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  • Ma conférence du 24 juillet

    On trouvera le texte de ma conférence de l’université d’été « Jean-Paul II avait détruit à la racine l’idéologie du genre » dans la colonne de droite, rubrique "mes conférences".

    Ou en cliquant ici.

  • Les médecins canadiens contre l’euthanasie

    Lu sur Gènétique, d’après Lifenews :

    L'Association médicale canadienne (AMC), porte-parole national des médecins au Canada vient de rendre publique les résultats d'un sondage réalisé en ligne sur l'euthanasie, le suicide assisté et les soins de fin de vie. Il en résulte que 71,5% sont d'accord avec la position de l'AMC, opposée à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. 25,8% désapprouvent cette position, et 2,6% ne se prononcent pas. 

    Les principales raisons avancées pour justifier leur opposition à toute légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté sont les suivantes:

    - "légaliser l'aide médicale à mourir affecterait profondément la confiance que les patients ont dans les médecins et compromettrait la relation médecin-patient".

    - "le rôle des médecins est de guérir, pas de mettre fin à la vie".

    - "la légalisation est une 'pente glissante' et conduirait à un élargissement des conditions et des populations de patients pour qui la mort médicalement assistée peut être appliquée, particulièrement concernant les populations les plus vulnérables"

    - "la légalisation de l'aide médicale à mourir pourrait être utilisée afin de faire des économies au sein du système de santé". 

    Selon le rapport de l'AMC, si la société en arrivait un jour à une légalisation de l'euthanasie, les médecins devraient être exclus de toute procédure visant à réaliser un tel acte.

  • Mosco et le « french bashing »

    François Hollande a officiellement désigné hier Pierre Moscovici comme le prochain commissaire européen français. Théoriquement comme commissaire chargé des questions économiques et monétaires, l’un des postes les plus prestigieux, qui donne rang de vice-président de la Commission. Mais cette nomination, annoncée depuis longtemps, suscite une levée de boucliers un peu partout, particulièrement en Allemagne.

    Hier soir sur France 2, « Mosco » a fait semblant de croire que les Allemands et les autres en avaient contre la France. « Arrêtons le french bashing », a-t-il dit, d’abord pour répondre à la « tendance française » de l’auto-dénigrement, puis en tentant de montrer que la France n’est pas un « mauvais élève » mais a une économie performante, qu’elle est « un pays crédible, un pays sérieux, un pays qui fait des réformes »…

    En réalité, si les Allemands, et d’autres, ne veulent pas de Moscovici, ce n’est pas parce qu’il est français, mais parce qu’il est le représentant de la politique économique désastreuse du gouvernement socialiste, et parce qu’il a été personnellement, comme ministre de l’Economie, le premier responsable de cette politique désastreuse, de la hausse des déficits, de la dette et du chômage, quémandant auprès de la Commission européenne toujours plus d’aménagements et de délais. Un ministre tellement calamiteux que Hollande a dû en changer…

    C’est pourquoi la perspective de voir ce personnage commissaire à l’Economie a conduit les Allemands à l’appeler « Mosco-Witz » : Mosco, c’est une blague… (Le jeu de mots est d'autant plus facile que de fait si Moscovici avait été d'origine "russe" et non "roumaine" il s'appellerait Moscowitz.)

    Il se dit d’autre part que le Parlement européen pourrait bien refuser d’entériner une Commission où Moscovici aurait le premier rôle économique…

  • Bravo la Pennsylvanie

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    Vendredi 18 juillet, la « Jérôme Lejeune Foundation » (américaine) a été invitée à Harrisburg, en Pennsylvanie, à l’invitation du gouverneur de l’Etat Tom Corbett, pour la promulgation de la loi d’éducation prénatale à la trisomie 21, dite « loi Chloé ».

    Cette loi est exactement l’opposé de l’immonde réaction de notre CSA à un clip où l’on voit des enfants trisomiques rassurer une future mère.

    Elle encourage la diffusion d’une image positive des enfants atteints de trisomie, en montrant qu’ils sont un don précieux pour les familles et la société.

    Elle vise à faire en sorte que les femmes enceintes d’enfants atteints de trisomie 21 reçoivent des informations concernant les services et les aides qui pourraient leur être apportés.

    La Fondation américaine Jérôme Lejeune a participé à l’élaboration de cette loi à la demande de Kurt Kondrich, dont la fille Chloé est trisomique, et qui en avait eu l’initiative après avoir vu une loi similaire adoptée dans le Kentucki.

  • Euthanasier les pauvres et les enfants

    Le nouveau ministre de la Santé lituanien, Rimantė Šalaševičiūtė (qui était membre du parti communiste à l’ère soviétique), a déclaré que la Lituanie n'était pas un Etat-providence dans lequel les soins palliatifs pourraient être accessible à tous et que l'euthanasie pourrait être une option pour les personnes qui ne souhaitent pas tourmenter leurs proches en leur imposant le spectacle de leurs souffrances.

    La ministre a également soulevé l'idée de l'euthanasie pour les enfants, soulignant que cette option a été approuvée par la Belgique. Celle-ci pourrait également être appropriée pour la Lituanie après débat public, a-t-elle dit.

    Le Conseil européen a définitivement approuvé l’adhésion de la Lituanie à la zone euro le 1er janvier 2015.

  • Jaurès

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    Il y a cent ans était assassiné Jean Jaurès. Ce jour est donc le point culminant de la célébration délirante de l’idéologue dont (presque) tout le monde se recommande aujourd’hui.

    Le contrepoison est le livre de Bernard Antony, que j’avais analysé dans le numéro 290 de Reconquête. Cet article peut être lu ici.

