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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1752

  • Cannes d’hommes

    Plus de 1.000 femmes travaillant dans le cinéma ont signé une pétition protestant contre l’absence de femmes cinéastes dans la compétition cette année au festival de Cannes.

    C’est en effet proprement scandaleux. Mais c’est ce qui ne pouvait manquer d’arriver puisqu’on n’a toujours pas pris la décision qui s’impose : donner la palme d’or (et les autres prix) alternativement à un homme et à une femme. Du moins, pour être précis et, comme notre République, exemplairement irréprochable, à une personne qui se considère du genre homme, et à une personne qui se considère du genre femme.

    Mais le responsable de la sélection est une sorte de dinosaure moyenâgeux dont le racisme à raison du sexe aurait dû être sanctionné depuis longtemps par les tribunaux de la République exemplaire et irréprochable : le Festival de Cannes ne sélectionnera "jamais un film qui ne le mérite pas simplement parce qu'il est réalisé par une femme", a osé dire l’ignoble Thierry Frémaux.

  • Saint Yves

     

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    Chez moi, et donc ici, c’est la fête de saint Yves. Voici les antiennes de l’office (laudes et vêpres). Elle sont tirées de Job 29, 12-13-14-15, et 31, 18. Et puisqu’on est toujours au temps pascal, il faut y ajouter « alléluia ».

    Liberavi pauperem vociferantem, et pupillum cui non esset adjutor.

    J’ai libéré le pauvre qui criait, et l’orphelin qui n’avait pas de soutien.

    Benedictio perituri super me veniebat, et cor viduae consolatus sum.

    La bénédiction de celui qui allait périr venait sur moi, et j’ai consolé le cœur de la veuve.

    Justitia indutus sum, et vestivi me, sicut vestimento et diademate, judicio meo.

    Je me suis revêtu de la justice, et je me suis habillé, comme d'un manteau et d'un diadème, de mon jugement.

    Ab infantia mea crevit mecum miseratio, et de utero matris meæ egressa est mecum.

    La compassion a grandi avec moi dès mon enfance, et elle est sortie avec moi du sein de ma mère.

    Oculus fui cæco, et pes claudo, pater eram pauperum.

    J'ai été l'œil de l'aveugle, et le pied du boiteux, j'étais le père des pauvres.

  • + Dietrich Fischer-Dieskau +

    OSongpVq2V_201066FNA4AYWXBT.jpgIl aura régné pendant 40 ans sur l’interprétation du lied (des quelque 1.500 lieder de son répertoire). Et il aura incarné tous les grands rôles de baryton de l’histoire de l’opéra.

    Il restera aussi comme le baryton basse inspiré de l’intégrale des cantates de Bach sous la direction de Karl Richter, et s’il prêtait sa voix à Jésus dans certaines de ces cantates, il aura incarné Jésus dans plusieurs des plus grandes interprétations de la Passion selon saint Matthieu (Furtwängler, Klemperer, Lehmann, Karajan, Richter), où il illustrait vocalement, avec une autorité… divine, le Christ vrai Dieu et vrai homme. Avec une mention toute spéciale pour le récit de la Cène, où ce fils de pasteur, dans l’œuvre d’un luthérien, fait entendre dans le chant de Bach la transsubstantiation et la présence réelle.

  • Les Russes ne mollissent pas

    Bien que la Russie ait été récemment condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour l’interdiction des défilés de l’exhibitionnisme homosexuel à Moscou, les autorités de la capitale remettent ça : elles interdisent de nouveau la gay pride, qui était prévue pour le 27 mai.

    Le chef du groupuscule homosexualiste russe, Nikolaï Alexeev, dit qu’il maintient la manifestation. « Préparez-vous à des affrontements », dit-il. Certes, il pourra une fois de plus se poser en victime d’une police homophobe…

    Le 4 mai, Nikolaï Alexeev a été condamné à une amende de 5.000 roubles (128 €) pour avoir manifesté à Saint-Pétersbourg contre une loi locale interdisant la propagande homosexuelle auprès des mineurs. La Douma est précisément en train d’examiner un texte similaire pour tout le pays.

