Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2091

  • Profanation à Quimper

    L'église paroissiale Sainte-Claire de Penhars, à Quimper, a été l'objet d'une profanation dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. Tous les meubles de la sacristie ont été ouverts, une partie du linge liturgique jeté à terre. Dans l'église, le tabernacle a été forcé, le ciboire renversé, et les hosties consacrées éparpillées. Les voleurs (?), qui n'ont pas emporté les vases sacrés, sont repartis avec un micro, selon Penhars Info, et un lecteur DVD, selon le Télégramme.

    Pour information, Penhars est le quartier « multiculturel » de Quimper, avec une mosquée turque et une mosquée marocaine.

  • La taxe carbone, c’est fini

    François Fillon a annoncé, lors d'une réunion de députés UMP à l'Assemblée, l'abandon de la taxe carbone.

    C'était bien la peine de nous faire tout ce cinéma...

    La raison est qu'il faut la faire au niveau européen si l'on ne veut pas plomber les entreprises françaises.

    Ce n'est pas du tout ce que disait le gouvernement quand il l'a fait voter par le Parlement, en octobre et novembre derniers...

  • De plus en plus débile

    Voilà donc la réponse de Nicolas Sarkozy à l'énorme claque qu'il a reçue : il vire Xavier Darcos, le ministre qui a été le plus sévèrement battu, et il intègre au gouvernement le plus connu des villepinistes, Georges Tron, le jour où Villepin annonce qu'il va créer son parti.

    Un bouc émissaire, et une insignifiante mesquinerie.

    Et puis il met au Budget le très chiraquien François Baroin, et il fait ministre Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l'UMP, qui représente les « centristes » de l'UMP, puisqu'il vient de l'UDF. (A propos, qui se souvient qu'il fut ministre de Raffarin ?)

    Et ainsi Sarkozy a « rassemblé » la majorité...

    Ce qui est rassurant est que ce n'est pas sérieux. C'est juste une petite farce pour passer le temps. La vraie politique se fait à Bruxelles...

  • Mardi de la Passion

    L'évangile de ce jour est un passage qui précède celui d'hier. La fête des Tentes approche ; et « les juifs cherchaient à le tuer ».

    « Vous, montez à la fête. Moi, je ne monte pas à cette fête, mon temps n'est pas encore accompli », dit Jésus à ses « frères ».

    Pourtant, il va y aller aussi.

    Pourquoi dit-il qu'il n'y va pas, alors qu'il a bien l'intention d'y aller, et qu'il y va ? Je me suis souvent posé la question, à propos de ce qui ressemble tout de même à un mensonge, ce qui est invraisemblable dans la bouche de celui qui est la Vérité, et j'ai trouvé la réponse dans les Evangiles traduits par sœur Jeanne d'Arc : « La "montée" aux fêtes se faisait en cortège, chaque village ou chaque clan restant groupé. On entrait à Jérusalem au son de chants ou de cantiques. » Ce n'est pas ainsi qu'il entend participer à la fête. Car il n'est pas venu pour apparaître comme le membre d'un clan. Il ira seul, pour délivrer un message qui dépasse tous les clans.

    Et il fera un autre jour son entrée publique à Jérusalem, quand son heure sera venue, quand son temps sera accompli, avec le cortège de ses disciples et de ceux qui le reconnaissent comme le Messie. C'est ainsi que l'évangile de ce jour annonce les Rameaux.

  • Dans le Christ, Dieu a suivi la loi de l’art

    Dans l'après-midi du 19 mars, Benoît XVI a assisté à un concert donné à l'occasion de sa fête. Il s'agissait d'une nouvelle version des Sept paroles du Christ en Croix de Joseph Haydn. On connaît les versions pour quatuor à cordes, pour orchestre à cordes, oratorio, et pour piano. Cette nouvelle version est pour mezzo-soprano et quatuor à cordes, et elle a été réalisée par José Peris Lacasa, organiste honoraire de la Chapelle du palais royal de Madrid.