  • Le cardinal qui ne sait pas

    Le cardinal Hummes, « archevêque émérite de Sao Paulo et l’un des principaux conseillers du chef suprême de l’Eglise catholique », a donné une grande interview à Noticias. Extrait :

    — Si Jésus vivait aujourd'hui, est-ce qu’il serait favorable au mariage gay ?

    — Je ne sais pas. Je ne fais aucune hypothèse à ce sujet. C’est l’Eglise dans son ensemble qui doit répondre. Nous devons prendre soin de ne pas soulever de questions individuellement, car cela finit par créer plus de problèmes pour atteindre une conclusion valable. Je pense que nous devons le faire ensemble, écouter les gens, ceux qui sont concernés, les évêques. C’est l’Eglise qui doit indiquer les chemins, et il doit y avoir un chemin pour tous.

    Précision 1. Le cardinal Hummes, franciscain, est l’homme qui était à côté de François après son élection sur le balcon.

    Précision 2. J’ai un scoop : Jésus est vivant aujourd'hui. Et il condamne tous les faux mariages. Par exemple ici.

  • Saint Ignace de Loyola

    Les différents textes de cette messe rappellent très clairement la vie et les maximes du saint. L’Introït reproduit la grande devise de son institut : « Omnia ad majorem Dei gloriam. — Tout pour la plus grande gloire de Dieu ». A l’Épître, saint Ignace raconte ses labeurs évangéliques et nous exhorte à l’imiter. L’Évangile, récit de la mission des soixante-douze disciples, le range parmi les grands missionnaires qui parcoururent l’univers au nom du Sauveur. Le texte de la Communion est remarquablement frappant : « Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que désiré-je, sinon qu’il s’allume ? » Ignem — Ignace ; il fut un vrai Prométhée qui transmit le feu divin à la terre. Et ce feu, où le recevons-nous de nouveau, lorsque notre cœur est froid ? Dans l’Eucharistie. La Secrète nous dit que Dieu « a placé la source de toute sainteté dans les mystères sacro-saints ».

    Dom Pius Parsch

  • Le nouvel Etat hongrois

    Extrait du compte rendu du discours de Viktor Orban à la 25e université d’été libre de Bálványos, à Tusnádfürdő (Baile Tusnad, Roumanie), devant des milliers d’étudiants roumains d’ethnie hongroise, selon le site officiel du gouvernement hongrois.

    Selon M. Orban, la crise financière de l’Occident en 2008 a induit des changements d’une importance similaire à ceux qui sont survenus après les Première et Seconde Guerres mondiales et en 1990, sauf que dans le cas de 2008 il n’a pas été évident pour les gens qu’ils se réveillaient dans un monde radicalement différent.

    Le Premier ministre a déclaré qu’il y a une course mondiale pour inventer un Etat qui soit le plus adapté à la réussite de la nation. Aujourd’hui, le monde essaie d’appréhender des systèmes qui ne sont pas occidentaux, pas libéraux, peut-être même pas des démocraties, mais qui néanmoins réussissent, et les stars des analystes sont Singapour, la Chine, l’Inde, la Russie et la Turquie, a-t-il dit.

    « En rompant avec les dogmes et les idéologies qui ont été adoptés par l’Occident, nous essayons de trouver la forme d’organisation de la communauté, le nouvel Etat hongrois, qui soit capable de rendre notre communauté compétitive dans la course mondiale pour les décennies à venir », dit M. Orban.

    Nous devons rompre avec les principes et méthodes libéraux d’organisation sociale, a déclaré le Premier ministre, selon qui l’Etat libéral hongrois précédent n’a pas protégé le patrimoine de la communauté, n’a pas engagé le gouvernement hongrois d’alors à accepter que les Hongrois vivant à travers le monde fassent partie de l’Etat, et n’a pas empêché le pays de tomber dans la dette ou protégé les familles de « l’esclavage de la dette ».

    En réponse à la question sur ce qui suit l’Etat nation, l’Etat libéral et l’Etat providence, M. Orban a déclaré que la solution hongroise est l’ère, qui approche, d’un Etat basé sur le travail.

    Les citoyens hongrois attendent des dirigeants de la Hongrie qu’ils développent un nouveau type d’organisation de l’Etat qui, faisant suite l’organisation de l’Etat libéral, rende de nouveau la communauté hongroise compétitive, tous en respectant le christianisme, la liberté et les droits de l’homme, a-t-il dit.

    La nation hongroise n’est pas simplement un groupe d’individus, mais une communauté qui doit être organisée, renforcée et construite, a déclaré le Premier ministre, ajoutant que c’est en ce sens que le nouvel Etat qui se construit en Hongrie n’est pas libéral.

    Le Premier ministre a également mentionné qu’un secteur particulier de la société civile hongroise tente d’empêcher cette forme de construction.

    Selon M. Orban, l’affaire des subventions norvégiennes a également mis en évidence le fait que dans le cas de certaines ONG en vue, nous sommes en fait « face à des militants politiques qui sont payés par des étrangers », qui tentent de faire respecter des intérêts étrangers en Hongrie. Cela doit être clair au moment de réorganiser l’Etat hongrois, a souligné le Premier ministre à l’université libre de Bálványos.

    « C’est pourquoi il est extrêmement justifié que le Parlement hongrois ait formé une commission pour surveiller régulièrement, enregistrer et rendre publique l’influence étrangère », a-t-il ajouté.

  • Fin comme Gribouille

    Les sanctions européennes contre la Russie devraient coûter 40 milliards d’euros cette année, et 50 milliards l’an prochain.

    A l’UE.

    A la Russie, elles devraient coûter 23 milliards cette année et 75 milliards l’an prochain.

