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14 mai 2008
On a retrouvé César
Un buste grandeur nature en marbre de Jules César a été découvert dans le Rhône en Arles, ville que l'empereur avait fondée en 46 avant Jésus-Christ. Une centaine d’objets ont été mises au jour sur le même site.
Le buste, au nez un peu cassé, est « la plus ancienne représentation aujourd'hui connue de César », souligne le ministère de la Culture. « C'est le seul buste connu du vivant de César, sauf le masque de Turin réalisé juste avant ou juste après sa mort », précise à l’AFP Luc Long, le conservateur en chef du patrimoine au Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm).
« J'émets l'hypothèse que le buste de César a été précipité dans le fleuve après son assassinat, car il ne faisait pas bon alors être considéré comme un de ses partisans. A Rome, on ne trouve pas de statues de César datant de son vivant: elles sont toutes posthumes », ajoute-t-il.
La découverte a été annoncée mardi soir, mais le buste a été trouvé par un membre de l'équipe lors d'une campagne menée d'août à début octobre 2007 sur la rive droite du Rhône.
16:59 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
UMP : la fronde des députés ne cesse de grandir
Au lendemain de la séance de l’Assemblée nationale où nombre de députés UMP ont boudé le vote sur la loi OGM, avec la conséquence que l’on sait (le vote d’une motion de procédure communiste), la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, saisie pour avis sur le projet de loi sur la réforme des institutions, a rejeté le texte, par quatre voix contre trois.
Trois députés UMP, dont le président de la commission Axel Poniatowski, ont voté pour le projet mais trois autres : Jacques Myard, Hervé de Charette et Roland Blum, ainsi qu'un député PCF, ont voté contre.
Tentant de minimiser ce rejet, Axel Poniatowski a notamment expliqué à l’AFP : « Les députés sont gênés par un certain nombre de points de blocage comme la suppression du référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne. »
Jean-François Copé a lui aussi déclaré que les membres de la commission avaient voulu exprimer « leurs interrogations » sur la disparition du référendum obligatoire.
Bref, le coup de la suppression du référendum sur l’adhésion de la Turquie leur reste en travers de la gorge…
De son côté, la commission des Lois de l'Assemblée nationale a adopté (par un vote des seuls députés UMP, le PS votant contre) un amendement au projet de réforme des institutions autorisant le président de la République à s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
Sarkozy voulait que le président puisse s’exprimer devant chaque assemblée. Il avait fini par accepter que ce soit devant les assemblées ou devant le Congrès. Les députés UMP de la commission des lois ont dit : ce sera seulement devant le Congrès…
En outre, la commission des Lois a adopté un amendement qui supprime du projet le transfert au président de la République des compétences du Premier ministre en matière de défense. La gauche est contre ce transfert, mais de nombreux députés UMP le sont aussi…
Addendum. Les députés UMP ont fait adopter deux amendements socialistes: l'un limite strictement le cumul des mandats des ministres, l'autre supprime l'obligation explicitement voulue par Sarkozy de fixer un nombre maximum de ministres.
L'un des tout derniers amendements adoptés a été celui du rapporteur UMP du projet de loi, Jean-Luc Warsmann, rendant obligatoire un référendum pour l'adhésion à l'Union européenne de pays représentant au moins 5% de la population de l'Union. Une périphrase qui désigne hypocritement la Turquie...
La commission des lois a adopté vers minuit le texte ainsi amendé, sans les voix du PS. La discussion du projet devrait commencer le 20 mai en séance plénière.
16:57 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Du nouveau sur la « bavure »
Le parquet de Grasse a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire pour faire la lumière sur les causes du décès d’Abdelakim Ajimi.
Le procureur a déclaré que les conclusions de l’autopsie « ne sont pas décisives ». Les médecins légistes excluent que le jeune homme soit mort d’éventuels coups portés par les policiers, mais ils évoquent « de possibles signes asphyxiques » ainsi qu’une « possible pathologie cardiaque » non décelée auparavant. Il a ajouté : « L’interpellation menée par les policiers était justifiée, les techniques d’interpellation étaient justifiées. Ces techniques, qui sont traumatisantes, ont-elles été maîtrisées ? Tout est question de mesure et de dosage. C’est une question à laquelle devra répondre l’instruction. »
L’UNSA-Police souhaite également que « toute la lumière soit faite ». Le syndicat tient à rappeler le « caractère obligatoire » de l’interpellation d’Abdelakim Ajimi « au regard des troubles manifestement causés à l’ordre public et de la résistance très déterminée opposée aux agents qui ont dû employer la force pour parvenir à une maîtrise de la situation selon les techniques policières réglementaires ». (Un policier a eu la clavicule cassée et une épaule démise...)
