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La suppression de la pénitence

Dans l’évangile il y a 25 fois le mot « pénitence ». Dans l’évangile de la néo-liturgie ce mot n’existe pas. Tout au plus, trois fois sur les 25, est utilisé le verbe « se repentir ». Jamais « faire pénitence ».

La pénitence a donc disparu, alors que c’est un thème essentiel de l’évangile, et de la vie chrétienne. Pourtant « il y a plus de joie dans le ciel pour un pécheur qui fait pénitence… »

Les nouveaux livres sont « l’unique expression de la lex orandi du rite romain », a décrété François. L’évangile des nouveaux livres n’est pas l’expression de la lex credendi de l’Eglise catholique.

On remarquera que François rend obligatoire, dans les rares messes traditionnelles qu’il tolère provisoirement, la lecture de l’épître et de l’évangile selon les nouveaux livres. Ainsi s’insinue même dans la messe traditionnelle le poison de la néo-liturgie qui a supprimé le mot même de pénitence.

La première des pénitences c’est le jeûne, et le mot de jeûne, qui est omniprésent dans la liturgie traditionnelle du carême (puisque « carême » veut dire quarante jours de jeûne), a été supprimé des oraisons de ce qu’on appelle encore le carême.

Et dans tout le néo-missel il n’y a aucune oraison où l’on reconnaisse être affligé par le péché ou s’affliger par la pénitence.

On a supprimé la pénitence, et même le sacrement de pénitence a changé de nom (et de langage). On a logiquement supprimé le jeûne, puisque s’il n’y a plus de pénitence il n’y a pas de raison de garder la pratique qui en était l’emblème.

Pourtant le Seigneur a dit : « Si vous ne faites pas pénitence vous périrez tous ». Et « cette sorte de démon ne se chasse que par la prière et le jeûne », et : « Quand l’époux leur aura été enlevé ils jeûneront. »

Cela n’est qu’un aspect de la subversion complète de la liturgie opérée dans les livres de 1970. Les psaumes ont été soigneusement expurgés de ce qui ne correspondait pas à la « mentalité moderne » (de ce qui attaquait le démon de façon « trop » vigoureuse). Les collectes de l’Avent « ne contiennent aucune référence au péché ni à ses dangers ; aux ténèbres ou à l'impureté de l'esprit ; à la faiblesse humaine ou au besoin de miséricorde, de pardon, de protection, de délivrance, de purification » (Pristas). C’est une constante de la néo-liturgie, de même qu’a été gommée la nécessité de se détacher des choses du monde (qui sont au contraire valorisées), etc.

On rappellera le propos de l’un des artisans des nouveaux livres : « C’est destiné, à long terme mais inévitablement, à changer la mentalité théologique et la spiritualité même du peuple catholique. » Et le cardinal Roche, préfet du dicastère du Culte divin, affirme lui-même que « la théologie a changé ».

C’est ce que ne comprennent pas ceux qui disent avoir « de bons prêtres » qui permettent d’avoir une liturgie « correcte ». La nouvelle lex orandi n’est pas catholique. C’est la lex orandi d’une nouvelle « religion ». Elle peut être célébrée par des prêtres encore catholiques. Mais elle forme la lex credendi du clergé et du peuple, qui inexorablement, à terme, ne sera plus catholique.

  • Voir La “réforme” liturgique, Il y a 50 ans (cliquer sur le titre en haut de la colonne de droite).

Commentaires

  • Le possédé assis sur la chaire de Pierre est trop malin pour se démasquer trop tôt face aux bisounours qui se laissent endormir avec de belles paroles. Le jour où Bergoglio a liquidé au sens propre du terme les Franciscains de l'Immaculée, puis toutes les communautés ou évêques "trop" traditionnels, les catholiques chinois, je lui a donné le surnom "el Demonio" au grand scandale de mon entourage. Et bien je persiste et signe.

  • Vous avez parfaitement raison de l'appeler ainsi encore que votre trouvaille lui donne un côté presque drolatique qu'il n'a pas. J'aime bien bergole la vérole que j'ai lu ici un jour dans un commentaire. En privé je l'appelle souvent shaïtan. Pour quoi en arabe, je ne sais mais ça sonne bien.