  • Crimes du Kosovo : suite sans fin

    Le procureur américain Clint Williamson, chef de l’équipe spéciale d’enquête d’Eulex sur les crimes commis au Kosovo, a rendu compte de son action mardi, à la fin de son mandat (il avait été nommé en 2011).

    Il annonce que des personnes qui furent des chefs de l’UCK seront jugées et qu’il n’y aura qu’un seul acte d’accusation. Il ne précise pas si parmi ces personnes figure Hashim Thaçi, l’homme fort du Kosovo, mais il dit que ses conclusions sont « cohérentes » avec le rapport de Dick Marty, qui mettait ouvertement en cause Hashim Thaçi, y compris dans les affaires de trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes et albanais mis à mort.

    L’équipe de Clint Williamson a mis en évidence diverses sortes de crimes (meurtres, enlèvements, disparitions forcées, détention illégale, violence sexuelle, violence politique…) mais a été confrontée à un particulier « climat d’intimidation » dans l’enquête sur les trafics d’organes, qui auraient été limités, affirme le procureur, à une dizaine de cas.

    Quoi qu’il en soit cela ne figurera pas dans l’acte d’accusation. Sic. (Un procès avait déjà eu lieu, pour rien, en 2013.) Pour le reste, Clint Williamson remarque qu’il est sans précédent qu’un procureur soit nommé avec pleine autorité de mises en examen sans qu’il y ait de tribunal pour le procès...

    En effet on ne sait ni où ni quand le tribunal pourrait être établi. En attendant, sans dire ouvertement que l'UE ne veut pas d'un procès, Clint Williamson retourne chez lui…

  • La France subventionne Al Qaïda

    Selon une enquête du New York Times, les diverses branches officielles d’Al Qaïda ont perçu, depuis 2008, au moins 125 millions de dollars de rançons. La France est très largement en tête, avec 58 millions de dollars. Puisque la France paye bien, un tiers des otages sont français. En revanche il n’y plus d’otages américains ou anglais, puisque ces pays ne payent pas…

    (L’enquête ne concerne pas les dons en nature, comme notre intervention en Libye qui a permis à Al Qaida de récupérer une bonne partie de l’armement de Kadhafi.)

  • Oleg Vorotnikov arrêté

    Oleg Vorotnikov, le fondateur du mouvement prétendument « artistique » Voïna (la guerre), d’où sont issues les Pussy Riot, a été arrêté à Venise, où il se cachait dans un squat tenu par des anarchistes. Des voisins avaient alerté la police à cause d’une violente bagarre au sein du squat. Quand les policiers sont arrivés, Oleg Vorotnikov avait le visage en sang et une hache à la main…

    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ses amis ne célèbrent pas ce happening artistique pourtant tout à fait dans la ligne de ce que Voïna faisait à Moscou. Car Oleg Vorotnikov est recherché par Interpol à la demande de la Russie et risque fort de se retrouver dans le « goulag de Poutine »…

  • Un immonde communiqué du CSA

    Le Conseil supérieur de l’audiovisuel ne supporte pas que soit passé à la télévision un spot de deux minutes et demie dans lequel on voit des enfants trisomiques rassurer une future mère enceinte d'un bébé atteint de la même maladie. Pour le CSA, rien ne doit perturber le massacre des enfants trisomiques. Surtout pas des images d’enfants heureux. Voici cet immonde communiqué :

    Le Conseil a été saisi de plaintes à la suite de la diffusion, dans les écrans publicitaires de M6, Canal+ et D8 entre le 21 mars et le 21 avril 2014, d’un message de sensibilisation à la trisomie 21. Intitulé « Chère future maman », il était soutenu par les associations Coordown, Les amis d’Éléonore et la fondation Jérôme-Lejeune, fondation dont la vocation est notamment la lutte contre l’avortement.

    Le Conseil considère que ce message ne relève pas de la publicité au sens de l’article 2 du décret du 27 mars 1992. Bien qu’ayant été diffusé à titre gracieux,il ne peut pas non plus être regardé comme un message d’intérêt général, au sens de l’article 14 de ce même décret, puisqu’en s’adressant à une future mère,sa finalité peut paraître ambiguë et ne pas susciter une adhésion spontanée et consensuelle. En conséquence, le Conseil considère qu’il ne pouvait être inséré au sein des écrans publicitaires.

    S’inscrivant dans une démarche de lutte contre la stigmatisation des personnes handicapées, ce message aurait pu être valorisé, à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, par une diffusion mieux encadrée et contextualisée, par exemple au sein d’émissions.

    Le Conseil est intervenu auprès des chaînes afin de leur demander, à l’avenir, de veiller aux modalités de diffusion des messages susceptibles de porter à controverse.

    Il a répondu en ce sens aux plaignants.

  • Il n’y a plus aucun chrétien chez saint Antoine

    Il ne subsiste plus d’église ni même un seul chrétien dans la ville égyptienne de Qumans, connue par le passé sous le nom de Coma, dans la province centrale de Beni Suef, où naquit, en 251, saint Antoine le Grand, le père du monachisme. C’est ce que révèlent des sources égyptiennes consultées par l’Agence Fides. Les dernières familles chrétiennes ont fini par quitter les environs du village, alors que certains fonds agricoles sont encore indiqués comme antiques possessions de la famille d’origine de saint Antoine.

  • Cinq morts à Kano

    L'explosion d'une bombe a fait cinq morts et huit blessés dimanche dernier devant une église catholique de Kano, la plus grande ville du nord du Nigeria.

    Un homme a lancé la bombe sur les fidèles qui sortaient de la messe.

  • Les persécuteurs des Franciscains de l’Immaculée poursuivent un blogueur

    Francesco Colafemmina, dont le blog Fides et Forma s’était fait connaître sous Benoît XVI, avait pris position contre la persécution des Franciscains de l’Immaculée. Il a été convoqué par la police, sur plainte pour « diffamation » du P. Alfonso Maria Bruno, le bras droit du commissaire Volpi chargé de détruire la communauté.

