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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1779

  • Il y aura un référendum en Irlande

    Les juristes qui ont participé à la rédaction du traité du pacte budgétaire avaient fait tout leur possible pour qu’il ne soit pas nécessaire d’organiser un référendum en Irlande. Mais c’était dans le cadre de l’Union européenne, quand ce traité était conçu comme un amendement au traité européen. A cause de la défection britannique (puis tchèque), le traité est devenu un traité international. Or un référendum est nécessaire pour ratifier un traité international…

    C’est pourquoi l’attorney général a décidé qu’il fallait un référendum, qui a été annoncé hier au Parlement, de façon d’ailleurs totalement impromptue, par le Premier ministre Enda Kenny.

    Malheureusement, le vote (sans doute négatif) des Irlandais n’aura pas de répercussion sur l’UE. Parce qu’il ne s’agit pas d’un traité de l’UE, et qu’il entrera en vigueur quand 12 pays l’auront ratifié.

  • Le Conseil constitutionnel aurait rejeté la loi Gayssot

    Le Conseil constitutionnel a censuré la loi pénalisant la contestation du génocide arménien, au motif « qu'en réprimant la contestation de l'existence et de la qualification juridique de crimes qu'il aurait lui-même reconnus et qualifiés comme tels, le législateur a porté une atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication ».

    Le Conseil constitutionnel souligne qu’il n’a pas eu à connaître de la loi reconnaissant le génocide arménien, et qu’il n’avait pas eu non plus à connaître de la loi Gayssot.

    Autrement dit, s’il y avait eu quelques parlementaires assez courageux pour déférer la loi Gayssot devant le Conseil constitutionnel, elle aurait été censurée. Mais il y a des lobbies plus puissants que d’autres. Et ceux-là imposent leur loi…

  • Symbole de l’intégration

    Un fast-food halal a été inauguré par Emir Kir, secrétaire d’Etat à l’urbanisme à la région de Bruxelles-capitale. Lequel a déclaré que c’était « le symbole d’une intégration parfaitement réussie ».

    Comme celle d’Emir Kir lui-même, Turc de citoyenneté belge, toujours négateur du génocide arménien.

    (Via F. Desouche, qui fait d’Emir Kir le ministre belge de l’aménagement du territoire, ce qu’il n’est pas. Il n’y a d’ailleurs pas de ministre fédéral de l’aménagement du territoire.)

  • 734 Londoniens (du nord) vont devenir catholiques

    Dans le diocèse de Westminster (qui couvre les parties du grand Londres au nord de la Tamise), 734 adultes ont suivi les 25 et 26 février à la cathédrale le rite de l’élection, par lequel ils ont manifesté leur engagement public à rejoindre l’Eglise catholique. 384 sont « candidats » (ils sont déjà baptisés, mais dans une autre communauté chrétienne), et 350 sont catéchumènes.

    Anthony Curran, directeur de la catéchèse, a souligné, au cours de la cérémonie, que le « désir très fort » de ces adultes, de recevoir le sacrement de l’Eucharistie – pour la première fois à Pâques – est un « puissant rappel » pour les catholiques, du « privilège » auquel ils participent chaque semaine. L’Eucharistie est en effet « le don qui est au cœur de l’Evangile, où Jésus donne sa vie pour ses disciples».

  • Mercredi des quatre temps de carême

    C’est le propre de toute époque frivole et incrédule, comme la nôtre, de manifester une certaine curiosité d’expérience religieuse, comme on l’appelle ; mais celle-ci, à cause des mauvaises dispositions de l’âme, si elle peut atteindre le cœur, n’arrive jamais à le ramener sincèrement à Dieu. De telles générations incrédules, qui, à la façon d’Hérode, durant la Passion de Jésus, cherchent le sensible, l’émotion, le miracle, comme pour assouvir le prurit morbide de leur curiosité religieuse, se trompent entièrement. Dieu se cache aux curieux et aux investigations orgueilleuses du savant qui prétend vouloir scruter les empreintes divines sur le terrain de la création ; il dissimule sa gloire sous le voile de l’humilité, dans l’anéantissement de la Croix et du tombeau. Voilà le signe préfiguré par le prophète Jonas, qui seul est accordé, comme l’atteste aujourd’hui le saint Évangile, à une génération souriante de scepticisme et d’incrédulité.

