Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Encore un mur

    L'armée américaine a commencé la construction d'un mur dans le bastion chiite de Sadr City à Bagdad, où de nouveaux accrochages avec des miliciens ont fait au moins 15 morts aujourd’hui.

    Le commandement américain assure que cet ouvrage de béton de plusieurs mètres de haut doit prévenir les tirs de roquettes vers la Zone verte, enclave fortifiée qui abrite le « gouvernement irakien » et l'ambassade des Etats-Unis.
    En milieu de journée, des fusillades pouvaient être entendues dans le secteur où les travaux de construction du mur ont été entrepris. Mais les photographes et les journalistes qui ont essayé de s'approcher ont dû faire demi-tour. Des soldats américains ont notamment ordonné à un correspondant de l'AFP de rebrousser chemin, en le mettant en joue.

    Des centaines de murs de béton ont été érigés à Bagdad depuis l'invasion américaine en mars 2003. Ces constructions ont souvent provoqué la colère des habitants qui y voient une volonté de morceler la capitale irakienne, pour la diviser en secteurs homogènes et mieux la contrôler.

  • Benoît XVI : l’espérance passe par la pénitence

    L’agence Zenit publie une traduction de l’homélie de Benoît XVI lors de la messe au National's Stadium de Washington. En voici deux extraits, qui sont bien dans la ligne de Spe Salvi. Merci au pape de rappeler la nécessité et la grandeur du sacrement de pénitence. (Notons qu’il dit bien pénitence, et non « réconciliation ». Car il n’y a pas de réconciliation sans pénitence.)

    Dans l'exercice de mon ministère de successeur de Pierre, je suis venu en Amérique pour vous confirmer, chers frères et sœurs, dans la foi des apôtres (cf. Lc 22, 32). Je suis venu pour proclamer à nouveau, comme saint Pierre le proclama le jour de la Pentecôte, que Jésus Christ est le Seigneur et le Messie, ressuscité de la mort, assis à la droite du Père dans la gloire et constitué juge des vivants et des morts (Ac 2, 14sq). Je suis venu pour répéter l'exhortation urgente des apôtres à la conversion pour le pardon des péchés et pour implorer du Seigneur une nouvelle effusion de l'Esprit Saint sur l'Eglise dans ce pays. Comme nous l'avons entendu en ce temps pascal, l'Eglise est née à travers les dons du repentir et de la foi dans le Seigneur ressuscité, donnés par l'Esprit. A chaque époque, celle-ci est poussée par ce même Esprit à porter aux hommes et aux femmes de chaque race, langue et peuple (cf. Ap 5, 9) la bonne nouvelle de notre réconciliation avec Dieu dans le Christ. (...)

    Dans le passage de l'Evangile d'aujourd'hui, le Seigneur ressuscité fait don de l'Esprit Saint aux apôtres et leur concède l'autorité de pardonner les péchés. Par le pouvoir invincible de la grâce du Christ, confié à de fragiles ministres humains, l'Eglise renaît continuellement et l'espérance d'un nouveau départ est donnée à chacun d'entre nous. Nous sommes confiants dans le pouvoir de l'Esprit d'inspirer des conversions, de soigner toutes les blessures, de dépasser toutes les divisions et de susciter une vie et une liberté nouvelles ! Combien avons-nous besoin de tels dons ! Et ils sont tellement à portée de main, notamment dans le sacrement de la pénitence ! La force libératrice de ce sacrement, dans lequel notre confession sincère du péché rencontre la parole miséricordieuse de pardon!  et de paix de la part de Dieu, a besoin d'être redécouverte et faite sienne par tous les catholiques. Le renouveau de l'Eglise en Amérique dépend en grande partie de la pratique de la pénitence et de la croissance de la sainteté : toutes deux sont inspirées et réalisées par ce sacrement.

  • Le pape à l’ONU

    Quelques extraits importants du discours de Benoît XVI à l’ONU. Le texte intégral en français ici. (Sur le site du Vatican, pour l’heure, il est à moitié en français et à moitié en anglais, car il semble que le pape ait en effet prononcé la première moitié de son discours en fançais. Ce qui n'est pas anodin.)

    La liberté et le bien commun

    Dans le contexte des relations internationales, il faut reconnaître le rôle primordial des règles et des structures qui, par nature, sont ordonnées à la promotion du bien commun et donc à la sauvegarde de la liberté humaine. Ces régulations ne limitent pas la liberté. Au contraire, elles la promeuvent quand elles interdisent des comportements et des actions qui vont à l’encontre du bien commun, qui entravent son exercice effectif et qui compromettent donc la dignité de toute personne humaine. Au nom de la liberté, il doit y avoir une corrélation entre droits et devoirs, en fonction desquels toute personne est appelée à prendre ses responsabilités dans les choix qu’elle opère, en tenant compte des relations tissées avec les autres. Nous pensons ici à la manière dont les résultats de la recherche scientifique et des avancées technologiques ont parfois été utilisés. Tout en reconnaissant les immenses bénéfices que l’humanité peut en tirer, certaines de leurs applications représentent une violation évidente de l’ordre de la création, au point non seulement d’être en contradiction avec le caractère sacré de la vie, mais d’arriver à priver la personne humaine et la famille de leur identité naturelle. De la même manière, l’action internationale visant à préserver l’environnement et à protéger les différentes formes de vie sur la terre doit non seulement garantir un usage rationnel de la technologie et de la science, mais doit aussi redécouvrir l’authentique image de la création. Il ne s’agira jamais de devoir choisir entre science et éthique, mais bien plutôt d’adopter une méthode scientifique qui soit véritablement respectueuse des impératifs éthiques.

