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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2816

  • Ségolène et la démocratie

    « Ça ne me regarde pas », a répondu hier Ségolène Royal, sur Radio J, quand on lui demandait de commenter le risque que Jean-Marie Le Pen n’obtienne pas les 500 parrainages.

    « Cela regarde pourtant la démocratie, commente le Front national, que l’un des deux candidats du second tour de la précédente élection présidentielle risque de ne pas pouvoir se présenter en raison d’une formalité administrative qui ne devrait pas le concerner. » Mais ça ne regarde pas Mme Royal. Les procédés de république bananière pour éliminer un concurrent, ça ne la regarde pas.

    Elle ose ajouter : « L’enjeu n’est pas dans une logique d’arrangements ou de techniques électorales », mais de « faire en sorte que tous les Français se sentent partie prenante de la nation, que la crédibilité de l’action politique soit à nouveau installée pour des catégories qui se sentent abandonnées ».

    Le Front national fait remarquer que « la seule solution pour restaurer la crédibilité de l’action politique est que toutes les opinions puissent s’exprimer, que tous les candidats sérieux puissent se mesurer loyalement devant les électeurs, et que toutes les formations soient représentées dans les instances représentatives », et que « cela s’appelle la démocratie ». On peut ajouter que la « logique d’arrangements ou de techniques électorales », c’est précisément ce que prône Ségolène Royal.

    Comme le conclut le communiqué du Front national, « on n’ose penser que Ségolène Royal ait voulu dire que la démocratie, ça ne la regarde pas ».

  • Une parodie de justice

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen sur la condamnation à mort de Saddam Hussein, accusé d'avoir fait tuer 148 Kurdes, tandis qu'il n'y a aucun procès intenté contre George Bush qui a fait tuer deux  ou trois mille fois plus de civils irakiens.

    La condamnation à mort du Président de la République Irakienne , renversé à la suite de l’attaque, sous de faux prétextes, de l’Irak par la coalition anglo-américaine, est une parodie de justice.

    Le Haut Tribunal, juridiction d’exception mise en place par l’occupant étranger, a été constitué et a siégé au mépris des règles de Droit.

    Trois avocats de la défense ont été assassinés. Le Président a été révoqué et remplacé pour absence de pugnacité à l’égard des condamnés.

    L’ingérence étrangère, même avec la complicité des factions irakiennes, discrédite gravement une décision qui apparaît comme une vengeance beaucoup plus que comme une décision de justice.

    Elle ne contribuera donc pas à ramener la paix civile et le calme dans un pays qui est plongé, depuis l’agression étrangère, dans un chaos sanglant et menacé de désintégration.

  • Clément sabote Sarko

    Le garde des Sceaux Pascal Clément a quelque peu surpris son auditoire, hier, en affirmant au Grand Jury RTL Le Figaro LCI que le nombre d’affaires de guet-apens contre les policiers, gendarmes ou pompiers, passibles d’un renvoi en cour d‘assises, ne devrait pas dépasser « une dizaine ou une vingtaine par an ».

    Son collègue Sarkozy avait annoncé la création de ce crime spécifique (par le biais d’un amendement au projet de loi sur la délinquance », en affirmant qu’il s’agissait de renvoyer devant les assises « toute personne qui portera atteinte à l’intégrité physique des policiers, des gendarmes ou des sapeurs pompiers ».

    C’était un bel effet d’annonce, à destination des électeurs, particulièrement ceux qui seraient tentés de voter Le Pen. Car c’est l’obsession de Sarkozy. Une annonce accueillie cependant par un concert de protestation des syndicats de magistrats voyant déjà déferler dans des cours d’assise engorgées des masses de « jeunes » accusés d’avoir tendu un piège à des policiers ou à des pompiers.

