Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Reconquête N° 259

    sans titre.jpg
    sans titre2.jpg

  • La claque de la Cour constitutionnelle allemande

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    La Cour constitutionnelle allemande a suspendu la ratification du traité de Lisbonne par l'Allemagne à l'adoption par le Parlement allemand d'une loi garantissant les droits de ce même Parlement, ce qui est rendu nécessaire, dit-elle, à cause du « déficit démocratique structurel » de l'Union européenne.

    C'est une claque pour le Parlement allemand qui est ainsi accusé d'avoir voté la ratification du traité sans même voir qu'on le dépossédait de ses droits.

    Mais c'est aussi une claque pour tous les Parlements qui ont agi de même, notamment pour le Parlement français.

    La différence est que la France ne se dotera pas d'une loi semblable à la loi allemande, apparaissant ainsi satisfaite du « déficit démocratique structurel » de l'UE.

    La Cour constitutionnelle allemande n'a pas osé tirer les conséquences de ses observations, mais elle montre clairement que le traité de Lisbonne est une atteinte grave aux souverainetés nationales.

  • Mensonge par omission

    Dépêche Reuters, sous le titre : « Oui de la Cour constitutionnelle allemande au traité de Lisbonne »

    KARLSRUHE, Allemagne (Reuters) - La Cour constitutionnelle de Karlsruhe a jugé mardi le traité constitutionnel européen de Lisbonne conforme à la loi fondamentale allemande.

    Elle a repoussé le recours de plusieurs parlementaires qui voulaient bloquer le processus de ratification de ce traité.

    L'agence « oublie » simplement de préciser que la Cour suspend la ratification à l'adoption d'une loi garantissant les droits du Parlement allemand, en raison du "déficit de démocratie structurel" de l'UE :

    "Les outils de ratification de la République fédérale d'Allemagne pour le Traité de Lisbonne ne peuvent être déposés tant que n'est pas entrée en vigueur la nécessaire mise en oeuvre légale des droits de participation parlementaire".

  • Lech Kaczynski et le traité

    Le président polonais Lech Kaczynski déclare qu'il ne signera la ratification du traité de Lisbonne que si l'Irlande et l'Allemagne le ratifient. En reportant sa signature, souligne-t-il, il « défend le droit du peuple irlandais à prendre une décision souveraine ».

  • Jour de fête à Bagdad…

    Ce 30 juin, les troupes américaines achèvent de se retirer des villes irakiennes, conformément au calendrier prévu. Ce jour a été décrété "jour de la souveraineté nationale" et il est férié.

    Les célébrations ont commencé hier à Bagdad, des chants patriotiques étant diffusés par des hauts-parleurs installés dans les commissariats et les barrages routiers. Des véhicules de l'armée irakienne décorés de fleurs et de drapeaux irakiens patrouillaient dans les rues.

    Des feux d'artifice ont coloré le ciel de Bagdad dans la soirée, alors que des milliers de personnes participaient à une fête dans un parc.

    Hier, quatre soldats américains ont "succombé en Irak à leurs blessures reçues en opération", a annoncé l'Armée américaine.

    Ces dix derniers jours, plus de 250 personnes ont été tuées dans des attentats.

  • Le traité de Lisbonne suspendu en Allemagne

    La Cour constitutionnelle allemande suspend en l'état le processus de ratification du Traité de Lisbonne, réclamant une loi pour garantir les droits du Parlement allemand.

    Les juges constitutionnels ont confirmé que le Traité du Lisbonne était "compatible avec la Loi fondamentale", mais ils ont estimé que des paramètres législatifs faisaient encore défaut : "Les outils de ratification de la République fédérale d'Allemagne pour le Traité de Lisbonne ne peuvent être déposés tant que n'est pas entrée en vigueur la nécessaire mise en oeuvre légale des droits de participation parlementaire."

    En clair, les juges constitutionnels n'ont pas estimé que le Traité de Lisbonne menaçait la souveraineté de la République, mais ils ont jugé en revanche que les droits de co-décision du Parlement allemand devaient être clairement inscrits dans une loi.

