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  • Sondage antidémocratique

    L’institut BVA a demandé à 579 jeunes de 15 à 25 ans s’ils descendraient dans la rue au cas où Jean-Marie Le Pen arriverait au second tour de la présidentielle. L’AFP titre sur les 44% qui se disent prêts à manifester, et non pas sur les 53% qui sont d’un avis contraire et sont pourtant majoritaires. BVA a demandé aux mêmes jeunes s’il fallait empêcher Le Pen de se présenter (50% pour, 46% contre), et s’il ne vaudrait pas mieux voter pour un candidat soutenu par l’UMP ou le PS que pour un « petit » candidat, pour être sûr que Le Pen n’accède pas au second tour (45% le pensent, contre 54%).

    Jean-Marie Le Pen a réagi sur le principe même d’un tel sondage :

    « L’officine de sondages BVA porte doublement atteinte à la démocratie, en demandant à des mineurs s’il faut empêcher Jean-Marie Le Pen d’être candidat, et s’ils sont prêts à manifester dans la rue si Jean-Marie Le Pen parvient au second tour de la présidentielle.

    « La commission des sondages a le devoir de rappeler à BVA que le respect du suffrage populaire s’impose à tous, et que c’est d’abord un devoir civique d’apprendre ce respect aux mineurs, au lieu de les inciter à mépriser les règles démocratiques. »

  • Sarkozy et les siens

    Nicolas Sarkozy est allé à Londres, et pour la huitième fois depuis 2002 il a rencontré Tony Blair. Une fois de plus, il a fait l’éloge du Premier ministre britannique, de son pragmatisme, de son ouverture, etc., et il a conclu : « Les socialistes européens peuvent être fiers de ce qu’a fait l’un des nôtres… »

    Puis il s’est repris : « … l’un des leurs ».

    Mais où est la différence ?

  • Blasphème

    medium__JJC0177.jpgmedium__JJC0302.2.jpgmedium__JJC0127.2.jpgmedium__JJC0282.3.jpgmedium__JJC0349.jpg

    medium__JJC0187.jpgLes commentateurs de la mode ont évoqué, avec un sourire en coin, les « images pieuses » de Jean-Paul Gaultier, à propos de sa collection printemps-été 2007.

    Ces « images pieuses » sont des caricatures de la Sainte Vierge et de ses apparitions. Les auréoles ridicules, le ciboire ou le Sacré Cœur sur la poitrine, cela signe une volonté de dérision blasphématoire.

    Mais quand il s’agit de s’en prendre à la foi catholique, tout est permis.

  • Hypocrisie

    Le Haut Conseil à l’Intégration a proposé hier au Premier ministre l’adoption d’une « charte de la laïcité dans les services publics », nouvelle application des conclusions de la commission Stasi de 2003, et du grand discours subséquent de Chirac. Il est évident que cette charte vise uniquement les problèmes liés à l’islam (les usagers ne peuvent à raison de leurs convictions récuser un agent public, ni exiger une adaptation du fonctionnement du service public ou d’un équipement public, etc.). Il ne s’agit pas d’une charte de la laïcité, mais des limites imposées à l’islam. On se garde bien de le préciser, par une hypocrisie dictée par la pensée unique. Dira-t-on que c’est parce que la République ne reconnaît aucune religion ? Et alors pourquoi a-t-elle créé un Conseil français du culte musulman, et une Fondation des œuvres de l’islam ? Pour la promotion de l’islam, on le nomme. Quand il s’agit de limiter les dégâts induits par cette promotion, on ne le nomme pas…

  • La polémique sur le chômage

    A la veille de la publication des chiffres du chômage de décembre, et donc de l’année 2006, le collectif « Les autres chiffres du chômage » (ACDC) a relancé le débat sur la réalité du chômage en présentant lors d’une conférence de presse une note d’analyse des statistiques de l’ANPE.

    Il n’y a là rien qui n’ait déjà été dit, sur la hausse constante des sorties des listes de l’ANPE, qui ne correspondent que faiblement à des reprises d’emploi, sur le boom des radiations (plus 39% entre 2003-2004 et 2005-2006), sur les non-renouvellements d’inscription de ceux qui n’ont plus droit à l’indemnisation, etc. Mais ce qui est intéressant est que le « collectif » réunit, comme son nom l’indique, des organisations d’extrême gauche (Sud, AC, etc.) dont des syndicats de l’ANPE et de l’INSEE, ce qui lui donne une crédibilité médiatique à laquelle le Front national, par exemple, ne peut prétendre, et donc un important retentissement.

