Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 1783

  • Mercredi des Cendres

    Concéde nobis, Dómine, præsídia milítiæ christiánæ sanctis inchoáre jejúniis : ut, contra spiritáles nequítias pugnatúri, continéntiæ muniámur auxíliis. Per Christum, Dóminum nostrum.

    Accordez-nous, Seigneur, d’entrer par de saints jeûnes dans les rangs de la milice chrétienne, de sorte qu’ayant à lutter contre les esprits mauvais, nous soyons munis des secours que procure l’abstinence.

  • En Libye

    Fort intéressante analyse (comme souvent) de Bernard Lugan:

    En ce premier anniversaire de l’ « insurrection libyenne », et alors qu’une « résistance verte » dont il est difficile d’évaluer la force réelle, semble être en mesure d’opérer sur la totalité du territoire, la Libye apparaît comme étant coupée en trois :

    La Cyrénaïque n’accepte pas les décisions prises depuis Tripoli par le CNT. De plus, et les journalistes ne l’ont naturellement pas vu, les tensions y sont fortes entre les islamistes fondamentalistes et les membres des confréries soufies dont le poids régional est important. Les premiers pourchassent les seconds en les traitant d’hérétiques et des heurts se sont récemment produits lors des processions traditionnelles. Les fondamentalistes ont commis l’irréparable le 13 janvier, à Benghazi, quand ils ont passé un cimetière au bulldozer et profané une trentaine de tombes de saints - les marabouts du Maghreb -, dont ils ont dispersé les ossements. Pour eux, les rassemblements autour de leurs tombeaux, l’équivalent des moussem du Maroc, ne sont rien d’autre que de l’idolâtrie, donc du paganisme.

    Le sud de la Libye a éclaté en deux zones qui, toutes deux, échappent totalement au CNT. Celle de l’ouest, peuplée par des Touaregs constitue la base arrière de l’insurrection qui embrase le nord du Mali depuis le mois de janvier dernier. Dans le centre/sud/est, des combats ont éclaté entre Toubou et Arabes. Comme il est peu probable que les ombrageux toubou du Tchad laissent leurs frères du Nord se faire massacrer sans réagir, un autre front risque donc de s’ouvrir avec tous les risques de contagion qui en découleraient.

    La Tripolitaine est quant à elle coupée en quatre :

    - Misrata est aux mains de milices gangstéro-fondamentalistes unanimement détestées. Ce furent leurs membres qui massacrèrent le colonel Kadhafi et qui tranchèrent les mains de son fils

    - Au Sud, la tribu des Warfalla qui, à elle seule totalise environ 30% de la population de la région, refuse de reconnaître l’autorité du CNT

    - Tripoli est sous le contrôle de milices rivales qui n’obéissent qu’à leurs chefs respectifs, le président du CNT, M. Mustapha Abd el-Jalil, étant quant à lui totalement impuissant.

    - Pour le moment, les seules forces « solides » sont les milices berbères de Zentan et du jebel Nefusa. Celle de Zentan est composée de Berbères arabophones, cousins de ces Berbères berbérophones dont le centre est la ville de Zouara et qui peuplent une partie du jebel Nefusa autour de Nalout et de Yafran. Pour mémoire, les berbérophones -et non tous les Berbères-, totalisent +- 10% de la population libyenne, mais comme ils vivent à plus de 90% en Tripolitaine, ramenée à cette seule région, ils y sont +- 20%.

    Les miliciens de Zentan qui détiennent Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, jouent pour le moment une subtile partie de poker menteur. Pour tenter d’y voir clair il faut avoir à l’esprit que :

    1) Les berbérophones savent que le CNT suivra une politique arabo-islamique niant leur spécificité et qu’ils n’ont donc rien à attendre de lui.

    2) Les Berbères arabophones de Zentan n’ont rien obtenu de tangible du CNT et, pour le moment, ils refusent donc de coopérer avec lui.

    3) Les Warfalla ainsi que la tribu du colonel Kadhafi, adversaires naturels du CNT, sont en attente.

