Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • En pensant au Dr Doublier-Villette

    villette-dc.jpg

    C’est la première fête des saints Innocents qui se passe sans une initiative de Christian-Michel Doublier-Villette, l’homme qui avait ramené d’Egypte des reliques des saints Innocents (qu’il porte ici sur la photo) pour les sanctuaires pro-vie. Il est mort brutalement le 16 mars dernier, abandonnant sa famille et ses amis pour le monde de l’innocence glorieuse. Ce matin ma messe était pour lui, et pour sa femme.

     

  • Les Saints Innocents

    Hymnum canentes martyrum
    Dicamus Innocentium,
    Quos terra flentes perdidit,
    Gaudens sed æthra suscipit.
    Quorum tuentur angeli
    Vultum patris per sæcula,
    Ejusque laudant gratiam,
    Hymnum canentes martyrum.
    Quos rex peremit impius,
    Pius sed auctor colligit,
    Secum beatos collocans,
    In luce regni perpetis.
    Qui mansiones singulis
    Largitus in domo patris,
    Donat supernis sedibus,
    Quos rex peremit impius.
    Bimos et infra parvulos
    Herodis ira perculit,
    Finesque Bethlemiticos
    Sancto respersit sanguine.
    Præclara Christo splenduit
    Mors innocens fidelium,
    Cælis ferebant angeli
    Bimos et infra parvulos.
    Vox in Rama percrebuit,
    Lamenta luctus maximi,
    Rachel suos cum Lacrymis
    Perfusa flevit filios.
    Gaudent triumpho perpeti,
    Tormenta quique vicerant,
    Quorum gemens ob verbera
    Vox in Rama percrebuit.
    Ne, grex pusille, formides
    Dentes leonis perfidos,
    Pastor bonus nam pascua
    Vobis dabit cælestia.
    Agnum Dei qui cnadidum
    Mundo sequeris tramite,
    Manus latronis impias
    Ne, grex pusille, formides.
    Absterget omnem lacrymam
    Vestris Pater de vultibus.
    Mors vobis ultra non nocet
    Vitæ receptis mœnibus.
    Qui seminant in lacrymis,
    Longo mettent in gaudio,
    Genis lugentum Conditor
    Absterget omnem lacrymam.
    O quam beata civitas,
    In qua Redemptor nascitur,
    Natoque primæ martyrum
    In qua dicantur hostiæ !
    Nunquam vocaris parvula
    In civitatum millibus,
    Ex qua novus dux ortus est,
    O quam beata civitas !
    Astant nitentes fulgidis
    Ejus throno nunc vestibus,
    Stolas suas qui laverant
    Agni rubentes sanguine.
    Qui perpetis pro patriæ
    Regno gementes fleverant,
    Læti Deo cum laudibus
    Astant nitentes fulgidis.

    Saint Bède le Vénérable

    Chantons l’hymne des Martyrs ; célébrons les Innocents, que la terre, avec tristesse, a vus périr, que le ciel joyeux a reçus.

    Leurs Anges contemplent à jamais la face du Père céleste ; ils célèbrent le miracle de sa grâce, chantant l’hymne des Martyrs.

    Un roi impie les a moissonnés ; leur Créateur les a recueillis dans sa bonté ; il les a placés avec lui dans la félicité, dans la lumière du royaume éternel.

    Celui qui donne à ses élus chacun leur demeure dans la maison de son Père, leur a assigné un rang sublime : un roi impie les a moissonnés.

    Enfants de deux ans et au-dessous, la fureur d’Hérode les a immolés ; d’un sang pur elle a inondé toute la contrée de Bethléhem.

    La mort innocente de ces fidèles a resplendi autour du Christ ; les Anges les emportaient aux cieux, enfants de deux ans et au-dessous.

    Une voix retentit dans Rama, des lamentations, un deuil immense : Rachel, baignée dans ses larmes, a pleuré ses fils.

    Ils jouissent d’un triomphe éternel, eux qui ont vaincu les tourments, et sur leurs douleurs gémissante, une voix retentit dans Rama.

    Ne crains rien, petit troupeau, des dents perfides du lion : le bon Pasteur te donnera les pâturages célestes.

    Tu suivras, d’un pas pudique, le candide Agneau de Dieu ; des mains impies du larron, ne crains rien, petit troupeau.