  • L’avortement au Vietnam

    En marge du congrès franco-vietnamien de gynécologie et d’obstétrique, un médecin de la maternité Tu Du de Ho Chi Minh Ville déclare à l’agence AsiaNews qu’au Vietnam « le nombre d’avortements est extrêmement préoccupant ». le nombre d’avortements déclarés est de 700.000 par an. Il y en a 100.000 par an dans la seule capitale (qui compte 8,3 millions d'habitants): le même nombre que de naissances. Mais en fait, ajoute-t-il, le nombre de « foetus grands ou petits » tués par leurs mères varie entre 1,2 et 1,6 million par an.

    Le Vietnam est passé du communisme stalinien au capitalisme débridé, sans abandonner l’athéisme communiste. « Le consumérisme érode les traditions ethniques et culturelles du peuple vietnamien », commente un prêtre du diocèse : les jeunes générations sont « égoïstes et insensibles ».

  • Soudan du Sud: les évêques dénoncent l’ONU

    A l’issue de leur rencontre à Yei, du 9 au 11 mai, les évêques catholiques et anglicans du Soudan du Sud ont publié un message, par lequel ils demandent notamment à l’ONU d’avoir une position « plus équilibrée ».

    « Nous croyons qu’il est important pour nos amis de la communauté internationale de prendre une position plus équilibrée. Equilibrée ne veut pas dire critiquer les deux parties de la même manière mais disposer plutôt d’une vision ample et à long terme, élaborée après une étude approfondie et chercher à faire pression là où cela est utile afin de construire une paix juste et durable. »

    Les Soudanais du Sud sont déçus de l’attitude de l’ONU et des grandes puissances dans les conflits entre le Soudan et le Soudan du Sud concernant les régions d’Heglig et d’Abyei :

    « Nous vivons en contact direct avec les communautés du Soudan du Sud et ce que nous entendons en leur sein nous préoccupe. Il semble que le peuple du Soudan du Sud perde la confiance dans la communauté internationale. Nous avons même vu des manifestations publiques contre les Nations unies et son Secrétaire général, Ban Ki Moon. Dans le même temps, nous commençons à nous demander si la communauté internationale comprend encore les aspirations du peuple du Soudan du Sud ainsi que celles des communautés marginalisées au Soudan. »

    (Fides)

  • La vraie liberté

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, mercredi :

    Avec la prière animée par l’Esprit-Saint, nous sommes tout d’abord mis en condition d’abandonner et de surpasser toute forme de peur ou d’esclavage, en vivant la liberté authentique des enfants de Dieu. Sans la prière qui alimente chaque jour notre être dans le Christ, dans une intimité croissante, nous nous trouvons dans la condition décrite par saint Paul dans la Lettre aux Romains : nous ne faisons pas le bien que nous voulons, mais le mal que nous ne voulons pas (cf. Rm 7, 19). Et c'est l’expression de l’aliénation de l’être humain, de la destruction de notre liberté, à cause de notre condition d’être marqué par le péché originel : nous voulons le bien que nous ne faisons pas et nous faisons ce que nous ne voulons pas, le mal.

    L’apôtre veut faire comprendre que ce n’est pas avant tout notre volonté qui nous libère de ces conditions, ni la Loi, mais l’Esprit-Saint. Et puisque « où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Co 3, 17), avec la prière, nous faisons l’expérience de la liberté donnée par l’Esprit : une liberté authentique, qui est une liberté par rapport au mal et au péché, pour le bien et pour la vie, pour Dieu. La liberté de l’Esprit, continue saint Paul, ne s’identifie jamais ni avec le libertinage, ni avec la possibilité de faire le choix du mal, mais plutôt avec le « le fruit de l'Esprit [qui] est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres,douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22). Voilà la vraie liberté : pouvoir réellement suivre son désir du bien, de la vraie joie, de la communion avec Dieu sans se laisser asservir par les circonstances qui nous attirent vers d’autres directions.

