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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2039

  • Les banquiers et la zone euro

    Selon une enquête réalisée par l’Economist Intelligence Unit pour RBC Capital Markets auprès de 440 dirigeants bancaires dans le monde, il y a, selon ceux-ci, plus de 50% de chance qu’un ou plusieurs pays quittent la zone euro d’ici 2013. Et pour 36% d’entre eux, il y a au moins 25% de chance que la zone euro explose d’ici là.

  • La douzaine d’œufs bientôt interdite

    Le 16 juin, le Parlement européen a adopté une « proposition de règlement concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires ». Un texte hallucinant, comme seuls savent les pondre les technocrates de Bruxelles, en 54 considérants et 52 articles. Et comme si ce n’était pas assez long et détaillé, le Parlement européen l’a encore allongé et détaillé

    Ce lundi, la presse britannique est en fureur. Elle a découvert que ce règlement allait interdire, par exemple, la vente des œufs à la douzaine. En effet, l’article 24 spécifie :

    La quantité nette d’une denrée alimentaire est exprimée, en utilisant, selon le cas, le litre, le centilitre, le millilitre ou bien le kilogramme ou le gramme: a) en unités de liquide pour les produits liquides, b) en unités de masse pour les autres produits.

    Toute autre quantité est de ce fait interdite. De même que la vente de tout produit alimentaire à l’unité.

    « Ils sont cinglés. Quand les Français arrêteront de vendre leur vin en caisses, nous arrêteront de vendre les œufs par douzaines », a réagi le député européen Paul Nuttal, président de l’UKIP. La secrétaire britannique à l’Environnement Caroline Spelman a déclaré que « les consommateurs veulent acheter les œufs par douzaines et ils doivent avoir le droit de le faire – je le dirai clairement à nos partenaires. » Sauf que le Royaume-Uni a oublié de demander une clause d’exemption, comme il l’avait fait pour les pintes de bière dans un règlement précédent.

    Et en France ? Apparemment tout le monde s’en fiche… Au point que Paul Nuttal croit que seuls les Britanniques achètent les œufs par douzaines, et qu’ils sont les seuls concernés par ce nouvel ukase.

  • François Fillon, Premier ministre de la République islamique

    Pour la première fois, un Premier ministre a inauguré un lieu de culte. Le Premier ministre de la République laïque a inauguré la grande mosquée d’Argenteuil. C’est la suite logique de la création du Conseil français du culte musulman. L’islam est religion d’Etat, la seule religion d’Etat en France.

    Naturellement, il s’est livré à une apologie de l’islam, puisqu’il était là pour ça. Il a assuré que "la réalité de l'islam de France aujourd'hui" est "celle d'un islam de paix et de dialogue", une religion du "juste milieu" où l'on vit sa foi dans le respect "des principes de la République".

    Et il a donné une leçon de théologie islamique sur la burqa, en condamnant "l'intégrisme religieux" au nom des “lumières” de la “foi” : "En renvoyant une image sombre et sectaire, les personnes qui dissimulent leur visage au prétexte de leur foi sont, consciemment ou non, les opposantes à l'islam de France que vous avez contribué à construire". "L'islam de France, l'islam que vous vivez au quotidien n'a rien à voir avec cette caricature qui abaisse les lumières de votre foi, il n'a rien à voir avec cet extrémisme qui méprise votre adhésion pleine et entière au principe laïc et républicain de la France. "C'est pour cela que vous devez vous dresser au premier rang contre ce détournement du message religieux".

  • Ce sera halal, mais on ne le dit plus…

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    Bivouac-ID dénonçait samedi l’organisation par la Ville de Dijon d’un « barbecue géant halal » en clôture du «Mondial de football à 7 de la jeunesse dijonnaise», et donnait l’adresse internet où le maire demandait qu’on le contacte pour « renforcer nos liens et de répondre au mieux à vos préoccupations quotidiennes, que je partage de part les responsabilités que vous m’avez confiées et des convictions que je défends ».

