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13 mai 2008

Serbie : les européistes n’ont pas encore gagné

Le parti démocratique de Serbie (DSS) de Vojislav Kostunica et le parti radical serbe (SRS) de Tomislav Nikolic ont conclu un projet d’accord fixant « les buts du nouveau gouvernement », annonce le porte-parole du DSS. Des entretiens sur la formation de ce gouvernement auront lieu demain avec le parti socialiste (SPS), ajoute-t-il.

Si ces trois formations s’entendent, elles auront la majorité absolue au Parlement et pourront donc voler la victoire au parti démocratique (DS) du président Boris Tadic, arrivé en tête des législatives.

Le DS annonce de son côté avoir entamé des consultations en vue de former un « gouvernement stable »...

18:02 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : serbie

L’Irlande du Nord unie contre l’avortement

C’est un fait sans précédent : les chefs des quatre principaux partis politiques d’Irlande du Nord ont écrit ensemble aux députés de Westminster pour dire leur opposition au projet d’étendre la loi sur l’avortement à l’Irlande du Nord.

La loi britannique sur l’avortement, qui date de 1967, ne s’applique pas à l’Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume Uni mais pas de la Grande-Bretagne). A l’occasion du vote de la loi sur la fécondation et l’embryologie, en seconde lecture à la chambre des Communes, qui devait commencer hier, un amendement pourrait y être ajouté, étendant le « bénéfice » de la loi de 1967 à l’Irlande du Nord (où l’avortement n’est autorisé qu’en cas de grave danger pour la vie de la mère).

Jeffrey Donaldson, député unioniste et président du groupe pro-vie au Parlement d’Irlande du Nord, disait que « ce serait utile que les quatre chefs écrivent à tous les députés pour réaffirmer cette position. » Voilà qui est fait. « C’est un message très fort que celui-là, souligne-t-il : quatre chefs politiques venant d'horizons politiques très divers, mais unis sur cette idée que nous ne voulons pas que la loi de 1967, avec toutes ses implications, soit imposée à l'Irlande du Nord. »

(Les deux principaux partis sont le Parti démocratique unioniste et le Sinn Fein. Les deux autres sont le parti unioniste d’Ulster et le parti social démocrate travailliste.)

17:53 Publié dans Culture de mort | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : irlande du nord

Pierre Simon

Jean-Louis Borloo, ès qualités de président du parti radical, « souhaite rendre hommage à Pierre Simon, l’homme de progrès et l’humaniste qui a consacré toute sa vie à l’amélioration de la condition humaine », qui a « su accompagner par ses actes et sa philosophie, l’évolution de notre société pour un avenir meilleur ». « Combattant inlassable aux côtés de Simone Veil et de Lucien Neuwirth pour faire évoluer notre pays en faveur du planning familial et de la contraception, il restera pour de nombreuses générations un homme de progrès. »

Pierre Simon, grand maître de la Grande Loge de France de 1969 à 1995, cofondateur du planning familial, est mort dimanche.

On trouvera ici (un grand merci à Philippe Edmond) quelques citations de ce haut personnage de la maçonnerie française.

Extraits (en commençant par l’affirmation claire et nette de la barbarie maçonnique, matérialiste, collectiviste et totalitaire, ouvertement revendiquée) :

« La vie comme matériau, tel est le principe de la lutte. La révision du concept de vie par la contraception transformera la société dans son intégralité [...]. Ce n’est pas la mère seule, c’est la collectivité tout entière qui porte l’enfant en son sein. C’est elle qui décide s’il doit être engendré, s’il doit vivre ou mourir. »

« La médecine doit façonner tous les jours un peu plus le visage et le destin des sociétés modernes. Cette intervention des médecins est rendue toujours plus nécessaire [...], les médecins, comme les autres scientifiques, doivent participer très concrètement au pouvoir. »