    Après le concert, le Saint-Père a félicité les interprètes et fait l'éloge de la "beauté austère" de l'œuvre, "digne de la fête de saint Joseph" et "tout à fait adaptée au temps quadragésimal qui nous prépare à vivre le mystère central de la foi chrétienne". Dans l'œuvre de Haydn "se cache une loi universelle de l'expression artistique: savoir communiquer le beau qui est aussi le bien et la vérité, par un moyen sensible... A bien y regarder, Dieu a suivi la même loi pour se faire connaître à nous et nous faire  connaître son amour: il s'est incarné dans notre chair humaine et a réalisé le plus grand chef-d'œuvre de toute la création, l'unique médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Christ Jésus. Plus la matière est dure, plus les liens de l'expression sont étroits et plus ressort le génie de l'artiste. Ainsi, sur la dure croix, Dieu a prononcé à travers le Christ, la Parole d'amour la plus belle et la plus vraie : Jésus qui se donne pleinement et définitivement... Ce lien à l'histoire est le signe de fidélité par excellence, le signe d'un amour tellement libre qu'il n'a pas peur de se lier pour toujours, d'exprimer l'infini du fini, le tout du fragment. Cette loi qui est la loi de l'amour, est aussi la loi de l'art dans sa plus grande  expression."

  • Une première pour le Front national

    Pour la première fois, le Front national ne perd pas de voix entre le premier tour et le deuxième tour d'une élection (hors présidentielle), mais en gagne. Et cela face aux deux grandes coalitions qui rassemblent tout l'échiquier parlementaire. Il gagne 1 point dans quatre régions, de deux à quatre points dans cinq régions, et presque 7 points en Languedoc-Roussillon.

    Cela veut dire deux choses. Premièrement que les électeurs ont commencé à comprendre que dans une élection à la proportionnelle, même déguisée en scrutin majoritaire à deux tours, toute voix compte pour avoir des élus. Deuxièmement que le vote FN n'est définitivement plus un vote protestataire (ou en tout cas pas plus que ne l'est le vote de gauche).

    Jean-Marie Le Pen frôle les 23% en PACA, Marine Le Pen dépasse les 22% dans le Nord-Pas-de-Calais, Bruno Gollnisch monte à plus de 15% en Rhône-Alpes. En PACA, Nord-Pas-de-Calais, Languedoc-Roussillon et Lorraine, le FN dépasse son score de 2004.

    Le FN aura 118 conseillers régionaux dans 12 régions, contre 156 dans 17 régions en 2004. Mais après les défections, il ne lui restait en fait que 100 conseillers.

    La réforme des élections régionales avait pour but de supprimer le FN des conseils régionaux. Ce chef-d'œuvre de Jean-Pierre Raffarin eut pour résultat, en 2004, de porter la gauche au pouvoir dans presque toutes les régions. Ce qui a été réitéré en 2010. Nicolas Sarkozy avait annoncé qu'il allait tarir les voix FN. Là encore, il a perdu.

  • Lundi de la Passion

    « Les grands prêtres et les pharisiens envoient des gardes pour l'arrêter . » En pleine fête des Tentes (à l'automne). Cette notation de saint Jean reste sans suite. Jésus ne sera pas arrêté à cette fête. Mais tout est déjà en place pour la Passion, et Jésus parle de sa Résurrection au présent : « Je vais vers celui qui m'a envoyé... Là où je suis, vous ne pouvez venir. »

    Et il reprend le thème de l'eau vive : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive... De son ventre couleront des fleuves d'eau vive. » Après la Résurrection, la Pentecôte. « Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui », explique l'évangéliste.

