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  • Mgr Dagens à l’Académie française

    Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, a été élu à l’Académie française.

    Ah bon.

    Il est vrai que Jean-Loup Dabadie, stakhanoviste de paroles de chanson au kilomètre, l’a été l’autre jour.

    Alors pourquoi pas l’évêque d’Angoulême, bien qu’il ne soit connu que par trois rapports de l’épiscopat...

    Et aussi pour avoir manifesté publiquement son aigreur et sa détestation des traditionalistes après la publication du motu proprio sur la messe.

  • Pauvre Martinon

    David Martinon, tombé en disgrâce et éjecté de l’Elysée, espérait devenir consul général de France à New York. Ce fut une levée de boucliers dans le petit monde diplomatique : trop jeune, pas d’expérience, etc.

    Il est nommé consul à Los Angeles.

    Il y a pire comme punition.

  • Vieilles ficelles

    Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso est en Irlande, pour une mission de propagande en faveur du traité de Lisbonne.

    Dans une interview à l’Irish Times, il met en garde les Irlandais contre un non au référendum, car ce serait « désastreux », et ajoute-t-il, « il n’y a pas de plan B ».

    On connaît la chanson par cœur. Les Irlandais vont l’apprendre à leur tour.

    Mais Barroso devrait être plus circonspect. Le résultat de cette même propagande n’a pas été vraiment probant en France...

  • Bonne nouvelle polonaise

    Le pape a nommé Mgr Leszk Glodz archevêque de Gdansk.

    Mgr Glodz, qui a le grade de général dans l’armée polonaise dont il a longtemps été l’aumônier, était le responsable des médias au sein du conseil permanent de l’épiscopat, où il a toujours défendu Radio Maryja.

  • Aimé Césaire

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Jean-Marie Le Pen salue la  mémoire d’Aimé Césaire, homme politique et grand poète français.

    On peut être en désaccord avec les idées politiques défendues par Aimé Césaire, ou du moins certaines d’entre elles, et admirer l’écrivain et le poète, figure emblématique d’un homme de la plus grande France au service de sa cité pendant plus d’un demi-siècle.

    Il est curieux de voir l’empressement que manifestent certains, de tout côté, à vouloir le panthéoniser.

    Il ne nous souvient pas d’avoir entendu ceux-là qui parlent haut, maintenant qu’il est mort, réclamer qu’il fût membre de l’Académie française, alors que telle aurait dû être la reconnaissance qu’il méritait de son vivant.

    Et il ne ce serait pas seulement agi de l’honorer : l’Académie française aurait pu profiter de sa science inventive de notre langue, consubstantielle à son chant vigoureux de négritude revendiquée.

    Il est regrettable et dommageable d’avoir laissé passer cette opportunité, alors que la langue française se défait dans le magma mondialiste.

     

    Communiqué d'Huguette Fatna

    Notre illustre poète nous a quittés.

    Aimé Césaire, grand homme politique Martiniquais, s’en est allé. C’est grâce à ce grand compatriote Français que notre île qui était territoire d’Outre-Mer, est devenue Département en 1945, contribuant ainsi à son développement et à la faire mieux connaître en France métropolitaine.

    C’était aussi le créateur de la négritude qui aurait dû être celle de son ami Senghor, puisque sa terre natale, la Martinique, est un peuple de métissage.

    Huguette Fatna, Secrétaire nationale aux Dom-Tom, très touchée par la disparition de ce grand homme qu'était Aimé Césaire, tient à lui rendre hommage, au-delà des divergences politiques.

    Elle adresse à tous ses enfants, à sa famille, ainsi qu’à ses compatriotes Martiniquais ses très sincères condoléances.

  • Affaire Debaine : le procureur fait appel

    Le procureur général de Versailles a fait appel de l’acquittement de Lydie Debaine, qui avait tué sa fille handicapée.

    Le procureur, Jean-Amédée Lathoud, explique :

    « Sans méconnaître la situation dramatique de Mme Debaine, son profond désarroi et sa grande souffrance, il m’est apparu que le ministère public avait le devoir, dans le souci de l’intérêt général, de requérir l’application de la loi et la condamnation de l’accusée. Ce verdict d’acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l’atteinte volontaire à la vie des handicapés, qui méritent notre protection et notre soutien. »

    Il y a donc encore des magistrats en Fance.

