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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1784

  • Movens Abram tabernaculum suum

    ℟. Movens Abram tabernaculum suum, venit et habitavit juxta convallem Mambre : ædificavitque ibi altare Domino.
    ℣.Dixit autem Dominus ad eum : Leva oculos tuos, et vide : omnem terram quam conspicis, tibi dabo, et semini tuo in sempiternum.
    ℟. Ædificavitque ibi altare Domino.

    Levant sa tente, Abram vint demeurer près de la vallée de Mambré ; et il dressa là un autel au Seigneur. Et le Seigneur lui dit : Lève les yeux et regarde : toute la terre que tu vois, je te la donnerai, et à ta descendance, pour toujours. Il dressa là un autel au Seigneur.

  • Quinquagésime

    L’office de ce dimanche est dominé par la grande figure d’Abraham. A la messe, l’épître est le célèbre discours de saint Paul sur la charité, et l’évangile est celui où le Christ annonce à ses apôtres qu’ils vont monter à Jérusalem où va s’accomplir tout ce qui a été écrit par les prophètes. Or nous sommes au dimanche qui précède le carême, et cette annonce nous concerne également : pendant le carême, nous allons nous aussi monter vers Jérusalem, jusqu’au vendredi saint, et au dimanche de Pâques.

    Du coup, on en oublie le reste de la péricope évangélique. Car elle nous raconte aussi un miracle ; la guérison d’un aveugle.

    Notons que cette guérison vient après que saint Luc eut constaté que les apôtres « ne comprennent rien » à ce que vient de leur annoncer Jésus. Il va donc tenter de leur faire comprendre en ouvrant les yeux d’un aveugle.

    Cet aveugle demande qui est-ce qui passe. On lui répond : Jésus de Nazareth. Or, pour attirer l’attention de Jésus, il ne va pas crier « Jésus de Nazareth », mais « Fils de David, aie pitié de moi ». Il adresse une prière à Dieu qui passe sur le chemin, dans la formulation des prophètes. C’est pourquoi Jésus va lui répondre : « Ta foi t’a sauvé ».

    Mais auparavant il y a le dialogue : « Que veux-tu que je te fasse ? - Seigneur, que je voie. »

    Que les apôtres aussi commencent donc à voir ce que disaient les prophètes. Et nous aussi…

  • La réponse hongroise au Soviet suprême européen

    Le 17 janvier, la Commission européenne avait lancé un ultimatum à la Hongrie : elle avait un mois pour répondre à ses questions concernant trois réformes apparaissant contraires aux « valeurs européennes » (alors que d’habitude les gouvernements ont deux mois pour répondre).

    Le gouvernement hongrois a donc envoyé hier sa réponse à la Commission européenne. Un texte d’une centaine de pages, répondant aux trois critiques qui lui sont faites, sur l’indépendance de la Banque centrale, l’indépendance de l’autorité de protection des données, et l’âge de la retraite pour les magistrats.

    L’ambassadeur de Hongrie près l’UE a précisé qu’une vingtaine de pages sont consacrées à expliquer les raisons pour lesquelles les Hongrois ne doivent pas modifier le serment de fidélité à l’Etat que doit prêter le gouverneur de la Banque centrale. Serment qui ne met pas en cause l’indépendance de la Banque centrale, garantie dans la Constitution.

    En ce qui concerne les magistrats, le texte explique que c’est un problème de retraites. Les juges de plus de 62 ans touchent à la fois une retraite et un salaire, car l’âge de la retraite est de 62 ans, mais ils continuent à exercer jusqu’à 70 ans. La réforme vise à rappeler que l’âge de la retraite est de 62 ans, et d’en finir avec le caractère quasi automatique de la prolongation. (Rappelons que la critique ubuesque de la Commission est qu’en alignant l’âge de la retraite des magistrats sur le régime général, le gouvernement se rend coupable de discrimination…).

    Concernant l’indépendance de l’autorité de protection des données, le gouvernement hongrois, qui rappelle comment la nouvelle instance a été constituée et ne voit pas ce qu’on lui reproche, se dit prêt à faire des concessions, pour montrer sa bonne volonté.

    D’autre part, le gouvernement hongrois a également répondu aux lettres comminatoires des commissaires Viviane Reding et Neelie Kroes. Sur la première, l’ambassadeur déclare que les critiques (sur l’indépendance de la justice) ne correspondaient tout simplement pas au contenu réel de la loi mise en cause, et sur la seconde (la loi sur les médias), que le gouvernement soumettra au Parlement des amendements à la loi selon l’avis donné en décembre par la Cour constitutionnelle (qui a validé la loi pour l’essentiel).