    Cette décision devrait donc avoir un impact sur le calendrier du processus de ratification par les 27 pays membres de l'Union européenne. La Cour constitutionnelle s'est toutefois dite "confiante" que "le parlement allemand surmonte rapidement le dernier obstacle" à la ratification du Traité par l'Allemagne.

    (AFP)

  • L’islamisation de la Bosnie

    La Bosnie vit un « processus d'islamisation » et Sarajevo est devenue « une ville musulmane ». C'est ce qu'a signalé le préfet de la congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le cardinal Franc Rodé, après sa visite en Bosnie, du 19 au 21 juin.

    Dans une interview accordée à Radio Vatican, le cardinal a affirmé que les catholiques ont été les principales victimes de la guerre et que beaucoup ont fui le pays, en Croatie et vers des destinations plus lointaines comme l'Australie, le Canada ou la Nouvelle Zélande.

    Beaucoup sont partis parce que leurs maisons ont été incendiées, d'autres à cause des pressions et de la peur de perdre la vie. De nombreux prêtres et religieux ont été assassinés. Des églises et des monastères ont été incendiés ou détruits.

    Les catholiques « ont beaucoup diminué » en nombre, a-t-il reconnu après avoir visité le diocèse de Sarajevo et Banja Luka, invité par le cardinal Vinko Puljic.

    A Sarajevo, ville de 600.000 habitants, ils ne sont que 17.000. Dans le diocèse de Banja Luka, avant la guerre de 1991-1995, ils étaient 150.000, aujourd'hui ils ne sont que 35.000.

    Ces dernières années, plus de 100 mosquées ont été construites, dans des lieux où il n'y en a jamais eu.

    (Zenit)

  • La foi adulte

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI lors des vêpres de clôture de l'année paulinienne - où il parle de sa nouvelle encyclique sans le dire. (C'est une fois encore une homélie magnifique, à lire intégralement.)

    Cette même pensée d'un nécessaire renouvellement de notre "être" une personne humaine, Paul l'a illustré ultérieurement, dans deux passages de la Lettre aux Ephésiens, sur lesquels nous voulons donc encore réfléchir brièvement. Dans le quatrième chapitre de la Lettre, l'Apôtre dit qu'avec le Christ nous devons atteinte l'âge adulte, une humanité mûre.

    Nous ne pouvons plus rester des « enfants à la merci des flots, transportés ici et là par n'importe quel vent de doctrine... » (4, 14).

    Paul désire que les chrétiens aient une foi mûre, une « foi adulte ». Le mot « foi adulte » dans les dernières décennies est devenu un slogan diffus. On l'entend souvent dans le sens de l'attitude de ceux qui ne prêtent plus écoute à l'Église et à ses Pasteurs, mais choisissent de façon autonome ce qu'ils veulent croire et ne pas croire - une foi « fai da te » (à la carte), donc.

    Et on présente comme « courage » le fait de s'exprimer contre le Magistère de l'Église. En réalité, pourtant, il n'y a pas besoin de courage pour cela, parce qu'on peut toujours être sûr des applaudissements publics. Du courage, il en faut plutôt pour adhérer à la foi de l'Église, même si cela contredit le « schéma » du monde contemporain. C'est ce non-conformisme de la foi que Paul appelle une « foi adulte ».

    Il qualifie au contraire d'enfantin le fait de courir derrière les vents et les courants du temps.

    Ainsi cela fait partie de la foi adulte, par exemple, de s'engager pour l'inviolabilité de la vie humaine dés le début, s'opposant en cela radicalement au principe de la violence, justement aussi dans la défense des créatures humaines les plus sans défense.

    Cela fait une partie de la foi adulte, de reconnaître le mariage entre un homme et une femme pour toute la vie comme système du Créateur, réaffirmé à nouveau par le Christ.

    La foi adulte ne se laisse pas transporter ici et là par n'importe quel courant. Elle s'oppose aux vents de la mode. Elle sait que ces vents ne sont pas le souffle de l'Esprit Saint ; elle sait que l'Esprit de Dieu s'exprime et se manifeste dans la communion avec Jésus Christ. Toutefois, même ici Paul ne s'arrête pas à la négation, mais il nous mène au grand « oui ».

