qui s'amoncelaient, préparant la plus noire des tempêtes.

    Et quel était son premier indice pour affirmer que la Révolution était loin d'être achevée ? Les attaques hostiles constantes contre le clergé catholique.


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  • Jihad à Moscou

    Deux femmes se sont fait exploser dans deux stations du métro, lundi matin, à l'heure de pointe, dans le centre-ville de Moscou. Le dernier bilan est de 37 morts et des dizaines de blessés. Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier de ce type depuis 2004.

    Les combattants annonçaient le jihad en Russie depuis fin décembre", explique Alexeï Malachenko, de la Fondation Carnegie. Deux de leurs chefs ont été récemment tués et ils voulaient "venger ces morts". "Une nouvelle génération de combattants a poussé dans le Caucase où deux nouvelles écoles de kamikazes ont été récemment ouvertes".

    Pour le centre américain d'analyse IntelCenter, "la version la plus probable est que le groupe derrière le double attentat suicide dans le métro de Moscou est l'Emirat du Caucase dirigé par Dokou Oumarov". Oumarov, un ex-président indépendantiste tchétchène s'est proclamé Emir et chef de tous les mouvements rebelles actifs dans le Caucase russe.

  • Sans commentaire

    Dans un article du Monde :

    C'était chez Nesma, Soraya était là, son voile sombre autour de son visage rond (les prénoms ont été modifiés). Toutes deux comprenaient les questions, mais répondre en français, prononcer les voyelles, le E, le I, leur était difficile. (...) Soraya, 29 ans, et Nesma, 44 ans, sont soeurs, algériennes (...).

    Elles ont raconté leur histoire par bribes, depuis leurs débuts toutes seules, en France, directement d'Algérie. C'était il y a sept ans pour Nesma, cinq pour Soraya. Nesma était enceinte du premier de ses deux garçons. Soraya avait ses trois grands enfants. Depuis, un petit dernier est né et un fils de 14 ans l'a rejointe il y a un an.

    Elles accordent plein de raisons à leurs difficultés. Les cours de langue collectifs où "les enfants sont interdits". La crèche, la halte-garderie, "souvent complètes". Les courses, à pied, pas de voiture. L'obligation de cuisiner tous les midis car les cantines scolaires ne sont pas halal. (...) A la maison, elles ne parlent que l'arabe. "Je sais que c'est ça le problème." Son plus petit va intégrer l'école maternelle en septembre sans connaître le français.

    (...) Les deux soeurs ne regardent que les chaînes algériennes. Toutes leurs amies sont dans la même situation. Pas entendu parler du débat sur l'identité nationale, rien sur la burqua. Soraya dit qu'elles ont juste "vu Sarkozy, des fois".

    Nesma résume, fataliste, "on est ici, c'est tout". Elles sont venues "pour les enfants, les médecins". Travailler leur paraît inaccessible alors elles s'appliquent à leur logis. Elles bénéficient des allocations familiales, de la CMU, de l'épicerie sociale et des Restos du coeur. (...)

    Le mari de Nesma "regrette" par moments d'être ici. Avec la crise, il est au RMI. Celui de Soraya attend toujours son visa, au pays. Son cadet est dans une classe de "primo-arrivants".

    (...) Nesma, à l'avenir, rêverait d'avoir cinq enfants et une fille, si possible.

  • Un préfet

    Selon le Journal du Dimanche, le préfet du Loiret, Bernard Fragneau (qui est aussi préfet de la région Centre), a écrit au ministère de l'Intérieur pour demander à "être relevé au plus tôt de ses fonctions", estimant qu'"il ne peut plus exercer ses fonctions dans le Loiret".

    Le 20 février, une jeune Marocaine en situation irrégulière, Najlae Lhimer, s'était présentée à la gendarmerie de Châteaurenard pour porter plainte pour maltraitance contre son frère. Elle avait alors été placée en garde à vue et immédiatement expulsée de France, car elle faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis le 24 novembre 2009.

    Face à l'indignation des lobbies immigrationnistes, le préfet avait logiquement soutenu les services de la préfecture qui avaient délivré l'avis de reconduite aux frontières.

    Mais le 8 mars, journée de la femme, Nicolas Sarkozy avait déclaré que la jeune Marocaine était la bienvenue en France. Et elle est donc revenue.

    Le préfet était ainsi clairement désavoué par le président de la République pour avoir fait respecter les lois de la République. Il en tire les conséquences. Honneur à lui. Honte sur celui qui fait de l'Etat de droit un chiffon de papier.