  • La malédiction

    Le plus grand yacht immatriculé en France, le « Yogi », de Stéphane Courbit, battant pavillon tricolore, a sombré hier vendredi dans la mer Egée.

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  • CQFD

    Certains pourraient se demander pourquoi l’Eglise catholique, au Pakistan, se bat pour l’abolition des lois anti-blasphème : il n’y a pas que les musulmans qui puissent se plaindre de blasphème, et les chrétiens pourraient eux aussi s’en servir…

    Zenobia Richards, une habitante du centre catholique Gosh-e-Aman, rasé le 10 janvier dernier, de façon impromptue, par les autorités du Pendjab, avait porté plainte pour blasphème au motif que des Bibles, un rosaire, et une statue de la Sainte Vierge avaient été détruits. La Haute Cour de Lahore vient de rejeter sa plainte.

     

  • Monseigneur prône le métissage... religieux

    Lu dans le dernier numéro de Faits et Documents :

    « Dans la Presse de la Manche (16/01/12), Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Coutances et d’Avranches, se confie quant à ses valeurs : « L’avenir est dans le métissage. Qu’il soit culturel, éthique, philosophique, religieux ou de nationalités. Nous ne pouvons pas nous replier sur nos seules préoccupations personnelles. Il y a deux solutions : celle d’avoir peur et d’opter pour le repli identitaire, et puis il y a l’ouverture et la responsabilité. La foi chrétienne nous invite à cette ouverture. »

  • Sainte Marie-Bernard (sainte Bernadette)

    [18 février, troisième apparition.]

    Que dit Marie ? Elle dit une phrase essentielle, dont la véritable forme doit être cherchée dans le premier livre paru, en 1869, le livre d'Henri Lasserre, qui avait eu un contact direct avec Bernadette et qui ne peut l'avoir inventée : « Je vous promets de vous rendre heureuse, non pas dans ce monde mais dans l'autre. » (Avouons que « je vous promets » sonne différemment de « je ne vous promets pas » !). Pourquoi cette phrase a-t-elle été maladroitement « simplifiée » par la suite ? Nous ne savons pas.

    Cet « autre monde » n'est évidemment pas seulement le bonheur du ciel. Pourquoi ? Parce ce serait la mort du message chrétien. Le règne de Dieu est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint, dit saint Paul (Rm 16, 17) : c'est aujourd'hui que nous devons le vivre, d'autant plus que Jésus affirme : Celui qui écoute ma parole et croit en Celui qui m'a envoyé possède la vie éternelle (Jn 5, 24).

    Cette vie avec Dieu s'accompagne d'une joie mystérieuse, d'une sagesse particulière, que nous voyons chez les saints, chez les martyrs, et qui est comme la signature même de Dieu : Bernadette disait, sur son lit de souffrance, cette parole que le Père Petitot, dominicain, auteur d'un livre remarquable, écrit juste après la canonisation de 1933, considère comme essentielle. Bernadette la prononce sur son lit de malade où elle souffre tant, avec le grand crucifix qu'on lui a donné, à la fin de sa vie : « Je suis plus heureuse qu'une reine sur son trône ».

    Père André Doze

     

  • Contre la Hongrie, le Parlement européen en remet une couche

    Le Parlement européen a adopté, hier, par 315 voix contre 263  et 49 abstentions, une résolution par laquelle il fait part de ses « graves inquiétudes » concernant la démocratie, l'état de droit, la protection des droits de l'homme et des droits sociaux, le système d'équilibre des pouvoirs, l'égalité et la non-discrimination en Hongrie. Et il charge également sa commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, de rédiger un rapport, qui servira de base pour décider si le Parlement européen doit activer ou non l'article 7 du traité UE (qui suspend les droits de vote d’un pays en cas de violation des valeurs européennes communes).

    Cette résolution a été votée la veille du jour où le gouvernement hongrois doit répondre aux questions de la Commission.

  • La France sur la mer Egée

    Sur l’affiche de campagne de Nicolas Sarkozy, on voit la mer, au dessous du slogan "La France forte". Il s’agit de la mer Egée…

    Voilà qui met un peu de piment. Car, sinon, ce fond est neutre, désespérément vide.

  • L’immigration une chance pour la France : c’est officiel, et c’est au programme de 3e

    Le gouvernement publie un « Plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme 2012-2014 » : 138 pages d’idéologie antiraciste laïque et obligatoire. Extrait (via F.Desouche), p. 91 :

    « Au collège, les nouveaux programmes d’histoire de la classe de troisième proposent aux élèves une réflexion sur l’évolution de l’immigration en France au XXème siècle, ce qui leur permet de comprendre que l’apport des populations étrangères a constitué une chance pour la France. »