    Marco Tosatti dénonce cette tentative de censure judiciaire sur son blog de La Stampa. Traduction chez Benoît et moi.

  • L’évêque de Ciudad del Este suspendu (fausse nouvelle)

    Suite à la visite apostolique du diocèse de Ciudad del Este, au Paraguay, le vicaire général Carlos Urrugoity a été renvoyé, et « l’évêque ultra-conservateur », comme dit Apic, Mgr Rogelio Livieres Plano, a été temporairement suspendu.

    Il faut absolument détruire cet évêché où la messe de saint Pie V a partout droit de cité, et où le séminaire diocésain a 240 séminaristes en soutane.

    Addendum

    Apic dément sa propre information, attribuée à la "presse locale". Le vicaire général est suspendu. L'évêque ne l'est pas. Les ordinations prévues le 15 août sont suspendues "par mesure de précaution".

    Addendum 2

    Voici ce que dit Radio Vatican. J'ai mis en gras ce qui me paraît important.

    Le Vatican a demandé à un évêque du Paraguay, Mgr Livieres, évêque de Ciudad del Este, de ne plus procéder à des ordinations sacerdotales. Cette décision a été prise dans le cadre de la visite canonique d’un émissaire du Vatican, le cardinal espagnol Santos Abril y Castello. Répondant aux journalistes, ce mercredi, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a précisé qu’il s’agissait d’une mesure prudentielle et qu’aucune autre disposition n’avait été communiquée. Par ailleurs le vicaire général de ce même diocèse, a été suspendu de ses fonctions par son évêque le 14 juillet dernier, quelques jours avant le début de l’enquête canonique décidée par le Vatican, et officiellement destiné à d’autres fonctions.

    Le dossier est compliqué, mêlant malversations financières, problèmes de formation des prêtres et accusations de pédophilie. D’un côté un vicaire général argentin, le père Carlos Urrutigoity, exclu, précédemment de la Fraternité Saint-Pie-X, puis accueilli dans ce diocèse catholique du Paraguay. Il est suspecté d’avoir commis des abus sexuels sur mineurs aux Etats Unis. Il avait le soutien de son évêque Mgr Livieres. Or ce dernier est lui-même accusé d’avoir détourné plusieurs millions de dollars reçus d'une entreprise locale qui exploite un gigantesque barrage hydroélectrique sur le Parana. Mais ce n’est pas tout : Selon des organisations de laïcs, l’argent devait servir à des œuvres sociales, mais Mgr Livieres s’en est servi pour son nouveau séminaire, où selon les évêques paraguayens, il dispense un enseignement très conservateur et bâclé [!!!]. Pour enquêter sur ces scandales, qui ont suscité l’indignation de la population et la colère des évêques paraguayens, le Pape François a dépêché sur place un de ses hommes de confiance, le cardinal Santos Abril y Castello, archiprêtre de la basilique romaine Sainte-Marie-Majeure. Il devra lui présenter un rapport détaillé sur cette visite canonique. En attendant le vicaire a été suspendu et l’évêque interdit d’ordinations.

  • Martyrs du vivre ensemble ?

    Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, en voyage au Kurdistan irakien, déclare sur RMC qu’il faut encourager les chrétiens d’Irak à rester dans ce pays où ils ont développé depuis des siècles « un art de vivre ensemble qui est aussi une grande richesse pour l’humanité» : « Il vaut mieux partir que de se faire tuer évidemment, mais le but n’est pas que tout le monde parte, c’est qu’on arrive à rester et à continuer à vivre ensemble. »

    Ce n’est pas par amour de la bisounoursique et suicidaire idéologie occidentale du « vivre ensemble » que les chrétiens d’Irak peuvent ou doivent rester dans leur pays. C’est pour y témoigner du Christ et de son Eglise. Ils sont des martyrs du Christ. Ils ne seront jamais des martyrs du vivre ensemble, quoi qu’en dise Mgr Barbarin.

    Dans le même temps, Mgr Michel Dubost, président du Conseil de l’épiscopat français pour les Relations interreligieuses, qui accompagne le cardinal Barbarin dans ce voyage organisé par Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, publiait ce message :

    Chers frères et sœurs musulmans,

    Voici la grande fête de l’Aïd.
    A cette occasion, nous vous souhaitons joie, prospérité et paix.

    Nous voulons aussi vous exprimer nos sentiments les plus fraternels.

    Le chômage des jeunes, les difficultés économiques de la France, les tragiques événements du monde et, notamment, ceux du Nigéria, de Centrafrique, de Syrie, d’Irak, et peut-être encore plus ceux de Gaza troublent profondément tous les citoyens de notre pays.

    Beaucoup de ces drames vous touchent plus profondément que les autres citoyens français, parce que ces tragédies impliquent souvent des musulmans et que les personnes exclues, blessées, assassinées, déplacées, exilées sont majoritairement des musulmans.

    Nous, Français, nous nous sentons souvent impuissants devant l’ampleur des tragédies. Mais nous pouvons donner ici en France l’exemple d’une responsabilité partagée, d’une recherche d’amitié, d’une volonté de créer du lien.

    La fête de l’Aïd est celle de la confiance en Dieu d’Abraham au moment du sacrifice. Nous voulons, au plus profond de notre foi chrétienne, nous unir à vous dans cette confiance : Dieu est miséricordieux !