    Il décrit la foi mûre, vraiment adulte, de manière positive avec l'expression : « agir selon la vérité dans la charité » (cf Eph 4, 15). La nouvelle façon de penser, que nous offre la foi, est tournée avant tout vers la vérité. Le pouvoir du mal est le mensonge. Le pouvoir de la foi, le pouvoir de Dieu, est la vérité. La vérité sur le monde et sur nous même se rend visibles lorsque nous regardons vers Dieu. Et Dieu se rend visible à nous dans la face de Jésus Christ. En regardant le Christ nous reconnaissons encore une autre chose : la vérité et la charité sont inséparables. En Dieu, les deux sont inséparablement une chose seule : c'est vraiment cela l'essence de Dieu. C'est pourquoi, pour les chrétiens, vérité et charité vont ensemble. La charité est la preuve de la vérité. Toujours de nouveau, nous devrons être mesurés selon ce critère, que la vérité devient charité et que la charité nous rende porteurs de vérité.

  • Commémoration de saint Paul

    Tu es vas electionis, sancte Paule apostole, prædicator veritatis in universo mundo, per quem omnes gentes cognoverunt gratiam Dei. Intercede pro nobis ad Deum qui te elegit, per quem omnes gentes cognoverunt gratiam Dei.

    Tu es un vase d'élection, saint Apôtre Paul, prédicateur de la vérité dans tout l'univers : Toi par qui toutes les nations ont connu la grâce de Dieu. Intercède pour nous auprès de Dieu qui t'a choisi, toi par qui toutes les nations ont connu la grâce de Dieu.

    (Répons des matines)

  • La montée de l'intégrisme laïque

    Deux examinatrices à l'oral du baccalauréat de français se sont plaintes jeudi et vendredi de la présence de croix dans des salles d'examen du lycée privé Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

    "Deux professeurs ont demandé à retirer les croix mais c'est chose impossible car il n'y a pas de raison de le faire, comme me l'a indiqué le directeur de la maison des examens d'Arcueil (SIEC)", a déclaré à l'AFP Gérard Meunier, le proviseur de ce lycée catholique.

    "Je comprend, je suis d'une grande tolérance mais il est difficile de retirer tous les signes religieux d'une école catholique", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agissait du "premier" incident de ce type dans son établissement, qui est un centre d'examen depuis une dizaine d'années.

    Les deux examinatrices, qui enseignent dans d'autres lycées, ont été remplacées pour cette épreuve, selon le SNES-FSU de Créteil.

    Dans un communiqué, le syndicat déplore "l'attitude de la direction du SIEC qui préfère le remplacement des enseignants à l'application de la loi républicaine et de ses principes laïcs". Il appelle à "une mise au point officielle" de la part du SIEC.

    Le directeur du SIEC n'a pas pu être joint dans l'immédiat par l'AFP.

    "Tous les candidats doivent avoir les mêmes conditions d'examen et la consigne de bon sens est de tout retirer des murs d'une salle d'examen pour ne pas influencer les candidats", a souligné Dominique Chauvin, secrétaire général adjoint du syndicat.

    (AFP)


  • Caritas in veritate

    Benoît XVI, après l'Angélus :

    È ormai prossima la pubblicazione della mia terza Enciclica, che ha per titolo Caritas in veritate. Riprendendo le tematiche sociali contenute nella Populorum progressio, scritta dal Servo di Dio Paolo VI nel 1967, questo documento - che porta la data proprio di oggi, 29 giugno, solennità dei santi Apostoli Pietro e Paolo - intende approfondire alcuni aspetti dello sviluppo integrale nella nostra epoca, alla luce della carità nella verità. Affido alla vostra preghiera questo ulteriore contributo che la Chiesa offre all'umanità nel suo impegno per un progresso sostenibile, nel pieno rispetto della dignità umana e delle reali esigenze di tutti.

