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  • Somalie : les Américains favorisent les islamistes

    L’AFP a interrogé plusieurs spécialistes de la Somalie, à propos des raids aériens américains, qui ratent leurs cibles mais tuent des civils. Réponses :

    « Le système coutumier somalien est très strict. En cas de victimes dans votre clan, soit vous acceptez le prix du sang, soit vous devez aller tuer les agresseurs. Ces raids vont être utilisés pour justifier la mobilisation contre des troupes moins efficaces et moins bien protégées que les avions américains. Des troupes au sol, éthiopiennes ou autres. Les Américains ont mis la région dans une situation très grave : on va vers une situation d’insécurité persistante, dont les cibles seront, hormis les soldats étrangers, le personnel humanitaire international. »

    « Ces raids m’inquiètent beaucoup. Au cours des dix dernières années, les Etats-Unis ont eu très peu de renseignements fiables sur la Somalie. Ils ont peu de gens sur le terrain et s’en remettent à des alliés locaux. Or les Somaliens ont beaucoup de comptes à régler ente eux et ils sont très forts pour pousser les forces internationales à combattre dans le sens de leurs intérêts. »

    « Les solidarités familiales d’une société divisée en de multiples clans et sous-clans font qu’une seule victime civile innocente peut entraîner le basculement dans l’anti-américanisme de centaines, voire de milliers de personnes. »

    « Ces raids aériens n’aboutissent qu’à rendre la cause des tribunaux islamistes plus défendable pour les populations. Les dommages collatéraux suscitent la haine et la colère des populations qui en sont victimes, d’autant plus que pour l’instant les Américains n’ont apporté aucune preuve de victoire : aucun leader terroriste ne semble avoir été neutralisé de la sorte. »

    « Avec une politique comme ça, on va dans le mur. Al Qaïda a maintenant des autoroutes dans la Corne de l’Afrique. »

  • Œuvre de Satan

    Le maire de Moscou Iouri Loujkov tient bon et affirme qu’il interdira de nouveau cette année la Gay Pride à Moscou : « L’année dernière, une pression sans précédent a été exercée sur Moscou pour qu’y soit organisée une parade gay que l’on ne peut appeler autrement qu’une œuvre de Satan. Nous n’avons pas permis cette manifestation et nous ne l’autoriserons pas à l’avenir. » Et le maire de Moscou d’ajouter à notre adresse : « La pensée religieuse mondiale constate une crise de la foi en Occident. Dans certains pays d’Europe on bénit les mariages homosexuels, dès les premières années d’école on introduit des manuels sur le sexe. De telles choses agissent comme un poison moralement mortel sur la conscience pure des enfants. »

  • Une preuve de leur double langage

    Lors du point de presse hebdomadaire de l’UMP, la porte-parole Valérie Pécresse a déclaré à propos de Ségolène Royal piégée par Gérald Dahan : « Je peux vous assurer que nous avons aussi un petit peu peur que ça nous arrive. »

    Mais un candidat à la présidentielle ne peut être piégé par un imitateur que s’il a un double langage, s’il dit en confidence autre chose que ce qu’il dit publiquement. Si son propos est le même en toute circonstance, autrement dit s’il a des convictions et qu’il les exprime, il ne sera pas piégé, c’est l’imitateur qui le sera, car il ne pourra rien tirer de sa supercherie. Dire que l’on a peur d’être piégé, c’est avouer qu’on a un double langage.

    Souvenons-nous comment Nicolas Domenech et Maurice Szafran avaient cru piéger Le Pen sur l'antisémitisme, et comment ce sont eux qui furent piégés, et condamnés.