    Evry, le 22 juillet 2014

    Mgr Michel Dubost
    Evêque d’Evry-Corbeil-Essonnes
    Président du Conseil pour les Relations interreligieuses

    « Les personnes exclues, blessées, assassinées, déplacées, exilées sont majoritairement des musulmans. »

    Si un seul centime de l’argent que j’ai donné cette année à l’Œuvre d’Orient a pu servir à financer la petite visite de Mgr Dubost aux chrétiens d’Irak qu’il poignarde dans le dos, ça me donne envie de vomir.

  • Quand le privé devient public, voire magistériel

    Le Saint-Siège avait annoncé que François se rendrait à Caserte le 26 juillet pour une visite privée à son ami le « pasteur » Machinchose, l’un de ceux devant lesquels il s’était mis à genoux en 2006 à Buenos Aires.

    Quelqu’un ayant dû faire remarquer au souverain pontife que ce serait un peu violent de rendre visite à un protestant et à sa communauté protestante le 26 juillet, qui est la fête patronale de sainte Anne à Caserte, François a modifié son programme : le 26, il irait rendre visite aux catholiques qui persistent à vénérer une sainte Anne absente des Ecritures, et il irait le 28 rendre visite à son ami et à sa communauté.

    Il était bien précisé qu’il s’agissait d’une visite « privée ». Et les comptes-rendus disent toujours « visite privée ». Il n’empêche que le discours « du Saint-Père François » à la communauté protestante de Caserte a été aussitôt publié sur le site du Vatican, dans la catégorie des « discours » du « Saint-Père ».

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    On lira la traduction du discours chez Benoît et moi. Entre les lieux communs du bergoglisme et une ahurissante caricature de repentance, on y retrouvera, en version light, le discours œcuméniste de 1986 : l’unité est faite puisque nous sommes ensemble, le Saint-Esprit « nous tient dans l'unité » et « nous unit comme églises réconciliées dans la diversité ».

  • Le décalogue du bonheur ?

    Dans une interview au magazine argentin Viva (du groupe monopolistique Clarin), François donne dix conseils pour être heureux.

    Les voici :

    1 - Vivre et laisser vivre

    2 - Se donner aux autres

    3 - Se mouvoir remansadamente [ce mot, que François reprend d’un « classique de la littérature argentine », n’existe dans aucun dictionnaire d’espagnol, en portugais il veut dire : tranquillement, doucement, avec flegme]

    4 - Jouer avec ses enfants

    5 - Passer le dimanche en famille

    6 - Aider les jeunes à trouver un emploi

    7 - Prendre soin de la nature [on lit ici ou là "la création", mais François dit bien "la nature", qui n'exige pas un Créateur]

    8 - Oublier vite le négatif

    9 - Respecter ceux qui pensent autrement

    10 - Rechercher activement la paix.

    C’est assurément une première historique qu’un pape donne des conseils de bonheur sans faire la moindre allusion à la prière et aux sacrements. Jusqu’à parler du dimanche sans faire référence à la messe dominicale. La seule fois où il soit question de religion, ce n’est pas au point 5, c’est au point 9 : le pape précise que « la pire chose est le prosélytisme religieux ».

    Mais puisque ce décalogue du bonheur exclut toute référence à Dieu, on ne voit pas où pourrait être le prosélytisme.

    En revanche on voit tout de suite où est l’imposture. Historique. Et tragique.

  • Saints Abdon et Sennen

    Ces deux Persans furent martyrisés à Rome par Dèce, vers 250. Ils furent ensevelis au cimetière de Pontien, où se trouve la peinture représentant le Christ qui leur donne la couronne :

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    Puis leurs corps furent transférés en la basilique Saint-Marc (de Rome) et leur tombeau se trouve sous cet autel :

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    Un saint prêtre du Vallespir alla à Rome demander au pape des reliques pour conjurer divers fléaux. Il revint avec des reliques d’Abdon et Sennen, qui sont dans ces reliquaires à Arles-sur-Tech :

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    Il y a aussi à Arles-sur-Tech la « Sainte Tombe », un sarcophage paléo-chrétien, dont on extrait chaque année, au jour de la fête des saints Abdon et Sennen (qui ont été rayés du nouveau calendrier…) une eau miraculeuse. En 1910, l'abbé Craste, curé-doyen d'Arles, avait publié un ouvrage dans lequel il mettait au défi les "libres-penseurs" d'expliquer la présence de l'eau dans le sarcophage, leur promettant une récompense de mille francs si le mystère était éclairci. Personne n'a gagné cette somme, qui avait été déposée chez maître de Noëll, notaire à Arles-sur-Tech.

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  • Adieu pour un temps

    Pour une bonne semaine en tout cas, au cours de laquelle je serai à l’université d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité.

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    Je vous laisse avec ces images du très antique monastère syro-catholique Saint-Behnam, en Irak, qui avait été restauré en 1986, et qui est aujourd’hui aux mains des jihadistes. Je ne sais pas pourquoi l’agence Fides dit que les miliciens de l’Etat islamique ont pris le monastère hier après-midi. Il avait été pris le 11 juin. Peut-être s’est-il passé la même chose qu’à Qaraqosh, la ville syro-catholique proche du monastère, où les chrétiens avaient pu revenir. Mais alors c’est une très mauvaise nouvelle, car les chrétiens avaient pu regagner Qaraqosh sous la protection des peshmergas. Une reprise du monastère pourrait vouloir dire que les jihadistes entendent reprendre Qaraqosh…

    Voici ce que dit à Fides le P. Nizar Semaan , prêtre de l’archevêché syro-catholique de Mossoul (dont les bâtiments viennent d’être incendiés) :