    Ce matin, la mention « halal » a disparu

  • Putsch à la Mosquée de Marseille…

    Voir la dépêche de l’AFP.

    Voir aussi l’article de La Provence qui l’annonçait. Et qui se terminait ainsi :

    « Les donateurs potentiels, dont l'Algérie, pourraient se détourner d'une association qui aurait l'air trop perturbée. Ce qui signifierait la mort du projet. »

  • Des relations diplomatiques pleines et entières entre le Vatican et Moscou

    La salle de presse du Saint-Siège a annoncé samedi que Mgr Dominique Mamberti, secrétaire chargé des rapports entre le Vatican et les États, avait reçu une lettre accréditant Nicolaï Sadchikov en qualité d'ambassadeur de la Fédération de Russie près le Saint-Siège. Tout prochainement, Mgr Antonio Mennini présentera à Sergei Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, la lettre l'accréditant comme nonce du Saint Siège auprès de la Fédération de Russie.

    Ainsi sont normalisées les relations entre le Saint-Siège et Moscou.

    Le 3 décembre 2009, après la visite à Rome de Dimitri Medvdedev, un communiqué avait fait savoir que la rencontre entre le président russe et le pape avait été l’occasion pour les deux parties de "s’accorder pour l’établissement de relations diplomatiques pleines entre le Saint-Siège et la Fédération de Russie".

    Le 9 décembre, un nouveau communiqué précisait que "le Saint-Siège et la Fédération Russe, désireux de promouvoir leurs rapports amicaux réciproques, ont décidé d’un commun accord d’établir des relations diplomatiques au niveau de Nonciature Apostolique de la part du Saint-Siège et d’ambassade de la part de la Fédération russe".

    Depuis 1990 (après la visite à Rome de Mikhaïl Gorbatchev), Moscou avait un “représentant” auprès du Saint-Siège, et le Saint-Siège avait un “représentant » à Moscou. Le premier était un ambassadeur, le second était un nonce apostolique, mais l’un et l’autre étaient accrédités comme “représentants”, et non selon leurs titres.

  • La liberté reçue du Christ

    Extrait de l’allocution de Benoît XVI hier avant l’Angélus :

    L'évangéliste Luc nous présente Jésus qui marche sur la route, en direction de Jérusalem, et rencontre quelques hommes, probablement jeunes, qui promettent de le suivre où qu'il aille. Il se montre très exigeant avec eux, en les prévenant que « le Fils de l'homme - c'est-à-dire Lui, le Messie - n'a pas d'endroit où reposer la tête », c'est-à-dire qu'Il n'a pas de demeure stable, et que celui qui choisit de travailler avec Lui dans le champ de Dieu ne peut plus faire marche arrière (cf. Lc 9,57-58.61-62). A un autre en revanche, Jésus lui-même dit : « Suis-moi », lui demandant de couper de façon radicale les liens avec sa famille (cf. Lc 9, 59-60). Ces exigences peuvent apparaître trop dures, mais en réalité elles expriment la nouveauté et la priorité absolue du Royaume de Dieu qui se rend présent dans la Personne même de Jésus Christ. En dernière analyse, il s'agit de cette radicalité due à l'Amour de Dieu, auquel Jésus lui-même est le premier à obéir. Celui qui renonce à tout, y compris à lui-même, pour suivre Jésus, entre dans une nouvelle dimension de la liberté, que saint Paul définit comme « se laisser mener par l'Esprit » (cf. Ga 5, 16). « C'est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés ! », écrit l'apôtre, et il explique que cette nouvelle forme de liberté reçue du Christ consiste à être « au service les uns des autres » (Ga 5, 1.13). Liberté et amour coïncident ! Obéir à son propre égoïsme conduit au contraire à des rivalités et des conflits.