  • A l’attention…

    … de ceux qui (comme moi) pensent que l’être humain a une constitution tripartite (corps, âme, esprit), cet extrait de la catéchèse de Benoît XVI, mercredi :

    Notre union au Christ se réalise par cette présence de l’Esprit Saint, puisqu’il s’agit de l’Esprit du Fils de Dieu, en qui nous sommes devenus fils. Saint Paul parle de l’Esprit du Christ (cf. Rm 8, 9), pas seulement de l’Esprit de Dieu. C’est évident : si le Christ est le Fils de Dieu, son Esprit est aussi l’Esprit de Dieu ; ainsi, si l’Esprit de Dieu, l’Esprit du Christ, s’est fait proche de nous par le passé dans le Fils de Dieu et Fils de l’homme, l’Esprit de Dieu devient aussi un esprit humain et nous touche ; nous pouvons entrer dans la communion de l’Esprit.

    C’est parce que « l’Esprit de Dieu devient aussi un esprit humain et nous touche », touche notre esprit humain, que, par cet esprit, nous pouvons être fils de Dieu. Le contact, l’adoption, se fait d’esprit à esprit, au-dessus de l’âme qui est liée à la « chair » (la « chair » étant le corps « animé »).

     

  • Saint Venant

    Athléta Christi nóbilis
    Idóla damnat Géntium,
    Deíque amóre sáucius
    Vitæ perícla déspicit.

    Loris revínctus ásperis,
    E rupe præceps vólvitur :
    Spinéta vultum láncinant ;
    Per saxa corpus scínditur.

    Dum membra raptant Mártyris,
    Languent siti satéllites ;
    Signo crucis Venántius
    E rupe fontes élicit.

    Bellátor o fortíssime,
    Qui pérfidis tortóribus
    E caute præbes póculum,
    Nos rore grátiæ írriga.

    Sit laus Patri, sit Fílio,
    Tibíque Sancte Spíritus :
    Da per preces Venántii
    Beáta nobis gáudia.
    Amen.

    Le noble athlète du Christ
    persiste à réprouver les idoles des Gentils,
    et, blessé de l’amour de Dieu, ne compte
    pour rien ce qui met sa vie en danger.

    Étroitement lié, Venant est
    précipité du haut d’une roche,
    et, dans sa chute les épines déchirent son visage,
    ses membres sont brisés par les pierres.

    Tandis qu’ils traînent le Martyr,
    les satellites souffrent de la soif ;
    Venant, par le signe de la croix,
    fait jaillir une fontaine du rocher.

    O combattant très courageux,
    qui procurâtes à vos perfides bourreaux
    un breuvage sorti de la pierre,
    versez sur nous la rosée de la grâce.

    Gloire soit au Père, au Fils,
    et à vous, Esprit-Saint :
    accordez-nous, par les prières de Venant,
    les joies de la béatitude suprême.
    Amen.

  • L’Ascension

    « Et, alors qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut emporté au ciel. Et eux, se prosternant, revinrent à Jérusalem dans une grande joie ; et ils étaient toujours dans le Temple, louant et bénissant Dieu. Amen. »

    Ainsi se termine l’évangile de saint Luc. Ce qui étonne, en dehors du fait de l’Ascension, c’est la « grande joie » des apôtres. Car voici que Jésus les quitte. Ils ne le verront plus sur cette terre. Ils devraient être tristes, et même très tristes (d’autant que la Pentecôte n’a pas encore eu lieu). Or ils sont dans une grande joie.

    On peut remarquer que cette expression par laquelle saint Luc conclut son évangile est aussi celle par laquelle il l’a commencé : « Je vous annonce une grande joie. » La grande joie, c’est la bonne nouvelle du salut. Et la cause de cette joie, lors de l’Ascension, c’est, nous dit saint Léon le Grand, le fait que la nature humaine, la nature du genre humain (humani generis natura), monte au-dessus de toutes les créatures célestes, s’élève au-dessus des anges et des archanges, « et ne trouve pas la mesure de son exaltation, tant qu’elle n’est pas admise à s’asseoir avec le Père éternel, à s’associer à sa gloire sur son trône, à lui dont la nature lui avait été unie dans le Fils ». La nature divine avait été unie à la nature humaine dans le Fils, et en revenant au Père, le Fils associe la nature humaine à la gloire de la nature divine. Saint Léon poursuit : « Car l’ascension du Christ est notre élévation, et là où a précédé la gloire de la tête, là est appelée l’espérance du corps : laissons donc éclater notre joie, bien aimés, et réjouissons-nous dans une pieuse action de grâce. »

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