« La bataille de la contraception fut beaucoup plus longue et pénible que la lutte pour l’avortement. Une fois la contraception entrée dans les mœurs et reconnue par la loi Neuwirth, l’avortement fut examiné en son temps. L’avenir nous donna raison. Pour inverser une formule célèbre : nous avions gagné la guerre, il ne nous restait plus qu’à livrer une bataille. »

« Si vous retrouvez le texte de la Loi Neuwirth , où vous retrouverez des textes qui ont été plus libérateurs après comme celui de la Loi Veil lorsque nous avons eu à traiter de l’avortement, car ce fut aussi notre travail, vous trouverez que les attendus sont : physiologie, gynécologie libératoire dans la mesure où nous avons redéfini la gynécologie comme étant le refus de l’état donné et pour construire en même temps une physiologie avec un accompagnement mental. La femme, l’individu, reprenait conscience qu’il est le seul Maître de sa destinée en matière de vie et qu’il lui appartient de décider de donner ou de refuser la vie. C’est un choix qui implique une réflexion philosophique basée aussi sur la connaissance de la physiologie. »

« Tout ceci a commencé effectivement par l’accouchement sans douleur. Il a pu montrer, sur le plan philosophique, qu’il existe une interaction entre la sociologie et la physiologie humaine et que de là, transformant le concept de vie on en est arrivé justement à redéfinir la contraception qui était le premier acte. Elle fut suivie par la redéfinition de la sexualité qui n’était pas que procréatrice ce qui impliquait aussi un changement dans les mentalités donc une transformation de la population qui allait déboucher sur la révision de la Loi sur l’avortement avec Madame Veil. »

« J’ai été personnellement au Cabinet de Michel Poniatowski qui était ministre de la Santé , à la mort de Pompidou, où l’on préparait déjà la Loi qui devait devenir la Loi Veil. Giscard d’Estaing a effectivement pris à son compte cette loi, qui a été un des arguments majeurs de sa candidature. La loi sur l’avortement a été le point de départ d’autres dispositions de redéfinition du concept de vie. Cela nous a permis dans la suite de notre programme de passer à la procréation médicalement assistée ; il a fallu modifier un certain nombre de textes. Enfin avec notre ami le Sénateur Caillavet, mon Frère bien aimé, nous avons fait et créé l’association pour le droit de mourir dans la dignité. Cela impliquait que l’homme, depuis la naissance, depuis la conception jusqu’à la mort avait une participation dans laquelle son point de vue importait et prévalait sur celui des religions. »

« Dans la plupart des problèmes que nous envisageons ce sont les Frères de la Grande Loge de France qui ont été à l’origine des transformations législatives. »

Si on lit le nouveau livre de Xavier Martin, Régénérer l'espèce humaine. Utopie médicale et Lumières, on sera frappé de constater que ce que dit Pierre Simon sur la médecine et la physiologie vient directement des « philosophes » des « Lumières ». Comme disait samedi Sarkozy, « nous ne devons pas oublier l’humanisme et le philanthropisme du siècle des Lumières »...

16:53 Publié dans Culture de mort | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

Berlusconi

Silvio Berlusconi a tenu ce matin son discours de politique générale devant la chambre des députés italiens. Tout en rappelant qu’il n’avait « pas promis de miracles », il a énuméré ce qu’il voulait faire pour que le pays se relève, se redresse et progresse.

Faire progresser le pays, a-t-il dit notamment, « signifie consacrer de nouvelles et importantes dépenses au développement démographique ».

Un des leviers, a-t-il ajouté, sera d’« éradiquer les raisons matérielles de l’avortement ».

A propos de l’immigration, il a déclaré : « Se développer veut dire (...) être le patron dans notre maison mais être fier de notre traditionnel esprit d’accueil ».

Il n’en a pas dit davantage sur les mesures que le gouvernement met au point aujourd’hui même : elles visent notamment à créer un délit d’immigration clandestine et à faciliter les expulsions.