D’autre part, le procureur a fait savoir qu’il allait recevoir le consul général de Tunisie, et que le parquet de Tunis avait également ouvert une enquête...
11:58 Publié dans Banlieues, Justice, Police | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
Un rideau de fumée
Communiqué de Jean-Marie Le Pen
L’agitation autour du projet de loi OGM n’est qu’un rideau de fumée destiné à faire croire aux citoyens que le Parlement sert encore à quelque chose.
L’épisode pittoresque mais sans lendemain de la motion de procédure est du même acabit que l’impromptu Koscisuko-Morizet d’il y a un mois.
Le projet de loi OGM n’est rien d’autre que la transposition des directives européennes 98/81 et 2001/18.
Il sera donc adopté, parce que Bruxelles l’exige.
Si les prétendus opposants à ce texte étaient cohérents, ils dénonceraient la dictature européenne. Mais ils s’en gardent bien. Ils se contentent de jouer aux rebelles d’opérette dans ce dérisoire théâtre d’ombres qu’est devenu le Parlement français.
11:43 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le pen
Dérisoire
Le vote à une voix de majorité de la motion de procédure communiste, hier à l’Assemblée nationale, fait naturellement les délices de la presse. Jean-François Copé n’a pas réussi à mobiliser ses troupes, et le « vote solennel » du projet de loi OGM, dans un hémicycle dégarni, a tourné en eau de boudin.
Les éditorialistes ne vont pas plus loin que la mousse politicienne, dont ils se repaissent à satiété.
Mais tout cela est dérisoire. Le gouvernement a aussitôt convoqué la commission mixte paritaire, qui se réunira dès cet après-midi. La commission arrêtera un texte, celui qui a été voté au Sénat, et les deux chambres le voteront à la fin du mois.
Ce texte sera voté, parce qu’il s’agit purement et simplement de la transposition de deux directives européennes, et que la France, soumise à l’Europe, n’a pas d’autre choix que de les adopter. Ces directives sont déjà anciennes et Bruxelles fait pression depuis longtemps pour qu’elles soient appliquées en France.
Curieusement, les commentateurs se taisent sur ce fait capital. Le Parlement français n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions de la Commission européenne. Mais il faut le cacher aux Français. Alors on invente des saynètes dérisoires pour faire croire que les députés ont un rôle décisif.
On est en plein dans la politique des apparences, apanage de la présidence Sarkozy.
Puisqu’on est dans l’anecdote, signalons en une qui ne doit pas faire rire le président. Le 2 avril, l’Assemblée nationale adoptait, par 32 voix contre 30 (sic), un amendement du communiste André Chassaigne. « Ce Chassaigne, je l’aime bien ! », aurait alors dit Nicolas Sarkozy. Mais ce vote allait provoquer la zizanie au sein du gouvernement, avec Nathalie Kosciusko-Morizet accusant notamment Jean-Louis Borloo d’être entré « dans un concours de lâcheté » avec Jean-François Copé. Non seulement il n’y avait qu’une poignée de députés à l’Assemblée, mais parmi les 32 qui avaient voté l’amendement Chassaigne, il y avait 3 UMP... La motion de procédure qui provoque un nouveau psychodrame dans la majorité émanait également d’André Chassaigne. Il n’est pas certain que Nicolas Sarkozy l’aime toujours aussi bien...
11:41 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Mgr Soro a rejoint l’unité catholique
La veille et le jour de la Pentecôte a été scellée l’union entre le « diocèse apostolique catholique assyrien » de Mar Bawai Soro et l’Eglise chaldéenne. Les quatre paroisses et les deux missions assyriennes de Mgr Soro en Californie sont désormais sous la juridiction de l’évêque chaldéen de Californie Mar Sarhad Jammo. Les autres paroisses seront intégrées aux diocèses sur le territoire desquels elles se trouvent. Ainsi a heureusement abouti le processus d’union à l’Eglise catholique que l’évêque assyrien préparait de longue date.
11:40 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Célébrer partout la messe dans la « forme extraordinaire »...
Dans un DVD de la Fraternité Saint Pierre, le cardinal Castrillon Hoyos, président de la Commission Ecclesia Dei, explique que la « forme extraordinaire » du rite romain est un don à toute l’Eglise, pas seulement aux traditionalistes. En conséquence, même quand il n’y a pas de demande spécifique, les prêtres doivent la rendre accessible, car « le Saint-Père veut que cette forme de la Messe devienne normale dans les paroisses ».
