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  • Le vrai Bolufer

    Une perle de Jean-Paul Bolufer relevée dans Le Monde par Le Salon Beige :

    « Me présenter comme un "catholique conservateur" "ancien militant contre l'avortement" est une caricature ridicule. J'appartiens à la famille des chrétiens sociaux et milite notamment à Evangile et Société, qui est une association oecuménique diffusant l'enseignement social. »

    Exit donc le catholique de droite, exit le militant contre l’avortement. Reste son appartenance revendiquée (malgré ces dénégations) à la famille des chrétiens sociaux. Ce qu’il illustre par son appartement de 190 m2 dans un des endroits les plus huppés de la capitale, loué à un prix de HLM (c’est là qu’est le côté social).

  • Scoop

    La grande nouvelle du jour, c'est la naissance d'un petit-fils (ben oui, c'est pour ça que je n'étais pas là cet après-midi): le premier enfant de ma fille Anne-Enora et de son mari Nicolas. Il s'appelle Youenn, comme le parrain de ma fille, qui est le fils d'un grand militant breton, Herry Caouissin, écrivain et cinéaste, secrétaire et héritier de l'abbé Perrot. (Youenn est une des formes de Yves en breton).

    Evidemment il est très beau, quelle question...

  • National Hebdo N° 1223

    Dessin d’Ignace : Sarkozy qui sifflote, en père Noël au vêtement rapiécé, avec des cadeaux avariés...

    « Une fin d’année difficile ». Pour tout le monde. Et particulièrement pour National Hebdo. A la place de mon édito on trouvera une lettre du directeur du journal, Jean-Claude Varanne, expliquant la situation difficile dans laquelle se trouve notre hebdomadaire. Les pertes du Figaro ou de Libération ou du Monde se montent à des millions d’euros, ce qui ne constitue aucune menace pour leur survie. Les nôtres sont de quelques dizaines de milliers d’euros, et risquent de nous être fatales... Si chaque lecteur envoyait 20 euros, cela sauverait le journal à court et même à moyen terme. Mais le problème de fond, comme celui d’autres publications de notre famille, est que les abonnés ne sont pas assez nombreux...

    Michel Limier fait le portrait de Carla Bruni, qui n’a pas nos problèmes...

    Jean Roberto expose les trois idées fausses qui sous-tendent l’idée d’une Union euroméditerranéenne.

    J’évoque Sarkozy en Afghanistan et à Rome, les négociations avec la Turquie , l’obsession de l’anti-discrimination...

    Alexandre Martin se penche sur la dégringolade des classes moyennes, et sur l’enterrement définitif du charbon.

    Serge Omara relate les activités du Front national dans les régions (liquidation de Charles Jourdan, vote des budgets).

  • Culture de vie en Croatie

    La loi sur l'avortement n'a pas été modifiée en Croatie, et pourtant les avortements ont diminué de 88,5% entre la chute du communisme en 1989 et 2005. Il y a là matière à réflexion.

    L’agence Zenit a rencontré Marijo Zivkovic, président du Centre pour la Famille, de Zagreb, en Croatie, lors de la rencontre organisée le 11 décembre dernier à Strasbourg par le Mouvement pour la vie italien. Il a expliqué que la baisse du taux d'avortements en Croatie est « entièrement le fruit du travail d'éducation et de formation à l'Evangile de la vie promu par l'Eglise et les associations catholiques ».

    En 1989, dernière année du régime communiste en Croatie, 40.000 avortements ont été enregistrés dans le pays alors qu'en 2005, il y en a eu 4.600.

    Contrairement à l'ensemble de l'Europe, la Croatie a vu en 1995 une augmentation de 11% du nombre de jeunes âgés de moins de 14 ans ; de plus en plus de familles avec au moins trois enfants ; un faible taux de divorces, un taux très faible de personnes porteuses du virus du SIDA et un faible taux de personnes utilisant le préservatif.

    Le Centre pour la famille a distribué, depuis 1993, quatre millions et demi de brochures avec des chapelets pour la vie, ainsi que des textes et des images pro-vie.

    Les autorités croates ont réagi en encourageant un renouvellement démographique, expliquant que les familles stables et nombreuses sont un bien pour l'ensemble du pays. Jean-Paul II s'est rendu en Croatie en 1994, 1998 et 2003, et a chaque fois promu l'Evangile de la vie.

    Marijo Zivkovic explique que ce succès est également dû à « l'utilisation, de la part de l'Eglise, d'un langage non clérical ».

    Pour montrer combien la culture de la vie a imprégné la Croatie , Mario Zivkovic fait remarquer que la pièce croate de 25 Kuna (qui équivaut à trois euros), frappée en l'an 2000, représente un enfant dans le ventre de sa mère, avec une partie du cordon ombilical.