  • Première marche pour la vie à Bruxelles

    Hier a eu lieu la première marche pour la vie dans la capitale belge, à l'occasion des 20 ans de la loi sur l'avortement. Le cortège d'environ 2.000 personnes a défilé de la place royale au palais de justice. Au départ, le primat de Belgique, Mgr Léonard, a salué les manifestants et leur a dit notamment :

    « Quand on manifeste pour l'emploi, on manifeste forcément aussi, contre les licenciements arbitraires. Quand on manifeste pour le respect de la vie animale, on manifeste contre l'exploitation de la vie animale. Donc, à tout oui, correspond un non. Mais ici, le premier souci, est un oui. C'est de dire oui à la dignité de la femme et oui à la dignité de ce que nous avons tous été : un petit enfant dans le sein maternel. »

    Il a dit aussi:

    « Le Saint-Père a été informé de la marche et prie pour tous ceux qui se mobilisent en faveur de la culture de la vie. »

  • L’abbé Francis Michel débouté par Rome

    La Congrégation pour le clergé a débouté l'abbé Francis Michel, et a donc donné raison à Mgr Nourrichard, qui veut le chasser de sa paroisse de Thiberville.

    Sur le plan strict du droit canon, il semble qu'il n'y ait rien à redire : l'évêque a le droit de changer un curé d'affectation.
    Sur le plan pastoral, c'est une véritable catastrophe. Le message que reçoivent les catholiques est que pour Rome il est normal qu'un évêque supprime la paroisse la plus florissante de son diocèse, et mette au placard un curé exemplaire, aimé de tous, dont l'action est conforme en tous points à ce que demande le pape.

    Et c'est naturellement un encouragement aux évêques pour qu'ils ne prennent pas de gants avec des curés qui oseraient manifester des tendances traditionnelles.

    On s'étonne de l'extrême rapidité avec laquelle la Congrégation pour le clergé a rendu son jugement (susceptible d'appel), et l'on rappelle que la même Congrégation, il y a peu, avait donné raison à l'abbé Cheval que l'évêque voisin avait destitué pour une raison similaire. Mais il faudrait avoir les textes des deux jugements pour comprendre ce qui se passe.

     

    Addendum

    Communiqué du Comité de Soutien à l'abbé Michel - 28 mars 2010

    Alors que des nouvelles plus ou moins officielles agitent les esprits, Monsieur l'abbé Michel demande à tous ceux qui le soutiennent la plus grande prudence :

    « L'abbé Michel se désolidarise de tout ce qui peut être dit sur sa situation canonique et demande qu'aucun commentaire ne soit fait à ce sujet. Dans l'état actuel, tout commentaire ne peut que le desservir et faire le jeu de ses opposants. »

  • Il chiacchiericcio

    Le site du Vatican ne nous donne pour le moment que le texte italien, et l'agence Zenit un compte rendu en français, de la magnifique homélie de Benoît XVI au cours de la messe des Rameaux, où il souligne que la « montée » de Jésus à Jérusalem fut une véritable montée, de près de 1.000 mètres, et en tire l'enseignement :

    « L'homme peut choisir une voie commode et éviter toute fatigue. Il peut aussi descendre vers ce qui est bas, vulgaire. Il peut s'abîmer dans le marais du mensonge et de la malhonnêteté. Jésus marche devant nous et il monte. Il nous conduit à ce qui est grand, pur, il nous conduit à l'air salubre des hauteurs : à la vie selon la vérité, au courage qui ne se laisse pas intimider par le bavardage des opinions dominantes, à la patience qui supporte et soutient l'autre. »

    Cette phrase prend naturellement une signification toute particulière dans le contexte de la campagne mondiale contre l'Eglise et contre son chef. L'AFP l'a noté, et a traduit ainsi ce passage :

    « Jésus marche devant nous et va vers le haut. Il nous conduit vers ce qui est grand, pur (...), vers le courage qui ne se laisse pas intimider par les jacasseries des opinions dominantes. »

    Le mot employé par le pape est « chiacchiericcio ». Il se traduit habituellement par « bavardage », mais je vois aussi « ragot ». « Jacasserie » me plaît bien, mais j'aimerais avoir l'avis de spécialistes de la langue italienne.


    Addendum

    "Jacasseries" est la traduction du compte rendu du service d'information du Vatican.

     

    Addendum 2

    La traduction intégrale de l'homélie se trouve désormais sur Zenit. Malheureusement, "chiacchiericcio" est devenu "rumeur"...

  • Le parfum

    « Six jours avant la Pâque », Jésus vient à Béthanie, pour prendre un repas avec Lazare, Marthe et Marie. Celle-ci prend une livre de parfum d'un grand prix, en oint les pieds de Jésus, qu'elle essuie de ses cheveux.