    « La communauté internationale fait preuve d’une passivité inquiétante face à ce qui se passe dans cette zone. Il faut sortir des déclarations vagues et mettre en œuvre des mesures concrètes sur les plans humanitaire et politique. Par exemple, il est temps d’insérer ces groupes dans la liste des organisations terroristes condamnées par les organismes internationaux et surtout il faut rendre publics les noms des pays et des forces qui les financent. Les services de renseignement et les gouvernements de différents pays savent certainement d’où arrivent les armes et l’argent qui permettent de maintenir ces groupes. Il suffirait d’interrompre les flux pendant un mois et ces groupes n’auraient plus aucune force. »

    Le Père Semaan ajoute : « Une condamnation de ces groupes de la part de responsables islamiques diffusée par l’intermédiaire des mosquées aurait certainement un effet notable. » En effet. Mais ce qui est très notable est précisément qu’il n’y a aucune condamnation de ces groupes de la part de responsables islamiques… Ce n’est évidemment pas un hasard : condamner le jihad, c’est condamner le Coran, et la vie de Mahomet et de ses successeurs…

  • Saint Laurent de Brindes

    Pour mener la vie spirituelle, qui nous est commune avec les anges et les esprits célestes, créés comme nous à l'image et ressemblance de Dieu, il faut nécessairement le pain de la grâce du Saint-Esprit et de l'amour de Dieu. La grâce et l'amour ne sont rien sans la foi, car sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Et la foi ne peut naître sans la prédication de la parole de Dieu: La foi naît de ce qu'on entend; et ce qu'on entend, c'est l'annonce de la parole du Christ. La prédication de la parole de Dieu est donc nécessaire à la vie spirituelle, de même que les semailles à la vie corporelle. Aussi le Christ a-t-il dit: Le semeur est sorti pour semer. Celui qui est sorti pour semer, c'est le héraut de la justice, et ce héraut, nous savons par l'Écriture que ce fut Dieu lorsqu'il donna de vive voix, du haut du ciel, la loi de justice à tout le peuple dans le désert. Parfois ce fut l'Ange du Seigneur qui reprocha au peuple sa transgression de la loi divine, au lieu des Pleurs; si bien que tous les fils d'Israël, en entendant le discours de l'Ange, eurent le cœur transpercé et pleurèrent avec de grands cris. Moïse aussi prêcha la loi du Seigneur à tout le peuple, dans les champs de Moab, comme le rapporte le Deutéronome. Enfin le Christ, Dieu et homme, est venu prêcher la parole du Seigneur et envoya les Apôtres faire de même, comme auparavant il avait envoyé les prophètes. La prédication est donc une fonction apostolique, angélique, chrétienne, divine. Car la parole de Dieu est pourvue d'une valeur infinie, puisqu'elle est comme le trésor de tous les biens. C'est d'elle que viennent la foi, l'espérance, la charité, toutes les vertus, tous les dons de l'Esprit Saint, toutes les béatitudes évangéliques, toutes les bonnes œuvres, tous les mérites de la vie, toute la gloire du paradis: Accueillez la parole semée en vous, car elle peut sauver vos âmes. La parole de Dieu est une lumière pour l'intelligence, un feu pour la volonté afin que l'homme puisse connaître Dieu et l'aimer. Et pour l'homme intérieur, qui vit du Saint-Esprit par la grâce, elle est du pain et de l'eau. Mais du pain plus doux que le miel et le rayon, de l'eau meilleure que le vin et le lait. Elle est, pour l'âme spirituelle, un trésor de mérites, c'est pourquoi elle est appelée or et pierre très précieuse. Contre le cœur obstiné dans ses vices, elle est comme un marteau ; contre la chair, le monde et le démon, elle est une épée qui met à mort tout péché.

    Extrait d’un sermon de carême

  • 6e dimanche après la Pentecôte

    L’évangile de ce dimanche est le récit de la seconde multiplication des pains, selon saint Marc.

    Il y a deux multiplications des pains parce que le Fils de Dieu s’est livré d’abord pour les juifs, ensuite pour les païens.

    Les deux épisodes sont presque semblables, et ne diffèrent vraiment que par le lieu et les chiffres : par les données symboliques.

    La première multiplication des pains a lieu en Galilée, et les bénéficiaires sont des juifs, dont le livre sacré est le Pentateuque, d’où les cinq pains (le peuple du Pentateuque étant donc au nombre de 5.000), et qui sont issus des 12 tribus d’Israël, d’où les 12 corbeilles.

    La seconde multiplication des pains a lieu en Décapole païenne, et saint Marc (ou plutôt Jésus lui-même) insiste sur le fait que l’auditoire est païen en soulignant que « plusieurs d’entre eux sont venus de loin » (en fait tous les païens « viennent de loin » quand ils se convertissent). Cette fois il y a sept pains : le chiffre de la création et donc de la perfection cosmique. Le Christ est venu sauver tous les hommes, et même renouveler l’univers. Et il restera donc sept corbeilles de pain. Et il y a 4.000 hommes, le peuple venu des quatre points cardinaux dans l’Eglise.

    L’autre différence est que Jésus précise : « Voilà trois jours qu’ils restent près de moi. »

    Ces trois jours renvoient à la sortie d’Egypte, quand Moïse disait au pharaon que le peuple hébreu avait besoin de trois jours pour aller sacrifier à son Dieu dans le désert. La multiplication des pains a lieu sur une hauteur dans un désert : Jésus est donc Dieu.

    Ces trois jours renvoient aussi aux noces de Cana, qui ont lieu mystérieusement un « troisième jour ». Noces de Cana où l’eau changée en vin annonce l’eucharistie, comme la multiplication des pains.

    Enfin ces trois jours annoncent le mystère pascal. « Les douze tribus d’Israël retournent au désert, pour être rassasiées d’un pain supérieur à la manne, mais le monde païen, symbolisé par le chiffre 7, devient lui aussi l’objet de la compassion divine et découvre, après les trois jours de la passion et de la mort, le pain qui rassasie parce qu’il est la présence qui comble » (Jean Radermakers s.j.).

