Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2773

  • Une sépulture pour les fœtus

    Le conseil régional de Lombardie, en Italie, a adopté à l’unanimité un règlement prévoyant la possibilité de donner une sépulture à tous les fœtus, quel que soit leur âge. Jusqu’ici seuls les fœtus de plus de 20 semaines pouvaient être remis aux familles à leur demande pour être enterrés ou incinérés.

    Les réactions publiées par le Corriere della Sera sont en général favorables à cette disposition. Mais à la clinique Mangiagalli de Milan, la première à avoir pratiqué des avortements dans la péninsule dès l’adoption de la loi de 1978, certains médecins « redoutent que la mesure n’induise un sentiment supplémentaire de culpabilité chez certaines femmes ayant recours à l’avortement ».

    Tiens donc. Mais comment l’exercice d’un droit peut-il provoquer un sentiment de culpabilité ?

  • Petit coup de gomme

    Le syndicat CFTC des journalistes s’appelait « syndicat chrétien des journalistes CFTC ». Il s’appelle dorénavant « syndicat des journalistes CFTC ».

  • Le scooter

    L’affaire du scooter du fils Sarkozy, dont les voleurs ont été retrouvés grâce à des analyses d’ADN, est révélateur de la personnalité du candidat à la présidentielle, président de l’UMP et ministre de l’Intérieur. Pour Sarkozy, les services de l’Etat doivent être d’abord au service de sa famille. Il y a eu 85.167 plaintes pour vols de deux roues motorisés en 2006. 8% seulement d’entre eux ont été retrouvés. Sans nul doute aucun voleur n’a été identifié jusqu’ici par des analyses d’ADN et par une mobilisation dont le coût doit être largement supérieur à celui du scooter. La France des manants a ainsi une image précise de ce qu’est le candidat Sarkozy.

  • Encore une église incendiée

    L’intérieur d’une église de Nice a été entièrement noirci, lundi, par un incendie. Les experts n’ont pas trouvé d’explication accidentelle. Il s’agit donc vraisemblablement d’un incendie criminel. Et antichrétien.

  • La propagande officielle sur le chômage

    L’annonce de la baisse du chômage en décembre a été plus tonitruante que d’habitude, car il faut tenter de couvrir les voix qui s’élèvent et se multiplient pour dénoncer les magouilles de l’ANPE.

    Villepin et Borloo ont essayé hier tous les registres, depuis l’invective du premier contre les « polémiques stériles et aberrantes qui font le jeu des extrêmes », jusqu’à la fausse humilité du second : « Que le baromètre ne soit pas une analyse parfaite du marché du travail, j’en suis conscient mais les chiffres du chômage, je ne les gère pas, je ne les organise pas. » Comme si l’ANPE était un organisme indépendant…

    Le plus fort est qu’il suffit de s’en tenir aux chiffres publiés par l’ANPE pour constater la supercherie. Les sorties des listes ne cessent d’augmenter, parmi elles les radiations augmentent encore plus, tandis que les sorties pour reprise d’emploi ont baissé de 1,7% en un an. Que sont ceux qui sont sortis des listes sans avoir trouvé d’emploi, sinon des chômeurs non comptabilisés par l’ANPE ? Et quel est l’intérêt de parler d’une légère baisse du nombre de chômeurs de plus de 50 ans, quand on sait que 440.000 chômeurs quinquagénaires sont « dispensés de recherche d’emploi », donc absents des statistiques, et que ce chiffre (en hausse constante) est lui-même en dessous de la réalité puisqu’il est celui des quinquagénaires indemnisés par l’Unedic ?

    L’économiste Marc Touati, que l’AFP interroge souvent, et avec raison, car ses analyses sont généralement intéressantes, fait remarquer que la dernière fois que le taux officiel de chômage a été de 8,6% (comme le mois dernier) c’était en juin 2001. Or, souligne-t-il, à l’époque, l’indice de confiance des ménages atteignait un sommet, ce qui n’est pas du tout le cas aujourd’hui. En décembre, il avait encore baissé, à – 26 (moins vingt-six !) : « Aujourd’hui, les ménages ont compris que le recul récent du chômage est en partie artificiel et qu’il ne leur offrait pas de perspective durablement positives. » Telle est la réalité face à la propagande.

  • Saint Jean Bosco

    Le 29 janvier 1879, il passait dans la petite rue Beauséjour, à Marseille, et il se lamentait, constatant que, depuis une semaine qu'il résidait dans cette ville, il n'avait pu réussir à y implanter son œuvre des apprentis orphelins.