  • Le commissaire et le référendum

    Le commissaire européen irlandais Charlie McCreevy a déclaré : « Quand le peuple irlandais a rejeté le traité de Lisbonne, la première réaction est allée de la consternation à l'horreur, de l'indignation à la contrariété. Cela, c'est ce qu'ont pensé les gens qui vivent dans l'orbite de Bruxelles. D'un autre côté, tous les responsables politiques savent très bien que si une question semblable avait été posée par référendum à leur électorat, la réponse, dans 95% des pays, aurait aussi probablement été non. »

    L'Irish Independant note d'autre part que Charlie McCreevy a déclaré que le peuple irlandais ne doit pas avoir honte à propos de son vote : « Je n'ai jamais eu honte de défendre la façon dont nous avons mené l'affaire ici. Nous l'avons fait par référendum. C'est la démocratie. »

  • Demain, la Cour constitutionnelle allemande

    La Cour constitutionnelle allemande doit rendre son verdict demain sur la compatibilité du traité de Lisbonne avec la Constitution fédérale allemande.

    Selon la presse, les juges pourraient décider que le Parlement doive donner son accord pour toute nouvelle politique européenne qui serait décidée à la majorité qualifiée.

    La décision la plus hostile au traité que pourrait prendre la Cour serait de demander un référendum.

    C'est peu probable. Mais un sondage publié aujourd'hui par Open Europe et l'Institut pour la libre entreprise de Berlin indique que 77,3% des Allemands pensent qu'il devrait y avoir un référendum.

  • Snif

    "Mon jetage", a déclaré Christine Boutin sur Europe-1, "je l'ai appris à 20h sur TF1 avec tout mon cabinet". "On était là, on écoutait, on espérait", a-t-elle raconté, précisant qu'elle "pensait rester" suite à sa dernière conversation avec le Premier ministre mardi, avant le remaniement. La présidente du Parti chrétien-démocrate s'est dite "très choquée de voir que le Premier ministre n'a même pas pris le temps de (lui) passer un coup de fil" après l'annonce de son départ du gouvernement, estimant avoir été traitée avec ses collaborateurs de façon "inhumaine".

    Cela dit, elle a quand même bon espoir d'être recasée par ceux-là mêmes qui l'ont jetée : elle dit avoir été contactée par Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, "qui m'a fait un certain nombre de propositions qui me semblent intéressantes".

    Interrogée sur la possibilité de devenir ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, au Vatican, elle a qualifié cette piste d'"intéressante et sérieuse".

    (d'après l'AP)

  • Villepin et Hénin-Beaumont

    J'avais une certaine estime pour Dominique de Villepin, mais elle a subitement disparu ce matin, avec ses déclarations ubuesques de mauvais militant socialiste.

    Il a déclaré sur France 2 :

    "Ce qui se passe à Hénin-Beaumont, c'est d'abord la sanction d'une politique qui n'a pas fonctionné."

    Lorsqu'un maire est en prison, ce n'est pas parce que sa politique "n'a pas fonctionné".

    "Manifestement, les partis traditionnels n'ont pas été à la hauteur de la situation, ils se sont divisés, ils n'ont pas convaincu les habitants."

    Ce sont les socialistes qui sont très divisés, et non "les partis traditionnels". Où a-t-il vu que l'UMP était divisée ?

    "Il faut un sursaut, il faut faire en sorte que ce qui n'est à l'évidence pas une solution -la victoire du Front national- puisse être contré par la mobilisation de l'ensemble de la population."

    Les 39,34% qui ont voté FN ne font donc pas partie de la population. Ils seront heureux de l'entendre.

    La victoire du FN n'est pas une solution, mais la victoire d'un PS archi-divisé et corrompu est la solution.

    Adieu, M. Galouzeau.

  • Benoît XVI et les orthodoxes

    Extrait de l'allocution de Benoît à la délégation du patriarcat œcuménique de Constantinople venu à Rome pour la fête des saints Pierre et Paul et la clôture de l'année paulinienne.