16:03 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : italie

Un nouveau fardeau sur le dos des enfants

Communiqué de Jean-Marie Le Pen

Le président de la République s’acharne sur les enfants de France. Après la mémoire obligatoire de la Shoah , voici la mémoire obligatoire de l’esclavage. Quelle sera la troisième repentance, le troisième fardeau de culpabilisation imposé aux enfants ?

Le chef de l’Etat fait de la France un bouc émissaire, que les écoliers doivent conspuer chaque année.

C’est la destruction de tout esprit national. Une école qui n’apprend pas aux enfants à être fiers de leur pays et de leurs ancêtres est une entreprise de subversion des principes d’éducation, et de la société. Car il n’y a pas de vie commune possible sans piété nationale.

15:38 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le pen

Liban

Le Parlement libanais devait se réunir aujourd’hui pour élire le président de la République. Naturellement , la réunion a été reportée. Pour la 19e fois. La prochaine date est le 10 juin... Elle sera avancée « au cas où nous arriverions à un résultat positif à travers le dialogue », a ajouté son président Nabih Berri.

Le bilan des violences s’élève à 61 morts et 198 blessés.

10:19 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban

Fillon et la Turquie

Les propos de François Fillon sur la Turquie et l’Union européenne, lors de sa visite à Chypre, sont un vrai modèle d’embrouille à la Sarkozy. En quelques phrases, il passe du refus de l’adhésion de la Turquie à l’acceptation de cette adhésion.

D’abord le coup de gueule bien senti contre la Turquie qui occupe la partie nord de Chypre :

« Nous ne pouvons imaginer qu’un pays puisse vouloir adhérer à l’Union européenne alors même que son armée occupe le territoire d’un autre pays de l’Union européenne. »

Puis l’opposition de principe :

« L’adhésion de la Turquie à l’Europe n’est pas la bonne solution. »

Immédiatement suivie de sa négation :

« Il existe encore aujourd’hui beaucoup trop d’obstacles à cette adhésion. Un partenariat privilégié entre l'Union européenne et ce grand pays qu'est la Turquie est une étape nécessaire. »

Il y a « encore aujourd’hui » trop d’obstacles. Si la Turquie les supprime, elle pourra adhérer. Mais surtout on relèvera la nouveauté introduite par François Fillon : le « partenariat privilégié » n’est plus l’alternative à l’adhésion, comme voulait le faire croire Nicolas Sarkozy : c’est une « étape » sur le chemin qui mène nécessairement à l’adhésion...

10:11 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : turquie

Le don de la réconciliation

Extrait de l’homélie de Benoît XVI pour la Pentecôte

L'Eglise réalise son service à la paix du Christ en particulier à travers sa présence et son action ordinaire parmi les hommes,  avec  la prédication de l'Evangile et avec les signes  d'amour et de miséricorde qui l'accompagnent (cf. Mc 16, 20). Parmi ces signes, il faut naturellement souligner principalement le sacrement de la réconciliation, que le Christ ressuscité institua au moment même où il fit don aux disciples de sa paix et de son Esprit. Comme nous l'avons entendu dans l'évangile, Jésus souffla sur les apôtres et dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus » (Jn 20, 21-23). Comme le don de la réconciliation, qui n'est malheureusement pas suffisamment compris, est important, car il pacifie les cœurs ! La paix du Christ ne se répand qu'à travers des cœurs renouvelés d'hommes et de femmes réconciliés et devenus serviteurs de la justice, prêts à diffuser la paix dans le monde grâce à la seule force de la vérité, sans jamais faire de compromis avec la mentalité du monde, car le monde ne peut pas donner la paix du Christ : voilà comment l'Eglise peut-être le ferment de cette réconciliation qui vient de Dieu. Elle ne peut l'être que si elle reste docile à l'Esprit et rend témoignage à  l'Evangile, que si elle porte la Croix comme Jésus et avec lui. C'est précisément ce que témoignent les saints et les saintes de chaque époque !