    Bienheureux cardinal Schuster

     

  • Quand Hollande fume la moquette

    François Hollande a déclaré hier sur TF1 qu’il créerait un taux d’imposition de 75%. (C'est la lutteu finaleu, etc.)

    Quelques minutes plus tard, Jérôme Cahuzac, chargé du budget dans l’équipe de campagne du candidat socialiste, était sur France 2. Il n’était pas au courant, et tellement déstabilisé qu’il ne trouva rien à répondre : « J'attends de voir un peu ce qu'il en est vraiment »…

    Ensuite, Pierre Moscovici a fait semblant d’être au courant, et quand on lui a demandé combien de personnes ça concernait, il a répondu : « entre 7.000 et 30.000 »… Interrogé de son côté, Jean-Marc Ayrault a répondu : « Moins de 3.000 »…

    Mais le pire est sans doute la réaction de Nicolas Sarkozy, terriblement significative : le seul problème qu’il voit est la cohérence de cette proposition avec la politique de Bruxelles : « Où est l'Europe ? Où est la convergence ? »

  • Elégance

    François Hollande a répondu à Nicolas Sarkozy, à propos de Valérie Trierweiler, qu’il « faut être élégant » et « ne pas s’en prendre à la compagne d’un candidat ». Puis il a répété : « Cela s’appelle l’élégance. »

    Mais cela n’a rien d’élégant d’être à la colle avec une divorcée (deux fois divorcée, même).

    Au fait, la concubine du futur président s’appelle Massonneau. C’est curieux toutes ces divorcées qui gardent le nom de leur mari (Merkel, Aubry, etc.)

     

  • Un autre menteur

    L’ancien Premier ministre irlandais explique qu’il ne faut pas organiser un référendum sur le traité du pacte budgétaire, parce que cela obligerait l’Irlande à quitter la zone euro.

    C’est d’autant plus faux que le traité n’est pas un traité européen mais un traité international, qui n’a donc juridiquement pas de lien avec la zone euro.

    Quand on parle de référendum, il n’y a pas que Sarkozy pour mentir. Mais ce n’est pas forcément une consolation.

    N.B. Michel Janva écrit dans une réponse à un commentaire du Salon Beige qu'il n'a trouvé le traité qu'en anglais. C'est un autre scandale de ce traité: il n'existe en effet toujours qu'en langue anglaise. Sans doute parce que c'est un traité international... Mais même à l'ONU les textes sont en français.

  • La Croix Rouge indonésienne reste la Croix Rouge

    En Indonésie, le parti de la Prospérité et de la Justice (qui est un parti islamiste, on commence à connaître ces appellations) demandait que la Croix Rouge indonésienne change son logo, au motif qu’on l’identifie de façon trop évidente à la culture et aux traditions chrétiennes.

    La Croix Rouge indonésienne refuse, au motif que ce logo a été adopté dans la Convention de Genève de 1949 que l’Indonésie a officiellement ratifiée et doit respecter, que l’Indonésie n’est pas un Etat musulman mais un Etat laïque, et que le symbole du logo n’est pas lié au christianisme (sic)…

  • “Cairo Exit” : le cinéma dans la nouvelle Egypte

    Le film “Cairo Exit”, de l’Egyptien Hesham Issawi, devait être présenté hier au festival du film africain de Louxor. Mais la censure n’a pas donné l’autorisation de le projeter. Les organisateurs du festival ont demandé l’autorisation de projeter le film en petit comité, devant les membres du jury. Ils n’ont pas eu de réponse.

    “Cairo Exit” raconte l’histoire d’une jeune copte, Amal, et d’un jeune musulman, Tarek, qui s’aiment. Ce qui pose des problèmes (pour la famille de Tarek les coptes sont des sous-hommes). Tarek décide d’émigrer clandestinement vers l’eldorado européen, mais Amal est enceinte. Tarek lui demande de partir avec lui, ou, si elle reste, elle devra avorter pour s’en sortir. Amal ne veut pas partir, et elle ne veut pas avorter. Elle prie avec ferveur la Sainte Vierge et essaye de s’en sortir, mais elle n’y arrive pas et décide finalement de partir rejoindre Tarek.

    Le réalisateur, Hesham Issawi, était parti aux Etats-Unis en 1990, où il a appris les métiers du cinéma et tourné ses premiers films. En 2010 il est revenu en Egypte, pour tourner “Cairo Exit”, qui est un film 100% égyptien. Ce qui veut dire que Hesham Issawi avait eu l’autorisation de la censure de Moubarak pour tourner son film...