  • Ça c’est le gouvernement français

    Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères :

    - Il y avait au moins quatre Français dans l’avion de la Malaysia Airlines.

    François Hollande, président :

    - Il n’y avait aucun Français à bord.

  • La rébellion des séminaristes de Pékin

    La cérémonie de remise des diplômes et la messe de clôture n’a pas pu avoir lieu cette année au séminaire national (d’Etat) de Pékin, parce que les séminaristes ont refusé de participer à des cérémonies qui devaient être présidées par… le recteur du séminaire. A savoir Mgr Joseph Ma Yinglin, qui a été sacré évêque de Kunming en 2006 sans autorisation du pape, et a été ensuite excommunié. On apprend à cette occasion que depuis qu’il est recteur du séminaire (2010), Mgr Ma Yinglin n’y a jamais célébré de messe.

    Face aux véhémentes protestations des séminaristes, la direction du séminaire a proposé Mgr John Fang Xingyao, évêque de Linyi et membre du bureau du séminaire : il a été sacré régulièrement en 1997. Mais depuis lors il s’est rapproché du régime communiste au point de devenir… président de l’Association patriotique des catholiques de Chine, c’est-à-dire de l’Eglise officielle, et à ce titre de participer à plusieurs ordinations épiscopales illicites. Les séminaristes ont également refusé. Et il n’y a pas eu de messe, ni de remise des diplômes…

  • Purification islamique à Mossoul

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    Si les derniers chrétiens sont partis hier de Mossoul, c’est parce que ce texte a été lu dans les mosquées, distribué dans la ville, et hurlé par haut-parleurs dans les rues.

    Par ce texte, le « calife de l’Etat islamique » donnait jusqu’à ce samedi midi aux chrétiens le choix de se convertir, de payer la jizya de la dhimmitude, ou de quitter le territoire du califat. « Après cette date, il n'y aura plus entre eux et nous que le glaive. »

    Les derniers chrétiens ont donc quitté Mossoul, qui avant l’invasion américaine avait une des plus importantes communautés chrétiennes du Proche Orient.

    Le communiqué précisait que ceux qui choisissaient de quitter le califat ne devaient rien emporter d’autre que les vêtements qu’ils ont sur le dos, et que tout ce qu’ils laissaient derrière eux devenait propriété de l’Etat islamique. Ceux qui tentaient d’emporter des biens se faisaient dépouiller aux check points. Ceux qui partaient avec une voiture en bon état se sont fait voler leur voiture.

    C’est la première fois dans l’histoire, souligne l’évêque auxiliaire chaldéen de Bagdad, que les chrétiens de Mossoul doivent abandonner leurs maisons. Et leurs églises. Dont l’église de Saint-Thomas, construite sur la maison où l’apôtre avait résidé, et qui est déserte pour la première fois depuis lors.

    On attend toujours la condamnation des autorités islamiques, chez nous et ailleurs.

    Mais on attend aussi une éventuelle critique de nos médias, qui relatent les faits comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle. En fait, même pas, car, depuis quelque temps, à chaque catastrophe naturelle on cherche des « responsables ». Ici il y a seulement un changement d’autorité. Nos médias sont mûrs pour la dhimmitude. On le savait déjà. Mais là c’est à hurler.

    Comme est à hurler, assurément, le communiqué du Vatican, publié précisément hier, pour la fin du ramadan :

    « Nous percevons l’importance de la promotion d’un fructueux dialogue, fondé sur le respect mutuel et l’amitié. En nous inspirant de nos valeurs partagées et fortifiés par nos sentiments d’authentique fraternité, nous sommes appelés à travailler ensemble pour la justice, la paix et le respect des droits et de la dignité de chaque personne. Nous nous sentons responsables, d’une manière particulière, de ceux qui ont le plus besoin d’aide : les pauvres, les malades, les orphelins, les immigrants, les victimes du trafic des êtres humains et tous ceux qui souffrent de dépendance quelle qu’en soit sa nature. »

    La suite est, dans ce contexte, du pur délire. Il s’agit des « graves défis », des « menaces qui pèsent sur l’environnement, de la crise de l’économie mondiale et des taux de chômage élevés », etc. « Travaillons donc ensemble pour construire des ponts de paix et promouvoir la réconciliation, en particulier dans les régions où musulmans et chrétiens souffrent ensemble des horreurs de la guerre. » Sic. Nul doute que les chrétiens de Mossoul se sentent réconfortés.

  • Saint Vincent de Paul

    Un extrait de l’étonnante lettre à M. de Comet, où il raconte sa captivité à Tunis.

    Je fus vendu à un pêcheur, qui fut contraint de se défaire bientôt de moi, pour n’avoir rien de si contraire que la mer, et depuis par le pêcheur à un vieillard, médecin spagirique, souverain tireur de quintessences, homme fort humain et traitable, lequel, à ce qu’il me disait, avait travaillé cinquante ans à la recherche de la pierre philosophale, et en vain quant à la pierre, mais fort heureusement à une sorte de transmutation des métaux. En foi de quoi, je lui ai vu souvent fondre autant d’or que d’argent ensemble, les mettre en petites lamines, et puis mettre un lit de quelques poudres, puis un autre de lamines, et puis un autre de poudres dans un creuset ou vase à fondre des orfèvres, le tenir au feu vingt-quatre heures, puis l’ouvrir et trouver l’argent être devenu or ; et plus souvent encore congeler ou fixer de l’argent vif en fin argent, qu’il vendait pour donner aux pauvres. Mon occupation était à tenir le feu à dix ou douze fourneaux ; en quoi, Dieu merci, je n’avais plus de peine que de plaisir. Il m’aimait fort et se plaisait fort de me discourir de l’alchimie et plus de sa loi, à laquelle il faisait tous ses efforts de m’attirer, me promettant force richesses et tout son savoir.

