Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Un « accord » au Liban

    La ligue arabe annonce avoir conclu un accord avec les différentes parties libanaises... au moment même où le Hezbollah fête sa victoire dans les rues...

    L’accord inclut une reprise du dialogue à Doha au Qatar, et... « la fin de la campagne de désobéissance civile de l’opposition », qui n’a plus de raison d’être depuis la capitulation du gouvernement.

    Les « questions de sécurité » seront abordées : « l’armée serait seule en charge de maintenir la sécurité » (ce qui répond en filigrane à la demande de la majorité que le Hezbollah s’engage à ne pas utiliser ses armes contre des Libanais).

    L’accord prévoit aussi l’élection à la présidence du chef de l’armée, le général Sleimane (ce qui est acquis depuis longtemps) et les discussions porteront sur les points qui ont empêché précisément l’élection du général jusqu’ici : l’élaboration d’un gouvernement d’union nationale et l’élaboration d’une nouvelle loi électorale.

    Le point positif est qu’il y a un « accord »...

  • L’OFCE et le plan Borloo des services à la personne

    L’ANSP (agence nationale des services à la personne) établissement public chargé de promouvoir ce secteur, annonce 81.000 créations d’emplois en 2005, 104.000 en 2006, 128.000 en 2007, pour un total de 1,9 million de salariés dans les services à la personne. « En équivalent temps plein, ce sont 121.000 nouveaux emplois qui ont été créés. »

    Mais le plan Borloo, appliqué à partir du 1er janvier 2006, avait pour objectif la création de 500.000 emplois en trois ans. On en est donc très loin.

    En outre, l’OFCE considère que l’ANSP surestime les créations d’emploi, car le nombre total de salariés était de 1,45 million au 2e trimestre 2006, et ne pouvait donc être de 1,76 million sur l’année 2006 comme l’affirme l’ANSP.

    En janvier dernier, l’INSEE avait estimé le nombre de salariés employés par des particuliers, en 2006, à plus d’1,6 million, donc entre les deux, mais avait surtout souligné qu’il s’agissait d’une majorité de femmes au salaire très faible, inférieur, dans la moitié des cas, à 1.666 euros nets... par an.

    Cela veut dire qu’il s’agit souvent d’emplois à temps très partiel. Et l’OFCE souligne que ces personnes ont souvent d’autres emplois dans d’autres secteurs, et qu’il faut donc faire attention à ne pas tout mélanger.

    L’INSEE, ayant intégré ces données, estime que ce secteur représente environ 5% de l’emploi marchand, et contribue pour environ un quart à l’ensemble des créations d’emplois marchands, soit... 42.300 personnes entre le 2e trimestre 2005 et le 2e trimestre 2006. Et comme il s’agit d’emplois à temps très partiel, le solde en équivalent temps plein est de... 14.700 emplois sur cette période.

    L’ANSP proteste que si la moyenne était de 12-13 heures en 2006, elle est montée à 18 heures en 2007.

    Quoi qu’il en soit, les « 500.000 emplois en trois ans » relevaient de l’utopie. Ce qui n’étonnera personne.

  • Le foie gras à Chicago

    Le conseil municipal de Chicago a annulé l’interdiction de la vente du foie gras dans les restaurants. Par 37 voix contre 6.

    Cette interdiction avait été votée il y a deux ans par le même conseil municipal de Chicago, par 41 voix contre 1.

  • Le retour des marins pêcheurs

    Des marins pêcheurs bloquent le port des Sables-d’Olonne depuis le 10 mai. Mardi, ils ont contraint le président du comité local des pêches, Jean Garnier, à démissionner, et ils l’ont remplacé hier par un président intérimaire. Jean Garnier avait condamné ce mouvement « minoritaire » et lancé « sauvagement ».

    Dans le même temps, les patrons de pêche de La Rochelle ont également commencé à bloquer leur port.

    Les pêcheurs de Saint-Malo se réunissent aujourd’hui et pourraient décider une action similaire.

    On se souvient comment Nicolas Sarkozy avait « réglé le problème » en allant au Guilvinec. Il n’avait évidemment rien réglé du tout, et le « plan Barnier », qui est vide, consiste d’abord, en sous main, à acheter la paix. « Le plan Barnier est parti en lambeaux. Ce n’est plus que du clientélisme avec une caisse où l’on puise de temps en temps pour calmer ceux qui rouspètent le plus. », disait Philippe Le Moigne il y a deux mois. Mais comme on vient de le voir aux Sables-d’Olonne, ça ne fonctionne pas éternellement...

  • Les discriminations au futur antérieur

    L’Assemblée nationale a adopté hier le projet de loi qui transcrit cinq directives européennes contre les « discriminations », dans la version mise au point par la commission mixte paritaire Sénat-Assemblée.

