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  • Ça ne s’arrange pas…

    - Les organisateurs du synode, à la demande du cardinal Baldisseri, auraient fait disparaître les exemplaires du « livre des cinq cardinaux » envoyés à tous les participants au synode. Ce n’est pas seulement une rumeur, c’est sur le très sérieux site autrichien Kath.net.

    - Le cardinal Marx : « Nous ne sommes pas une filiale de Rome et ce ne sera pas un Synode qui nous dira quoi faire ici. » (La bonne nouvelle est qu’il considère donc avoir déjà perdu la partie.)

    - Le P. Thomas Rosica, fondateur de l’équivalent de la chaîne KTO au Canada, et chargé de parler à la presse anglophone au Bureau de presse du Vatican, menace un blogueur canadien de poursuites judiciaires parce que celui-ci critique ses positions (par exemple son fameux tweet post-synodal : « Qu’est-ce qu’une famille catholique ? Y a-t-il eu une famille plus irrégulière que celle de Nazareth ? »).

  • Vendredi des quatre temps de carême

    Il est difficile, aujourd’hui, de dire auquel de ces deux groupes s’adresse surtout l’Église : aux pénitents ou aux catéchumènes. Cependant, le thème de la pénitence est souligné plus fortement par les Quatre-temps. Le Prophète Ézéchiel nous fait entendre une prédication pénétrante de pénitence ; il emploie des paroles de consolation et d’avertissement : Dieu est miséricordieux ; Dieu est juste. Dieu ne fait pas acception de personne ; quand on se repent de ses péchés ; il n’y pense plus ; mais quand le juste abandonne obstinément la voie droite, il perd la vie divine et est rejeté. L’Évangile nous dévoile une action dramatique très consolante. Le monde est une maison de malades, où gît l’humanité accablée sous le poids du péché originel et des nombreux péchés personnels. La piscine miraculeuse est l’Église avec ses sources intarissables du baptême et de l’Eucharistie, qui jaillissent de la Croix du Christ. Le Christ, le divin médecin, vient visiter les malades privés de secours et qui aspirent à la délivrance. Il s’avance à travers les galeries et il trouve un malade. Ce malade c’est chacun de nous ; il lui demande : veux-tu être guéri ? Le Christ, dans le baptême, nous a donné la vie divine, et il la renouvelle sans cesse dans son Église. Pendant le carême, nous venons encore vers l’Église, implorant la délivrance et la guérison de nos faiblesses. Le Seigneur nous rencontre et nous adresse cet avertissement : « Te voilà guéri, ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. » Dans la source salutaire de l’Eucharistie, notre jeunesse de grâce trouve son renouvellement et sa fleur.

    Dom Pius Parsch

    Sur la « piscine Probatique », voir ici.

  • Jeudi de la première semaine de carême

    La station du jour, instituée par saint Grégoire II, est l’église Saint Laurent in Panisperna, ce qui est assez amusant puisque « panis-perna » veut dire pain-jambon, appellation sans doute populaire à cause du couvent d’à côté où l’on distribuait des vivres aux nécessiteux… mais sûrement pas des sandwiches au jambon pendant le carême…

    C’est pourquoi notamment l’introït de la messe est le même que celui de la fête de saint Laurent.

    L’évangile est celui de la Cananéenne qui, d’abord rejetée par Jésus, finit par obtenir la guérison de sa fille.

    « Ce choix, dit le bienheureux cardinal Schuster, a été suggéré à Grégoire II par un magnifique répons de l’office nocturne de cette première semaine du Carême : Tribularer, si nescirem misericordias tuas... qui Cananeam et publicanum vocasti ad poenitentiam... Il est intéressant de constater ce merveilleux développement de la liturgie romaine, qui, même après son âge d’or, l’époque de saint Grégoire, déploie avec tant de naturel ses propres richesses, qu’elle produit toujours de nouveaux chefs-d’œuvre. Le répons en question est probablement traduit du grec, mais de ce thème oriental, Rome a su d’abord tirer une magnifique mélodie responsoriale, puis le motif d’une des plus émouvantes lectures évangéliques (Matth., XV, 21-28) pour la solennité stationnale de Saint-Laurent. »

    Ce répons était autrefois le premier du troisième nocturne des matines du premier dimanche de carême, après la lecture du début du commentaire de saint Grégoire le Grand sur l’évangile de la tentation de Jésus au désert. C’est sa place dans la plupart des manuscrits du moyen âge. Mais il a été transféré aux matines de ce jeudi dans le bréviaire de saint Pie V. C’est une indication parmi quelques autres qu’il y avait déjà chez les liturgistes romains ce rationalisme obtus qui présidera à la destruction de la liturgie après Vatican II.