  • La Chine des JO

    Hu Jia, condamné le 3 avril à trois ans et demi de prison pour « tentative de subversion du pouvoir de l’Etat », n’a pas pu faire appel. Il avait dix jours pour le faire, mais ses avocats ont été empêchés de lui rendre visite.

    Le « crime » (sic) de Hu Jia est d’avoir écrit notamment à l’intention des Occidentaux qui se rendraient aux Jeux Olympiques : « Vous ne savez peut-être pas que cet enthousiasme, ces sourires, cette harmonie et cette prospérité sont fondés sur l’injustice, les larmes, l’emprisonnement, la torture et le sang. »
  • La religion n’est pas seulement une affaire privée

    En attendant la publication du texte de l’allocution de Benoît XVI aux évêques américains, on pourra se reporter à e-deo qui en donne des extraits. Le pape a ensuite répondu à trois questions. Voici un extrait d’une des réponses, en rapport direct avec le passage de son allocution contre la tendance à « traiter la religion comme une affaire privée », car « c’est seulement lorsque la foi imprègne chaque aspect de leur vie que les chrétiens deviennent vraiment ouverts à la puissance transformante de l’Evangile » :

    « Nous devons reconnaître avec inquiétude l’éclipse presque totale de sens eschatologique dans beaucoup de nos sociétés traditionnellement chrétiennes. Comme vous le savez, j’ai attiré l’attention sur ce problème dans l’encyclique Spe Salvi. Il suffit de dire que la foi et l’espérance ne se limitent pas à ce monde : comme vertus théologales, elles nous unissent au Seigneur et nous attirent vers l’accomplissement, non seulement de notre destinée personnelle, mais aussi de toute la Création. La foi et l’espérance son l’inspiration et la base de nos efforts pour nous préparer à la venue du Royaume de Dieu. Dans le christianisme, il ne peut pas y avoir de place pour une religion purement privée : le Christ est le Sauveur du monde, et, en tant que membres de son Corps, partageant ses munera prophétique, sacerdotal et royal, nous ne pouvons pas séparer notre amour pour lui de notre obligation à bâtir son Eglise et étendre son Royaume. Dans la mesure où la religion devient une affaire purement privée, elle perd véritablement son âme. »

  • Une fatwa du Conseil de l’Europe

    Le 16 avril, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté une résolution pour le droit à l’avortement dans tous les pays membres (voir ma note précédente). La veille, la même Assemblée a adopté une résolution appelant les Etats membres à promouvoir l’islam (un islam compatible avec les droits de l’homme, la démocratie, etc., bien sûr...). Si certains voient dans cette coïncidence une volonté de remplacer les bébés européens par des musulmans d’importation, ils n’ont sans doute pas tort.

    Voici des extraits de cette résolution :

    « L’Assemblée parlementaire met en garde contre toute confusion qui pourrait être faite entre l’islam en tant que religion et l’intégrisme islamique en tant qu’idéologie. L’islam est la deuxième religion en Europe et une composante des sociétés européennes: dans certains Etats membres du Conseil de l’Europe, c’est la religion traditionnelle de la majorité de la population; dans d’autres, c’est la religion de la majorité des immigrés et des citoyens issus de l’immigration, qui représentent une proportion grandissante de la population. L’intégrisme islamique, par contre, est une idéologie extrémiste qui poursuit des objectifs politiques et promeut un modèle de société incompatible avec les valeurs des droits de l’homme et les normes de la démocratie; dans sa pire forme, l’intégrisme islamique préconise l’usage de la violence pour atteindre son but. »

    «Il appartient aux gouvernements européens en particulier de s’attaquer aux causes qui forment le terreau fertile de l’extrémisme – pauvreté, discrimination et exclusion sociale; de garantir le plein respect de la liberté de pensée, d’expression et de religion, telle qu’énoncée dans la Convention européenne des Droits de l’Homme, et de contribuer à instaurer un climat de respect de toutes les religions quelles qu’elles soient, ou de l’absence de religion. A cet égard, les Etats membres du Conseil de l’Europe doivent continuer à être vigilants dans leur action de prévention et de lutte contre le phénomène de l’islamophobie. »

    Parmi la longue liste de recommandations faites aux gouvernements, on note que l’Assemblée les invite « à promouvoir la cohésion sociale, l’intégration, la participation politique et civique des immigrés et des citoyens issus de l’immigration », en « accordant aux immigrés en situation régulière le droit de vote et d’éligibilité, au moins aux élections locales et régionales, afin qu’ils puissent avoir une influence sur l’administration publique et les autorités au niveau local », en « supprimant tout obstacle juridique ou administratif sans objet à la construction d’un nombre suffisant de lieux de culte adaptés à la pratique de la religion islamique », en « s’assurant que les manuels d’école ne donnent pas de l’islam l’image d’une religion hostile ou menaçante ».

