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  • Le toqué de Knock

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    Un homme se disant voyant et guérisseur spirituel, Joe Coleman, avait annoncé une apparition de la Vierge pour le 11 octobre à Knock, le célèbre lieu de pèlerinage marial irlandais. Quelque 5.000 personnes s'étaient rassemblées, et il ne s'est rien passé, même si certains ont affirmé avoir vu le soleil "danser" dans le ciel...

    L'archevêque de Tuam, Mgr Michael Neary, qui est aussi président de la commision doctrinale de l'épiscopat irlandais, a réagi hier en disant que de tels événements sont « à regretter plutôt qu'à encourager », et il a demandé aux fidèles de « ne pas s'attendre à des visions ou à espérer d'autres apparitions ». Il a ajouté qu'il n'était « pas sain » de « rechercher des phénomènes extraordinaires » lors de ces rassemblements, qui « risquent d'induire en erreur le peuple de Dieu et d'affaiblir sa foi ».

    Joe Coleman s'est dit « choqué » par les commentaires de l'archevêque, affirmant avoir lui-même vu la Vierge à plusieurs reprises cette année, et prédisant de nouvelles apparitions...

    La Sainte Vierge était apparue le 21 août 1879 à deux femmes de Knock, au pignon de l'église paroissiale, en compagnie de deux autres personnages qu'elles identifièrent comme saint Joseph et saint Jean l'Evangéliste. Lorsque tout le village accourut pour voir le phénomène, apparurent derrière les personnages un autel et une croix, et sur l'autel un agneau. L'apparition était muette, mais elle délivrait un très beau message : la Vierge révèle le sacrifice eucharistique. Il n'y a eu aucune autre apparition depuis lors.

    De très nombreuses guérisons ont eu lieu à Knock, devenu le « Lourdes irlandais ».

    En 1979, pour le centenaire de l'apparition, Jean-Paul II s'est rendu à Knock, y a célébré la messe, s'est agenouillé à l'endroit de l'apparition et a offert une rose d'or à l'église.

  • Quand M. Sarkozy ment aux paysans

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    « Je ne vous mentirai pas », a martelé, une fois de plus, le président de la République, en annonçant son plan pour l'agriculture, évidemment « sans précédent » et « exceptionnel », comme tous ceux qu'il annonce en permanence.

    Le mensonge par omission est pourtant patent. Car la Commission européenne va publier le mois prochain son projet de réduction drastique des dépenses agricoles dans le budget de la PAC. Nicolas Sarkozy n'y a pas fait la moindre allusion, en faisant croire à son auditoire qu'il pouvait mener une politique agricole française, ou qu'il pouvait imposer à l'Union européenne une politique favorable à l'agriculture française.

    Mais on a bien compris que c'était pour lui l'occasion de lancer ce qui va être le leitmotiv de la campagne des régionales : l'affirmation et la défense de « l'identité nationale française ».

    Une fois encore, Nicolas Sarkozy a repris un thème cher au Front National, en allant jusqu'à parler de ceux qui nous ont légué notre pays « au prix de leur sang et de leur vie ». Mais c'est une fois de trop. Les citoyens savent désormais que cela sonne faux dans la bouche d'un politicien qui a fait la preuve de son euromondialisme.

  • République tchèque : la Cour !

    La Cour constitutionnelle tient aujourd'hui son audience publique sur le recours présenté par 17 sénateurs contre le traité de Lisbonne.

    Le secrétaire général de la Cour a déclaré qu'il est impossible de dire si elle rendra son verdict aujourd'hui ou l'ajournera. Mais selon le Premier ministre et divers observateurs, vu l'épaisseur du dossier et la complexité de l'affaire, il est probable que le verdict sera ajourné.

    Les sénateurs contestent la compatibilité du traité européen (Rome, Maastricht, Lisbonne) avec l'article 1 de la Constitution : « La République tchèque est un État de droit souverain, unitaire et démocratique fondé sur le respect des droits et libertés de l'homme et du citoyen. » Et avec l'article 2 de la Charte des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui fait partie intégrante de l'ordre constitutionnel de la République tchèque : « L'État est fondé sur les valeurs démocratiques. »

    Les sénateurs demandent aussi à la Cour de déclarer que les garanties accordées à l'Irlande sont un accord international qui doit de ce fait être approuvé par une majorité constitutionnelle (trois cinquièmes) dans les deux chambres.

