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  • Le miracle français du P. Popieluszko

    Samedi s’est ouvert à Créteil le procès diocésain concernant un miracle attribué au bienheureux Jerzy Popieluszko.

    Le 14 septembre 2012, un homme atteint d’une leucémie en phase terminale était en train de mourir à l’hôpital de Créteil. Il était dans le coma et les médecins ne lui donnaient que quelques heures à vivre. Sa femme avait réglé les obsèques, et venait pour un dernier adieu. La religieuse polonaise qui s’occupait des malades dit à la femme que ce serait bien qu’il y ait un prêtre. La femme répond que ce n’est pas la peine, puisque son mari a reçu les derniers sacrements alors qu’il était encore conscient. Néanmoins il y a un prêtre dans la chambre d’à côté, où un patient vient de mourir. La religieuse va le chercher. Ce prêtre de 65 ans vient d’être ordonné, en avril, après avoir vécu 40 ans hors de l’Eglise. En juillet il est allé en Pologne. Il s’est recueilli sur la tombe du P. Popieluszko, et il s’est rendu compte que tous deux étaient nés le même jour : le 14 septembre 1947. Depuis lors ce prêtre a toujours sur lui des images et une relique du bienheureux polonais. Quand il entre dans la chambre et ouvre son livre de prières, il tombe sur une photo du P. Popieluszko. Il se souvient alors que nous sommes le 14 septembre. Il se met à invoquer Jerzy Popieluszko : « Père Jerzy, aujourd’hui c’est ton anniversaire. Si tu peux faire quelque chose, fais-le aujourd’hui. Aide-nous ! » Dès que le prêtre et la religieuse furent sortis, le moribond ouvrit les yeux, parla, et se leva pour aller aux toilettes comme s’il venait de faire une sieste. Il n’y a plus en lui la moindre trace de leucémie.

  • « Israélien chrétien araméen » ?

    Le ministère israélien de l’Intérieur a décidé d’encourager les chrétiens à remplacer le qualificatif « arabe » qui figure sur les cartes d’identité, par « araméen ». Or aucun chrétien ne se dit « araméen ». Ceux qui utilisent plus ou moins une langue « araméenne » se disent « syriens » (en français « syriaque » pour éviter la confusion avec la nationalité syrienne), or les Arabes israéliens ne sont pas syriaques.

    Réaction de la commission Justice et Paix des évêques catholiques de Terre Sainte :

    « La langue araméenne a été la langue des juifs pendant des siècles. Ce fut le cas jusqu’au retour de la langue hébraïque seulement à la fin du XIX° siècle, et jusqu’à aujourd’hui. Les arabes, dans les pays du Levant, ont parlé à travers l’histoire et les siècles, l’araméen, le grec et l’arabe jusqu’à ce que l’arabe se stabilise. Aujourd’hui en Israël, nous sommes palestiniens arabes. Si cette tentative de séparer les chrétiens palestiniens des autres palestiniens, consiste à vouloir défendre les chrétiens ou les protéger, selon ce que prétendent certaines autorités israéliennes, nous déclarons : rendez-nous d’abord nos maisons, nos terrains et nos villages, que vous nous avez confisqué. Deuxièmement : la meilleure protection pour nous sera de nous laisser avec notre peuple. Troisièmement : la meilleure protection pour nous sera que vous entriez sérieusement sur le chemin de la paix ».

    La prise de position épiscopale contient également un appel « aux quelques chrétiens palestiniens en Israël qui soutiennent cette idée » et sont prêts à revendiquer une identité nationale araméenne pour abandonner leur arabité et pouvoir ainsi se voir garantir l’accès au service militaire dans l’armée israélienne : « Il n’est pas possible que vous fassiez du mal à votre peuple pour satisfaire vos intérêts personnels du moment. Dans votre attitude, vous ne faites du bien ni à vous-mêmes ni à Israël. Israël a besoin du chrétien à qui le Christ a dit : Bienheureux les artisans de paix, et non pas bienheureux à celui qui se défigure et défigure son identité. »

  • En Chine

    Lundi dernier, l’église catholique de Jinxi dans le Hunan a été détruite par les autorités. Le même jour, l’église Notre-Dame de Jingdezhen, dans le Jiangxi, a également été détruite.

    Le prétexte est toujours que les bâtiments ne cadrent pas avec le nouveau plan d’urbanisme et que l’on a besoin du terrain pour des activités commerciales.

    La campagne de retrait des croix des églises continue également. Ce même lundi, celle de Jingtou, dans la province de Zhejiang, a été enlevée.