  • Lisez ce livre : Une loge maçonnique dirige le Vatican (01/09/2018, EAN : 9782816204292, 262 pages, 24 € franco) :
    https://johanlivernette.wordpress.com/livre/une-loge-maconnique-dirige-le-vatican/

  • Ça va de pair avec la suppression de la vérité dans la société tout entière. Voir les résultats de l'IHR de Marseille... Dans le monde réellement renversé, c'est peut-être Raoult dont la place est en prison, plutôt que Macron et Véran ?...
    Avant d'être un handicap psychologique invalidant assimilable à l'angoisse, la culpabilité est une conséquence de cette réalité objective qu'est la faute, dont on peut juger de l'objectivité par les conséquences observables. Ce sera mon oraison funèbre pour Philippe Sollers ("On peut avoir des remords, jamais de regrets..."), enterré catholiquement à l'île de Ré... Grand bien lui fasse...
    Je suppose que le regret n'est pas seulement celui du mal que l'on n'a pas commis quand on en a eu l'occasion : il est aussi plus léger que le remords, et la pénitence permet de changer le remords en regret.

  • C'est ce que ne comprend pas le père Nadler, qui vient de publier un livre. En apparence tout est très bien, mais en fait c'est une justification de la nouvelle messe, qui ne serait que mal mise en pratique. Donc il faut aller à fond dans la réforme et surtout ne pas revenir à la messe traditionelle.

    https://www.editionsartege.fr/product/127222/l-esprit-de-la-messe-de-paul-vi/

  • Le pauvre père Nadler ne veut pas savoir que les successeurs des forbans qui ont commis le brigandage V2 sont toujours au pouvoir au Vatican. La communauté de l'Emmanuel a très souvent eu une approche hostile à la Tradition. Les éditions Artège nous avaient habitués à mieux. Je pense que le problème principal vient des "mous", "des démocrates-chrétiens", "des tièdes" plutôt que des franc-salauds. Ces derniers étant plus facilement repérables. Une maladie congénitale des progressistes consiste à trouver des excuses aux coupables et à accabler les innocents. Beaucoup de prêtres ignorent la symbolique de la messe traditionnelle et comme ils ont peu de vie intérieure, pressés par leur agenda de ministre ils ne goutent pas les fruits. Tout ce qui est acceptable dans la néo-liturgie, c'est ce qu'ils ont conservé de l'ancienne. Pourquoi donc avoir changé? Pour protestantiser l'Eglise.

  • Les prêtres de ma paroisse rappellent souvent que la pénitence va aussi avec le repentir qui est une chose si difficile pour les pauvres mecs que nous sommes.

  • Je ne surferai point. Je l'ai promis.

    Maintenant la chair est faible et il ne faudrait pas que la vague soit trop belle.

  • Vous êtes surfer, vous patinez... Est-ce que vous jouez aussi au tennis ?
    J’ai regardé Djokovic cet après-midi. Je me suis un peu soustrait du second set. C’était assez ennuyeux, j’ai trouvé. Les commentaires étaient marrants en revanche. Patrick Mouratoglou, je crois ? Il m’a rappelé Lionel Chamoulaud, que mon père appelait Lionel Chamouillé.
    Au troisième jeu du premier set, Djokovic, selon lui, n’avait jamais aussi mal joué… Il était vraiment mal barré. Vers la fin du troisième set, le commentateur s’est un peu lâché : Djokovic n’a aucune technique, c’est, paraît-il, ce qui le distingue de Nadal ou de Federer. Au filet, il manque de réflexes, il ne sait pas accompagner la balle. Ses capacités de concentration sont plutôt médiocres.
    Dans le club très fermé DU joueur qui a tout gagné le plus grand nombre de fois, Patrick Mouratoglou (si c'est bien lui qui commentait...) a trouvé le nom du plus nul : c’est Novak Djokovic !
    Merci Patrick !

  • J'ai oublié de le préciser : le gros nul a gagné en trois sets... Et ce, malgré le réchauffement climatique qui sévit atrocement cette année à Roland-Garros. Ben oui, dès qu'un joueur fait une glissade, les commentaires fusent : "Quelle horreur, cette sécheresse ! Quelle abomination ! Il faudrait mouiller le terrain plus souvent ! Et puis ça ramollit les balles !" "Toi aussi, tu as remarqué ? Tu mets quoi, comme short ?"

  • Je ne joue pas au tennis mais j'ai toujours voulu jouer de l'hélicon mais je me méfie car ça finit mal.

  • Vous avez le goût de la répartie. C'est votre hobby, la pointe !