    Ce qui est hallucinant dans ce texte est que les parlementaires se piquent de donner une leçon d’islam. On a vu qu’ils commencent par expliquer doctement qu’il ne faut pas confondre la religion islamique et l’idéologie islamiste politique (alors que Tariq Ramadan lui-même dit clairement que l’islam est une doctrine globale qui peut « difficilement » entrer dans la catégorie religion). Ou encore ils invitent les gouvernements « à lutter contre toutes les formes de discriminations et de violences (en particulier les mariages forcés, les mutilations sexuelles féminines, les crimes dits « d’honneur ») qui, au nom d’une interprétation erronée des textes religieux ou des coutumes, bafouent les droits fondamentaux des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes ».

    Car les parlementaires du Conseil de l’Europe savent ce qui est et n’est pas « une interprétation erronée des textes religieux ».

    Ce 15 avril 2008, le Conseil de l’Europe aura donc promulgué une fatwa...

    La résolution se termine par une série d’autres recommandations par lesquelles les parlementaires invitent « en outre » les « organisations, les dirigeants et les chefs d’opinion musulmans européens » à « encourager les jeunes musulmans européens à devenir imams », « à encourager les médias à rendre compte de façon équitable de la réalité musulmane et des opinions des musulmans, en veillant notamment à donner la parole aussi aux modérés », ou « à encourager le développement d’une intelligentsia laïque ». Sic. On voit qu’ils ont tout compris.

  • Le Conseil de l’Europe insiste sur le « droit » à l’avortement

    L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté hier par 102 voix contre 69 et 14 abstentions une résolution visant à faire pression sur les gouvernements européens pour qu’ils aillent toujours plus loin dans le respect du « droit » à l’avortement.

    Naturellement, cela commence par le rappel que l’avortement doit être évité autant que possible (sans aller toutefois jusqu’au sommet d’hypocrisie de la loi Veil rappelant le droit à la vie). Mais ensuite c’est une charge de cavalerie pour le droit à l’avortement, qui doit pouvoir s’exercer dans des « délais de gestation raisonnable ». Sic. Mais les parlementaires du Conseil de l’Europe ne précisent pas s’il est « raisonnable » de tuer les bébés à 10 semaines, 12 semaines ou 8 mois de grossesse.

    Ce que l’on retient surtout de ce texte est l’insistance à parler du « droit » à l’avortement, alors que même en France l’accès à l’avortement n’est pas explicitement un droit sur le plan juridique.

    « Les conditions ne sont pas toujours réunies pour garantir à la femme l’accès effectif à ce droit », dénoncent les parlementaires, et parmi les « restrictions » (« discriminatoires », bien sûr) qui « entravent » l’accès à l’avortement figurent « les consultations médicales répétées » et les « délais de réflexion ».

    Et voici ce qui constitue le cœur de la question :

    « L’Assemblée affirme le droit de tout être humain, y compris des femmes (sic), au respect de son intégrité physique et à la libre disposition de son corps. Dans ce contexte, le choix ultime d’avoir recours ou non à un avortement devrait revenir à la femme, qui devrait disposer des moyens d’exercer ce droit de manière effective. »

    La vieille revendication du féminisme révolutionnaire est donc désormais l’idéologie officielle du Conseil de l’Europe. On n’envisage pas une seconde la question de l’intégrité physique de l’enfant que porte la femme, et l’on affirme la libre disposition de son corps alors qu’il s’agit du droit de vie ou de mort sur un corps qui n’est pas le sien.

    Avec une ironie diabolique, la résolution se conclut par un appel à « promouvoir une attitude plus favorable à la famille »...

    La délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe comprend 18 députés et sénateurs. Ils étaient 9 en séance. 4 ont voté pour, 4 ont voté contre, 1 s’est abstenu (leurs noms sont ici).