    . Tribulárer, si nescírem misericórdias tuas, Dómine: tu dixísti, Nolo mortem peccatóris, sed ut magis convertátur et vivat: * Qui Chananǽam et publicánum vocásti ad pœniténtiam.
    . Secundum multitúdinem dolórum meórum in corde meo, consolatiónes tuæ lætificavérunt ánimam meam.
    . Qui Chananǽam et publicánum vocásti ad pœniténtiam.

    Je serais dans la tribulation, Seigneur, si je ne connaissais vos miséricordes ; mais c’est vous qui avez dit : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se convertisse et qu’il vive (Ezéchiel 33,11). C’est vous qui avez appelé la Cananéenne et le publicain à la pénitence. Selon la multitude de mes douleurs dans mon cœur, vos consolations ont réjoui mon âme (psaume 33). C’est vous qui avez appelé la Cananéenne et le publicain à la pénitence.

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  • Les Lords aussi…

    La Chambre des Lords a approuvé hier la technique de fécondation in vitro (Fiv) qui permet de faire naître des bébés dont l'ADN provient de son père, de sa mère et d’une donneuse, afin de lutter contre la transmission de maladies génétiques de la mère à l'enfant. La Grande-Bretagne se déshonore ainsi de devenir le premier pays à légaliser la technique des « bébés à trois parents ».

    Ils sont tous fous.

  • « Toute cette barbarie est sacrée »

    Ibrahim Issa met les pieds dans le plat. Ceux qui prétendent que les actes de barbarie de l’Etat islamique n’ont rien à voir avec l’islam sont des menteurs, souligne-t-il. Tout ce que font ces jihadistes est référencé dans le Coran, les hadiths, la charia. C’est une « barbarie sacré », « drapée dans la religion, immergée dans la religion ».

    Ibrahim Issa est un journaliste égyptien indépendant. Réellement indépendant. Il était un opposant à Moubarak et dès la chute du régime il a été l’un des trois créateurs de la chaîne de télévision Tahrir et l’un des deux créateurs du journal Tahrir (« Libération », comme la fameuse place de la « révolution »). Mais le même homme témoignant à un procès en appel de Moubarak a déclaré tranquillement que l’ancien président était un patriote et qu’il n’avait jamais demandé l’usage de la force contre les manifestants ou la coupure des lignes de téléphone et d’internet, mais seulement des mesures pour contenir le chaos. C’est qu’entre temps il y a eu l’épisode Frères musulmans…

    Ibrahim Issa s’exprime régulièrement, semble-t-il, à la télévision ONTV (qui fait partie de l’empire de Tarak Ben Ammar). C’est le 3 février dernier qu’il y dénonçait le mensonge du padamalgam. On doit la traduction française à Memri :

    Chaque fois que l’EI commet des actes de barbarie, tels que décapiter, égorger ou brûler vive une personne, comme ils l’ont fait aujourd’hui, différents cheikhs déclarent – lorsqu’ils prennent la peine de s’exprimer – que cela n’a rien à voir avec l’islam, que l’islam n’est pas en cause, etc. Pourtant lorsque les membres de l’EI massacrent, assassinent, violent, immolent et commettent tous ces crimes barbares, ils affirment se fonder sur la charia. Ils déclarent que leurs actes sont fondés sur un certain hadith, sur un chapitre du Coran, sur une affirmation d’Ibn Taymiyyah ou sur une source historique. Il faut dire la vérité : tout ce que dit l’EI est exact.

    Cela ne devrait surprendre personne, et personne ne devrait être choqué par ce que je vais dire. Toutes les preuves et les références que l’EI apporte pour justifier ses crimes, sa barbarie et sa violence horrifiante, criminelle et condamnable… Tous les preuves et les références qu’apporte l’EI, affirmant qu’elles peuvent être trouvées dans les livres d’histoire, de jurisprudence et de droit, s’y trouvent effectivement, et celui qui dira le contraire commet un mensonge.