08:54 Publié dans Benoît XVI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

L’Eglise

Extrait de l’homélie de Benoît XVI pour la Pentecôte

« Societas Spiritus », société de l'Esprit : c'est ainsi que saint Augustin appelle l'Eglise dans l'un de ses sermons (71, 19, 32 : PL 38, 462). Mais avant lui, saint Irénée avait déjà formulé une vérité qu'il me plaît de rappeler ici : « Là où se trouve l'Eglise, se trouve l'Esprit de Dieu, et là où se trouve l'Esprit de Dieu, là se trouve l'Eglise et chaque grâce, et l'Esprit est la vérité ; s'éloigner de l'Eglise signifie refuser l'Esprit » et donc « s'exclure de la vie » (Adv Haer. III, 24, 1). A partir de l'événement de Pentecôte se manifeste pleinement cette union entre l'Esprit du Christ et son Corps mystique, c'est-à-dire l'Eglise. (...)

Lors de l'événement de la Pentecôte il apparaît clairement que l'Eglise est faite d'une multitude de langues et de cultures différentes ; dans la foi, celle-ci  peuvent se comprendre et se féconder réciproquement. Saint Luc veut clairement transmettre une idée fondamentale, c'est-à-dire qu'au moment même de sa naissance, l'Eglise est déjà « catholique », universelle. Elle parle dès le début toutes les langues, car l'Evangile qui lui est confié est destiné à tous les peuples, selon la volonté et le mandat du Christ ressuscité (cf. Mt 28, 19). L'Eglise qui naît lors de la Pentecôte n'est pas tout d'abord une communauté particulière - l'Eglise de Jérusalem - mais l'Eglise universelle, qui parle les langues de tous les peuples. De celle-ci naîtront ensuite d'autres communautés dans toutes les parties du monde, des Eglises particulières qui sont toutes et toujours des réalisations de la seule et unique Eglise du Christ. L'Eglise catholique n'est pas cependant une fédération d'Eglises, mais une réalité unique : la priorité ontologique revient à l'Eglise universelle. Une communauté qui ne serait pas catholique en ce sens ne serait même pas une Eglise.

A cet égard, il faut ajouter un autre aspect : celui de la vision théologique des Actes des Apôtres à propos du chemin de l'Eglise de Jérusalem jusqu'à Rome. Parmi les peuples représentés à Jérusalem le jour de la Pentecôte , Luc cite également les « Romains résidant ici » (Ac 2, 10). A cette époque, Rome était encore lointaine, « étrangère » pour l'Eglise naissante : elle était le symbole du monde païen en général. Mais la force de l'Esprit Saint guidera les pas des témoins « jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8), jusqu'à Rome. Le livre des Actes des Apôtres se termine précisément lorsque Paul, à travers un dessein providentiel, arrive dans la capitale de l'empire et y annonce l'Evangile (cf. Ac 28, 30-31). Ainsi, le chemin de la Parole de Dieu, commencé à Jérusalem, parvient à son but, car Rome représente le monde entier et incarne donc l'idée que Luc a de la catholicité. L'Eglise universelle, l'Eglise catholique, qui est la continuation du peuple de l'élection et qui en reprend l'histoire et la mission, s'est réalisée.

08:53 Publié dans Benoît XVI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Mardi de Pentecôte

Dans la lecture d’aujourd’hui, le Sauveur propose une similitude relative à son troupeau, et à la porte par laquelle on entre dans la bergerie. Que les païens disent : Nous vivons bien ! s’ils n’entrent point par la porte, à quoi leur sert ce dont ils se glorifient ? En effet, bien vivre doit servir à chacun à vivre toujours. Car à quoi cela lui sert-il de bien vivre, celui à qui il n’est pas donné de vivre toujours ? Evidemment, on ne peut pas dire qu’ils vivent bien, ceux qui sont assez aveugles pour ne pas voir la finalité de cette vie, ou assez orgueilleux pour ne pas s’en occuper. Quant à l’espérance vraie et certaine de vivre toujours, personne ne peut l’avoir s’il ne connaît préalablement la vie, qui est le Christ, et s’il n’entre dans la bergerie par la porte.