    Le droit international est lié à la reconnaissance de la personne comme image du Créateur

    Le principe de la « responsabilité de protéger » était considéré par l’antique ius gentium comme le fondement de toute action entreprise par l’autorité envers ceux qui sont gouvernés par elle : à l’époque où le concept d’État national souverain commençait à se développer, le religieux dominicain Francisco De Vitoria, considéré à juste titre comme un précurseur de l’idée des Nations unies, décrivait cette responsabilité comme un aspect de la raison naturelle partagé par toutes les nations, et le fruit d’un droit international dont la tâche était de réguler les relations entre les peuples. Aujourd’hui comme alors, un tel principe doit faire apparaître l’idée de personne comme image du Créateur, ainsi que le désir d’absolu et l’essence de la liberté. Le fondement des Nations unies, nous le savons bien, a coïncidé avec les profonds bouleversements dont a souffert l’humanité lorsque la référence au sens de la transcendance et à la raison naturelle a été abandonnée et que par conséquent la liberté et la dignité humaine furent massivement violées. Dans de telles circonstances, cela menace les fondements objectifs des valeurs qui inspirent et régulent l’ordre international et cela mine les principes intangibles et coercitifs formulés et consolidés par les Nations unies. Face à des défis nouveaux répétés, c’est une erreur de se retrancher derrière une approche pragmatique, limitée à mettre en place des « bases communes », dont le contenu est minimal et dont l’efficacité est faible.

    Ce que veut dire « universel »

    Les droits reconnus et exposés dans la Déclaration s’appliquent à tout homme, cela en vertu de l’origine commune des personnes, qui demeure le point central du dessein créateur de Dieu pour le monde et pour l’histoire. Ces droits trouvent leur fondement dans la loi naturelle inscrite au cœur de l’homme et présente dans les diverses cultures et civilisations. Détacher les droits humains de ce contexte signifierait restreindre leur portée et céder à une conception relativiste, pour laquelle le sens et l’interprétation des droits pourraient varier et leur universalité pourrait être niée au nom des différentes conceptions culturelles, politiques, sociales et même religieuses. La grande variété des points de vue ne peut pas être un motif pour oublier que ce ne sont pas les droits seulement qui sont universels, mais également la personne humaine, sujet de ces droits.

    La liberté religieuse

    Il n’est pas imaginable que des croyants doivent se priver d’une partie d’eux-mêmes – de leur foi – afin d’être des citoyens actifs. Il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits. Il est d’autant plus nécessaire de protéger les droits liés à la religion s’ils sont considérés comme opposés à une idéologie séculière dominante ou à des positions religieuses majoritaires, de nature exclusive. La pleine garantie de la liberté religieuse ne peut pas être limitée au libre exercice du culte, mais doit prendre en considération la dimension publique de la religion et donc la possibilité pour les croyants de participer à la construction de l’ordre social.

    Le fondement transcendant des droits de la personne humaine

    Ces droits trouvent leur fondement et leur forme dans la nature transcendante de la personne, qui permet aux hommes et aux femmes d’avancer sur le chemin de la foi et de la recherche de Dieu dans ce monde. Il faut renforcer la reconnaissance de cette dimension si nous voulons soutenir l’espérance de l’humanité en un monde meilleur et si nous voulons créer les conditions pour la paix, le développement, la coopération et la garantie des droits pour les générations à venir. Dans ma récente encyclique Spe salvi, je rappelais que « la recherche pénible et toujours nouvelle d’ordonnancements droits pour les choses humaines est le devoir de chaque génération » (n. 25). Pour les chrétiens, cette tâche trouve sa justification dans l’espérance qui jaillit de l’œuvre salvifique de Jésus Christ.

  • Les horreurs d’Aliza Shvarts

    L’affaire est un affreux feuilleton. Voir les addenda à ma note d’hier.

  • De la vierge Marie

    De la vierge Marie, chrétiens, faites retentir les louanges.

    O bienheureuse Dame, par votre intercession, réconciliez les pécheurs à Dieu.

    Afin qu'ils puissent recevoir la victime pascale, daignez les délivrer du vieux levain.

    O Marie, vierge clémente et miséricordieuse,

    Faites-nous jouir de la vue du Christ vivant, et contempler la gloire de sa résurrection.

    Par vos tendres prières, faites notre paix avec lui.

    Vous seule êtes mère et vierge, la Mère du Verbe de Dieu.

    La foi nous enseigne que celui qui de vous naquit Dieu et homme, est ressuscité glorieux du tombeau.

    Oui, nous savons que le Christ est vraiment ressuscité des morts; ô vous qui êtes sa Mère, soyez notre salut et notre défense. Amen.

    (Séquence mariale, du missel de Cluny de 1523, imitée de Victimæ paschali laudes. Dans l’Année liturgique de Dom Guéranger.)