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    Et en entrant dans la zone euro, la Croatie s'interdira de frapper de telles pièces. Voilà qui est tragiquement symbolique de ce qu'est la perte de souveraineté.

  • Les zozos condamnés...

    La cour criminelle de N’Djamena a condamné les six Français de l’Arche de Zoé à huit ans de travaux forcés.

    Cette « lourde condamnation de tous les Français, y compris médecins ou bénévoles, relève sans doute plus d’un véritable racisme anti-français que de la justice », dénonce Bruno Gollnisch dans un communiqué. « Quelles qu’aient été les imprudences et les fautes des dirigeants de l’Arche de Zoé, elles n’ont pu être possibles sans la complicité de cadres tchadiens, de chefs de village voire de certaines familles. » De fait, deux intermédiaires tchadiens, mais deux seulement, ont été condamnés à quatre ans de prison.

    Cet aspect de l’affaire ne peut en effet être éludé, et il est mis en relief par la sévérité du verdict, de même que par l’uniformité des peines prononcées. C’est un cas de figure comparable à l’affaire des infirmières en Libye, avec même cette similitude de la demande d’un million d’euros par enfant au Tchad, et d’un million de dollars par enfant victime du sida en Libye.

    Dans un cas comme dans l’autre, les autorités vont dans le sens des sentiments anti-occidentaux de l’opinion publique de leur pays, et les confortent. C’est d’autant plus évident qu’il y a une grande part de comédie dans ces procès, organisés dans un unique dessein de politique intérieure. Dans l’affaire libyenne, Kadhafi savait parfaitement que les infirmières bulgares seraient libérées à l’issue de leur procès. Dans l’affaire tchadienne, il est clair que les condamnés seront également rapatriés et seront, discrètement ou non, libérés.

    « Si cette triste affaire pouvait servir à quelque chose, ce serait de faire cesser les actions humanitaires ou prétendues telles en direction de peuples et de pays qui n’en veulent pas et les ressentent comme autant d’humiliations », conclut Bruno Gollnisch.

    C’est en effet une question qui se pose. Mais elle ne peut pas occulter l’autre question, sur le ménage à faire dans les associations humanitaires. Dans l’affaire des zozos de l’Arche, il y a la question franco-française. Même en admettant que ces gens-là aient réellement voulu sauver des enfants du Darfour, et quelles que soient les évidentes complicités dont ils ont bénéficié au Tchad (sans parler de l’attitude des autorités tchadiennes dans le déroulement des opérations), il reste qu’ils avaient l’intention de faire immigrer clandestinement en France 103 enfants soi-disant malades et blessés alors qu’ils étaient en pleine forme, pour les vendre à des « familles d’accueil » qui pourraient les adopter.

    Vu du point de vue français, ils pourraient passer en justice pour cela. Et de ce même point de vue, ils vont très bien s’en sortir. Toutefois, leur mésaventure va sans doute faire réfléchir leurs éventuelles émules. Tandis qu’il revient aux véritables associations humanitaires, et au gouvernement qui est forcément impliqué dans ce genre d’affaire, de réfléchir sur les actions dans des pays (notamment musulmans) où la haine de l’Occident en fait des cibles de choix.

    Cette réflexion devrait être facilitée par le fait que le ministre des Affaires étrangères est un spécialiste mondialement reconnu de l’aide humanitaire. Mais on ne l’a pas entendu dans l’affaire libyenne, et on ne l’a pas davantage entendu dans l’affaire tchadienne. Ni en tant que ministre, alors qu’il s’agit d’affaires étrangères, ni en tant que « french doctor », alors qu’il s’agit de sa spécialité. C’est une anomalie de plus...

  • Le Noël du Spiegel

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    Le numéro de Noël (daté du 22 décembre) du grand hebdomadaire allemand Der Spiegel : le Coran, le livre le plus puissant du monde...

    (via Bafweb)

  • 10 églises attaquées en Inde

    Des Hindous, soutenus par le Vishwa Hindu Parishad (Conseil mondial Hindou), ont mis le feu à six églises et en ont pillé quatre autres au cœur de l'Etat d'Orissa, dans l’est de l’Inde. Un jeune homme est mort dans ces attaques et 30 autres personnes ont été blessées.

    Les autorités ont imposé un couvre-feu dans les quatre villes où ces violences ont eu lieu. Le chef du gouvernement de l'Etat, Naveen Patnaik, a lancé un appel à la paix, affirmant sur une chaîne de télévision, que l'Etat d'Orissa a « une longue tradition de bonne entente entre les communautés » et qu'il « faut la maintenir ».