  • Juste avant le synode…

    Le pape François a institué, le 27 août, une commission spéciale chargée d'étudier la réforme du procès matrimonial canonique, a annoncé le 20 septembre un communiqué du Saint-Siège :

    « Le travail du Comité spécial commencera dès que possible et il aura pour objectif de préparer une proposition de réforme du procès matrimonial, en essayant de simplifier la procédure, en la rendant plus simple et en sauvegardant le principe de l'indissolubilité du mariage. »

    Juste avant le synode qui doit notamment se pencher sur cette question, c’est pour le moins bizarre…

    La composition du comité :

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  • Saint Maurice et ses compagnons, martyrs

    La fête de saint Maurice et de ses compagnons est devenue une mémoire en 1694, quand fut inscrite au calendrier, en ce même jour, la fête de saint Thomas de Villeneuve.

    Saint Eucher de Lyon, dans la première moitié du Ve siècle, a rédigé le récit du martyre de saint Maurice et de ses compagnons, c’est-à-dire de la Légion Thébaine que l’empereur Maximien fit massacrer, vers la fin du IIIe siècle, parce que ces soldats refusaient de faire la chasse aux chrétiens. C’était à Agaune, dans le Valais, où fut fondée dès 515 l’abbaye Saint-Maurice.

    La Légion Thébaine refusant d’obéir, Maximien fit tuer un soldat sur dix. Comme ils persévéraient, il fit de nouveau tuer un soldat sur dix. Alors les légionnaires lui écrivirent cette lettre :

    « Nous sommes, empereur, tes soldats, mais cependant, comme nous le confessons en toute liberté, les serviteurs de Dieu. À toi nous devons l’obéissance militaire, à Lui l’innocence. De toi nous recevons le salaire de notre travail, de Lui nous avons accueilli le principe de la vie. Nous ne pouvons absolument pas te suivre, empereur, jusqu’à renier le Dieu créateur, oui, notre créateur, et, que tu le veuilles ou non, ton Dieu créateur. Si nous ne sommes pas contraints à des actes assez funestes pour L’offenser, (c’est) à toi que nous obéirons encore, comme nous l’avons toujours fait ; s’il en est autrement, nous obéirons à Lui plutôt qu’à toi.

    « Nous t’offrons, pour les employer contre quelque ennemi que ce soit, nos mains que nous jugeons criminel de rougir de sang d’innocents. Ces mains droites, qui savent combattre les impies et les ennemis, ne savent pas frapper des hommes pieux et des citoyens. Nous nous souvenons que nous avons pris les armes pour les citoyens plutôt que contre eux. Nous avons toujours combattu pour la justice, pour la piété, pour le salut des innocents : ce fut là, pour nous, jusqu’à présent, la récompense de nos dangers. Nous avons combattu par fidélité, mais celle-ci, comment la conserverons-nous envers toi, si nous n’en témoignons pas envers notre Dieu ? Nous nous sommes d’abord engagés par serment envers Dieu et ensuite nous nous sommes engagés par serment envers l’empereur ; crois-le : rien ne nous obligera à tenir le deuxième (serment) si nous rompons le premier. Ce sont des chrétiens que tu nous ordonnes de rechercher pour les conduire au supplice ; nul besoin pour toi d’en rechercher d’autres : nous voici maintenant qui confessons Dieu le Père, créateur de toutes choses, et nous croyons que son Fils Jésus-Christ (est) Dieu. Nous avons vu les compagnons de nos travaux et de nos dangers être égorgés par le fer et leur sang rejaillir sur nous, et cependant la mort de nos très saints compagnons d’armes, nous ne la pleurons pas et nous ne nous lamentons pas de la mort violente de nos frères, mais bien plutôt nous les louons ; la joie accompagne ceux qui ont été trouvés dignes de souffrir pour leur Seigneur Dieu. Et maintenant, même cette ultime circonstance de notre vie ne nous a pas poussés à la révolte ; non, même le plus intense désespoir qui surgit au cœur des périls ne nous a pas fait prendre les armes contre toi, empereur. Voici que nous sommes armés et nous ne résistons pas, parce que nous aimons mieux être mis à mort que tuer, nous préférons périr innocents que vivre coupables. Si tu rends encore de nouveaux décrets contre nous, si tu donnes de nouveaux ordres, si tu apportes de nouvelles menaces, feux, tortures, glaives, nous sommes prêts à le subir. Chrétiens nous nous déclarons, nous ne pouvons persécuter des chrétiens. »

    Alors Maximien résolut de massacrer toute cette légion.

