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L’épître de la messe d’hier donne trois exemples de la façon dont la soi-disant « Bible de la liturgie » amoindrit, affaiblit, amollit le texte authentique.

Saint Paul emploie des expressions fortes et qui doivent être conservées, faute de quoi on trahit sa pensée (et surtout le texte sacré).

Il dit :

rediméntes tempus

Et non :

Tirez parti du temps présent

Nous devons nous comporter de façon à « racheter le temps ». Or celui qui « rachète », c’est le Christ, sur la Croix. Nous devons donc nous conduire de façon à être des « coopérateurs de Dieu », des « corédempteurs ». C’est tout autre chose que de « tirer parti » du temps présent, d’autant que « tirer parti » laisse entendre que c’est pour mon petit profit personnel.

Il dit :

nolíte inebriári vino, in quo est luxúria

Et non :

Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite

Saint Paul est précis. Il parle de luxure, parce qu’il sait que l’ivresse porte particulièrement à la luxure, et non à une vague « inconduite ». Et bien sûr il y a une grande différence entre le péché de luxure et une vague « inconduite ». Mais précisément dans la néo-Eglise ne faut plus parler de péché.

Il dit :

Subjecti ínvicem in timóre Christi

Et non :

Par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres

Saint Paul nous demande d’être soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ. Le mot crainte dans la vraie Bible recouvre tous les aspects de la piété, depuis la crainte servile (la peur du châtiment) jusqu’à l’amour parfait « qui chasse la crainte », mais seulement la crainte servile. Car la crainte de Dieu c’est aussi le fait de se conduire en « rachetant le temps », et c’est se prosterner devant Dieu dans la prière, c’est l’adoration, et donc la contemplation. Si l’on s’en tient au « respect », et au respect « pour » le Christ, on se met au niveau du respect que l’on doit avoir pour tout homme, ou à la rigueur pour un patron. Et il n’y a plus rien de religieux dans le propos. Ce n’est évidemment pas ce que dit saint Paul. C’est dans la crainte du Christ que nous devons nous soumettre les uns aux autres. Dans la vertu de religion portée à son sommet. Aucun autre motif ne peut nous y porter.

La « Bible de la liturgie » n'est pas la Bible de la liturgie latine.

Commentaires

  • Merci pour vos traductions.
    Je me rends compte de plus en plus à quel point ce sujet est important. Il est frappant qu'une impression de sacré se dégage des traductions anciennes et beaucoup moins des nouvelles.
    Je l'ai remarqué quand je suis passée des nouvelles aux anciennes.
    Vos décryptages sont autant de preuves des transformations mensongères que les nouvelles traductions ont fait subir à ces textes, et qui ont pour conséquence de nous faire, par petites touches, au bout du compte très nombreuses, perdre la foi.
    Le problème est qu'il faut aller chercher les informations pour s'en rendre compte. Donc merci à vous.

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