    Par votre présence qui est signe de fraternité ecclésiale, vous nous rappelez notre engagement commun à la recherche de la pleine communion. Vous le savez déjà, mais j'ai plaisir aujourd'hui encore à confirmer que l'Eglise catholique entend contribuer de toutes les manières qui lui seront possibles au rétablissement de la pleine unité, en réponse à la volonté du Christ pour ses disciples et conservant en mémoire l'enseignement de Paul qui nous rappelle que nous avons été appelés « à une seule espérance ». Dans cette perspective, nous pouvons alors considérer avec confiance la bonne poursuite des travaux de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre les orthodoxes et les catholiques. Celle-ci se réunira au mois d'octobre prochain pour affronter un thème crucial pour les relations entre Orient et Occident, à savoir le « rôle de l'évêque de Rome dans la communion de l'Eglise au cours du premier millénaire ». L'étude de cet aspect s'avère en effet indispensable pour pouvoir approfondir globalement cette question dans le cadre actuel de la recherche de la pleine communion. Cette commission, qui a déjà accompli un important travail, sera généreusement reçue par l'Eglise orthodoxe de Chypre à laquelle nous exprimons dès maintenant toute notre gratitude car l'accueil fraternel et le climat de prière qui entoureront nos conversations ne pourront que faciliter notre tâche et la compréhension réciproque.

    Je désire que les participants au dialogue catholique-orthodoxe sachent que mes prières les accompagnent et que ce dialogue a l'entier soutien de l'Eglise catholique. De tout cœur, je souhaite que les incompréhensions et les tensions rencontrées parmi les délégués orthodoxes lors des dernières sessions plénières de cette commission soient surmontées dans l'amour fraternel de sorte que ce dialogue soit plus amplement représentatif de l'orthodoxie.

  • « L'amour du Christ nous possède »

    Extrait de l'allocution de Benoît XVI, hier, avant l'Angélus.

    L'apôtre Paul constitue un modèle splendide à imiter [par les prêtres] non pas tant dans sa vie concrète - qui a été en effet extraordinaire - mais dans l'amour du Christ, dans le zèle pour annoncer l'Evangile, dans le dévouement aux communautés, dans l'élaboration de synthèses efficaces de théologie pastorale. Saint Paul est un exemple de prêtre totalement identifié à son ministère - comme le sera aussi le saint curé d'Ars -, conscient de porter un trésor inestimable, c'est-à-dire le message du salut, mais de le porter dans un « vase d'argile » (cf. 2 Cor 4,7) ; c'est pourquoi il est fort et humble en même temps, intimement persuadé que tout est du mérite de Dieu, tout est de sa grâce. « L'amour du Christ nous possède », écrit l'Apôtre, et ceci peut bien être la devise de tout prêtre, que l'Esprit « saisit » (cf. Ac 20,22) pour faire de lui un administrateur fidèle des mystères de Dieu (cf. 1 Cor 4,1-2): le prêtre doit être entièrement du Christ et entièrement de l'Eglise, à laquelle il est appelé à se dévouer avec un amour sans partage, comme un époux fidèle envers son épouse.

  • Saints Pierre et Paul

    Le Christ a pêché Simon le pêcheur ; depuis lors, en guise de poissons, Simon pêche les hommes, les amenant à la vie. Il a jeté son filet sur Rome même, et l'a retiré plein ; il a lié la lionne ainsi qu'une brebis, l'amenant à l'Eglise; et elle aussitôt, prenant les idoles en horreur, tourna le dos à ces ouvrages de main d'homme et adora la croix du Sauveur. Béni, ô vous qui fîtes choix des Apôtres et glorifiez leur nom !

    Combien douce fut la parole de Jésus à Simon fait prince de ses frères, lorsqu'il lui disait, le créant Pontife : « Je t'établis sur ma maison et te confie mon trésor céleste ; en tes mains sont les clefs du ciel et de l'abîme. Si tu lies, je lierai moi aussi ; quand tu délieras, je le ferai avec toi ; prie pour les pécheurs, tu seras exaucé !

    « Si tu m'aimes, Simon fils de Jean, pais mes brebis ; restaure par la foi ceux qu'a brisés l'erreur, guéris les malades par la vertu du remède des cieux, avec la croix chasse les loups et rassemble les agneaux au bercail de la vie. Alors les célestes phalanges crieront dans les hauteurs : Béni soit celui qui a magnifié son Eglise ! »

    Devant celui qui vous a choisis présentez-vous, ô Apôtres : suppliez-le que schismes et querelles cessent enfin dans l'Eglise et parmi des frères ; car les sophistes, hélas ! nous assiègent, obscurcissant la foi de leurs arguties. Seigneur, l'Eglise dans laquelle votre parole a été annoncée, qu'elle soit le creuset éprouvant tout discours comme la fournaise éprouve l'or ; et que vos prêtres chantent ici-bas, dans la pureté de la foi : Béni soit celui qui a magnifié son Eglise !