  • 15e dimanche après la Pentecôte

    L’antienne pour la Communion, comme celle prescrite pour le IXe dimanche après la Pentecôte, est tirée de l’Évangile de saint Jean (6, 52), et se trouve ici à titre exceptionnel. Elle est commune au jeudi après le Ier dimanche de Carême et exprime avec concision le double caractère de Sacrifice et de Sacrement que revêt l’Eucharistie. « Panis, quem ego dédero, caro mea est pro sǽculi vita » : le pain que je donnerai — voilà le Sacrement pour la nourriture spirituelle de l’âme — est mon corps pour le salut du monde — voilà le Sacrifice de l’universelle expiation.

    Dans la collecte d’action de grâces (1), nous demandons que l’efficacité du Sacrement modère et refrène si bien les mouvements de notre corps et de notre âme que ce ne soit plus la nature, mais la grâce qui prenne en nous le dessus. De la sorte, la divine Eucharistie obtient intégralement son effet, et nous fait participer à la vie du Christ, selon la promesse du Sauveur : Et qui manducat me, et ipse vivet propter me (2).

    Cette prière après la Communion peut, elle aussi, servir de thème à tout un traité d’ascèse eucharistique. Après les purifications préalables des sens et des facultés de l’âme, quand la grâce a envahi tout l’esprit et y domine en souveraine, commence en nous le véritable règne de Dieu. La nature reçoit alors un tel coup qu’elle n’ose plus relever la tête, et l’Esprit Saint oriente l’âme et toutes ses facultés comme il lui plaît.

    Bienheureux cardinal Schuster

    (1) Mentes nostras et córpora possídeat, quǽsumus, Dómine, doni cæléstis operátio : ut non noster sensus in nobis, sed iúgiter eius prævéniat efféctus. Que l’action de votre don céleste s’exerce parfaitement, ô Seigneur, en nos âmes et en nos corps, en sorte que ce ne soit pas notre propre sens, mais son influence qui prédomine toujours en nous.

    (2) Jean 6, 58 : celui qui me mange vivra par moi.

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    Sur l'évangile de ce dimanche, voir ici.

  • Saint Eustache

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    Eustache, qui portait aussi le nom de Placide, et que sa naissance, ses richesses et sa gloire militaire distinguaient parmi les Romains, mérita, sous l’empereur Trajan, le titre de maître de la milice. Un jour que, se livrant à l’exercice de la chasse, il poursuivait un cerf d’une taille prodigieuse qui fuyait devant lui, cet animal s’arrêta tout à coup et Eustache put voir, entre ses bois, une image grandiose et resplendissante de notre Seigneur Jésus-Christ attaché en croix. Sur l’invitation que le Sauveur lui fit entendre de prendre pour but de ses poursuites la vie immortelle, il s’enrôla dans la milice chrétienne avec son épouse Théopista, et leurs deux enfants en bas âge, Agapit et Théopiste.

    Étant retourné bientôt, comme le Seigneur le lui avait ordonné, au lieu même où la vision s’était produite, il l’entendit lui prédire tout ce qu’il aurait à supporter dans la suite pour sa gloire. Peu après il souffrit avec une patience admirable d’incroyables calamités, et se vit bientôt réduit à la plus profonde misère. Obligé de fuir en secret, il se vit enlever dans la suite, son épouse d’abord, puis ses enfants, malheureusement arrachés à son affection. Le cœur déchiré par tant d’épreuves.il demeura longtemps caché dans une région lointaine, cultivant la terre, jusqu’à ce que, réconforté par une voix céleste et repris par Trajan pour une nouvelle guerre, il fût de nouveau placé à la tête des troupes.

    Durant l’expédition qu’il dirigea, il eut la joie inespérée de recouvrer ses enfants et son épouse. Vainqueur, il entra dans Rome au milieu des acclamations de tous. Mais peu après, ayant reçu l’ordre de sacrifier aux faux dieux pour les remercier de sa victoire, il s’y refusa énergiquement. En vain essaya-t-on par divers moyens de lui faire renier la foi du Christ. On l’exposa aux lions avec sa femme et ses enfants ; la douceur que ces animaux montrèrent à leur égard ayant irrité l’Empereur, celui-ci ordonna d’enfermer les saints Confesseurs dans un taureau d’airain, rougi par le feu qui brûlait au-dessous. Consommant ainsi leur martyre et chantant les louanges divines, ils s’envolèrent vers la félicité éternelle, le douze des calendes d’octobre. Leurs corps, retrouvés intacts, furent religieusement ensevelis par les fidèles, puis transférés avec honneur dans l’église édifiée sous leur vocable.