    Mais, fait remarquer Pascal Clément, « il ne s’agit pas simplement de s’attaquer aux forces de l’ordre pour qu’il y ait crime ». Sarkozy avait oublié que si l’on parle de cour d’assises on parle de crime et non de délit, et que le crime répond à une définition précise (que l’on peut modifier, mais il faudrait alors commencer par là). Pour que ce soit un crime dans l’état actuel du droit, précise Pascal Clément, « il faut que ce soit une bande organisée, c’est-à-dire que le crime soit préalablement préparé par des hommes ou des femmes qui ont envie d’attenter à la sécurité », il faut aussi « qu’il y ait une arme et que ça provoque une incapacité totale de travail de plus de huit jours ».

    De ce fait la plupart des embuscades tendues aux policiers ou aux pompiers dans les banlieues ne peuvent être qualifiées de crimes, et le coup de pub de Sarkozy tombe à plat.

    Pascal Clément a été plusieurs fois humilié par Nicolas Sarkozy, qui empiète plus souvent qu’à son tour sur les plates-bandes du ministre de la Justice. Celui-ci a trouvé une belle occasion de se venger. Alors qu’on lui demandait s’il « nuançait » le propos du ministre de l’Intérieur, il a répondu : « Chacun son métier, le ministre de l’Intérieur fait passer un message aux banlieues, moi je mets en forme la loi »… Et il casse le message aux banlieues.

    Et c’est ainsi que de rivalités en effets d’annonce, rien ne se fait…

  • Le Pen et la justice

    Jean-Marie Le Pen a prononcé hier à Bordeaux un important discours sur le thème de la justice, dénonçant l’idéologie bobo qui a gagné l’institution au travers du syndicat de la magistrature et de l’enseignement donné à l’Ecole nationale de la magistrature, qu’il faut supprimer. Voici le passage de son discours sur la police et l’action de Nicolas Sarkozy.

    Il faut rétablir la légitime défense pour les biens comme pour les personnes, et mettre en place une présomption de légitime défense pour les fonctionnaires de police dans l'exercice de leur fonction.
    Dans leur écrasante majorité en effet, les Français ont un a priori positif sur leur police.
    Or en proposant de filmer les gardes à vue, Sarkozy laisse penser à l'opinion que les policiers sont des brutes, confortant ainsi la gauche française, qui n'a eu de cesse d'attaquer la police depuis 30 ans.
    Elle a d'abord multiplié les campagnes de presse sur les « violences policières » ou les « bavures ».
    Peu à peu, cette vieille thématique anarchiste s'est embourgeoisée, elle a été toilettée, modernisée, répétée en toute occasion, et l'idée s'est diffusée que les criminels, déjà réputés victimes-de-la-société, étaient en outre maltraités par les forces de l'ordre.
    Ensuite, on a mis en cause le « racisme des policiers ».
    On ne voit pas pourquoi cette profession serait plus raciste que les autres.
    Mais, a répondu la gauche, parce qu'ils arrêtent surtout des maghrébins et des africains, pardi !
    La vérité est bien simple, et bien moins offensante pour la police.
    Depuis de nombreuses années, les rapports parlementaires ou administratifs eux-mêmes ne dissimulent plus que la délinquance est largement d'origine immigrée.
    Récemment encore, le journal Le Point du 14 mars 2005, s'appuyant sur des synthèses émanant de la Direction Centrale de la Sécurité Publique et de la Direction Centrale de la Police Judiciaire , révélait que 60 à 70% des délinquants sont issus de l'immigration.
    En aout dernier, le préfet de la région Alsace, Jean-Paul Faugère notait « l'apparition dans les quartiers sensibles des groupes de jeunes ethniquement homogènes ».
    Mais ce qu'un préfet peut sous-entendre au détour d'une note confidentielle, vous, braves citoyens français vous n'avez pas le droit de le dire, sauf à passer pour un raciste et à risquer d'être condamné sur dénonciation du MRAP, de la LICRA ou de SOS-Racisme, quand ce n'est pas la Ligue des Droits de l'Homme de gauche.
    Cette peur d'avoir une image raciste explique le dramatique choix du « Tout-sauf-réprimer » effectués par les pouvoirs publics à l'occasion des émeutes de novembre 2005.
    Surtout pas de blessés chez les émeutiers, telles étaient les consignes de Sarkozy.
    Et il n'y en a pas eu, de blessés, chez eux, tandis qu'on en déplorait 224 parmi les forces de l'ordre et les pompiers.
    Je le dis sans détours aux policiers et aux gendarmes : le Ministre de l'Intérieur vous utilise comme de vulgaires figurants de sa campagne électorale, et les grands syndicats censés vous représenter sont là pour étouffer votre révolte légitime et défendre non vos intérêts propres, mais ceux du Système !
    Non, Mesdames et messieurs, Sarkozy ne fait pas ce qu'il faut pour assurer la sécurité des citoyens.
    Par exemple, il n'expulse pas tous les délinquants étrangers. Or l'acte de délinquance est incompatible avec les notions de présence sur notre sol ou de citoyenneté française : tout manquement à cette règle doit donc entraîner le refus d'acquisition de la nationalité française.
    C'est cela, la vraie justice morale que les Français attendent !