    Marie réitère de façon quasi liturgique le geste qu'elle avait déjà fait dans la maison d'un pharisien. C'est pourquoi Jésus répond à Judas qu'elle a « gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture ». Un parfum que Judas aurait bien vendu 300 deniers pour donner aux pauvres, à ce qu'il prétend. 300 deniers, c'est-à-dire une année de salaire d'ouvrier. Un parfum de grand prix, en effet. Car rien n'est trop cher pour honorer le Fils de Dieu. Rien n'est trop beau pour la liturgie.

    Le texte dit : « libram unguenti nardi pistici pretiosi ». La Vulgate a retranscrit tel quel en latin le mot grec « pisticos », dont la signification, ici, est mystérieuse. On traduit généralement par « pur ». Mais « pisticos » ne veut pas dire « pur ». « Pisticos » vient de « pistis », la foi, la confiance. Un parfum « pisticos » est un parfum « de confiance ». Qu'est-ce que cela veut dire ? Le P. Lagrange a trouvé la solution, par hasard, en découvrant dans un souk de Terre Sainte un marchand de parfums qui vendait du « parfum de confiance » : il s'agissait de flacons fermés, dont on ne pouvait connaître le contenu qu'après en avoir brisé l'ouverture.

    Ce « parfum de confiance » que Marie verse sur les pieds de Jésus, c'est le parfum de la foi (« pistis »). « Et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. » Car Dieu, « par nous, répand en tous lieux le parfum de sa connaissance » ; « car nous sommes, pour Dieu, la bonne odeur du Christ parmi ceux qui se sauvent et parmi ceux qui se perdent » (II Corinthiens, 2, 14-15).

  • Dimanche des Rameaux

    « Dites à la fille de Sion : Voici que ton roi vient à toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et sur le petit de celle qui porte le joug. » En ce jour s'accomplit la prophétie de Zacharie, que rappelle saint Matthieu. Mais l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est aussi l'accomplissement d'autres passages de la Sainte Ecriture. C'est notamment l'entrée de l'Arche dans Jérusalem sous la conduite de David (« Hosanna filio David »), avec les psaumes qui la chantent : « Levez-vous, portes éternelles, et il entrera, le roi de gloire.Qui est ce roi de gloire ? Le Seigneur des puissances, c'est lui le roi de gloire. »

    Mais ce dimanche est aussi celui qui ouvre la Grande Semaine, comme disent les orientaux. C'est le deuxième dimanche de la Passion, dont la messe, après la joyeuse procession, est entièrement centrée, par un contraste saisissant, sur le drame du Vendredi Saint.

  • Ça continue, plein pot…

    AFP, 10h31
    « Eglise catholique: la tempête des scandales pédophiles menace l'Italie »

    Photo : « Le pape Benoît XVI célèbre l'Assomption avec des enfants dans l'église de Villanova, le 15 août 2009 »

    Début de la dépêche :
    L'avalanche de scandales pédophiles impliquant le clergé catholique dans toute l'Europe a encouragé les victimes d'abus à s'exprimer et la tempête menace maintenant l'Italie qui avec 50.000 prêtres compte la plus forte concentration au monde.
    "Le nombre de victimes va augmenter de façon exponentielle dans les semaines à venir", prédit à l'AFP Roberto Mirabile, responsable du mouvement anti-pédophilie La Caramella Buona.

    AFP, 13:23
    « Pédophilie : le pape Benoît XVI au coeur de la polémique »

    Début de la dépêche :
    "Plus grand pécheur de l'Eglise" ou pape précurseur dans la dénonciation des scandales pédophiles ? La polémique s'est poursuivie samedi autour de Benoît XVI, accusé d'avoir fermé les yeux sur les abus sexuels commis par des prêtres.
    "Comment des catholiques ont-ils pu faire ça? Comment des prêtres (pédophiles) ont pu continuer à exercer et célébrer la communion?", s'interroge le quotidien britannique Independent dans un éditorial.
    En Espagne, un professeur de théologie cité par El Pais, s'étonne de la "facilité avec laquelle, pour l'IVG, la hiérarchie catholique établit une relation directe entre péché et délit (...) et sa difficulté à faire la même chose lorsqu'il s'agit d'abus sexuels commis par des personnes consacrées à Dieu".

    AFP, 14h09
    Pédophilie: le pape n'est pas "affaibli" par les récentes attaques (Vatican)

    Citation du P. Lombardi :
    "Les récentes attaques médiatiques ont sans aucun doute provoqué des dégâts mais l'autorité du pape et l'engagement de la Congrégation pour la doctrine de la foi contre les abus sexuels sur les mineurs n'en sortent pas affaiblis mais confirmés", a déclaré le porte-parole à Radio Vatican, selon l'agence Ansa.

    Fin de la dépêche :
    Déjà visé comme chef de l'Eglise, le pape est désormais directement touché, soupçonné d'avoir fermé les yeux sur les abus sexuels commis par des prêtres.
    Selon le New York Times, il se serait refusé à sanctionner en 1996, quand il dirigeait la Congrégation pour la doctrine de la foi en charge des problèmes de pédophilie eu sein de l'Eglise, un religieux américain accusé de viols répétés sur 200 enfants.