  • Durant les années Nastase, Tanner, Borg, McEnroe, une balle servie à 200 km/h rebondissait à 85 km/h à Wimbledon. Le gazon était composé à 30 % de fétuque rouge, à 70 % d’ivraie. Sous prétexte d’éviter les faux rebonds, on a réduit la quantité de fétuque rouge à zéro au début des années 2000. Je ne trouve pas la date exacte, probablement parce que cela s’est fait par étapes entre 2000 et 2005. Depuis 2008, en tout cas, le gazon est constitué à 100 % d’ivraie. Une balle servie à 200 km/h rebondit à 68 km/h et beaucoup plus haut qu’auparavant.
    J’ai un jeune collègue à qui j’essaye d’expliquer que les deux plus grands matchs de tennis de tous les temps ont été les deux finales Borg-McEnroe à Wimbledon en 1980 et 1981. Il n’a jamais essayé de les regarder (On voit d’ailleurs assez mal fuser les balles blanches sur le terrain usé de fin de tournoi). Il me dit : « Ah ouais, mais ça jouait lentement… » Tu parles Charles !
    Très belle finale féminine cet après-midi à Roland-Garros. On est heureux qu'il n'y ait pas encore de "trans" en costume trois pièces dans ce sport. Cela n'invalide pas la remarque de Paul Morand, qui s’y connaissait assez en filles et en automobiles pour écrire, dans son Journal inutile : « Les lesbiennes, les vraies, sont de très bonnes conductrices. » Elles font aussi de magnifiques joueuses de tennis. Dommage qu'elles perdent parfois sur une double faute...

  • Je ne vois plus très bien ce qui vous sépare de la Frat St Pie X, voire du sédévacantisme : si l'Eglise catholique donne à ses enfants une liturgie qui n'exprime plus la foi catholique, alors mettez les voiles... Si l'ensemble du collège épiscopal latin, avec son chef le pape, se trompe et nous trompe, alors la foi en l'Eglise n'existe plus, ou bien seulement à la manière protestante (mais pour eux, l'es catholiques se trompent depuis un peu plus longtemps, c'est tout). Bonnes errances à tous ceux qui se croient plus malins que tous les autres

  • " A leurs fruits, vous les reconnaîtrez"

  • A Eric

    Je sais bien que l'argument d'autorité est une massue romaine efficace. Mais pas pour l'intelligence.

    Expliquez plutôt en quoi la suppression du mot "pénitence" dans la Sainte Ecriture et dans la liturgie ne modifie en rien la doctrine.

  • @Dauphin
    Méfiez-vous de ces citations isolées. Avec celle-là vous condamnez la FSPPX à cause de Pierre de Maillard.
    Et avec "Ne séparez pas l'ivraie et le bon grain", vous pouvez suggérer qu'on laisse le susdit continuer ses ravages.
    Etc.

  • @eric
    L'Eglise ne se résume pas aux institutions "officielles". Si les institutions "officielles" sont apostates et hérétiques, elles cessent d'être l'Eglise et l'Eglise perdurera dans ceux qui ont gardé la foi. Du temps de l'arianisme 99, 99 % de l'église officielle était hérétique et apostate et pourtant, malgré sa majorité écrasante , elle n'a pas triomphé. Suivez Bergoglio, vous perdrez la foi, ce n'est pas une prophétie, c'est une certitude.

  • @gmarie Une citation isolée? Elle vient directement de NS Jésus-Christ en prophétie pour les derniers temps où les hommes prêteront l'oreille à des fables (théorie de l'évolution, réchauffement anthrtopique, transhumanisme, surpopulation et autres bobards lucifériens très en vogue chez les Catholiques à la page). Le péché contre l'Esprit: "traiter les fidèles au Christ de schismatiques et d'hérétiques". Que Bergoglio soit pape ou pas, je m'en fous, ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il fait et je le juge sur ce qu'il fait, sur ses fruits.

  • C'était bien une citation isolée de son contexte, que vous venez de nous recopier. Pas sûr qu'on puisse l'appliquer à n'importe quelle situation ou pontificat...