    Les députés avaient adopté le projet de loi le 25 mars. Le 10 avril, le Sénat s’était permis d’y ajouter des amendements, concernant notamment la définition ubuesque des discriminations directes et indirectes. Au nom du gouvernement, Valérie Létard avait grondé les sénateurs et leur avait rappelé que si la France n’obéissait pas au doigt et à l’œil à la Commission européenne, celle-ci nous ferait condamner par la Cour de Justice européenne, et que cela coûterait cher, alors même que des procédures sont déjà engagées par la Commission contre la France qui a trop tardé à transcrire certaines de ces directives.

    Le Sénat ayant néanmoins voté ces amendements, il a fallu réunir la commission mixte paritaire. Ce qui a été fait mardi. Naturellement, la CMP a rétabli le texte initial, qui a donc été voté hier par l’Assemblée nationale et doit l’être aujourd’hui par le Sénat...

    Néanmoins, un « compromis » a été retenu, de façon à satisfaire à la fois les sénateurs et nos maîtres de Bruxelles. Les mots « ne le serait », qui avaient été supprimés par le Sénat, sont remplacés par « ne l’auront été ».

    Sic.

    Et voici la superbe explication d’Isabelle Vasseur, « rapporteure de la CMP » :

    « L'article premier définit les discriminations directes et indirectes. L'Assemblée nationale avait veillé en première lecture à assurer la conformité de ces définitions aux normes communautaires. Le Sénat s'était quant à lui interrogé sur leur formulation. Un débat a eu lieu sur ce point en CMP. La discrimination directe était définie à l’origine comme toute situation dans laquelle « une personne est traitée de manière moins favorable qu'une autre ne l'est, ne l'a été ou ne le serait dans une situation comparable ». Le Sénat a supprimé le conditionnel pour éviter tout procès d'intention et toute comparaison fictive. Ce faisant, il s’est éloigné de la lettre des directives. J’ai donc proposé à la commission mixte paritaire un compromis, qu'elle a accepté. Constitue désormais une discrimination directe la situation dans laquelle une personne est traitée de manière moins favorable qu'une autre ne l’est, ne l'a été « ou ne l'aura été » dans une situation comparable. Ce recours au futur antérieur présente l'avantage de prendre en considération les réserves du Sénat tout en préservant la dimension temporelle de la définition communautaire. »

    Ce que Valérie Létard a approuvé en ces termes :

    « En conservant la triple temporalité, la définition de la discrimination directe se conforme à la demande de la Commission européenne. »

    On retiendra ces deux phrases d’anthologie : « Le Sénat a supprimé le conditionnel pour éviter tout procès d'intention et toute comparaison fictive. Ce faisant, il s’est éloigné de la lettre des directives » : la lettre des directives est que la législation contre les discriminations doit permettre le procès d’intention et les comparaisons fictives.

    En revanche, la CMP n’a pas pu trouver de compromis acceptable par nos maîtres de Bruxelles sur la définition de la « discrimination indirecte », et a donc maintenu la version initiale :

    « La discrimination indirecte était quant à elle définie à l’origine – ce que l'Assemblée nationale a approuvé – comme toute disposition, critère ou pratique, neutre en apparence mais susceptible d'entraîner un désavantage particulier pour des personnes par rapport à d’autres. Redoutant là encore certaines dérives, le Sénat avait substitué aux mots « susceptible d'entraîner » le mot : « entraînant ». Mais en l’espèce, le risque de procès d'intention n'était pas avéré. Au contraire, la formulation communautaire – que la CMP a consacrée en votant le retour au texte de l'Assemblée nationale – permet une appréciation large de la notion de discrimination, au profit des victimes. »

    Une appréciation très large, en effet. Celle de la loi des suspects.

    Addendum. Le Sénat a voté le texte en début de soirée. Il est donc définitivement adopté.

  • L’UMP, parti totalitaire et bientôt unique ?

    Communiqué de Marine Le Pen

    La France va-t-elle voir son nom inscrit sur la liste des Etats « voyous » qui ne respectent pas les principes démocratiques et les droits de l’opposition ?

    La question se pose avec acuité au moment où le parti majoritaire fait bloc pour refuser toute introduction d’une dose de proportionnelle dans les modes  de scrutins.

    Après Jean-Pierre Raffarin qui dans une dialectique toute stalinienne défend “ le bipartisme” et “la logique de parti unique”, c’est Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale qui dans un entretien à Libération, rejette l’idée d’une dose de proportionnelle au scrutin législatif, arguant du fait que “les accords majoritaires permettent déjà aux petits partis d’être représentés et que ceux qui ne le sont pas sont ceux qui contestent nos institutions elles-mêmes”.