  • Premier dimanche de la Passion

    A compter de ce jour, la liturgie s'oriente tout entière vers la Passion du Christ. La plupart des antiennes de l'office et de la messe sont des versets de psaumes où le Christ exhale sa souffrance dans les persécutions dont il est victime, et lance des appels à Dieu : il s'exprime à la première personne, et prend en lui toutes les souffrances de l'humanité. C'est ainsi qu'il est le véritable grand prêtre, comme le souligne solennellement l'épître. Dans l'évangile, harcelé par les juifs, Jésus évoque la gloire dont le Père va le glorifier : la gloire qui passe par le Croix, en « ce jour » qu'Abraham a vu, et qui l'a réjoui.

    Les juifs demandent à Jésus comment il a pu voir Abraham, et il leur répond en affirmant sa divinité : « Avant qu'Abraham advînt, Je Suis. » Avec une forte opposition entre le verbe devenir, au passé, pour Abraham, et le verbe être, au présent absolu, pour lui-même.

  • La conversion de Miyuki

    Lors de la prochaine veillée pascale, Ito Miyuki, 38 ans, et sa fille, Kotone, 5 ans, seront baptisées dans la foi catholique. La célébration aura lieu dans l'église de la paroisse de Yonezawa, à un peu moins de 300 km au nord de Tokyo. Miyuki est l'épouse d'un prêtre shintô, et elle joue la musique sacrée shintô dans le temple où officie son mari.

    Ses années de lycée s'étaient déroulées dans un établissement catholique où elle avait été fascinée par le récit qu'on lui avait fait de la vie et de l'œuvre de Mère Teresa. Trois ans après son mariage, au cours d'un voyage en Inde, à Calcutta, elle avait visité les Missionnaires de la Charité et avait été bénie par leur fondatrice qui lui avait remis un chapelet, précieusement conservé depuis.

    En 2008, lors d'un repas, la jeune femme s'est mise à cracher du sang. Les médecins ont diagnostiqué un cancer du pharynx, très certainement mortel. Sans qu'elle puisse l'expliquer, elle eut alors à l'esprit l'image de Mère Teresa et s'est dit à elle-même : « Je veux être baptisée avant de mourir ! » A sa sortie de l'hôpital, elle se mit donc à chercher comment recevoir ce sacrement mais une personne proche de l'Eglise lui dit que, dans sa situation de miko (assistante d'un prêtre shintô), elle devrait reconsidérer sa décision. Malgré cela, elle persista dans son désir et se mit en contact avec la paroisse de Yonezawa où l'équipe responsable de catéchuménat l'accueillit. Deux mois plus tard, alors qu'elle commençait à se faire à l'idée de sa maladie, son cancer disparut. « Ma vie a été sauvée par Jésus-Christ. Je veux passer le restant de mes jours auprès de l'Eglise », pensa-t-elle alors, réalisant également qu'elle était devenue « spirituellement assoiffée ».

    Quant à sa fille, Kotone, c'est elle-même qui est allée voir le curé pour demander, elle aussi, à être baptisée. « Je veux connaître Jésus. J'aime Jésus et j'aime Marie », affirme-t-elle du haut de ses cinq ans.

    (Zenit)

  • Benoît XVI et saint Bonaventure

    Dans sa troisième catéchèse sur saint Bonaventure, mercredi dernier, Benoît XVI a comparé la définition de la théologie selon saint Thomas d'Aquin et selon saint Bonaventure, et a évoqué l'influence du « pseudo-Denys » :

    « Tandis que pour saint Augustin l'intellectus, le voir avec la raison et le cœur, est la dernière catégorie de la connaissance, le Pseudo-Denys va encore un peu plus loin : dans l'ascension vers Dieu, on peut arriver à un point où la raison ne voit plus. Mais dans la nuit de l'intellect, l'amour voit encore - il voit ce qui reste inaccessible pour la raison. L'amour s'étend au-delà de la raison, il voit davantage, il entre plus profondément dans le mystère de Dieu. Saint Bonaventure fut fasciné par cette vision, qui rencontrait sa spiritualité franciscaine. C'est précisément dans la nuit obscure de la Croix qu'apparaît toute la grandeur de l'amour divin ; là où la raison ne voit plus, c'est l'amour qui voit. »