  • Et bien on va demander au P Emmanuel du Mesnil St Loup son avis:
    par le Père Emmanuel (en juillet 1883)
    "La Parole de Notre-Seigneur a ce privilège par-dessus la parole de l’homme, qu’elle est de tous les temps, et qu’elle fait la lumière sur toutes les situations. Voici, dans notre Évangile du VIIe dimanche, un fragment de sermon adressé par Notre-Seigneur aux juifs de la Galilée, il y a près de deux mille ans, et il n’est pas moins à l’adresse des hommes de notre temps qu’il ne l’était à l’adresse des juifs de ce temps-là. Les hommes ont au fond les mêmes infirmités, les mêmes indigences, et Notre-Seigneur en versant sur nous le baume de sa parole nous instruit tous, nous guérit tous, nous sauve tous ; seul il fait cela, et seul il peut le faire, parce qu’il est l’unique Sauveur de tous. Écoutons-le :

    Attendite a falsis prophetis,
    Gardez-vous des faux prophètes ! Tous les temps ont eu leurs faux prophètes, comme tous les temps ont eu leurs vrais prophètes. Les uns apportent aux hommes la parole de Dieu, les autres la parole de l’homme. Mais il faut bien convenir, que jamais la parole de l’homme n’a eu autant de puissance que dans ces derniers temps. Raison de plus pour nous de nous tenir en garde, et de rechercher avec plus de sollicitude que jamais la bonne parole, la parole de Dieu.

    Qui veniunt ad vos
    Qui viennent à vous. Vous n’avez pas à aller chercher ces faux prophètes, ils font toutes les avances, ils viennent à vous, c’est gratuit !

    …in vestimentis ovium,
    Ils ont la peau de brebis : chez eux tout est doux et facile ; tout est flatteur, tout est engageant parce qu’ils semblent ne nous engager à rien, et même ils veulent nous dégager de tout, c’est laïque !

    …intrinsecus autem
    Mais au-dedans,… les apparences sont trompeuses, il ne faut pas les juger sur la mine, mais chercher à reconnaître ce qu’ils sont au-dedans.

    …sunt lupi rapaces.
    Au-dedans ils sont des loups rapaces. Ils veulent simplement nous dévorer : dévorer notre foi, dévorer nos âmes, et surtout les âmes des enfants ; ceci est obligatoire !

    A fructibus eorum cognoscetis eos.
    A leurs fruits vous les reconnaîtrez. Voyez les œuvres, vous saurez ce que sont les ouvriers. Les paroles peuvent tromper, les œuvres ne trompent pas. Qui fait mal, n’est pas le prophète de Dieu.

    Numquid colligunt de spinis uvas, aut de tribulis ficus ?
    Est-ce qu’on récolte des raisins sur des épines, ou des figues sur des ronces ? Les épines et les ronces sont les fruits de la chute originelle. Dieu dit à l’homme tombé : La terre te produira des épines et des ronces (Gn 3, 18).

    Les figues qui guérissent (Is 38, 21), les raisins qui réjouissent (Ps 103, 15) désignent ce que les faux prophètes ne sauraient donner, et ce que nous ne pouvons trouver que dans la parole de Jésus. Joël, un prophète vrai, dit à ce sujet : « O terre, cesse de craindre, tressaille d’allégresse, parce que le Seigneur va faire de grandes choses : les arbres porteront leur fruit, le figuier et la vigne pousseront avec vigueur. Et vous, enfants de Sion, soyez dans l’allégresse, réjouissez-vous dans le Seigneur votre Dieu, parce qu’il vous a donné le docteur de la justice » (Jl 2, 21-23).

    Père Emmanuel sur son lit de mortSic omnis arbor bona fructus bonos facit : mala autem arbor malos fructus facit.
    Ainsi tout arbre bon produit de bons fruits : mais tout arbre mauvais fait de mauvais fruits. Notre divin Maître compare ses prophètes à des arbres, lesquels se reconnaissent, comme de juste, à leurs fruits. Il faut dire que les faux prophètes du temps présent peuvent encore se reconnaître à un autre signe, à savoir à leurs feuilles. Ils en ont de grandes, ils en ont de moyennes, ils en ont de petites. Il y en a à tout prix. Qui ne connaît les feuilles à un sou ?

    Non potest arbor bona malos fructus facere : neque arbor mala bonos fructus facere.
    L’arbre bon ne peut pas produire de mauvais fruits, ni l’arbre mauvais en produire de bons. Voilà qui juge et termine la cause des prophètes du jour : ils veulent mettre tous les arbres au même rang ; pour eux tout est également bon, tout doit être également toléré. Mais la parole de Notre-Seigneur convainc de fausseté leurs théories hypocrites. Ils réclament la tolérance universelle, afin que le mal ait la facilité d’étouffer le bien.

