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  • Le Père Atallah en France

    Le Père Naoum Atallah sera en France et donnera des conférences du 22 mai (au Centre Charlier) au 29 mai (à Bordeaux) en passant par Orange, Le Barroux, Nice et Saint-Lieux, à l’invitation de Chrétienté-Solidarité France-Liban.

    Ce sont des « soirées d’Amitié Française et de charité pour aider au maintien des chrétiens du Liban sur leur terre », et pour apporter particulièrement une aide aux enfants les plus démunis.

    Le père Atallah est un personnage haut en couleurs, passionnant, et qui respire la sainteté. Il vaut la peine d’être entendu, d’être approché, et d’être aidé dans ses missions.

    Toutes précisions sur le blog de Bernard Antony.

  • La vérité

    Pour suivre le voyage du pape aux Etats-Unis avant d’avoir les textes de ses discours, on se reportera, comme hier, à e-deo.

    Ce qui me frappe est son insistance sur la vérité, et sa façon d’amener son auditoire à prendre au sérieux le fait que la vérité est le Christ.

    Son discours aux représentants des autres religions était remarquable de ce point de vue. Benoît XVI commence par se féliciter de la tradition américaine d’entente et de liberté entre les fidèles des diverses religions, ainsi que des programmes de dialogue interreligieux et interculturel, puis il lâche que « le but plus large du dialogue est de découvrir la vérité » sur l’origine et la fin de l’humanité, le bien et le mal. Puis il dit que sur ce « forum du dialogue interreligieux » le christianisme apporte Jésus, « le Logos éternel qui est devenu chair pour réconcilier l’homme avec Dieu et révéler la raison profonde de toutes choses ». Et il ajoute que si nous voulons la paix, « nous devons aussi écouter attentivement la voix de la vérité ». « Notre dialogue ne doit pas s’arrêter à l’identification d’un ensemble commun de valeurs, mais doit continuer jusqu’à trouver leur fondement ultime. Nous n’avons pas de raison d’avoir peur, car la vérité dévoile pour nous la relation essentielle entre le monde et Dieu. Nous sommes capables de percevoir que la paix est un “don céleste“ qui nous presse à conformer l’histoire humaine à l’ordre divin. C’est-là que réside la “vérité de la paix“. »

    Dans son discours aux éducateurs catholiques, il proclame d’emblée que « d’abord et avant tout une institution éducative catholique est un lieu où rencontrer le Dieu vivant qui révèle en Jésus-Christ son amour et sa vérité transformante ».

    Cette « dynamique entre rencontre personnelle, savoir et témoignage chrétien fait partie de la diaconie de la vérité que l’Église exerce au sein de l’humanité ». « La révélation de Dieu offre à toute génération l’occasion de découvrir la vérité définitive sur sa propre vie et le but de l’histoire. » Et la vérité doit « imprégner chaque dimension de ces institutions », pour que l’Évangile guide l’étudiant comme l’enseignant « vers la vérité objective qui, en transcendant le particulier et le subjectif, pointe vers l’universel et l’absolu qui nous permet de proclamer avec confiance l’espérance qui ne déçoit pas ».

    Et bien entendu le pape revient ensuite sur l’articulation entre liberté et vérité :

    « La liberté n’est pas un désengagement [opting out]. C’est un engagement choisi [opting in] - une participation à l’Être lui-même. Ainsi la liberté authentique ne peut jamais être atteinte en se détournant de Dieu. Un tel choix manquerait finalement la vérité même dont nous avons besoin pour nous comprendre nous-mêmes. »

    Ce qui débouche sur la symphonie foi et raison, vérité et liberté :

    « C’est seulement dans la foi que la vérité devient incarnée et que la raison devient vraiment humaine, capable de diriger la volonté suivant la voie de la liberté. »

    « La vérité signifie plus que la connaissance : connaître la vérité nous mène à découvrir le bien. La vérité parle à l’individu dans son entièreté, l’invitant à répondre avec son être total. Cette vision optimiste se trouve dans notre foi chrétienne parce que cette foi s’est vue accordée la vision du Logos, la raison créatrice de Dieu, qui en l’Incarnation s’est révélée comme la Bonté elle-même. »

    Admirable.

    NB. Je vois que tous les textes des discours prononcés jusqu'à maintenant sont aujourd'hui sur le site du Vatican, en anglais, italien et espagnol. Espérons qu'ils soient aussi traduits en français, même si nous ne le méritons pas...

  • Toujours plus loin dans l'horreur

    Une étudiante en art de l’université Yale, Aliza Shvarts, a conçu une « installation », comme on dit maintenant, composée d’un cube pendu au plafond où, sur quatre côtés, défile une bande vidéo, avec au centre une peinture réalisée avec... le sang de ses avortements. La vidéo donne en boucle des images des dits avortements. Elle a également mélangé du sang (de même provenance) avec de la vaseline, et a placé cette substance entre deux feuilles de plastique qui enveloppent le cube.