  • Domine, labia mea aperies

    Domine, labia mea aperies, et os meum annuntiabit laudem tuam.

    Seigneur, tu ouvriras mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange. (Ou plutôt : « Seigneur, ouvre mes lèvres », le futur étant interprété comme un impératif.)

    Tels sont, chantés trois fois, les premiers mots des matines (monastiques), après l’invocation de l’aide de Dieu commune à toutes les heures de l’office. Il s'agit d'un verset du psaume 50 (Miserere), qui est chanté chaque jour aux laudes.

  • 22e dimanche

    « Reddite ergo quæ sunt Caesaris, Cæsari, et quæ sunt Dei, Deo, alleluia. »
     
    L’antienne des vêpres de ce jour reprend les derniers mots de l’évangile et y ajoute le cri de joie et d’action de grâce du fidèle.
     
    Ce 22e dimanche après la Pentecôte peut être l’avant-dernier de l’année liturgique. Le dernier est celui de la fin de ce monde. L’évangile du 22e dimanche donne donc le programme à suivre d’ici là dans notre vie terrestre : rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Cette distinction est une nouveauté absolue. Les chrétiens auront eux-mêmes, souvent, bien du mal à la réaliser, car les tentations demeurent toujours de théocratie (tout est à Dieu) ou de césarisme (tout est à César). Aujourd’hui, la réponse de Jésus aux pharisiens et aux hérodiens est notre argument essentiel contre le laïcisme (qui est une des multiples formes du césarisme). Or ce n’est pas un argument, c’est la vérité proférée par la bouche de Dieu. Telle est notre chance inouïe. Alléluia !

  • Saint Charles Borromée

    Saint Charles Borromée, archevêque de Milan, fut le grand évêque de la contre-réforme. Lors d'un concile provincial, il dit ceci à ses pairs :« Craignons que le Juge irrité ne nous dise : Si vous étiez les éclaireurs de mon Eglise, pourquoi donc fermiez-vous les yeux ? Si vous vous prétendiez les pasteurs du troupeau, pourquoi l’avez-vous laissé s'égarer ? Sel de la terre, vous vous êtes affadis. Lumière du monde, ceux qui étaient assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort n'ont point vu vos rayons. Vous étiez Apôtres ; mais qui donc éprouva votre vigueur apostolique, vous qui jamais n'avez rien fait que pour complaire aux hommes ? Vous étiez la bouche du Seigneur, et l'avez rendue muette. Si votre excuse doit être que le fardeau dépassait vos forces, pourquoi fut-il l'objet de vos brigues ambitieuses ? » (cité par dom Guéranger).

  • Ce serait un séisme...