  • Bayrou « troisième homme » : ça se confirme

    Un sondage LH2 (c’est le nouveau nom de Louis Harris) donne François Bayrou à 14%, niveau record jusqu’ici, devant Le Pen à 10%. Encore un effort ( La Sofres , Ipsos et CSA n’ont pas encore suivi le mouvement), et François Bayrou sera vraiment le troisième homme de la présidentielle. Comme Chevènement en 2002…

  • Europe d’en haut

    La Commission européenne a réagi de façon courroucée au nouveau sondage indiquant que les Européens ne croient pas du tout aux bienfaits de l’euro. « Le danger de ces enquêtes est qu’elles contribuent à renforcer les réactions viscérales plutôt que le respect des faits », a déclaré la porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires.

    Bref, vous n’êtes pas qualifiés pour donner votre opinion, bande de manants qui ne pensez qu’avec vos tripes. Laissez faire ceux qui savent, et taisez-vous.

  • Dupont-Aignan, candidat UMP

    Le 13 janvier dernier, Nicolas Dupont-Aignan annonçait qu’il quittait l’UMP, et comme on ne l’avait guère entendu, ce jour du sacre de Sarkozy, il réitérait sa décision le 17. Or le blog Vox Galliae (auquel on se reportera pour les liens permettant de vérifier les informations qui suivent) constate que Nicolas Dupont-Aignan est toujours répertorié comme député UMP à la fois sur le site de l’Assemblée nationale et sur le site du groupe UMP. Qu’il est toujours « conseiller exécutif » de l’UMP sur le site du parti. Qu’il est toujours le candidat investi par l’UMP dans la 8e circonscription de l’Essonne. Que les responsables de son mouvement Debout la République et ses principaux soutiens sont toujours à l’UMP. Que deux de ses proches sont également investis par l’UMP pour les prochaines législatives…

    Cela permet d’apprécier à sa juste valeur le discours qu’il a tenu dimanche devant ses partisans à Paris. Dans lequel il s’est posé comme « le seul candidat républicain du non » à la Constitution européenne, a appelé tous les Français qui ont voté non « à se rassembler derrière » lui, et a rejeté les « appels du pied des partis de l’extrême » (à savoir l’appel à rejoindre l’union patriotique).

  • Radicalisation islamique

    L’institut britannique Policy Exchange a réalisé un sondage auprès des musulmans britanniques, qui montre sans surprise que les jeunes sont de plus en plus engagés dans l’islam.

    37% déclarent qu’ils préféreraient vivre selon la charia islamique, contre 17% des plus de 55 ans.

    37% disent préférer envoyer les enfants dans les écoles musulmanes publiques, contre 19% des plus de 55 ans.

    74% disent préférer que les musulmanes soient voilées en public, contre 28% des plus de 55 ans.

    Et 7% des personnes interrogées, tous âges confondus, déclarent « admirer des organisations comme Al Qaïda qui sont prêtes à combattre l’Occident ». Le taux monte à 13% chez les jeunes.

    Un sondage en France donnerait sans doute des résultats comparables. A ceci près qu’il n’y a pas encore chez nous d’écoles musulmanes publiques.

  • L’euro malfaisant

    L’Institut britannique Harris Interactive a réalisé pour le Financial Times un sondage sur l’euro dans quatre pays qui font partie de la « zone ».  La majorité des personnes interrogées regrettent leur monnaie nationale, avec un pic à 60% en Allemagne. Plus des deux tiers des Français, des Italiens et des Espagnols, et une majorité d’Allemands, considèrent que la monnaie unique a eu un impact négatif sur l’économie de leur pays. Néanmoins une majorité d’Italiens, d’Espagnols et d’Allemands considèrent que l’euro a eu un impact positif sur l’économie de la zone. Mais seulement 5% des Français, qui se montrent ainsi beaucoup plus lucides et cohérents : si ce n’est pas bon pour chacun des pays, on en voit pas comment ce pourrait être bon pour l’ensemble. Il est réconfortant de voir que les Français sont insensibles à la propagande selon laquelle ce qui ne nous paraît pas bon est en fait bénéfique pour l’Europe…

  • Pas de cochon à la télé chinoise

    La censure communiste ne suffisait pas à la Chine. Elle y ajoute la censure du politiquement correct occidental : alors que c’est l’année du cochon, la télévision d’Etat a interdit de son antenne toute image de porc. Pour ne pas choquer les musulmans, bien sûr. On n’avait pas remarqué jusqu’ici un quelconque respect de la religion de la part des communistes chinois… Mais les catholiques restent en prison ou dans leurs caves, bien sûr.