    Ce qui est intéressant, de ce fait, est que l’ANPE se trouve obligée de répondre. Et l’on constate que l’agence… ne peut pas répondre.

    Dans l’entretien que publie l’AFP avec le directeur général de l’ANPE, celui-ci, pour indiquer le nombre des chômeurs, commence par débiter longuement le nombre des demandeurs d’emploi selon les catégories de l’ANPE. Ce que tout le monde peut lire sur le bulletin mensuel publié par le ministère de l’Emploi, et ne répond pas à la question du nombre des chômeurs réels. A moins de faire croire qu’il s’agit en effet du nombre des chômeurs réels, et là c’est prendre les gens pour des imbéciles.

    Finalement, l’AFP lui demande tout de même : « Tous les chômeurs sont-ils inscrits à l’ANPE ? » Réponse : « Je ne dis pas que tous les chômeurs ou tous les gens qui se considèrent comme chômeurs parce qu’ils n’ont pas de travail et en cherchent un (sic), sont inscrits à l’ANPE. Je n’en sais rien. » Pourtant, peu avant, il a affirmé que les sorties de listes pour reprise d’emploi ont « plutôt tendance à augmenter ». C’est donc qu’il y a de très nombreuses « sorties de listes » qui ne correspondent pas à une reprise d’emploi.

    Enfin il admet qu’il y a « peut-être » des jeunes sans emploi qui ne sont pas inscrits. « C’est possible. » Mais après les émeutes, ajoute-t-il, « on a inscrit plusieurs milliers de jeunes ». Ceux-là n’étaient donc pas inscrits précédemment. Et combien de milliers ne le sont toujours pas ?

    Et il ne dit pas un mot des radiations, pas un mot de ceux qui abandonnent l’ANPE après avoir épuisé leurs droits, etc.

    Dernier argument, en désespoir de cause : « On ne conteste jamais les chiffres quand le chômage monte. C’est toujours quand il baisse qu’on le conteste, c’est quand même un peu surprenant. »

    Ce n’est pas vrai. Quand le chômage officiel montait, on constatait que la hausse avouée était bien en deçà de la réalité. Mais il est évident que la contestation a un tout autre impact quand les chiffres officiels baissent. Si l’on dit que le chômage monte plus qu’on ne le dit, on ne fait que renforcer la tendance officiellement avouée. Si l’on dit que le chômage monte alors que les chiffres officiels baissent, on casse l’effet que l’on voulait produire sur l’opinion. Et quand les gauchistes s’en mêlent, suivis pas les médias, ça fait mal…

  • A propos des langues régionales

    medium_JMLP_BZH.JPGC’est un peu tard pour les vœux, et en plus cette carte a quelques années. Mais elle répondra à l’inquiétude manifestée par plusieurs suite à certains propos de Marine Le Pen. D’autre part il est bon de situer exactement le débat (car il y a débat), et pour cela de lire les explications données par Marine Le Pen elle-même.

  • Dixit insipiens in corde suo : Non est Deus

    L'insensé a dit dans son cœur : Il n'y a pas de Dieu.

    Ils se sont corrompus et sont devenus abominables dans leurs iniquités : il n'y a personne qui fasse le bien.

    Dieu a regardé du haut du Ciel sur les enfants des hommes, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent et qui cherche Dieu.

    Tous se sont détournés, ils sont en même temps devenus inutiles ; il n'y a personne qui fasse le bien, il n'y en a même pas un seul.

    Ne comprendront-ils pas, tous ceux qui commettent l'iniquité, qui dévorent mon peuple comme un morceau de pain ?

    Ils n'ont pas invoqué Dieu ; ils ont tremblé de peur là où il n'y avait rien à craindre.

    Car Dieu a mis en pièces les os de ceux qui cherchent à plaire aux hommes ; ils ont été confondus, parce que Dieu les a méprisés.

    Qui donnera de Sion le salut d'Israël ? Quand Dieu aura retourné la captivité de son peuple, Jacob sera dans l'allégresse et Israël dans la joie.

    (Psaume 52, le mardi aux matines)