    Aliza Shvartz raconte qu’elle s’est fait inséminer « aussi souvent que possible » de façon à devenir enceinte et a utilisé des « herbes » pour avorter et obtenir la matière de son œuvre.

    Totalement insensible à l’horreur de ses actes, elle précise que les donneurs de sperme ont subi des tests pour les maladies sexuellement transmissibles...

    (Lifenews, via François Desouche)

     

    1817883664.jpgAddendum. C'était ce qu'elle racontait. L'université Yale fait savoir que Aliza Shvarts n'a pas avorté pour créer son "œuvre", et que c'est toute l'histoire qu'elle a raconté qui était un "projet artistique".  Ce qui va dans le sens du combat pro-avortement de cette université, où depuis 2006 les étudiants en médecine doivent avoir une formation d'avorteur (et en 2007 a eu lieu une semaine entière de propagande pour l'avortement, avec diverses manifestations (dont un cours d'avortement pratique) et notamment un prêche enflammé d'Aliza Shvarts (photo).

    Bref, Aliza Shvarts n'a pas commis les atrocités qu'elle racontait, mais tout son "projet" n'en est pas moins une horreur. On retiendra que les responsables de l'université soutiennent sa démarche. Quant à elle, elle déclare : "Je crois que je crée un projet qui tient les promesses de ce que doit être l'art."

    (Merci à Jeanne Smits. Mais le mot anglais "hoax" se traduit en français par canular, mystification, farce, blague. Ce n'est pas le cas, hélas, car en tout état de cause il s'agit au moins d'une ignoble perversion de l'art.)

    751284166.jpgAddendum 2. J'avais constaté que ce n'était pas Aliza Shvarts qui démentait avoir avorté pour réaliser une œuvre d'art, mais un porte-parole de Yale. Aliza Shvarts a démenti ce démenti, et a répété qu'elle s'était réellement fait inséminer pour avorter. Le porte-parole de Yale a alors déclaré que ce démenti de l'"artiste" faisait également partie de l'œuvre, et que cela avait été également prévu dès le départ. Mais Aliza Shvarts a montré (photo) à des journalistes du Yale Dailynews la vidéo qui doit défiler sur le cube, où l'on voit une femme saigner dans une coupe. Du moins selon ce que disent ceux-ci...

    (Merci à Polydamas.) 

  • Un crachat slovène sur les chrétiens d’Irak

    La présidence slovène de l’Union européenne a rejeté la proposition allemande d’accorder un traitement préférentiel aux demandes d’asile de chrétiens d’Irak.

    « Je pense que le droit d’asile doit être accordé sans considération de religion ou de race », a déclaré le ministre slovène de l’Intérieur, Dragustin Mate.

    La Slovénie est un pays catholique. Mais quand on accède à la présidence de l’Union européenne, on adopte l’idéologie européiste et on l’applique sans faiblir. Pauvre Slovénie, que j’aime tant...

  • Ports : nouvelle grève suicidaire

    L’activité de plusieurs grands ports de commerce a de nouveau été ralentie ou paralysée hier par une grève contre la réforme des ports autonomes.

    L’activité portuaire est en fait affectée par le mouvement depuis lundi au Havre, à Rouen et à Marseille.

    Aujourd’hui, les grutiers du Havre et de Rouen sont en grève, et la CGT a lancé une grève reconductible à Marseille.

    Ces grèves « pèsent lourd sur l’activité et se répercutent sur l’activité du pays », constatent les organisations patronales.

    La CGT refuse le « plan de relance » des ports annoncé le 14 janvier par Nicolas Sarkozy, et qui doit être adopté au prochain conseil des ministres.

    (Sur le fond de l’affaire, voir ma note du 20 mars.)

  • Pauvre Muselier

    Renaud Muselier avait fait le sacrifice de ne pas devenir secrétaire d’Etat, il avait même fait le sacrifice de ne plus être premier adjoint du maire de Marseille. Pourquoi ? Parce qu’il était assuré d’avoir le poste de président de la communauté urbaine de Marseille.

    Or voilà que c’est le socialiste Eugène Caselli qui a été élu. Parce que des conseillers municipaux UMP, pour diverses raisons, n’ont pas voté pour Muselier...

    « Aujourd’hui, certains ont trahi, certains ont menti à leurs électeurs, certains se sont engagés dans un déni de démocratie », a tonné Muselier.

    Pourtant personne ne peut imaginer que des élus UMP mentent à leurs électeurs ou s’engagent dans des dénis de démocratie. Ça se saurait...

