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  • La curieuse attitude du pape envers l’Institut Pontifical de Musique Sacrée

    L’Institut Pontifical de Musique Sacrée fête son centenaire, par un important congrès. Il devait y avoir une audience du pape, et une lettre apostolique. Puis on a fait savoir qu’il n’y aurait pas d’audience, ni de lettre apostolique, mais seulement un message du pape. Lequel n’a même pas été rendu public par la salle de presse du Saint-Siège et n’a pas été cité par Radio Vatican…

    Sandro Magister se penche sur cette attitude insolite, et conclut :

    « Il est désormais évident que Benoît XVI, en sélectionnant de manière drastique ses engagements, a renoncé à agir et à prendre des décisions en ce qui concerne la musique sacrée.

    « Mais il est également trop clair, désormais, que ceux qui décident à sa place dans ce domaine – à la secrétairerie d’État comme à la préfecture de la maison pontificale ou ailleurs – agissent souvent de manière différente et parfois opposée à ce que pense le pape.

    « Une fois cet écart constaté, ce qui reste incompréhensible, c’est pourquoi le pape Benoît XVI le tolère.

    « Autrement dit, ce qui reste incompréhensible, c’est pourquoi il a décidé de renoncer à quelques décisions opérationnelles simples pour lesquelles il était et il est pleinement libre de son choix, dans un domaine comme celui-ci, qu’il considère comme tellement crucial et à propos duquel il a des idées tellement claires. Et pourquoi il a abandonné ces décisions à des hommes qui, au vu de ce qu’ils font, ne l’aident certainement pas dans son effort pour rendre de la lumière et de la "splendeur de la vérité", y compris musicale, à la liturgie catholique. »

  • Lundi des Rogations

    C’est encore à l’Apôtre saint Jacques le Mineur que la sainte Église emprunte l’Épître aujourd’hui ; et l’on ne saurait trop admirer l’à-propos que présentent les paroles de l’écrivain inspiré. L’une des fins de l’institution des Rogations est d’obtenir de la bonté de Dieu la température convenable pour les fruits de la terre, et saint Jacques nous montre, par l’exemple d’Élie, que la prière peut rendre le ciel serein, ou en faire descendre une pluie fécondante.

    Imitons la foi du prophète, et recommandons au Seigneur les moissons, qui ont tant besoin encore de sa bonté pour arriver à leur maturité, et pour échapper aux fléaux qui pourraient fondre sur elles. Un autre but des Rogations est d’obtenir la rémission des péchés. Si nous prions avec ferveur pour nos frères qui sont égarés, nous obtiendrons en leur faveur des miséricordes particulières. Nous ne connaîtrons peut-être pas en ce monde ceux que notre prière, unie à celle de la sainte Église, aura retirés de la voie du péché ; mais l’Apôtre nous apprend que notre charité recevra la plus précieuse récompense, l’effusion de la miséricorde de Dieu sur nous-mêmes. (…)

    Le choix des lectures de la sainte Écriture dans la Liturgie est un enseignement permanent et toujours à propos : on a dû le reconnaître jusqu’ici. En ces trois jours où il s’agit de fléchir le ciel offensé, rien n’était plus nécessaire que de faire bien comprendre aux chrétiens le pouvoir qu’exerce sur Dieu lui-même l’insistance dans la prière. Les Litanies qui ont été chantées dans le cours de la Procession nous offrent un modèle de cette sainte obstination dans la prière. Nous n’avons cessé de répéter : « Seigneur ! Ayez pitié ; délivrez-nous, Seigneur ! Nous vous en supplions, exaucez-nous ! » En ce moment la médiation de notre divin Agneau pascal offert sur l’autel se prépare, et dans peu d’instants il joindra à nos faibles vœux son entremise toujours efficace.

    Muni d’un tel gage, nous nous retirerons, assurés de n’avoir pas prié en vain. Prenons donc aussi la résolution de ne plus nous tenir éloignés de la sainte Église dans ses pratiques, et de préférer toujours la prière faite avec elle à toute autre que nous offririons à Dieu en notre particulier, dans les jours où cette Épouse du Sauveur, cette mère commune, veut bien nous convier à prendre part aux devoirs de supplication que, dans notre intérêt, elle rend à son céleste Époux.