    Hervé Novelli, chef de file sarkozyste des néo-libéraux de l’UMP, déclare : « Ce serait un véritable séisme que d’exclure Le Pen du premier tour de la présidentielle. » « S’il réunit 20 % comme les sondages le créditent, il faut qu’il puisse s’exprimer au premier tour. » Et s’il « ne pouvait pas se présenter, cela montrerait que notre démocratie est bien malade ».

    En effet. Mais le signe que notre démocratie est bien malade est que l’on exige d’un homme qui a été au second tour de la présidentielle de prouver qu’il n’est pas un candidat fantaisiste, tout en faisant pression sur les maires pour qu’il ne soit pas présent.

    Il est « exclu » que l’UMP demande aux maires qui ont signé en 2002 pour Le Pen de ne pas le faire aujourd’hui, affirme Novelli, sans s’étendre sur ce qu’avait fait alors le secrétariat général de l’Elysée. Quoi qu’il en soit, la pression existe sans même qu’un appareil la fasse peser.

    La formalité civique des parrainages a été dévoyée en une sorte de primaires politiques. La moindre des choses serait alors que ce vote soit secret. Le Conseil constitutionnel vient de décider d’en revenir à la règle de la publication des noms de 500 parrains, et non de tous les parrains. Comme si cela changeait quelque chose pour un candidat qui a déjà tant de mal à en obtenir 500…

    En fait, les parrainages sont devenus un déni de démocratie.

  • Salon du livre d’histoire

    Le troisième salon du livre d’histoire se déroulera dimanche 3 décembre dans les salons Etoile-Marceau, 79 B avenue Marceau, Paris 16e. La liste des auteurs et des livres présents est disponible sur www.parthenonfrance.com.

  • Rester prudent

    Le blog permet de réagir à chaud sur l’événement. Cela ne doit pas empêcher la prudence. Et même il faut redoubler de prudence. Car la première information n’est pas forcément juste (sans parler du fait qu’internet est autant un instrument de manipulation que d’information).

    Un exemple parmi tant d’autres est l’affaire du « préfet du Nord ». Jeudi, Le Parisien publie un extrait de procès-verbal de gendarmerie indiquant que des enquêteurs apprennent qu’il leur est impossible d’effectuer une perquisition dans une « zone sensible », parce que le préfet « n’autorise pas les opérations de police dans ce secteur actuellement, pour des raisons d’ordre public ».

    L’information paraît crédible, illustrant à la fois la réalité des zones de non-droit et la démission des autorités.

    Aussitôt c’est un concert de protestations, où se distingue l’Union syndicale des magistrats, contre ce préfet qui fait obstacle à la justice. Le lendemain, le ministère de l’Intérieur publie un communiqué indiquant que Nicolas Sarkozy a demandé au préfet du Nord « de mettre en place tous les moyens permettant l’intervention des enquêteurs ».

    A ce moment-là, on sait déjà que le préfet n’est nullement en cause dans cette affaire.

    La préfecture a fait savoir qu’elle n’avait jamais été sollicitée, que ce soit par l’autorité judiciaire ou par les gendarmes, et le général de gendarmerie commandant la région Nord-Pas-de-Calais a démenti la teneur du procès verbal : « Aucun interdit n’a été prononcé par le préfet, pour la bonne et simple raison que ce dernier n’était pas informé de l’opération judiciaire en cours. »

    Le général a alors expliqué ce qui s’est passé. Les gendarmes de Grenoble étaient venus à Lille, pour effectuer une perquisition dans le cadre d’une affaire de trafic de drogue instruite à Valence. Les enquêteurs de Lille, qui devaient agir en soutien, n’ont pas donné suite immédiatement à la demande, parce qu’ils considéraient que les moyens humains déployés étaient insuffisants, et ils ont demandé à leurs collègues de Grenoble de saisir le commandement de groupement du Nord pour obtenir des moyens supplémentaires. Mais le commandant n’a pas été saisi de cette demande. Et un adjudant grenoblois, de son propre chef, a mis le dysfonctionnement sur le compte de la préfecture…