    Lorsqu’ils tuent quelqu’un en le qualifiant d’infidèle, lorsqu’ils violent une femme, qu’ils tuent des prisonniers et qu’ils massacrent et décapitent des gens, ils disent que le Prophète Mohammed leur a ordonné ! Dans quel contexte ? Quelle interprétation ? C’est une tout autre histoire. Aucun des [cheikhs d’Al-Ahzar] qui prétendent être modérés et qui ont demandé au président Al-Sisi de modifier le discours religieux n’ont eu le courage – pas une once de courage – de reconnaître que ces choses se trouvent effectivement [dans les sources islamiques] et qu’elles sont [moralement] erronées. Lorsqu’on prétend qu’un certain Compagnon du Prophète a fait ceci ou cela, vous devez répondre qu’il était moralement dans l’erreur. J’aimerais bien voir un seul cheikh d’Al-Ahzar avoir le courage de reconnaître qu’Abou Bakr a brûlé vif un homme. C’est vrai. Il a brûlé Fuja’ah [Al-Sulami]. C’est un épisode historique bien connu.

    Abou Bakr était-il moralement dans l’erreur lorsqu’il a brûlé vif cet homme ? Personne n’ose le dire. Aussi nous sommes dans un cercle vicieux, et on peut s’attendre à de nouvelles barbaries, car toute cette barbarie est sacrée. Elle est sacrée. Cette barbarie se drape dans la religion. Elle est immergée dans la religion. Elle se fonde uniquement sur la religion. Votre mission [de chefs religieux] est d’affirmer que si cela fait partie de notre religion, alors c’est que l’interprétation est fausse. Ne dites pas que l’islam n’a rien à voir avec cela.

  • L’université catholique d’Erbil !

    Mgr Bashar Matti Warda, archevêque chaldéen d’Erbil (capitale du Kurdistan irakien), annonce le début imminent des activités de quatre facultés de l’université catholique de la ville, dont la première pierre a été posée en 2012, et lance un appel aux dons et aux compétences.

    Telle est l’étonnante vitalité de l’Eglise chaldéenne. C’est la guerre, l’Etat islamique est à quelques kilomètres,  Ankawa, la banlieue chrétienne d’Erbil où se trouve l’université, est submergée par les réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive, mais l’université ouvre coûte que coûte, parce que c’est un symbole de la permanence chrétienne, de l’excellence intellectuelle chrétienne, un signe que les jeunes ne doivent pas partir…

  • Mercredi des quatre temps de carême

    Nous voyons devant nous, aujourd’hui, quatre prédicateurs de carême : le Christ, la Sainte Vierge, Moïse et Élie. Ils nous disent comment nous devons observer le Carême. Dimanche dernier, nous avons vu comment le Christ jeûna pendant quarante jours et fut ensuite tenté par le diable. Le jeûne et la tentation sont en étroite relation. Le jeûne fut la préparation au combat contre le prince de ce monde. Aujourd’hui, le Seigneur nous parle de l’entrée du diable dans la demeure de l’âme. Le Christ nous enseigne l’importance du jeûne dans le combat contre le démon, dans le combat contre notre nature inférieure. « Par le jeûne corporel, tu réprimes les vices, » dit la Préface du Carême (1). Il faut sans cesse répéter que c’est là le travail principal du carême. Tous les autres exercices seront sans valeur si nous ne triomphons pas du diable.

    Marie, qui est le coryphée dans le sacrifice d’aujourd’hui (2), nous prêche la soumission à la volonté de Dieu. L’Évangile nous présente Marie dans une situation subordonnée. Le Christ laisse de côté sa Mère ; son regard embrasse ses disciples, il les appelle sa mère et ses frères, s’ils « accomplissent la volonté de son Père céleste. » C’est Marie qui nous précède, à l’Offertoire, et qui chante ces paroles : « Je veux méditer sur tes commandements, je les aime extrêmement. »

    Moïse (3) nous apprend à utiliser le jeûne de quarante jours comme un temps d’union avec Dieu et de prière. La prière et le jeûne se complètent mutuellement. Si nous voulons nous entretenir avec Dieu, il faut imposer silence à la chair, au monde, à la nature. Le Christ ne nous dit-il pas : « Cette espèce (de mauvais Esprits) ne peut être chassée que par la prière et le jeûne »

    Élie (4) jeûne dans son voyage à travers le désert et, fortifié par la nourriture céleste, il marche, pendant quarante jours, jusqu’au mont Horeb, la montagne de Dieu.

