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  • Ils ne laissent rien passer

    Une enquête pour profanation d'un symbole de l'Etat a été ouverte en Russie contre le groupe de rock américain Bloodhound Gang. Parce que le bassiste, mercredi dernier, a glissé le drapeau russe dans son pantalon lors d'un concert à Odessa, en Ukraine, avant de le jeter dans le public en s’exclamant : « Ne dites rien à Poutine ».

    Le comité d'enquête qualifie l'acte du bassiste américain de « crime cynique » et vérifie les agissements de toutes les personnes impliquées, « des exécutants directs aux organisateurs ».

    Du coup, l'ambassadeur des Etats-Unis en Russie, Michael McFaul, a dénoncé en russe, par un tweet, l'acte « écœurant » de ce groupe…

     

  • Harlem, souviens-toi…

    Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste, s’élève avec virulence contre Bruno Gollnisch parce que celui-ci a qualifié Eduardo Rihan-Cypel, porte-parole du PS, de « Français de relativement fraîche date ».

    « Ces propos ad hominem, qui visent l'origine d'un responsable politique et d'un parlementaire français, sont insupportables et s'inscrivent dans la plus ignoble tradition de l'extrême droite française », écrit Harlem Désir.

    Décidément, la vérité, et un nombre de plus en plus important de vérités, devient « insupportable » à une partie de plus en plus importante du personnel politique.

    On n’a pas entendu Harlem Désir ni un autre responsable socialiste (tiens, Manuel Valls, au hasard…) tenir les mêmes propos contre la démocratie américaine, qui stipule que les candidats à la présidence des Etats-Unis doivent être nés américains…

  • Ministre de la Culture…

    Tweet, hier, d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture du gouvernement français :

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    Là, on commence à se demander si l’on peut descendre plus bas.

  • Prix Nobel de la paix…

    Lorsque Tawakkul Karman, l’égérie yéménite du « printemps arabe » avait été honorée du prix Nobel de la paix, j’avais expliqué dans Daoudal Hebdo qui elle était : une militante islamiste du parti Islah, dont l’un des chefs est Abdul Majid al Zindani, ancien conseiller de Ben Laden, dont la maison était l’une des trois cachettes d’Anouar al-Aoulaki, le chef d’Al Qaïda au Yemen, tué par un drone américain peu avant l’attribution du Nobel de la paix.

    Le directeur de la rédaction du Yemen Times écrivait, non dans son journal, mais sur un site internet :

    « Parmi les plus notables réussites législatives d’Islah au Parlement du Yémen il y a le report sine die de l'adoption d'une loi fixant un âge légal pour le mariage. A la suite des histoires d’hommes ayant épousé des petites filles, le Parlement s’est lui-même chargé de rédiger une loi pour fixer un âge légal de mariage afin de protéger les droits des filles yéménites. Beaucoup de membres du parti Islah ont cité comme un modèle approprié  le mariage du prophète Mahomet à six ans avec Aisha, suivi d’une brève période d’attente pour consommer le mariage… »

    On ne s’étonne donc pas que Tawakkul Karman ait été vue ces derniers temps dans les manifestations des Frères musulmans en Egypte.

    De façon tellement visible qu’elle a été interdite d’entrée sur le territoire et que, hier, elle a dû reprendre l’avion qui l’amenait du Yemen.

    Les Frères musulmans protestent contre une mesure qui montre une fois encore le retour du régime Moubarak et sa répression contre les islamistes.

    On attend avec intérêt les réactions occidentales, notamment du comité Nobel.

    Dans l’immédiat, c’est le silence absolu…

    P.S. Plusieurs ambassades occidentales ont été fermées au Yémen, par crainte d'attentats. D'attentats d'amis de la dame...

  • Les Anglais et la logique…

    Jeanne Smits nous informe que deux homosexuels attaquent l’Eglise anglicane en justice pour obtenir le droit de se « marier » à l’église.

    Car ils n’ont pas encore ce droit. Ce qui est pour le moins curieux.

    En effet, la reine a signé la loi instituant le « mariage » homosexuel. Or la reine est le chef de l’Eglise anglicane.

    Comment un chef de communauté religieuse peut-il promulguer une loi et ne pas permettre à ses ministres de l’appliquer ?

    Ou bien c’est un exemple de plus de la non légendaire hypocrisie britannique, ou bien c’est que les Anglais ont vraiment un gros problème avec la logique la plus élémentaire.