    Si ces trois forces qui représentent ensemble +- 70% de la population de la Tripolitaine, s’unissaient, elles en prendraient facilement le contrôle. Or, avec Seif al-Islam, les Zentaniens ont dans leur jeu une carte maîtresse, ce dernier étant en mesure de leur apporter l’appui outre des Warfalla et des Kadhafa, celui également des Touaregs et des Toubous. Le seul problème est que la justice internationale a émis contre lui un mandat d’arrêt.

    C’est autour de ces données complexes et mouvantes qu’un âpre et discret marchandage a lieu en ce moment en Libye. A suivre…

  • Les Chinois ne votent pas Hollande

    Laurent Fabius, VRP du candidat François Hollande, arrivé hier après-midi à Pékin, en est reparti cet après-midi, après avoir annulé une conférence de presse, très vexé de n’être reçu par aucun des grands dirigeants chinois.

    Il semblerait que ceux-ci aient voulu montrer leur mécontentement que François Hollande ne les ait pas jugés dignes d’une visite personnelle…

  • Le 11 novembre devient flou

    Le Parlement a adopté définitivement, hier, la loi instaurant le 11 novembre comme une journée "en hommage à tous les morts pour la France".

    Paradoxalement, ce sont les députés théoriquement  les plus antipatriotes, ceux du Front de gauche, qui ont voté contre.

    Les socialistes étaient opposés au texte en première lecture, et ont finalement voté pour, parce que le Sénat a ajouté que "cet hommage ne se substitue pas aux autres journées de commémoration nationales".

    Mais cette précision ne fait que souligner la malignité de cette innovation. Les autres journées de commémoration garderont intacte leur raison d’être, seul le 11 novembre perd sa raison d’être spécifique. Or il était assez spécifique pour être conservé. L’argument selon lequel le dernier poilu est mort est ahurissant : s’il n’y a plus de vivant il n’y a plus de mémoire (va-t-on expliquer cela aux juifs ?). La Première Guerre mondiale fut une effroyable boucherie européenne, et il serait bon de toujours se souvenir de cette sauvagerie dont furent capables des peuples dits civilisés. D’autant que cette hécatombe, en fauchant quasiment une génération d’hommes, a détruit la chrétienté qui restait vivace dans de nombreuses campagnes, tout en détruisant également que ce qui restait de l’empire catholique. Mais de cela, bien sûr, on ne veut plus se souvenir.

  • 100% de la viande abattue de façon rituelle en Ile-de-France !

    Communiqué de la chambre d’agriculture d’Ile-de-France

    L’Ile-de-France compte à ce jour 5 abattoirs dont un spécialisé dans la viande de porc. Les quatre autres abattent les cheptels exclusivement de manière rituelle : 100% de la viande abattue en Ile-de-France l’est selon les traditions musulmane et juive.

    Aucun choix n’est donné aux éleveurs franciliens qui doivent franchir les limites de la région pour bénéficier d’un abattage traditionnel. Leurs animaux doivent être transportés sur des centaines de kilomètres, abattus en province, les carcasses devant être rapatriées pour le conditionnement et la distribution en Ile-de-France. Quelle perte de temps et d’argent ! A l’heure des circuits courts, c’est un comble !

    Mais pourquoi ?
    Par le passé, les abattoirs franciliens étaient gérés par les communes. Le désengagement des municipalités a vu peu à peu l’ensemble de l’abattage francilien confié à des opérateurs privés. Pour des raisons de simplification des process et poussés par la réduction des coûts, ces derniers se sont tournés vers un procédé unique d’abattage rituel, délaissant, de fait, la méthode traditionnelle, au mépris de la réglementation qui impose un ‘’étourdissement’’ préalable des animaux et avec le consentement coupable des services de l’Etat.
    Les abattoirs franciliens représentent cependant moins de 2 % de la consommation francilienne de viande.

    Et dans tout ça, le consommateur a-t-il le choix ? Pas vraiment…
    Plus inquiétant encore, les consommateurs souffrent d’une mésinformation sur les produits qu’ils achètent au quotidien : en France on estime que 30% de la viande est abattue selon les rites musulman et juif alors que la demande ne représente que 7% ; 23% sont donc commercialisés comme de la viande ‘’traditionnelle’’…

    Donnons le choix à nos éleveurs et à nos consommateurs !