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    Oremus pro Pontifice nostro Benedicto.
    Dominus conservet eum, et vivificet eum, et beatum faciat eum in terra, et non tradat eum in animam inimicorum ejus.
    Pater noster. Ave Maria.

  • L’hiver démographique italien

    53,4 % des familles italiennes n'ont pas d'enfants. Le taux de fertilité est de 1,3 enfant par femme. A chaque nouvelle génération, l'Italie perd un tiers de sa population. Gianfranco Fini, président de la chambre des députés, a la solution : accélérer la procédure de naturalisation des enfants nés de parents immigrés.

    A lire sur le blog de Jeanne Smits.

  • Ben oui…

    Les Anglais découvrent que leur chaîne de télévision Islam Channel est une chaîne islamique, donc islamiste...

  • Discours de candidature de Bruno Gollnisch à la présidence de la région Rhône-Alpes

    Fidèle aux idéaux et aux principes que j'ai défendus avec mes colistiers du Front National lors de la campagne électorale, je souhaite avec leur aide, et celle de tous nos compatriotes, orienter l'action de la région selon le principe de soutien aux collectivités naturelles : familles, communes, métiers, pays, et non de soumission aux groupes de pression, occultes ou avoués, idéologiques ou financiers, qui accaparent les circuits de décision.

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  • Jean-Marie Le Pen au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

    Discours d'introduction de la séance inaugurale de la mandature au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur de Jean-Marie Le Pen, qui présidait le conseil en tant que doyen d'âge, le 26 mars 2010.

    Au moment d'aborder la dernière mandature, d'ailleurs réduite à quatre ans au lieu de six, d'une institution condamnée dans la perspective de la réforme territoriale, permettez à votre doyen d'âge, qui a beaucoup vu en soixante ans de vie publique, de faire un tour d'horizon.

    Dans l'ensemble, la campagne électorale fut d'un ton correct. A l'exception d'un candidat socialiste qui, pour éviter  d'avoir à aborder la question de son bilan, s'est dérobé au débat, pourtant élément essentiel en démocratie, en affirmant qu'il refusait de parler, je cite, « aux fascistes ou aux fascisants ».

    Qu'il me soit permis de lui rappeler que le fondateur du fascisme fut un député socialiste italien Benito Mussolini. Que les deux principaux chefs de la collaboration avec l'Allemagne nazie, pendant l'occupation, furent Marcel Déat, ancien Secrétaire du Parti Socialiste SFIO et Jacques Doriot, ancien Secrétaire du Parti Communiste et que ce n'est pas Jean-Marie Le Pen qui a été décoré à Vichy de la Francisque mais le Président de la République François Mitterrand, dont Monsieur Vauzelle a été ministre.

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  • Ça continue…

    Titre d'une longue dépêche AFP, hier soir :

    « Déjà controversé, Benoît XVI dans la tourmente des scandales pédophiles »

    Toujours les « révélations » du New York Times, toujours présentées comme telles.

    Et l'on termine par l'indispensable aide-mémoire :

    « A l'inverse [de Jean-Paul II], le pontificat de Benoît XVI, entamé le 19 avril 2005, a déjà été marqué de violentes controverses: son passé dans les jeunesses hitlériennes, ses déclarations sur les relations entre islam et violence ou sur préservatif et sida. La levée de l'excommunication de quatre évêques intégristes, dont le négationniste Richard Williamson avait suscité un tollé en janvier 2009. Enfin la décision de relancer le processus de béatification de Pie XII, accusé d'avoir gardé le silence pendant la Shoah, est loin d'avoir contribué à accroître sa popularité. »

    Oremus pro Pontifice nostro Benedicto.
    Dominus conservet eum, et vivificet eum, et beatum faciat eum in terra, et non tradat eum in animam inimicorum ejus.
    Pater noster. Ave Maria.

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  • « Elle est venue, l’heure »

    Autrefois il n'y avait pas de messe en ce jour. C'est pourquoi les chants sont les mêmes que ceux de la messe d'hier. Quant à l'évangile, il anticipe sur celui des Rameaux. Mais il y a une grande différence entre le texte de demain, celui de saint Matthieu, uniquement sur l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, et celui d'aujourd'hui, de saint Jean, qui est centré, non sur cette entrée, mais sur le fait que « l'heure » de Jésus est arrivée. « Elle est venue, l'heure où le Fils de l'homme doit être glorifié. » Et Jésus dit cela en réponse à André et Philippe qui lui disent que des Grecs veulent le voir. La glorification du Christ, c'est aussi l'annonce aux païens. « Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. »