Les hommes dont nous parlons cherchent souvent aussi à persuader aux autres de bien vivre, sans être, pour cela, chrétiens. Ils veulent entrer par une autre porte, pour enlever les brebis et les tuer, et non, comme le pasteur, pour les conserver et les sauver. On a vu certains philosophes disserter subtilement sur les vertus et les vices; ils distinguaient , ils définissaient, ils établissaient des raisonnements très pointus, ils remplissaient des livres , ils vantaient leur sagesse à grand renfort de déclamations pompeuses; ils allaient jusqu’à dire aux hommes: Suivez-nous, entrez dans notre secte, si vous voulez vivre heureux. Mais ils n’étaient pas entrés par la porte; ils voulaient perdre, détruire et égorger.

Que dirai-je de ces autres ? Les Pharisiens lisaient les Ecritures, et ce qu’ils lisaient leur parlait du Christ; sa venue était l’objet de leurs espérances; il était au milieu d’eux, et ils ne le reconnaissaient pas; ils se vantaient d’être du nombre des voyants, c’est-à-dire du nombre des sages, ils refusaient de confesser le Christ et n’entraient point par la porte; eux aussi, par conséquent, s’ils parvenaient à séduire certains, c’était pour les égorger et les faire mourir, non pour les délivrer. Laissons-les donc pareillement de côté, pour savoir si ceux qui se glorifient de porter le nom de chrétiens entrent tous par la porte.

Ils sont innombrables ceux qui, non contents de se glorifier comme voyants, prétendent être regardés comme étant illuminés par le Christ, mais qui sont des hérétiques. Peut-être sont-ils entrés par la porte ? Non. Au dire de Sabellius, le Fils n’est autre que le Père; néanmoins, s’il est le Fils, il n’est pas le Père. Celui qui affirme que le Fils est le Père, n’entre point par la porte. Arius dit à son tour: Autre chose est le Père, autre chose est le Fils. Il s’exprimerait avec justesse, s’il disait: autre, et non autre chose. En disant: autre chose, il se met en contradiction avec celui qui a proféré ces paroles: « Mon Père et moi, nous sommes un ». Lui non plus n’entre point par la porte, puisqu’il parle du Christ, non dans le sens de la vérité, mais selon son sens propre. Tu profères un nom qui ne s’applique à aucune réalité. Il est évident que le nom de Christ doit s’appliquer à quelque chose de réel; crois donc à ce quelque chose, si tu veux que le nom de Christ ne soit point vide de sens. Un autre, venu je ne sais de quel pays, comme Photin, soutient que le Christ est un homme et qu’il n’est pas Dieu; celui-là n’entre pas. davantage par la porte, car le Christ est, en même temps, homme et Dieu. Mais il est inutile de citer un plus grand nombre d’erreurs; à quoi nous servirait d’énumérer tous les vains systèmes des hérétiques ? Tenez ceci pour certain: le bercail du Christ, c’est l’Eglise catholique; quiconque veut y pénétrer, doit passer par la porte et confesser hautement le vrai Christ, et il doit non seulement confesser le vrai Christ, mais chercher la gloire du Christ, et non la sienne propre; car en cherchant leur propre gloire, beaucoup ont plutôt dispersé les brebis du Sauveur, qu’ils ne les ont réunies ensemble. La porte, qui est le Seigneur Christ, ne s’élève pas bien haut; pour y passer, il faut s’abaisser, afin de pouvoir y entrer sans se blesser la tête. Celui qui s’élève au lieu de s’abaisser, veut escalader le mur; et celui qui escalade le mur, ne s’élève que pour tomber.

(Saint Augustin, traité 45 sur saint Jean)

06:00 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

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