    L'audience sera retransmise sur écran géant à l'extérieur de la salle d'audience, car on attend beaucoup plus de monde qu'elle ne peut contenir.

    Hier, le ministre suédois des Affaires européennes, Cecilia Malmström, a déclaré que l'Union européenne veut une garantie du président Vaclav Klaus qu'il signera le traité de Lisbonne si la dérogation qu'il a demandée pour la République tchèque vis-à-vis de la Charte des droits fondamentaux est acceptée par les 27.

    Voilà une belle illustration des arguments des sénateurs : si Mme Malmström respectait la démocratie et l'état de droit, elle saurait que Vaclav Klaus ne peut s'engager à rien tant qu'il n'a pas le verdict de la Cour constitutionnelle.

     

    Addendum

    Après les auditions de ce matin et de cet après-midi, l'audience est suspendue jusqu'au 3 novembre, jour où la Cour devrait rendre son verdict, selon son président.

  • La grotesque cuisine eurocratique

    Le choix du prochain président de la Commission européenne, du président de l'Union européenne et du Haut Représentant (selon le traité de Lisbonne), vu par un diplomate que cite l'européiste Jean Quatremer :

    « Soyons scientifiques : il nous faut, pour les trois principaux postes, deux personnalités de droite et un de gauche, deux hommes et une femme, un du sud, un du nord et un de l'est. La Grèce exclue à cause de Turquie, le Danemark à cause de l'OTAN et Carl Bildt et Jean-Claude Juncker sont "morts". Avec Barroso à la Commission, nous avons un homme de droite et du sud; nous cherchons donc une femme et un homme, un de gauche et l'autre de droite et plutôt du nord et de l'est. Blair était pratique : de gauche et du nord. Il nous menait à Ursula Plassnik, la chef de la diplomatie autrichienne, de droite et femme. Le jeu devient délicat si ce n'est pas Blair : Balkenende? Verhofstadt? Et où trouver une femme de gauche et de l'est? On risque de finir sur une obscure Syldave ou Bordure. Tout ceci pour dire que la cuisine va être longue, amusante et réserver des surprises. »

  • Carnet vert

    J'emprunte ce titre à Altermedia, qui annonce ainsi la naissance du fils d'Eric Cantona.

    Il s'appelle Emir.

    Sa mère est l'actrice Rachida Brakni.

  • La « pilule du lendemain » suspendue au Pérou

    L'archevêque de Lima, au Pérou, le cardinal Juan Luis Cipriani, salue la décision prise par le tribunal constitutionnel péruvien de suspendre la « pilule du lendemain ».  

    « Je me réjouis de la décision du tribunal constitutionnel, qui est extrêmement honnête et parle clairement des aspects qui ont motivé sa décision. Cette sentence révèle une recherche de vérité par des moyens scientifiques et légaux. L'Etat est en devoir de veiller sur la conception de l'être humain », a déclaré le cardinal Cipriani. « Il faut faire en sorte que le pays aille de l'avant. Consacrons-nous à la recherche du bien commun. Nous ne pouvons pas soutenir une méthode abortive ».

    « Que soit béni cet Etat qui, avec sa Constitution, défend la vie de l'enfant dès ses premiers instants », a-t-il ajouté.

  • Florence : le P. Santoro relevé de ses fonctions

    L'archevêque de Florence, Mgr Giuseppe Betori, a relevé de ses fonctions le prêtre d'une paroisse de la banlieue de Florence qui avait célébré dimanche un « mariage » entre un homme devenu femme et un autre homme.

    En annonçant avoir "relevé" le père Santoro de sa mission pastorale, l'archevêque a invité le curé à "une période de réflexion et de prière".

    Dans son communiqué, l'archevêque dénonce "la simulation d'un sacrement dans un acte dépourvu de valeur en raison de l'absence des éléments constitutifs au mariage religieux". Il ajoute : "L'acte est particulièrement grave car il est trompeur pour les deux personnes concernées" ; la cérémonie a "déconcerté et suscité la confusion dans la communauté chrétienne et l'opinion publique qui peuvent penser que les conditions essentielles pour un mariage canonique ont changé pour l'Eglise".