Dans une interview traduite par Eucharistie miséricordieuse, le cardinal Castrillon Hoyos répond à l’objection du manque de prêtres que « le mieux » est de célébrer une des messes dominicales selon l’ancien rite :
« S'il manque de prêtres dans un diocèse et que seuls trois ou quatre fidèles demandent le rite extraordinaire, le bon sens dit qu’il est difficile de satisfaire cette demande. Cependant, puisque l'intention, la mens du Pape est de concéder ce trésor pour le bien de l'Église, le mieux pour les endroits où il n’y a pas de prêtres, serait d’offrir une célébration selon le rite extraordinaire dans une des Messes dominicales paroissiales. Ce serait une Messe pour tous ; tous, même les jeunes générations, profiteraient de la richesse du rite extraordinaire, par exemple de ces instants de contemplation qui, dans le novus ordo, ont disparu. »
Et au sujet des « groupes stables » :
« C’est une question de bon sens : pourquoi faire un problème si les personnes qui demandent le rite viennent de paroisses différentes ? Si elles se réunissent et, ensemble, demandent une Messe, elles deviennent un groupe stable, même si elles ne se connaissaient pas au départ. Même le nombre est une question de bonne volonté. Dans certaines paroisses, en particulier à la campagne, les jours ouvrables, les personnes qui participent à la Messe ordinaire sont trois ou quatre et le même cas se produit dans de nombreuses maisons religieuses. Si ces trois personnes demandent la Messe ancienne, faut-il, d’un point de vue pastoral, la leur refuser ? »
On notera aussi sa réponse à propos d’un éventuel document d’éclaircissement du Motu Proprio : « C’est le cardinal Bertone qui l’a annoncé, et il a le droit de le faire. Mais moi qui suis un serviteur du Pape, je ne l'annoncerai que quand le Pape me dira de le faire. »
Et enfin ces bonnes confidences :
« À présent, j'ai deux fois plus de travail que dans la Congrégation du clergé. »
« Le 28 mars, j'ai reçu la lettre d'un évêque non catholique qui a décidé d'entrer dans l'Église catholique avec d’autres évêques et des prêtres qui célèbrent la Messe tridentine. »
11:22 Publié dans Benoît XVI, Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mercredi des Quatre Temps de Pentecôte
Reporte ton attention sur ces paroles: « Nul ne vient à mol, si mon Père ne l’attire ». Ne t’imagine pas que tu sois attiré malgré toi: l’âme est entraînée par l’amour. Il est des hommes qui pèsent le sens de toutes les paroles, et qui sont loin de comprendre toutes choses, surtout les choses de Dieu; mais nous n’avons nullement à craindre de les voir nous reprocher ce passage des saintes Ecritures qui se trouve dans l’Evangile, et nul d’entre eux ne nous dira « Comment puis-je croire par la volonté, si je suis attiré? », Car je le dis : ce n’est pas assez d’être attirés par volonté, nous le sommes encore par le plaisir. Qu’est-ce, en effet, qu’être entraîné par le plaisir? « Mets tes délices dans le Seigneur, et il remplira tous les désirs de ton cœur ». Le cœur qui éprouve la douceur du pain céleste ressent un véritable plaisir. Or, s’il est vrai de dire avec le poète [Virgile]: « Chacun est conduit par l’attrait de ses propres penchants »; non par la nécessité, mais par l’attrait du plaisir; non par le devoir, mais par la jouissance: à plus forte raison devons-nous dire que celui-là est attiré vers le Christ, qui trouve ses délices dans la vérité, la béatitude, la justice, l’éternelle vie; car le Christ est tout cela. Quand les sens corporels ont leurs plaisirs, les facultés de l’âme en seraient-elles dépourvues? Et si l’âme n’avait point de jouissances à elle, comment le Psalmiste aurait-il pu dire: « Les enfants des hommes espéreront à l’ombre de tes ailes; ils seront enivrés de l’abondance de ta maison; tu les abreuveras au torrent de tes délices; car, en toi est la source de la vie, et dans ta lumière nous verrons la lumière? » Donne-moi un homme qui aime Dieu, et il éprouvera la vérité de ce que je dis: donne-moi un homme rempli du désir et de la faim de ce pain céleste, engagé dans le désert de cette vie et dévoré par la soif de la justice, soupirant après la fontaine de l’éternelle patrie; donne-moi un tel homme, et il me comprendra.
(Saint Augustin, traité 26 sur saint Jean)
[Sur les Quatre Temps de Pentecôte, voir ma note de l’an dernier.]
06:26 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note