    Ainsi, chacun des quatre prédicateurs de Carême nous fait voir ce temps de grâces sous un aspect différent : le jeûne dans le combat contre le diable, le jeûne dans l’accomplissement des commandements, le jeûne et la prière, le jeûne sur le rude chemin de la vie.

    Dom Pius Parsch

    (1) La préface du carême synthétise en trois brèves expressions l’enseignement de la tradition sur le jeûne : « Qui corporáli jejúnio vitia cómprimis, mentem élevas, virtútem largíris et prǽmia. » Vous qui par le jeûne corporel réprimez les vices, élevez notre esprit, accordez la force et la récompense.

    (2) La « station » romaine est à Sainte Marie Majeure.

    (3) Première lecture de la messe.

    (4) Deuxième lecture de la messe.

    (Notes YD)

  • Une conférence de Bernard Antony

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  • Le cœur de la démocratie

    Au début du mois, le département d’Etat américain avait annoncé la nomination d’un « envoyé spécial pour les droits humains des personnes LGBT » dont le champ d’action serait toute la planète. Précisant que ce serait un fonctionnaire ouvertement homosexuel.

    Hier, John Kerry a annoncé que le titulaire du poste sera Randy Berry, qui a été consul des Etats-Unis dans divers pays.

    Le communiqué de John Kerry commence ainsi : « Je ne pourrais pas être plus fier que d’annoncer que Randy Berry sera le premier Envoyé Spécial jamais nommé pour les Droits Humains des Personnes LGBT » (on notera les capitales…).

    Le troisième paragraphe commence ainsi : « Défendre et promouvoir les droits humains des personnes LGBT est au centre de notre engagement pour faire avancer les droits de l’homme globalement – c’est le cœur et la conscience de notre diplomatie. »

    Sic.

  • Le juge de Tarbes

    L’humanité n’est pas la justice. Et la justice sait être inhumaine quand il s’agit de défendre ce qui fonde le « droit à l’avortement ».

    Il y a un an, le tribunal correctionnel de Tarbes avait condamné un automobiliste à trois ans de prison avec sursis pour « homicide involontaire sur fœtus » : l’automobiliste, ivre, avait percuté une femme enceinte.

    C’est exactement l’affaire de Metz. L’accident avait eu lieu en 1995. En première instance, le tribunal de Metz avait condamné l’automobiliste pour « homicide involontaire ». La cour d’appel avait infirmé ce jugement, et la cour de cassation, dans un arrêt de 2001 qui désormais fait jurisprudence, avait donné raison à la cour d’appel, considérant que l’article 221-6 du code pénal qui définit l’homicide involontaire « par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence » ne peut pas s’appliquer à un fœtus puisque celui-ci n’est pas une personne et que cette section du code pénal traite des « atteintes à la personne humaine ».

    Il va de soi que le fœtus ne peut pas être une personne humaine pour la justice française, car les avortements seraient autant d’homicides… volontaires, cette fois. Plus de 200.000 par an.

    A l’époque j’avais relevé cette contradiction que même des magistrats, dans leurs plaidoiries, parlaient de la « mère »…

    C’est l’argument qu’a cru pouvoir utiliser la présidente du tribunal de Tarbes, Elisabeth Gadoulet, ayant entendu la « mère » inconsolable d’avoir perdu « son enfant », et l’avocate appuyer en ce sens. « Le prévenu lui-même a reconnu avoir tué un enfant. La famille a besoin de cette condamnation», dira Mme Gadoulet.

    Pourtant elle ne pouvait pas ignorer la jurisprudence de Metz, qui avait fait grand bruit.

    Donc, le parquet a fait appel du jugement, et la cour d’appel de Pau, le 5 février dernier, a infirmé le jugement de Tarbes. Et ce ne sera pas la peine d’aller en cassation. La culture de mort sait se défendre.