    Selon les autorités, les violences dans les églises se sont produites au lendemain d'une attaque contre un leader hindou appelé Swami Laxmananand Saraswati, qui fait campagne contre la conversion au christianisme d'Hindous de castes basses (la majorité des chrétiens convertis sont en effet des dalits, ou intouchables).

    La conférence épiscopale s'est dite « profondément choquée » par des « attaques soigneusement planifiées contre des chrétiens innocents », et a appelé le gouvernement indien à assurer la sécurité de « la minuscule communauté d'Orissa ».

  • Le Grand Orient... comme Bayrou

    Suite au discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean de Latran, le Grand Orient de France exprime son « inquiétude face à toute volonté de présenter le fait religieux comme constitutif de l’identité politique et citoyenne, ce qui pourrait entraîner une sérieuse inflexion du modèle républicain français ».

    « Si l’Histoire a fait de la France “la fille aînée de l’Eglise“, en revanche la République a su opérer une émancipation salvatrice vis-à-vis du religieux en forgeant souvent avec difficulté le concept de laïcité », poursuit le Grand Orient, appelant « tous les hommes de progrès à rester plus que jamais vigilants face à une réforme de la loi de 1905 qui représenterait un véritable danger pour la République ».

    La similitude avec les propos de François Bayrou, hier dans Le Figaro, est frappante...

    « En lisant vos propos, on avait vraiment l'impression de lire l'interview de rentrée d'un ponte du Grand Orient de France... », écrivait hier David Fontey à l'intention de Bayrou...

    Sur ce sujet, j'invite aussi à lire le remarqubale commentaire d'"Antoine" à ma note sur Bayrou.

  • Saint Jean

    L'Eglise connaît deux vies, parce que Dieu lui en a parlé et les lui a fait connaître, l'une qui consiste à croire, l'autre à voir distinctement; l'une qui s'écoule dans ce triste pèlerinage, l'autre qui demeurera pendant l'éternité; l'une, qui se passe dans les agitations, l'autre, où l'on se reposera; l'une, qui appartient à notre voyage ici-bas, l'autre, dont on jouira dans la patrie; l'une, occupée par le travail, l'autre, récompensée par la claire vue de Dieu; dans l'une, on évite le mal et l'on fait le bien, dans l'autre, il n'y a aucun mal à éviter, et l'on y jouit d'un bonheur sans limites: l'une consiste à lutter contre l'ennemi, l'autre, à régner sans rencontrer d'adversaire; dans l'une, on se montre fort contre l'adversité, dans l'autre, rien de pénible ne nous tourmentera; ici, il faut dompter les convoitises charnelles, là, on sera plongé dans un océan de délices spirituelles; l'une est troublée par la difficulté de vaincre, l'autre est tranquille parce qu'elle jouit de la paix de la victoire; au milieu des épreuves, la première a besoin de secours, la seconde ne rencontre aucune difficulté et puise la joie en celui-là même qui aide les malheureux; dans l'une, on vient au secours des indigents, dans le séjour de l'autre, on ne trouve aucun infortuné; ici, on pardonne aux autres leurs péchés, afin d'obtenir d'eux indulgence pour les siens; là, on ne souffre rien qu'on doive pardonner, on ne fait rien qui exige l'indulgence d'autrui; dans l'une, on est accablé de maux pour que la prospérité n'engendre pas l'orgueil; dans l'autre, on est comblé d'une telle abondance de grâces, qu'on est à l'abri de tout mal et qu'on s'attache au souverain bien sans éprouver le moindre sentiment d'orgueil; l'une est témoin du bien et du mal, l'autre ne voit que du bien; l'une est donc bonne, mais malheureuse, l'autre est meilleure et bienheureuse; la première a été figurée par l'apôtre Pierre, la seconde par l'apôtre Jean; l'une s'écoule tout entière ici-bas, elle s'étendra jusqu'à la fin des temps et y trouvera son terme; l'autre ne recevra sa perfection qu'à la consommation des siècles, mais dans le siècle futur elle n'aura pas de fin.; aussi dit-on à l'une « Suis-moi », et à l'autre : « Je veux qu'il demeure ainsi jusqu'à ce que je vienne ; que t'importe? Suis-moi ». Que veulent dire ces paroles? Autant que je puisse en juger, autant que je puis le comprendre, elles n'ont pas d'autre signification que celle-ci: Suis-moi en m'imitant, en supportant comme moi les épreuves de la vie; pour lui, qu'il demeure jusqu'au moment où je viendrai mettre les hommes en possession des biens éternels.

    (Saint Augustin, traité 124 sur l’évangile de saint Jean)