    Omnis arbor quæ non facit fructum bonum, excidetur et in ignem mittetur.
    Tout arbre qui ne fait pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu. Combien d’arbres de ce genre notre pauvre terre a portés ; ils ont été coupés et, actuellement, ils sont au feu. Combien nous en voyons que la terre porte encore aujourd’hui, et auxquels est réservé le même sort. Eux aussi, à l’heure de Dieu, ils disparaîtront et iront au feu, au feu éternel, dit Notre-Seigneur.

    Igitur ex fructibus eorum cognoscetis eos.
    Donc, à leurs fruits vous les reconnaîtrez. Notre-Seigneur avait déjà affirmé la même vérité dans les mêmes termes ; après l’avoir prouvée, il l’énonce de nouveau comme chose démontrée : Donc, à leurs fruits vous les reconnaîtrez.

    Mais on pourrait demander : Quels sont les fruits vraiment bons auxquels on pourra reconnaître les arbres bons, et les prophètes vrais ? Notre-Seigneur répond :

    Non omnis qui dicit mihi : Domine, Domine, intrabit in regnum cœlorum.
    Ce n’est pas quiconque me dit : Seigneur, Seigneur, qui entrera dans le Royaume des cieux. Ainsi les fruits vraiment bons sont ceux qui nous font entrer au Royaume des cieux : par ce seul mot, Notre-Seigneur juge une immense quantité de fruits, qui ne seront pas rangés parmi les bons. Tous les fruits qui n’auront pas été arrosés des eaux salutaires de la grâce et n’auront pas poussé sur le terrain de la foi, ne sont pas de bons fruits.

    Les bonnes paroles, quand elles sont seules, et sans les bonnes œuvres, ne seront comptées que comme des feuilles inutiles, ou comme des peaux qui ne sont pas les brebis, puisque les loups peuvent s’en revêtir. Dieu ne se paie pas de vaines paroles.

    Sed qui facit voluntatem Patris mei, qui in cœlis est, ipse intrabit in regnum cœlorum.
    Mais celui qui fait la volonté de mon Père, qui est dans les cieux, celui-là entrera dans le Royaume des cieux. Le signe auquel on reconnaît les bons fruits, c’est l’obéissance à Dieu, c’est l’accomplissement fidèle de sa volonté sainte. Les faux prophètes nous promettent la liberté, et à cette fin ils nous proclament affranchis vis-à-vis de Dieu. Cette liberté, dit saint Pierre, est le voile du mal. (1 P 2, 16.) Les vrais prophètes nous enseignent l’obéissance à Dieu et, par cette obéissance, ils nous affranchissent du mal, et nous mènent à la liberté vraie. La liberté, dit saint Augustin, c’est la charité. Libertas est caritas.

    Père Emmanuel (1826-1903) du Mesnil-Saint-Loup

  • Dauphin

    Toujours brillant, rarement disert,
    Il nous rappelle ce bon vieux Père
    qui connaissait si bien le droit,
    l'ecclésiastique s'entend, ma foi...

    Un jour hélas il disparut
    ascension d'un ecclésiaste
    ou rêverie d'iconoclaste ?
    Ou bien en avait-il plein le fût ?

    Il était volontiers long,
    mais son gros doigt montrait la lune
    aux ignorants que nous étions
    qui hagards, béats, l'admirions !
    Et son départ est triste et long,
    comme lacune...

  • Je sais que la question vous tient à coeur. Je répondrai de deux manières.
    1) Traduire metanoia/paenitentia par "faire pénitence" peut se justifier, mais on peut traduire différemment, car les verbes expriment (voir un dictionnaire de latin et de grec) l'idée de "se repentir, regretter," d'où la traduction "se convertir". Par exemple Luc 17, 3, etc. Bien sûr, comme le montre l'exemple des Ninivites (Luc 11, 32), le repentir mène à des actes de pénitence extérieurs. Je pense qu'on aurait pu varier la traduction, comme le fait Fillion par exemple, afin de rendre compte des divers contextes.
    2) Les relations entre Ecriture et doctrine sont complexes, comme l'a assez prouvé, je crois, le protestantisme. Il est clair que l'Eglise ne renonce pas (pas assez me direz vous!) à invitez ses fidèles à la pénitence.