    (Liturgie syrienne. Cité par Dom Guréanger)

  • 4e dimanche après la Pentecôte

    L'évangile est celui de la première pêche miraculeuse, que saint Luc est seul à raconter. Elle donne tout son sens à la fin de l'histoire, que rapportent aussi Matthieu et Marc, quand Jésus dit à Pierre et à Simon qu'ils deviendront pêcheurs d'hommes, et qu'ils le suivent.

    L'attitude de Pierre montre qu'il a perçu en profondeur la signification de la pêche miraculeuse : la présence divine, qui le remplit d'effroi. « Eloigne-toi de moi, Seigneur, je suis un homme pécheur. »

    « N'aie pas peur », lui répond Jésus. « Désormais, ce sont des hommes que tu prendras. »

    Il est intéressant de noter que le verbe grec est zogreo, qui veut dire « prendre vivant », et qui a aussi pour sens « rendre à la vie ».

    Car c'est bien ce que feront les apôtres après la Pentecôte, et l'Eglise après eux : prendre les hommes pour les « rendre à la vie ». Par le baptême... dans l'eau, et l'Esprit.

  • Pavot afghan : les Américains arrêtent la « triste plaisanterie »

    L'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, a déclaré en marge de la réunion du G-8 à Trieste que les Etats-Unis ont décidé de ne plus financer les programmes d'éradication du pavot en Afghanistan :
    "L'éradication, c'est de l'argent jeté par les fenêtres... On a peut-être détruit des hectares (de pavot), mais ça n'a fait qu'aider les talibans. Cela poussait les gens dans les bras des talibans."

    Malgré les millions de dollars consacrés à ces programmes, la production de drogue a considérablement augmenté. Selon des statistiques de l'Onu, la production afghane d'opiacés a été multipliée par plus de 40 depuis la chute des talibans. Elle représente 93% de la production mondiale d'héroïne.

    Antonio Maria Costa, directeur de l'Office de l'Onu pour le contrôle des drogues et la répression du crime, a déclaré à Reuters que la stratégie d'éradication américaine s'était réduite à "une triste plaisanterie" : "Triste, parce que beaucoup de policiers et de soldats afghans ont été tués et qu'on n'a éradiqué qu'environ 5.000 hectares, soit à peu près trois pour cent du volume."

  • Un nouveau parti centriste…

    Le sénateur Jean Arthuis, ancien ministre de l'Economie, a été élu président d'un nouveau parti, "Alliance centriste", lors du congrès fondateur du mouvement qui a lieu aujourd'hui à Paris.

    Ce parti s'inscrit dans le prolongement de l'association "Rassembler les centristes" lancée en novembre par Jean Arthuis, dirigeant de l'UDF qui n'avait rejoint ni le MoDem ni le Nouveau Centre.

    L'article premier des statuts du nouveau parti précise que "sa durée est conditionnée par sa vocation à promouvoir l'unification des formations centristes".

    Comme les créations de nouveaux partis censés unifier les partis d'une même mouvance ont toujours (forcément) échoué, on lui prédit une longue vie (s'il réussit à vivre)...

  • « Le Liban d’abord » : Saad Hariri Premier ministre

    Comme prévu, le président de la République libanaise Michel Sleiman a nommé Saad Hariri Premier ministre.

    On constate que 86 députés sur 128 s'étaient prononcés en faveur de Hariri : les 71 députés de la majorité, ainsi que les chiites du mouvement Amal de Nabih Berri (lequel a été réélu jeudi président de l'Assemblée pour la cinquième fois consécutive).

    Le quotidien L'Orient Le Jour se félicite de ce que le plus important groupe parlementaire se soit intitulé « Le Liban d'abord », qui était l'étiquette sous laquelle s'étaient présentés les candidats chrétiens, sunnites, druzes, chiites, de « l'alliance du 14 mars » ou « courant du futur ».