    Dom Guéranger

    C’est aussi, en France, la fête liturgique de sainte Jeanne d’Arc.

  • 5e dimanche après Pâques

    « Si vous demandez quelque chose à mon père en mon nom, il vous le donnera. »

    Demander au Père au nom du Christ : on a là ce qui sera le schéma de la grande majorité des oraisons de la liturgie. Toutes ces « collectes » sont des prières de demande, à Dieu le Père, par le Christ notre Seigneur. Saint Augustin fait remarquer qu’il faut demander au Père au nom de Jésus-Christ, et qu’il ne faut donc pas se tromper sur ce nom : sur sa signification. Car « celui qui pense de Jésus-Christ ce qui ne doit pas être pensé du Fils unique de Dieu ne demande pas en son nom, bien qu’il ne taise pas les lettres et les syllabes qui forment le nom de Jésus-Christ. » Le nom de Jésus Christ, c’est le vrai Dieu qui s’est fait vrai homme : il est le grand prêtre éternel, l’intercesseur appartenant aux deux natures, et c’est pour cette raison qu’il est le nom par lequel le Père donne ce qu’on lui demande.

  • En Egypte

    Le 19 mai dernier, des centaines de musulmans ont attaqué l’église copte Saint-Abraham, à Ain Chams, faubourg du sud-est du Caire, récemment rouverte par décision du Conseil militaire suprême.

    En conséquence, à l’issue d’une réunion avec les coptes, les autorités islamiques du quartier ont décrété… la fermeture de l’église et l’interdiction de toute cérémonie religieuse copte.

    Il est triste de voir le P. Boulad, pourtant conscient de la menace islamique, et qui en parle clairement à l'occasion, ajouter sa voix à ceux qui font croire à l’Occident que les troubles religieux en général, et celui-ci en particulier, sont le fait de provocateurs à la solde du clan Moubarak.

  • Un politicard parmi d’autres

    Le maire de Nice Christian Estrosi vient d’inaugurer un centre LGBT (« Lesbien Gay Bi Trans »). Le Centre, écrit-il, est « un espace d’accueil et d’informations, culturel et festif, au service de la population lesbienne, gaie, bi et trans ». Il apporte « aux personnes victimes de discriminations ou de harcèlement du type homophobie et transphobie » une assistance psychologique, une assistance juridique, et une assistance médicale.

    Christian Estrosi en profite pour rappeler que depuis 2008 les paires pacsées « peuvent célébrer à Nice la confirmation de leur engagement au cours d’une cérémonie présidée par un élu dans la salle des mariages ».

    Novopress souligne que « c’était en termes très véhéments que Christian Estrosi s’opposait naguère au PACS, dénonçant la pression des lobbies et exaltant le mariage et la famille traditionnelle ».

  • Saint Augustin de Cantorbéry

    Cette fête fut introduite dans le calendrier par Léon XIII, et, dans l’intention de ce grand Pontife, elle était comme un cri d’immense amour et un tendre appel de l’Église Mère à cette glorieuse île Britannique jadis si féconde en saints. Saint Augustin était un moine romain, et il fut envoyé en Angleterre par saint Grégoire le Grand, avec quarante de ses compagnons, pour convertir ce royaume à la foi. Le succès surpassa de beaucoup l’attente du Pape, car Dieu authentiqua la prédication d’Augustin par un si grand nombre de miracles qu’on semblait revenu au temps des Apôtres. Le roi de Kent, Ethelbert, accompagné des grands de sa cour, reçut le baptême des mains du Saint qui, un jour de Noël, baptisa dans un fleuve des milliers de personnes. A ceux qui étaient malades, les ondes baptismales donnèrent la santé du corps en même temps que celle de l’âme. Sur l’ordre de saint Grégoire, Augustin fut consacré premier évêque des Anglais par Virgile d’Arles. Revenu ensuite dans la Grande-Bretagne, il consacra des évêques pour d’autres sièges, et il établit sa chaire primatiale à Cantorbéry où il érigea aussi un célèbre monastère. Il mourut le 26 mai 609 et reçut immédiatement le culte des saints.