  • Liberté d’expression

    Un blogueur militant PS de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), Yves Poey (Flamberge), a été condamné pour diffamation envers Yves Jégo, alors député-maire de la localité et aujourd’hui sous-ministre à l’Outremer. Ce procès est inquiétant pour l’avenir des blogs politiques, car il montre que toute critique polémique, faite dans le feu d’une campagne électorale, peut être condamnée comme « diffamation », lorsqu’elle émane d’un simple blogueur (on remarque par exemple que le site de Marianne, qui reprenait les propos d’Yves Poey et en remettait une lourde couche, n’a pas été poursuivi ; ou que les « apparatchiks» du PS qui « grenouillaient depuis des lustres», enfin élus aux dernières élections, n'ont pas porté plante contre le Nouvel Observateur qui employait les mêmes mots).

    D’autre part ce procès montre quel genre de curieux démocrate est Yves Jégo, dont on rappellera que pendant la campagne présidentielle il était le conseiller de Nicolas Sarkozy sur les dossiers liés à internet...

    Le député-maire, secrétaire national de l’UMP et président de l'Epareca (Établissement public national d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux), avait en effet poursuivi le blogueur en diffamation pour l’avoir traité d’ « apparatchik » qui a « grenouillé » dans les « distributeurs d’emplois publics réservés ». Et il le poursuivait pour injure pour avoir laissé entendre qu’il ne connaissait pas « le tissu social et économique local ». Il demandait qu’Yves Poey soit condamné à 1 euro symbolique, aux dépens, et à « 3.000 euros de frais non répétibles » (autrement dit pour payer ses avocats...).

    Le tribunal n’a pas retenu l’« injure », tout de même, mais il a retenu la « diffamation » pour les mots « apparatchik » et « grenouillé ». Et il a "seulement" condamné le blogueur à 200 euros d’amende. (Yves Jégo en est donc pour ses frais...)

    Comme le remarque un lecteur de Flamberge, 200 euros, ça fait 100 euros le mot. Mais peut-être un des deux coûtait-il plus cher que l’autre. Il va falloir dresser le catalogue des mots, avec leur prix, pour savoir quels mots ne sont pas dans nos moyens...

    Petite note sur le mot apparatchik. Chacun sait qu’il est utilisé couramment dans la polémique politique pour désigner un adversaire membre important d’un appareil politique. Si Yves Jégo y voit de la diffamation, c’est qu’il veut prendre ce mot dans son sens strict de membre de l’appareil soviétique (et il y a des juges pour le suivre...). Mais c’est le même Yves Jégo qui avait réagi à l’appel « Pour une vigilance républicaine » en disant que c’était « exactement la méthode des procès staliniens ». Si l’on suit son raisonnement, il aurait dû être condamné en diffamation, car cette petite pique anti-Sarko signée par des gaullistes, des UDF, des socialistes, etc., n’avait évidemment rien à voir avec les procès staliniens, ni vaguement, ni surtout « exactement ».

    Dans son blog, Yves Jégo se félicite bien entendu du « verdict » (il est titulaire d’une maîtrise de droit mais ne sait pas que le mot verdict est réservé aux jugements des cours d’assise).  Et il souligne qu’un autre militant PS, soutien d’un candidat qui se présentait contre lui en Seine-et-Marne, « vient d'être mis en examen et renvoyé en correctionnel (sic) sur les mêmes motifs ». On ne dira pas qu’il s’agit de procès staliniens, puisqu’il se réserve l’expression. On dira seulement que faire taire ses opposants à coup de procès, c’est politiquement pitoyable.

  • Jubilate (suite et fin)

    Introibo in domum tuam in holocaustis ; reddam tibi vota mea, quæ distinxerunt labia mea :

    et locutum est os meum in tribulatione mea.

    Holocausta medullata offeram tibi, cum incenso arietum ; offeram tibi boves cum hircis.

    Venite, audite, et narrabo, omnes qui timetis Deum, quanta fecit animæ meæ.

    Ad ipsum ore meo clamavi, et exaltavi sub lingua mea.

    Iniquitatem si aspexi in corde meo, non exaudiet Dominus.

    Propterea exaudivit Deus, et attendit voci deprecationis meæ.

    Benedictus Deus, qui non amovit orationem meam, et misericordiam suam a me.

    J'entrerai dans Votre maison avec des holocaustes; je m'acquitterai envers Vous de mes vœux que mes lèvres ont proférés,
    et que ma bouche a prononcés pendant ma tribulation.
    Je Vous offrirai de gras holocaustes, avec la fumée des béliers; je Vous offrirai des bœufs avec des boucs.
    Venez, entendez, vous tous qui craignez Dieu, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait à mon âme.
    Ma bouche a crié vers Lui, et ma langue L'a exalté.
    Si j'avais vu l'iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé.
    C'est pourquoi Dieu m'a exaucé, et a été attentif à la voix de ma supplication.
    Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière, ni éloigné de moi Sa miséricorde.

    (Psaume 65, deuxième partie)