    Reste maintenant à Saad Hariri à constituer un gouvernement viable qui ne soit pas paralysé par le Hezbollah, ce qui relève de la mission impossible...

  • Non à la faucille et au marteau

    A la veille de l'anniversaire de l'exécution de Milada Horakova par le régime communiste en 1950, 15 étudiants tchèques ont enveloppé de bandages la faucille et le marteau du mémorial de l'Armée rouge à Brno, qui commémore la libération de la ville (des nazis) en 1945.

    « Nous ne voulons pas que les symboles du mal et de la souffrance, les symboles du communisme, reviennent où que ce soit et quand que ce soit après 20 ans de liberté », a expliqué l'organisateur de la manifestation, Michal Dolezel.

    Imitant le rituel utilisé pour fleurir le mémorial, les étudiants se sont approchés deux par deux et ont déroulé les bandages, qui servent à « guérir les blessures ».

    Une pétition intitulée « Non aux nouveaux symboles de l'ancien totalitarisme » avait été signée par 1.400 personnes. Mais, le mois dernier, les autorités régionales ont décidé que la faucille et le marteau resteraient sur le mémorial. Toutefois, la municipalité prépare une demande visant à retirer au mémorial son statut de « patrimoine », ce qui permettrait de le modifier.

  • Florence Cassez : le Mexique explique

    Mexico avait accepté d'étudier avec Paris un éventuel transfèrement de Florence Cassez, la Française condamnée au Mexique à 60 ans de prison pour des enlèvements qu'elle nie, afin de préserver le succès de la visite du président français en mars dernier, a-t-on indiqué vendredi de source diplomatique mexicaine.

    Lors de sa visite d'Etat au Mexique, début mars dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé avec son homologue Felipe Calderon la constitution d'une commission juridique binationale pour étudier les possibilités d'un transfert. Cette étude se situait dans le cadre d'un traité international, la Convention de Strasbourg, à laquelle les deux pays adhèrent.

    "La création de cette commission binationale a permis une issue élégante à la visite du président Sarkozy. Politiquement, ç'aurait été un échec si elle s'était terminée sur un refus" dans ce dossier, a-t-on ajouté de même source mexicaine.

    Le refus mexicain tient à "l'asymétrie des systèmes juridiques" des deux pays, a-t-on confirmé: une peine maximale de 30 ans prévue en France pour ce type d'enlèvement, avec des adaptations de peine qui n'existent pas au Mexique.

    Le refus a été annoncé le 22 juin par M. Calderon en personne, lors d'une déclaration spéciale aux médias, radio-télévisée en direct.

    Le gouvernement français a exprimé sa "déception" et regretté la manière "unilatérale" avec laquelle les Mexicains ont "mis fin aux travaux de la commission", et le caractère "unilatéral" de l'annonce du refus par M. Calderon.

    "Les deux parties étaient convenues que le travail de la commission était terminé", et les autorités françaises "ont été informées avant l'allocution du président Calderon", a-t-on encore affirmé de même source mexicaine.

    (AFP)

  • «Tous les blancs sont racistes»

    «Tous les blancs sont racistes» : c'est la théorie enseignée aux nouveaux étudiants de l'Université du Delaware au cours d'un stage obligatoire de sensibilisation à la diversité. Ils doivent en effet apprendre notamment ceci :

    3663155810_931f6ba078_o.png
    RACISTE : Quelqu'un qui est privilégié et conditionné sur la base de la race par un système suprémaciste blanc. Ce terme s'applique à tous les blancs (d'origine européenne) vivant aux États-Unis, quels que soient leur classe, leur sexe, leur religion, leur culture ou leur sexualité. De par cette définition, les gens de couleur ne peuvent pas être racistes, parce qu'ils n'ont pas le pouvoir de soutenir leurs préjugés, leurs actes d'hostilité ou de discrimination.

    RACISME INVERSÉ : Une expression créée et utilisée par les blancs pour nier leurs privilèges (...) Aux États-Unis, il ne peut pas y avoir pas de racisme inversé.