    (…)

    Nous ne saurions nous séparer aujourd’hui de saint Augustin sans évoquer la scène suggestive et impressionnante de son premier atterrissage en Angleterre. Tandis que les Barbares mettaient sens dessus dessous l’Italie, brûlaient les églises et massacraient les évêques, Grégoire le Grand décide un coup audacieux. Il envoie ses pacifiques troupes conquérantes dans la lointaine Bretagne, là où les Césars eux-mêmes n’avaient jamais pu établir solidement les aigles romaines. Le groupe psalmodiant des quarante moines missionnaires pose donc, courageux, le pied sur le sol anglais, et en prenant possession au nom de l’Église catholique, il se met en ordre de procession. Le pieux cortège est précédé d’une croix d’argent et d’une image du Divin Sauveur suivies par Augustin et les moines, qui chantent cette belle prière romaine de la procession des Robigalia : Deprecamur te, Domine, in omni misericordia tua, ut auferatur furor tuus et ira tua a civitate ista et de domo sancta tua, quia peccavimus tibi.

    Y eut-il jamais conquête plus pacifique que celle-là ?

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Ça ne lui coûte pas cher

    Au G8 de Deauville, Nicolas Sarkozy a promis une aide de 40 milliards de dollars à la Tunisie et à l’Egypte « révolutionnaires ».

    Et « au titre de la France, ce sera un milliard d'euros pour l'Egypte et pour la Tunisie ».

    Les Frères musulmans doivent être très contents.

  • Chrétiens du Pakistan

    Dans la région de Faisalabad (celle de Shahbaz et Paul Bhatti), les deux filles d’un chrétien ont été kidnappées par un riche entrepreneur musulman qui les a forcées à se marier avec lui et à se convertir à l’islam. La police refuse d’ouvrir une enquête, parce que le musulman est une personne respectée et que les accusations contre lui ne peuvent être que fausses : les deux jeunes filles ont fui parce que leur père est un alcoolique qui abusait d’elles… (Ce qui est formellement démenti par ceux qui connaissent la famille.)

    Ce genre d’histoire est hélas devenu banal au Pakistan, remarque le P. John William, prêtre du diocèse, parce que les autorités sont des marionnettes dans les mains des extrémistes. (Il y a seulement quelques jours, une élève infirmière a subi le même sort.)

    D’autre part, une chrétienne de 29 ans a été droguée et violée par des collègues musulmans. Elle a osé porter plainte. Mais la police couvre les violeurs.

    Autre fait de la violence ordinaire : des musulmans ont profané et détruit un cimetière chrétien à Chak Jhumra. Utilisant un tracteur, ils ont labouré les tombes, détruisant les cercueils et dispersant les os à la surface. La police a refusé d’ouvrir une enquête. Mais un musulman a porté plainte contre les chrétiens, affirmant qu’il est le vrai propriétaire du terrain.

  • Le pass contraception en Rhône-Alpes

    IMF_MOYEN_WEB_CHEMIN_1064_1204882116.jpgLe conseil régional Rhône-Alpes a voté à son tour, hier, le pass contraception. Il sera intégré à la carte « M’RA ! » (sic) distribuée aux jeunes de 16 à 25 ans et allonge donc la liste des « bons plans »…

    Le groupe Front national fait remarquer que la majorité des élus du groupe UDC (union de la droite et du centre : UMP, etc.) a voté avec la gauche : 19 ont voté pour le pass contraception, 18 contre.

  • Saint Bède le Vénérable

    Numquam torpebat otio, numquam a studio cessabat ; semper legit, semper scripsit, semper docuit, semper oravit, sciens quod amator scientiae salutaris vitia carnis facile superaret.

    Jamais il ne s’engourdissait dans l’oisiveté, jamais il ne cessait d’étudier. Il lut toujours, il écrivit toujours, il enseigna toujours, il pria toujours, sachant que celui qui aime la science du salut l’emporterait facilement sur les vices de la chair.