  • Bartimée

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI lors de la messe de clôture du synode sur l'Afrique, dimanche dernier.

    Le dessein de Dieu ne change pas. À travers les siècles et les bouleversements de l'histoire, Il a toujours le même objectif: le Royaume de la liberté et de la paix pour tous. Et ceci implique sa prédilection pour ceux qui sont privés de liberté et de paix, pour ceux qui sont violés dans leur dignité de personnes humaines. Nous pensons, en particulier, aux frères et aux sœurs qui, en Afrique, souffrent de la pauvreté, des maladies, des injustices, des guerres et des violences, des migrations forcées. Ces fils préférés du Père céleste sont comme l'aveugle de l'Évangile, Bartimée, qui "était assis au bord de la route" (Mc 10, 46), aux portes de Jéricho. C'est sur cette même route que passe Jésus de Nazareth. C'est la route qui conduit à Jérusalem, où se consommera la Pâques, sa Pâques sacrificielle, vers laquelle le Messie s'avance pour nous. C'est la route de son exode qui est aussi le nôtre: l'unique route qui conduit à la terre de la réconciliation, de la justice et de la paix. Sur cette route, le Seigneur rencontre Bartimée qui a perdu la vue. Leurs routes se croisent, deviennent une seule route. "Fils de David, aie pitié de moi!", crie l'aveugle avec confiance. Et Jésus lui dit: "Appelez-le", et il ajoute: "Que veux-tu que je fasse pour toi?". Dieu est lumière et créateur de la lumière. L'homme est fils de la lumière, fait pour voir la lumière, mais il a perdu la vue, et se trouve obligé de mendier. À côté de lui, passe le Seigneur qui s'est fait mendiant pour nous: assoiffé de notre foi et de notre amour. "Que veux-tu que je fasse pour toi?". Dieu le sait, mais il le demande; il veut que ce soit l'homme qui parle. Il veut que l'homme se lève, qu'il retrouve le courage de demander ce qui lui revient du fait de sa dignité. Le Père veut entendre de vive voix son fils exprimer sa libre volonté de voir à nouveau la lumière, cette lumière pour laquelle il l'a créé. "Rabbouni, que je voie". Et Jésus lui dit: "Va, ta foi t'a sauvé. Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route" (Mc 10, 51-52).

  • Telluris ingens conditor

    Telluris ingens conditor,
    Mundi solum qui eruens,
    Pulsis aquæ molestiis,
    Terram dedisti immobilem :

    Ut germen aptum proferens,
    Fulvis decora floribus,
    Fecunda fructu sisteret
    Pastumque gratum redderet,

    Mentis perustæ vulnera
    Munda virore gratiæ :
    Ut facta fletu diluat
    Motusque pravos atterat,

    Jussis tuis obtemperet :
    Nullis malis approximet,
    Bonis repleri gaudeat
    Et mortis actum nesciat.

    Præsta, Pater piissime,
    Patrique compar Unice,
    Cum Spiritu Paraclito
    Regnans per omne sæculum. Amen.

    Toi qui créas la terre, et qui l'as enrichie
    Par l'ordre fécond de ta voix,
    Des eaux qui la couvraient toi qui l'as affranchie,
    Pour la rendre immobile et ferme sur son poids ;

    Toi qui lui fis tirer du sein de la nature
    Le germe des fleurs et des fruits,
    Et nous daignas ensuite offrir pour nourriture
    Les herbes et les grains de ce germe produits ;

    Daigne guérir, Seigneur, ce qu'une indigne flamme
    Forme d'ulcères en nos cœurs,
    Fais renaître ta grâce au milieu de notre âme,
    Pour noyer nos péchés dans un torrent de pleurs.

    Que cette âme avec joie à tes lois obéisse,
    Sans s'échapper vers rien de mal ;
    Qu'elle-même par toi de tous biens se remplisse,
    Et n'y mêle jamais aucun poison fatal.

    Que le Père et le Fils accordent cette grâce
    A l'humble ferveur de nos vœux,
    Eux qui règnent sans fin en cet immense espace
    Où règne l'Esprit Saint, qui n'est qu'un avec eux.

    (Hymne des vêpres du mardi, de saint Grégoire le Grand, traduction Pierre Corneille.)