    (Bréviaire)

  • Le sort de l’islam modéré

    Dépêche Fides :

    Un universitaire musulman libéral et modéré qui avait été accusé de blasphème suite à un discours tenu au cours d’une visite aux Etats-Unis a été assassiné hier à Karachi. Muhammad Shakil Auj était le doyen des études islamiques de l’Université publique de Karachi. Il était connu pour ses positions d’ouverture, de dialogue, de tolérance et de respect des droits de tous. Des hommes armés à moto ont pris pour cible la voiture qu’il conduisait, l’atteignant au cou et à la tête. Auj est mort sur le coup. Ainsi que l’indiquent des sources de Fides, la semaine passée, un autre chercheur musulman, Masood Baig, a été, lui aussi tué, par des inconnus. Muhammad Shakil Auj, 54 ans, avait déposé au cours des mois derniers différentes plaintes auprès des autorités de police suite aux menaces de mort qu’il avait commencé à recevoir après un discours tenu aux Etats-Unis en 2012. Quatre de ses collègues, professeurs de l’Université de Karachi, l’avaient accusé de blasphème pour les affirmations contenues dans ce discours. Un imam de Karachi avait émis une fatwa contre l’enseignant, l’accusant de blasphème et réclamant sa mort.

  • Saint Janvier

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    Fresque de saint Janvier, dans la catacombe de Naples qui porte son nom. Elle date du Ve siècle. Saint Janvier subit le martyre en 305. Son culte commence aussitôt. Curieusement, saint Pie V supprime sa fête au calendrier romain. Elle sera rétablie 18 ans plus tard, par Sixte Quint.

    Sur cette fresque saint Janvier est représenté au centre. L’inscription en témoigne : « Au saint martyr Janvier ». A sa gauche une petite fille, avec l’inscription : « Ici repose la bien méritante en paix Nicatolia, enfant. » A sa droite une femme : « Ici repose la bien méritante en paix Cominia. »

    Il s’agit donc du tombeau de cette femme et sans doute de sa fille, placées sous la protection de saint Janvier, représenté en orant comme les deux femmes.

    Ce qui est, me semble-t-il, très insolite, est le nimbe de saint Janvier, car c’est celui du Christ : il porte le chrisme et les lettres alpha et oméga. Ou bien on a fait d’une représentation du Christ un portrait de saint Janvier (mais il ne me semble pas qu’on représente le Christ ainsi), ou bien on lui portait une telle vénération qu’on l’assimilait quasiment au Christ.

  • Le ministre et les "illettrées"

    On parle beaucoup de la gaffe d’Emmanuel Macron sur les salariées de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau. Parce que le ministre a dit :

    « Il y a dans cette société une majorité de femmes, pour beaucoup illettrées. »

    Ben oui, forcément, en Basse-Bretagne… Jules Ferry n’est pas encore arrivé dans le Finistère…

    Mais est-ce qu’on parle des Bretons ? Ou bien est-ce que monsieur le Ministre de la République omet seulement de préciser ce qui serait rédhibitoire pour un ministre ? Entre deux maux il faut choisir le moindre. Ou bien on vexe les Bretonnes, ou bien on se rend coupable de « racisme ». Eh oui.

    On a pu entendre le délégué FO bafouiller qu’il pouvait y avoir un problème d’illettrisme « pour certains salariés, notamment d'origine étrangère ». Si l’on cherche un peu, on trouve ceci, par exemple :

    « Une forte proportion d’ouvriers d’origine étrangère chez Gad aurait aussi pesé sur l’état d’esprit ambiant, chacun demeurant dans l’entre-soi. “On ne peut rien leur dire sans être traité de raciste, s’emporte Fabienne. J’ai été harcelée pour faire le ramadan ! Il y a aussi un racisme anti-Blancs.” »

    C’était sur le site de Libération, le 28 octobre 2013.

    D’autre part, il y a pire que l’emploi du mot « illettrées ». Il y a la suite du propos ministériel, qui donne toute la mesure de l’arrogance et de l’inconscience des membres de la nomenklatura :

    « On leur explique : “Vous n'avez pas d'avenir à Gad ou aux alentours, allez travailler à 50 ou 60 km.” Ces gens-là n'ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi ? Il faut payer 1.500 euros, il faut attendre un an ? »

    L’ancien banquier, qui se vante d’avoir gagné deux millions d’euros chez Rothschild mais de ne pas payer l’ISF, croit faire du « social » en disant cela, en donnant un exemple précis de ce qu’il faut faire pour déverrouiller la situation économique et sociale. En bref il faut donner le permis de conduire aux illettrées de Gad, pour qu’elles puissent aller travailler à 50 km. Il ne se rend absolument pas compte qu’après leur avoir donné le permis on en sera au même point, car même si elles trouvent de quoi acheter une guimbarde, elles n’auront pas les moyens, avec leur SMIC, de payer de tels déplacements.

    Cela suffit pour montrer à la fois le mépris du ministre pour la France d’en bas (et la France immigrée d’en bas…) et son incapacité de grand bourgeois à trouver des solutions.