    Pour finir, "l'argument d'autorité" n'est pas d'abord dans "l'Eglise romaine" (comme diraient les... protestants) mais dans l'Evangile. (je n'ai pas à donner les références, tout le monde les connaît)

  • Ce n'est pas seulement que ça me "tient à cœur". J'ai étudié la chose de près. Et j'en ai conclu

    http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2022/06/26/se-convertit-6388833.html

    Luc 17,3 c'est
    Attendite vobis : Si peccaverit in te frater tuus, increpa illum : et si pœnitentiam egerit, dimitte illi.

    Péché - Pénitence.

    Je sais bien que les traducteurs de l'époque ne savaient ni le grec ni le latin, et que saint Jérôme qui a validé cela n'en savait pas davantage, mais je préfère être avec les abrutis de la tradition qu'avec les novateurs du naufrage.

  • "Ceux qui se croient plus malins que les autres"...
    Dîtes-nous, vous nous parlez du caudillo Bergoglio (si compétents en tout. Et tout, c'est sans référence aux prédécesseurs, anciens ou proches) et bien sûr, de ses copains saboteurs ?

  • "Caudillo" :
    Cette injure est un contresens. Un chef de guerre qui la joue perso, même par métaphore, ce n'est pas Bergoglio. La carte du mondialisme, la soumission à BigPharma, à l'agenda Schwab, à l'Etat profond états-unien, à l'elgbétisme, au "wokisme" sont d'une carpette et non d'un caudillo.
    C'est pire que de prendre Macron pour Napoléon... Je dis pire parce que Napoléon, malgré son orgueil et son génie, avait aussi un calendrier duquel il ne lui était pas loisible de s'abstraire : celui de la Révolution et de ses agents.

  • Je suis de l'avis d'Eric dont les propos sont très sages et mesurés. Oui, le Saint Père François est un homme très bon, inconditionellement ouvert à l'accueil de l'autre et dont les positions nous provoquent à dépasser la temporalité de nos croyances. C'est parce qu'il est le Saint Père qu'il sait les choses que nous ne savons pas. Il faut donc lui faire confiance sinon ce n'est pas bien.

  • Entièrement d'accord. Parmi les Saints Pères, il y a eu des Saints Pères sympas et des Saints Pères pas sympas. Et parmi les Saints Pères, il y a eu des Saints Pères à mères sympas et des Saints Pères à mères pas sympas. Donc, chez les mères, il y avait des mères sympas à Saints Pères sympas et des mères sympas à Saints Pères pas sympas. il y avait aussi des mères pas sympas à Saints Pères sympas et des mères pas sympas à Saints Pères pas sympas. Et chez les pères des mères des Saints Pères, il y a eu des pères sympas de mères pas sympas de Saints Pères symp...
    "- Ivrogne !
    - Abruti !
    - Y'a personne pour coucher ce connard avant 22 heures, dans sa famille de pochards ?!!!"
    Signé Marc et Etienne. Il y a une pétition pour exclure le personnage exécrable qui se fait appeler Stravolcus de ce blog ! Merci de la signer !
    Vive le plus sincère des saints pères !

  • @F de F à la lecture de votre commentaire "Vatican News" vous embauche avec un salaire mensuel de 5000 € nets. Votre boulot: truffer les blogs de France et de Navarre de propos élogieux
    du santo-subito. Mais "Vatican News" n'a pas vu que vous faisiez du 2e ou 3e degré, sans atteindre le 33e (ils fonctionnent à la Yankee). Acceptez l'offre, je vous aiderai à pondre des messages, gratuitement.
    Et "eric" étant une femme, ses propos méritent considération.

  • Il me semble que Fan de François déploie une ironie tout à fait remarquable, et ce dès son pseudonyme. Vous savez que c'est un truc vraiment français, l'ironie ? Comme l'understatement est britannique. En fait, c'est un peu la même chose, l'understatement et l'ironie... La différence, c'est que l'understatement n'a pas besoin d'une intelligence pour le comprendre ou le mettre en doute.
    Bref, tout ça ne vaut pas, pour l'hilarité, le "nonsense" belge ! C'est le sommet, le nonsense belge, le nec plus ultra de la poilade. Exemple de nonsense belge ::
    Tournesol (qui est sourd comme un pot) : "Dites, capitaine, c'est un poisson, cet animal que je viens de voir sauter hors de l'eau ?"
    "Non, c'est un piano à queue !"
    "Ah ! Il me semblait bien que ça ne pouvait pas être un poisson..."
    Hergé, Le Trésor de Rackham le Rouge.

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