  • Négationnisme

    Interrogée dans La Croix sur la réunion en Espagne des pays qui ont ratifié la Constitution européenne, Catherine Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes, souligne que c’est « seulement tous ensemble que l’on pourra trouver la solution ou bien on ne la trouvera pas ». Que ceux-là souhaitent se réunir, « pourquoi pas », poursuit-elle, mais « la famille européenne rassemble aujourd’hui des pays qui ont dit oui, des pays qui ont dit non, et des pays qui ne se sont pas prononcés : c’est une réalité qui s’impose à tous, sachant que pour entrer en vigueur, un traité doit être ratifié par chacun des Etats membres ». De ce fait, « la priorité doit être de forger un nouveau consensus, à 27 ».

    Voilà une réaction mesurée mais ferme, et conforme à la réalité, pensera-t-on. Mais il y a la suite. Une fois ces vérités rappelées, Catherine Colonna dit exactement comme les conjurés de Madrid !

    Il faut, dit-elle, « partir de la base qui existe, celle du projet de traité constitutionnel, qui est le fruit d’un long travail », et il faut « préserver les équilibres qui sont ceux du texte ». C’est presque mot pour mot le texte de la déclaration finale de Madrid.

    Bref, ils sont tous d’accord pour nous resservir le même texte, plus ou moins modifié, plus ou moins enrichi, mais essentiellement identique.

    Ce n’est pas une surprise, dans la mesure où le gouvernement auquel appartient Mme Colonna est politiquement le même que celui qui a signé le texte. Il n’empêche que c’est un énorme déni de démocratie. Si la quasi-totalité de la classe politico-médiatique faisait campagne pour le oui au référendum, les Français ont dit non. Ce n’est pas pour qu’on leur resserve le même texte, plus ou moins fardé de ci de là.

    Mais l’Europe doit continuer d’avancer contre les peuples, et les référendums français et néerlandais doivent n’être que des incidents de parcours qui ne remettent pas en cause le beau travail accompli. Et l’on fait mine de ne pas se souvenir que si deux pays seulement ont rejeté le texte, ceux qui l’ont ratifié ont soigneusement omis (à l’exception de l’Espagne et du Luxembourg) de demander l’avis de leur peuple, et que d’autres ont sauté sur l’occasion pour geler le processus…

    Dans cette optique, on relèvera la fin d’une interview à Libération de l’Allemand Martin Schulz, président du groupe socialiste au Parlement européen. Evoquant le futur nouveau référendum en France, il affirme être « sûr » que « si toute la gauche se mobilise en faveur du oui » la réponse sera positive… Et un non est de toute façon « inimaginable ». S’il y a un deuxième non « après que toute l’Europe a essayé de trouver des compromis avec la France, il faudra poser la question de son appartenance à l’Union ».

    Sic. Que voilà une belle menace… Mais elle n’a aucun sens. Car ce n’est pas « avec la France » qu’il faut trouver un « compromis ». C’est avec tous les pays qui n’ont pas ratifié le traité et qui sont vis-à-vis du texte exactement dans la même situation (car sur la plan juridique il n’existe que les pays qui ont ratifié et les pays qui n’ont pas ratifié). Rappelons qu’une déclaration annexée au traité imagine comme seule difficulté l’hypothèse extrême que deux ans après la signature du traité, donc en octobre 2006, les quatre cinquièmes des Etats membres auraient ratifié le traité et que de rares pays seraient à la traîne. En janvier 2007, on est loin des quatre cinquièmes…