    À la demande de certains étudiants et de leurs familles, la Foundation for Individual Rights in Education a déposé une plainte auprès de l'Université du Delaware, qui a accepté de suspendre le programme - à titre temporaire.

    (François Desouche)

  • Subventions

    Ne pas donner de subvention à un projet « culturel » qui n'intéresse personne, c'est de la « censure »...

    (Libé-Lyon, via François Desouche)

  • Christian Vanneste fait saisir Act Up et SOS Homophobie

    Sous le titre « Quelques remarques innocentes à la veille d'une gay pride », Christian Vanneste faisait savoir hier sur son blog qu'il a fait saisir les comptes d'Act Up et les biens immobiliers de SOS Homophobie qui tardent à lui rembourser les 3.000 euros qu'il avait été condamné de verser à chacun de ces lobbies, avant que la Cour de cassation annule le procès (c'était le 12 novembre).

  • La télévision catholique au… Pakistan

    Les autorités pakistanaises ne donnent pas de licence aux radios ou télévisions catholiques, mais deux expériences de télévision catholique sont néanmoins en cours. L'une dans une paroisse de Lahore, qui émet à dix kilomètres à la ronde, l'autre sur internet.

    Elles ont obtenu « de bons résultats en très peu de temps », dit l'archevêque de Lahore et président du Centre national pour les communications sociales de la conférence épiscopale du Pakistan, Mgr Lawrence Saldanha.

    A lire sur Zenit.

  • Quem terra, pontus, sidera colunt

    Quem terra, pontus, sidera,
    Colunt, adorant, prædicant,
    Trinam regentem machinam
    Claustrum Mariæ bajulat.

    Cui luna, sol et omnia
    Deserviunt per tempora,
    Perfusa cæli gratia,
    Gestant puellæ viscera.

    Beata Mater munere,
    Cujus, supernus Artifex
    Mundum pugillo continens,
    Ventris sub arca clausus est.

    Beata cæli nuntio,
    Fecunda Sancto Spiritu,
    Desideratus gentibus,
    Cujus per alvum fusus est.

    Jesu, tibi sit gloria,
    Qui natus es de Virgine,
    Cum Patre, et almo Spiritu,
    In sempiterna sæcula. Amen.

    Celui que la machine ronde
    Adore et loue à pleines voix,
    Qui gouverne et remplit le ciel, la terre, et l'onde,
    Marie en soi l'enferme, et l'y porte neuf mois.

    Ce grand roi, que de la nature
    Servent l'un et l'autre flambeau,
    D'un flanc que de la grâce un doux torrent épure
    Devient l'enflure sainte et le sacré fardeau.

    O mère en bonheur sans égale,
    De qui l'artisan souverain
    Daigne souffrir neuf mois la prison virginale,
    Lui qui tient l'univers tout entier en sa main ;

    Qu'heureuse te rend ce message
    Que suivent tes soumissions,
    Par qui le Saint-Esprit forme en toi ce cher gage,
    Ce Fils, ce desiré de tant de nations !

    Gloire à toi, merveille suprême,
    Dieu par une vierge enfanté !
    Même gloire à ton Père, au Saint-Esprit la même,
    Et durant tous les temps et dans l'éternité !

    (Hymne des matines de l'office de la Sainte Vierge, de Venance Fortunat, traduction Pierre Corneille)

  • Gollnisch contre-attaque

    Suite à l'arrêt de la Cour de cassation qui a annulé le procès en sorcellerie contre Bruno Gollnisch, celui-ci a tenu une conférence de presse, dans laquelle il a analysé toute l'affaire et annoncé les suites qu'il entend lui donner.

    "Un homme sali durant des années, persécuté, proscrit de l'Université qu'il a toujours servie avec honneur et dignité, condamné à une sanction infamante et à des dommages intérêts pharamineux au profit d'associations stipendiées, et, en regard, une décision émanant certes de la juridiction suprême, mais dix fois, cent fois, moins médiatisée que ne l'avaient été les accusations portées contre l'intéressé. Après laquelle on irait dire : "Circulez, il n'y a plus rien à voir". Ce serait trop facile ! Cette affaire appelle donc un certain nombre de suites, médiatiques, légales, académiques et politiques.

    Lire la suite