    Dieu opéra toujours en moi une croyance de délivrance par les assidues prières que je lui faisais et à la sainte Vierge Marie, par la seule intercession de laquelle je crois fermement avoir été délivré. L’espérance et ferme croyance donc que j’avais de vous revoir, Monsieur, me fit être assidu à le prier de m’enseigner le moyen de guérir de la gravelle, en quoi je lui voyais journellement faire miracle ; ce qu’il fit ; voire me fit préparer et administrer les ingrédients. (…)

    Je fus donc avec ce vieillard depuis le mois de septembre 1605 jusques au mois d’août prochain, qu’il fut pris et mené au grand sultan pour travailler pour lui mais en vain, car il mourut de regret par les chemins. Il me laissa à un sien neveu, vrai anthropomorphite, qui me revendit tôt après la mort de son oncle, parce qu’il ouit dire comme M. de Brèves, ambassadeur pour le roi en Turquie, venait, avec bonnes et expresses patentes du Grand Turc, pour recouvrer les esclaves chrétiens.

    Un renégat de Nice, en Savoie, ennemi de nature, m’acheta et m’en emmena en son temat ; ainsi s’appelle le bien que l’on tient comme métayer du Grand Seigneur, car le peuple n’a rien ; tout est au sultan. Le temat de celui-ci était dans la montagne, où le pays est extrêmement chaud et désert. L’une des trois femmes qu’il avait (comme grecque-chrétienne, mais schismatique) avait un bel esprit et m’affectionnait fort ; et plus à la fin, une naturellement turque, qui servit d’instrument à l’immense miséricorde de Dieu pour retirer son mari de l’apostasie et le remettre au giron de l’Église, fit me délivrer de mon esclavage. Curieuse qu’elle était de savoir notre façon de vivre, elle me venait voir tous les jours aux champs où je fossoyais, et après tout me commanda de chanter louanges à mon Dieu. Le ressouvenir du Quomodo cantabimus in terra aliena des enfants d’Israël captifs en Babylone me fit commencer, avec la larme à l’œil, le psaume Super flumina Babylonis et puis le Salve, Regina, et plusieurs autres choses ; en quoi elle prit autant de plaisir que la merveille en fut grande. Elle ne manqua point de dire à son mari, le soir, qu’il avait eu tort de quitter sa religion, qu’elle estimait extrêmement bonne, pour un récit que je lui avais fait de notre Dieu et quelques louanges que je lui avais chantées en sa présence ; en quoi, disait-elle, elle avait un si divin plaisir qu’elle ne croyait point que le paradis de ses pères et celui qu’elle espérait fut si glorieux, ni accompagné de tant de joie que le plaisir qu’elle avait pendant que je louais mon Dieu, concluant qu’il y avait quelque merveille.

    Cet autre Caïphe ou ânesse de Balaam fit, par ses discours, que son mari me dit dès le lendemain qu’il ne tenait qu’à commodité que nous ne nous sauvassions en France, mais qu’il y donnerait tel remède, dans peu de temps, que Dieu y serait loué. Ce peu de jours furent dix mois qu’il m’entretint en ces vaines, mais à la fin exécutées espérances, au bout desquels nous nous sauvâmes avec un petit esquif et nous rendîmes, le vingt-huitième de juin, à Aigues-Mortes et tôt après en Avignon, où Monseigneur le vice-légat reçut publiquement le renégat, avec la larme à l’œil et le sanglot au gosier, dans l’église de Saint-Pierre, à l’honneur de Dieu et édification des spectateurs. Mondit seigneur nous a retenus tous deux pour nous mener à Rome, où il s’en va tout aussitôt que son successeur à la trienne qu’il acheva le jour de la saint Jean, sera venu. Il a promis au pénitent de le faire entrer à l’austère couvent des Fate ben fratelli où il s’est voué, et à moi de me faire pourvoir de quelque bon bénéfice. Il me fait cet honneur de me fort aimer et caresser, pour quelques secrets d’alchimie que je lui ai appris, desquels il fait plus d’état, dit-il, que si io li avesse datto un monte di oro, parce qu’il y a travaillé tout le temps de sa vie et qu’il ne respire autre contentement.

  • Embêter ces salauds d’Anglais à tout prix…

    D’abord Martin Schulz a dit qu’il n’était pas question d’admettre comme commissaire européen l’homme présenté par le gouvernement britannique, Lord Hill, parce que c’est un « anti-européen ».

    De bonnes âmes ont fait remarquer à Martin Schulz que le lord en question, à l’aune des critères britanniques, n’était pas anti-européen. En fait, ce récent lord est surtout opportuniste, et il est si fier d’être nommé à un poste européen qu’il s’est dit aussitôt impatient de travailler avec Jean-Claude Juncker.

    Mais voilà une nouvelle difficulté. Le lobby anti-lobbies dénommé Corporate Europe Observatory a découvert que Lord Hill avait été partie prenante d’organismes de lobbying auprès des institutions européennes. On sait que le lobbying est légal et se fait au grand jour à Bruxelles. Mais les chiens de garde (selon l’excellente expression anglaise) de la « transparence » rappellent qu’on ne peut pas occuper un poste de commissaire européen si on est impliqué dans le lobbying. En fait Lord Hill a revendu les parts qu’il avait dans les entreprises en question. Mais ça ne fait rien : « Avoir tardivement (sic) vendu ses parts ne suffit pas, les ex-lobbyistes ne doivent pas avoir de place dans la Commission de Juncker, qui s’est engagé à nettoyer le lobbying. »