    Le Front National dénonce cette vision totalitaire du débat politique qui interdit toute expression pluraliste et prive illégitimement une partie des électeurs français d’une représentation parlementaire.

  • Liban : le gouvernement capitule

    Le gouvernement libanais a annulé les décisions qu’il avait prises concernant une enquête sur les télécommunications du Hezbollah, et la destitution du directeur de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth.

    Deux jours après le début des troubles, le gouvernement avait « confié » ces décisions à l’armée, laquelle les avait aussitôt « gelées ». Le Hezbollah exigeait qu’elles soient purement et simplement rapportées. Ce qui est fait :

    « Afin de faciliter les négociations de la délégation de la Ligue arabe et pour préserver l’unité nationale et la sécurité des citoyens, le gouvernement a décidé d’accepter la proposition du chef de l’armée et d’annuler les décisions », a déclaré le ministre de l’Information.

    La télévision du Hezbollah a annoncé triomphalement la nouvelle, et des tirs de joie ont éclaté dans Beyrouth.

  • National Hebdo N° 1243

    « Après la Shoah , l’esclavage ! L’abus de repentance nuit à la nation »

    Mon édito est sur ce thème.

    Anniversaire de Mai-68 oblige, Topoline s’intéresse à un sondage du Pèlerin sur ce qu’en pensent les jeunes d’aujourd’hui, et Marie-Claire Roy a retrouvé un « Katangais ».

    Michel Limier passe au crible les meneurs des « Indigènes de la République ».

    Alexandre Martin montre que l’industrie du luxe aussi se délocalise et que c’est très dommageable pour la France.

    Thibaud de la Tocnaye donne la position du Front national sur le problème libanais : soutien au gouvernement légitime, désarmement du Hezbollah qui est par ailleurs un acteur politique important dans le pays, rejet de toute présence étrangère directe ou indirecte.

    Wallerand de Saint Just s’est penché sur la « nouvelle déclaration de principes » du parti socialiste et en conclut qu’il s’agit d’un programme de boboïsation.

    Nicolas Gauthier examine « le fabuleux destin du cinéma de terroir », mâtiné d’une « revanche des prolétaires ».

  • Jeudi de Pentecôte

    Au sortir du nuage divin, le prophète dont la langue était tardive promulgua la loi écrite par le doigt de Dieu; guéri de son infirmité, il avait contemplé de l'œil de l'âme celui qui est, et il célébra dans des cantiques sacrés la science de l'Esprit qu'il avait reçu.

    Le grave et auguste Maître avait dit à ses disciples : « Ne vous séparez point, ô mes amis ! lorsque je serai assis sur le trône sublime de mon Père, je répandrai la grâce infinie de l'Esprit dans tout son éclat sur vous qui désirez la connaître. »

    Sa carrière étant terminée, le Verbe, fidèle à sa promesse, remplit leurs cœurs d'un doux recueillement. Ayant achevé son œuvre, il répand sur ses amis d'abord un souffle violent, bientôt des langues enflammées; lui le Christ, il leur donne l'Esprit et dégage ainsi sa parole.

    Le pouvoir divin dépasse toute borne; de gens illettrés il fait des orateurs, leur parole réduira les sophistes au silence, et semblable à un éclair éblouissant, l'Esprit enlèvera à leur nuit profonde des peuples innombrables.

    Cet Esprit tout-puissant, splendide, incorruptible, procédait de la lumière incréée, de la substance que le Père transmet au Fils; aujourd'hui, langue de feu dans Sion, il manifeste aux nations cette lumière qu'il puise dans la divinité.

    Et toi, ô Fils de Dieu qui as réuni deux natures, tu prépares le bain divin de la régénération; l'eau d'un tel bain s'est épanchée de ton côté, ô Verbe, et l'ardeur puissante de l'Esprit en est le sceau.

    Vous êtes les vrais serviteurs du Dieu souverain, vous qui adorez l'essence trois lois lumineuse. Le Christ met aujourd'hui la dernière main à son bienfait surnaturel, envoyant pour notre salut celui qu'exprime le feu, versant sur nous la grâce universelle de l'Esprit.

    Enfants de l'Eglise, fils de la lumière, recevez la rosée enflammée de l'Esprit, et par elle la rémission et l'affranchissement de vos péchés; car aujourd'hui la loi est sortie de Sion, la grâce du Saint-Esprit, sous la forme d'une langue de feu.

    Autrefois on entendit un concert d'instruments qui conviait les hommes à adorer la statue d'or inanimée; maintenant, c'est la grâce lumineuse du Paraclet qui les rend dignes de s'écrier: O Trinité unique, égale en pouvoir, sans commencement, nous te bénissons.

    (Hymne de la liturgie byzantine, de saint Jean Damascène)