    Les problèmes d’abattage en région Ile-de-France ont longtemps été le cheval de bataille de la Chambre Interdépartementale d’Agriculture d’Ile-de-France et de la Maison de l’Elevage. Néanmoins, ce phénomène prend de l’ampleur sur fond d’élection présidentielle et il est temps de réagir !

    Les éleveurs devraient pouvoir choisir leur mode d’abattage tout comme les consommateurs devraient pouvoir choisir leurs produits en toute connaissance de cause : les viandes devraient bénéficier d’un affichage clair en la matière. Quant aux abattoirs, ils devraient être soumis aux mêmes conditions de contrôle que celles imposées aux exploitations d’élevage par les services de l’Etat !

     

  • Le grand absent

    La province ecclésiastique de Rennes (Bretagne et Pays de Loire) a lancé une (très) grande campagne d’affiches pour le denier du culte. On y voit des personnes diverses (mais aucune de la « diversité »… ça frise le racisme), qui disent « Je cherche », « Je prie », « J’espère », « Je crois ». Tels sont les mots que l’on voit en gros caractères. Et la suite est en plus petit, il faut s’approcher de l’affiche pour la lire.

    Puisqu’il s’agit d’affiches théoriquement catholiques, on pourrait s’imaginer qu’il y a un message chrétien. Mais non. Il y a dans chaque phrase le mot « Eglise », en caractères gras, mais on ne saura pas ce que fait et ce qui dit cette « Eglise ». Ni ce qu’elle est. Le message de la province ecclésiastique de Rennes exclut les mots « Dieu », « Jésus », « Christ », « Evangile », « Sacrements », « Sacerdoce », « prêtres »… Aucune affiche ne dit par exemple que « Le Christ est la lumière des peuples » (premiers mots de la première constitution dogmatique de Vatican II), ni que le diocèse « souhaite donc ardemment, en annonçant à toutes les créatures la bonne nouvelle de l’Évangile répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église » (suite de la première phrase de Lumen Gentium).

    Sans doute le publicitaire qui a conçu la campagne ignore-t-il tout du christianisme. Ce qui donne par exemple : « J’espère que l’Eglise continuera à transmettre ses valeurs aux jeunes générations. ».

    Eh bien non. Je ne vais pas donner de l’argent à ces gens-là en espérant que l’Eglise continue à transmettre ses valeurs aux jeunes générations. Je ne sais pas ce que c’est et je ne veux pas le savoir. L’Eglise n’a pas de valeurs à transmettre. L’Eglise est chargée de faire rencontrer le Christ, deuxième personne de la Sainte Trinité, qui nous donne la vie éternelle par les sacrements de la foi.

  • Deus domini mei Abraham

    ℟. Deus domini mei Abraham dirige viam meam: ut cum salute revertar in domum domini mei.
    ℣. Obsecro Domine, fac misericordiam cum servo tuo.
    ℟. Ut cum salute revertar in domum domini mei.
    Dieu de mon seigneur Abrahm, dirige mes pas, afin que je revienne sain et sauf à la maison de mon seigneur. Je te prie, Seigneur, fais miséricorde à ton serviteur, afin que je revienne sain et sauf à la maison de mon seigneur.

    (Cf. Genèse 24, 12)

  • Toujours communistes…

    Une commission intergouvernementale de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) a rédigé un projet de Déclaration des droits de l’homme. Mais le Laos veut y apporter de sérieuses limitations. Pour les autorités communistes de Vientiane, l’application des droits universels de l’homme doit prendre en compte « les particularités nationales et régionales », et les mots qui « ne prennent pas en compte les systèmes politiques, économiques et culturels » ne doivent pas y figurer. Du reste, « la sécurité nationale, l’ordre public et la moralité » sont plus importants que les droits des individus pour éviter « le chaos et l’anarchie ». De même, la liberté religieuse doit être définie comme subordonnée aux « lois nationales ».

    Le Vietnam soutient la position du Laos, insistant sur le contrôle de la liberté d’opinion et du droit à la liberté de l’information.