  • Vigile des saints Pierre et Paul

    Præsta, quæsumus, omnipotens Deus, ut nullis nos permittas perturbationibus concuti, quos in apostolicæ confessionis petra solidasti. Per Dominum Jesum Christum…

    Ne permettez pas, Dieu tout-puissant, qu’aucun trouble nous ébranle, puisque vous nous avez solidement établis sur la pierre de la foi apostolique.

  • 5e dimanche après la Pentecôte

    Le chapitre 5 de saint Matthieu commence par les Béatitudes. Puis Jésus affirme qu’il n’est pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir. Et il donne six exemples, dont le premier fait l’objet de l’évangile de ce dimanche. On est frappé par le fond : les exigences évangéliques dépassent infiniment les exigences de la Loi. Du coup, on ne fait pas assez attention à la forme. Six fois, Jésus dit : « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens… Moi je vous dis… » Or c’est Dieu qui a dit aux anciens, sur le Sinaï. (La voie passive est souvent utilisée dans l’Ecriture pour évoquer l’action divine, sans avoir à prononcer le Nom ineffable.) Quand Jésus dit : « Moi, je vous dis », il se pose en autorité divine. Non pas pour contredire la révélation du Sinaï, mais pour l’accomplir. Dans ce « moi, je vous dis », il y a le « Je Suis » du Sinaï, qui est le « Je Suis » de Jésus dans l’évangile de saint Jean.

  • Saints Jean et Paul

    Avant appris que Jean et Paul sustentaient les chrétiens pauvres avec les riches ses que la vierge Constance avait laissées, il leur donna l’ordre de lui obéir en tout comme à Constantin. Mais ils répondirent: « Tant, que les glorieux empereurs Constantin et Constance, son fils, se faisaient honneur d'être les serviteurs de J.-C., nous les servions ; mais puisque tu as abandonné une religion qui fait pratiquer tant de vertus, nous nous sommes entièrement. éloignés de toi et nous refusons positivement de t'obéir.» Julien leur fit répondre : « J'ai été élevé à la cléricature, et si je l’avais voulu, je serais parvenu au premier rang de l’Église, mais considérant que c'était chose vaine de vivre dans la paresse et l’oisiveté, j'ai préféré l’état militaire, et j'ai sacrifié aux dieux dont la protection  m’a élevé à l’empire. C'est pour cela qu'ayant été nourris à la cour, vous ne devez pas cesser de vivre à mes côtés afin que je vous traite comme les premiers dans mon palais. Si vous me méprisez, il faut de toute nécessité que je fasse cesser cet état de choses.» Ils répliquèrent: « Puisque nous préférons servir Dieu plutôt que toi, nous n'avons pas la moindre crainte de tes menaces, de peur d'encourir la haine du roi éternel. » A cela Julien reprit: « Si d'ici à dix jours vous poussez le mépris jusqu'à ne pas vous rendre de plein gré auprès de moi, vous ferez de force ce que vous ne vous souciez pas de faire de bonne volonté. » Les saints lui répondirent : « Crois que les dix jours sont déjà expirés; et fais aujourd'hui ce que tu menaces d'exécuter alors. » «Vous pensez, dit Julien, que les chrétiens feront de vous des martyrs ; si vous ne  m’obéissez, je vous ferai châtier non comme des martyrs, mais comme des ennemis publics. » Alors Jean et Paul employèrent les dix jours entiers à donner eu aumônes tous leurs biens aux pauvres. Le terme expiré, Térentien fut envoyé vers eux et leur dit : « Notre seigneur Julien vous envoie une petite statue en or de Jupiter pour que vous lui offriez de l’encens, sinon, vous périrez également tous les deux. » Les saints lui répondirent : « Si ton seigneur est Julien, sois en paix avec lui; quant à nous, nous n'avons d'autre Seigneur que J.-C. » Alors il les, fit décapiter en cachette, et ensevelir dans une fosse de la maison ; puis il fit répandre le bruit qu'ils 'avaient été envoyés en exil.

    (Légende dorée)