    Sur ces entrefaites, une femme vient à lui et lui désigne, d'un regard suppliant, son enfant de huit ans qui se traînait, perclus, les jambes contournées, sur des béquilles. Don Bosco, ému par la détresse de ces pauvres gens, prie Marie Auxiliatrice avec ferveur, puis, souriant, il bénit l'enfant au nom de la Vierge et lui remet une médaille, et aussitôt les membres du paralysé s'agitent, les jambes se redressent et le voilà qui jette ses béquilles et court.

    Le bruit de ce prodige se répandit à Marseille et toutes les bonnes volontés, jusqu'alors percluses comme le corps de l'enfant, se dégourdirent, et l’œuvre fut fondée.

    Six mois plus tard, Don Bosco sollicité par quelques intimes de leur raconter comment s'était opéré ce miracle, narra qu'il avait dit en toute confiance à la Madone : « Commençons ! »

    (Huysmans)

  • Sondage antidémocratique

    L’institut BVA a demandé à 579 jeunes de 15 à 25 ans s’ils descendraient dans la rue au cas où Jean-Marie Le Pen arriverait au second tour de la présidentielle. L’AFP titre sur les 44% qui se disent prêts à manifester, et non pas sur les 53% qui sont d’un avis contraire et sont pourtant majoritaires. BVA a demandé aux mêmes jeunes s’il fallait empêcher Le Pen de se présenter (50% pour, 46% contre), et s’il ne vaudrait pas mieux voter pour un candidat soutenu par l’UMP ou le PS que pour un « petit » candidat, pour être sûr que Le Pen n’accède pas au second tour (45% le pensent, contre 54%).

    Jean-Marie Le Pen a réagi sur le principe même d’un tel sondage :

    « L’officine de sondages BVA porte doublement atteinte à la démocratie, en demandant à des mineurs s’il faut empêcher Jean-Marie Le Pen d’être candidat, et s’ils sont prêts à manifester dans la rue si Jean-Marie Le Pen parvient au second tour de la présidentielle.

    « La commission des sondages a le devoir de rappeler à BVA que le respect du suffrage populaire s’impose à tous, et que c’est d’abord un devoir civique d’apprendre ce respect aux mineurs, au lieu de les inciter à mépriser les règles démocratiques. »

  • Sarkozy et les siens

    Nicolas Sarkozy est allé à Londres, et pour la huitième fois depuis 2002 il a rencontré Tony Blair. Une fois de plus, il a fait l’éloge du Premier ministre britannique, de son pragmatisme, de son ouverture, etc., et il a conclu : « Les socialistes européens peuvent être fiers de ce qu’a fait l’un des nôtres… »

    Puis il s’est repris : « … l’un des leurs ».

    Mais où est la différence ?

  • Blasphème

    medium__JJC0177.jpgmedium__JJC0302.2.jpgmedium__JJC0127.2.jpgmedium__JJC0282.3.jpgmedium__JJC0349.jpg

    medium__JJC0187.jpgLes commentateurs de la mode ont évoqué, avec un sourire en coin, les « images pieuses » de Jean-Paul Gaultier, à propos de sa collection printemps-été 2007.

    Ces « images pieuses » sont des caricatures de la Sainte Vierge et de ses apparitions. Les auréoles ridicules, le ciboire ou le Sacré Cœur sur la poitrine, cela signe une volonté de dérision blasphématoire.

    Mais quand il s’agit de s’en prendre à la foi catholique, tout est permis.

  • Hypocrisie

    Le Haut Conseil à l’Intégration a proposé hier au Premier ministre l’adoption d’une « charte de la laïcité dans les services publics », nouvelle application des conclusions de la commission Stasi de 2003, et du grand discours subséquent de Chirac. Il est évident que cette charte vise uniquement les problèmes liés à l’islam (les usagers ne peuvent à raison de leurs convictions récuser un agent public, ni exiger une adaptation du fonctionnement du service public ou d’un équipement public, etc.). Il ne s’agit pas d’une charte de la laïcité, mais des limites imposées à l’islam. On se garde bien de le préciser, par une hypocrisie dictée par la pensée unique. Dira-t-on que c’est parce que la République ne reconnaît aucune religion ? Et alors pourquoi a-t-elle créé un Conseil français du culte musulman, et une Fondation des œuvres de l’islam ? Pour la promotion de l’islam, on le nomme. Quand il s’agit de limiter les dégâts induits par cette promotion, on ne le nomme pas…