    Et ces positions sont discrètement soutenues par la Malaisie, ainsi que par la Birmanie, laquelle émet des réserves sur les expressions « minorités ethniques » ou « peuples indigènes » (les dites minorités étant son principal problème…).

    En principe, le document déclare que « chacun jouit de ses droits et libertés » sans distinction de « race, couleur, sexe, langue, religion, opinion politique ou autre, origine sociale ou nationale, identité sexuelle,  biens, handicap ou autre statut ». Le sultanat de Brunei et la Malaisie ne veulent pas que soit incluse l’identité sexuelle, et la Thaïlande veut remplacer cette expression par celle, « plus moderne », d’orientation sexuelle…

    (Asianews)

  • Il aime la France ?

    Nicolas Sarkozy s’est livré, dans son meeting de Marseille, à un beau numéro d’acteur, jouant avec insistance un personnage qui aime la France. Mais l’homme Sarkozy avait confié à Philippe de Villiers (si l’on en croit Eric Branca et Arnaud Folch dans Le mystère Villiers) : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir… » Et Jean-Pierre Raffarin avait dit de son côté : « Il aime plus la politique que la France. »

  • Un mensonge de Claude Guéant

    « Il y a en Ile-de-France des abattoirs qui sont habilités à faire des abattages selon le rite et qui sont destinés à une consommation spécifique… Ce qui serait ennuyeux, c'est que les consommateurs puissent consommer de la viande halal sans le savoir et les services vétérinaires veillent à ce que les abattoirs acheminent leur production halal vers le public qui souhaite consommer halal… Les services de répression des fraudes font d'ailleurs des contrôles fréquents pour éviter qu'il y ait tromperie sur la marchandise. Je ne suis pas en mesure de vous garantir qu'il n'y a jamais eu une distraction de circuit mais je dis que toutes les précautions sont prises pour qu'il n'y ait pas de confusion. »

    Voilà ce qu’a déclaré Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur, hier au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro.

    Claude Guéant ne peut pas ignorer qu’une partie de la viande halal va forcément dans le circuit classique, puisque les musulmans ne consomment que certains morceaux. Et que cette proportion est estimée, par les services du ministère de l’Intérieur, à un tiers.

    Cela fait partie de l’état de la question, tel qu’il est connu au ministère de l’Intérieur et au ministère de l’Agriculture. Et c’est précisément la raison pour laquelle il y a des propositions de loi sur l’étiquetage de la viande abattue rituellement, propositions que le ministre de l’Intérieur connaît forcément puisqu’elles sont dans son champ de compétences.

    En 2005, déjà, on pouvait lire ceci dans un rapport du COPERCI (organisme conjoint du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Agriculture) :

    Les nécessités économiques auxquelles sont soumis les abatteurs font qu'une partie de la viande abattue rituellement est consommée par des non musulmans, en général à leur insu. Cette situation pourrait rapidement être source de difficultés, au fur et à mesure que les associations de protection animale, relayées par celles de défense des consommateurs, gagneront en audience.

    En outre, la mixité des circuits de distribution est susceptible d'engendrer des polémiques en cas de succès des dispositifs juridiques de certification. Les coûts du dispositif, et notamment de l’intervention d'organismes indépendants de contrôle, seront en effet pour partie répercutés sur des consommateurs non musulmans, sauf à mettre en place une comptabilité complexe selon le circuit de distribution.

    (page 54)

    80% des abattoirs français spécialisés sur I'ovin déclarent abattre halal. (…)

    La mission a estimé la proportion d'abattage halal des bovins à 20% : selon la logique de complémentarité, pour vendre 1 kg de viande halal (abats et une partie des quartiers avant), il faut abattre 3 kg. Dans la mesure où la consommation des musulmans de France représente 7% de la production nationale de bovins, l’abattage halal devrait atteindre 20 % de l'abattage total.

    (page 20)

    (Cette estimation est contestable car elle ne prend pas en compte une donnée importante de la question, qui est une des principales raisons pour lesquelles les abattoirs d’Ile-de-France sont 100% halal.)