  • Mgr Pozzo le retour

    Mgr Guido Pozzo a été nommé secrétaire de la commission Ecclesia Dei, et cela fait poser bien des questions dans la famille Ecclesia Dei et au-delà.

    Pourquoi ? Parce que Mgr Pozzo… était secrétaire de la commission Ecclesia Dei l’année dernière, et que depuis lors il avait été nommé aumônier du pape, sacré évêque et nommé archevêque.

    Non seulement il est rarissime qu’un même prélat soit nommé à un poste qu’il a déjà occupé, mais il est peut-être sans précédent qu’un monsignore revienne comme archevêque.

    Je lis avec intérêt les spéculations des uns et des autres. Pour ma part je me contenterai de constater que si Mgr Pozzo était un aumônier adéquat pour le pape qui l’avait nommé à ce poste, il ne l’était plus pour le nouveau pape, qui l’a renvoyé d’où il venait…

    Ce qui est a priori une bonne chose pour la Commission et les institutions cléricales et religieuses qui en dépendent : Mgr Pozzo, devenu archevêque, a continué à montrer sa bienveillance pour la forme extraordinaire en procédant à des ordinations diaconales et sacerdotales.

  • Dédicace de Sainte-Marie aux Neiges (Sainte-Marie Majeure)

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    Le vitrail de Sainte-Marie-Majeure est exceptionnel, à plus d’un titre. C’est, avec la colombe de l’Esprit-Saint, dans la basilique vaticane, le seul vitrail figuratif à se trouver dans les basiliques majeures de Rome, et c’est l’un des rares éléments contemporains dans le décor des sanctuaires de la ville.

    Trônant au-dessous du vol de la colombe de l’Esprit, la Vierge à l’enfant est flanquée des symboles de l’ancienne et de la nouvelle Alliances : à droite de Marie, la Torah et la Menorah, les tables de la Loi et le chandelier du Temple; de l’autre côté, les symboles de l’Eucharistie (calice et hostie) et de la Croix. Marie, rejeton d’Abraham, mère de Jésus-Christ, est celle qui unit les deux Alliances.

    L’ancienne Alliance n’est pas abolie, mais accomplie : les symboles juifs deviennent aussi des symboles chrétiens, et la Rome victorieuse et pacifiée s’incline devant la Jérusalem du Ciel. Les images du Calice eucharistique et de la Croix, qui sont comme les pendants des symboles de la Loi et du Temple, marquent cet accomplissement dans le Corps que Marie porta en son sein et que, trente ans plus tard, elle reçut, inanimé, défiguré, décroché de l’instrument de son supplice.

    Ce vitrail circulaire exalte Marie qui trône avec l’Enfant divin sur ses genoux.

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     Exactement en face, à l’autre extrémité du sanctuaire, dans le creux de l’abside, se trouve un autre cercle, qui entoure la grande image de Marie assise aux côtés du Christ-Roi en train de la couronner. À Rome les grandes basiliques ne sont pas orientées vers le Levant, mais « occidentées ». C’est donc à l’est que se trouve l’entrée – du côté de Jérusalem, où l’on voit les racines du mystère marial, sur le vitrail moderne; à l’ouest, au Couchant, le regard contemple l’aboutissement de ce mystère dans l’éternité. La belle mosaïque date de la fin du XIIIe siècle et illustre le dernier des mystères glorieux du Rosaire, celui du Couronnement de Marie au Ciel, qui suit son Assomption. Un mystère dont l’Écriture ne dit rien d’explicite et au sujet duquel Papes et Conciles sont restés presque muets, mais un mystère qui concerne toute l’humanité, toute la Création ainsi exaltée dans son membre le plus éminent, dans la filia excelsa Sion. La liturgie et les artistes chrétiens le disent, jusque dans la légende de cette mosaïque :

    Maria Virgo assumpta est ad ethereum thalamum in quo rex regum stellato sedet solio.
    Exaltata est sancta Dei genitrix super choros angelorum ad celestia regna.

    (« La Vierge Marie a été portée jusqu’à la chambre nuptiale céleste, où le Roi des Rois siège sur son trône étoilé – La sainte Mère de Dieu a été exaltée au-dessus des chœurs angéliques jusqu’aux royaumes célestes »).

    Pierre-Yves Fux, Kephas, 2002