    Il essuiera toutes les larmes, le Père, de vos visages ; la mort ne vous nuira plus, vous êtes entrés dans les murs de la Cité de la vie.

    Ceux qui sèment dans les larmes, moissonneront dans une joie immense ; le Créateur les consolera, et, sur les joues de ceux qui pleurent, il essuiera toutes les larmes.

    O heureuse cité ! au sein de laquelle naît le Rédempteur : dans laquelle sont offertes au divin Enfant ces prémices des Martyrs !

    Tu ne seras plus appelée petite parmi les mille cités de Juda, depuis que le Chef est né en toi, ô heureuse cité !

    Sous des vêtements brillants de gloire, ils assistent maintenant autour du trône, les Innocents qui ont lavé leur tunique dans le sang vermeil de l’Agneau.

    Ils gémirent, ils pleurèrent pour le royaume de l’éternelle patrie ; maintenant, pleins d’allégresse, ils louent Dieu, sous des vêtements brillants de gloire.

    (traduction de l’Année liturgique)

  • Saint Etienne et la nouvelle évangélisation

    Extrait de l’allocution de Benoît XVI à l’Angélus d’hier :

    Saint Etienne est un modèle pour tous ceux qui veulent se mettre au service de la nouvelle évangélisation. Il montre que la nouveauté de l’annonce ne dépend pas tout d’abord de l’usage de méthodes ou de techniques originales, qui ont certes leur utilité, mais consiste à être rempli de l’Esprit Saint et à se laisser guider par lui. La nouveauté de l’annonce se trouve dans la profondeur de l’immersion dans le mystère du Christ, de l’assimilation de sa parole et de sa présence dans l’Eucharistie, afin que Jésus vivant lui-même puisse parler et agir en celui qu’il envoie. Au fond, l’évangélisateur devient capable de porter le Christ aux autres de manière efficace quand il vit du Christ, quand la nouveauté de l’Evangile se manifeste dans sa vie.

  • Saint Jean

    Joannes, Jesu Christo multum
    Dilecte virgo !
    Tu ejus amore carnalem
    In navi parentem liquisti:
    Tu leve conjugis pectus
    Respuisti, Messiam secutus,
    Ut ejus pectoris sacra
    Meruisses fluenta potare.
    Tuque in terra positus gloriam
    Conspexisti Filii Dei,
    Quæ solum sanctis in vita creditur
    Contuenda esse perenni.
    Te Christus in cruce triumphans,
    Matri suæ dedit custodem ;
    Ut virgo Virginem servares,
    Atque curam suppeditares.
    Tute, carcere flagrisque fractus,
    Testimonio pro Christi es gavisus.
    Idem mortuos suscitas inque
    Jesu nomine venenum forte vincis.
    Tibi summus tacitum caeteri
    Verbum suum Pater revelat.
    Tu, nos omnes sedulis precibus
    Apud Deum semper commendans,
    Joannes Christi chare.

    Notker

    Jean, disciple vierge, tant aimé de Jésus !
    C’est toi qui, par son amour, as laissé dans ta barque ton père selon la chair ;
    Toi qui, pour suivre le Messie, as dédaigné le cœur d’une jeune épouse ;
    Toi qui méritas de goûter les eaux sacrées qui jaillissent du cœur de ce Messie ;
    Toi qui, sur cette terre, as contemplé la gloire du Fils de Dieu :
    Cette gloire qu’il n’est donné de voir, et nous le croyons ainsi, qu’aux seuls Saints dans la vie éternelle.
    C’est toi que le Christ, sur sa croix triomphale, donna pour gardien à sa Mère.
    Vierge, tu reçus sous ta garde la Vierge ; et elle fut commise à tes soins.
    Captif dans un cachot, brisé par les fouets, tu t’es réjoui de rendre témoignage au Christ.
    C’est encore toi qui ressuscitas les morts, et qui, par le nom de Jésus, as vaincu le poison.
    A toi, le Père suprême révèle son Verbe caché, plus qu’aux autres mortels.
    Toi donc, par d’assidues prières, recommande-nous tous à Dieu,
    O Jean, cher au Christ ! Amen.

    (traduction: l'Année liturgique)

  • Egypte: la Constitution islamiste adoptée

    Suite du fameux printemps arabe : l’Egypte a adopté sa nouvelle Constitution islamiste par 63,8% des voix.

    L’opposition conteste ce résultat obtenu selon elle par des fraudes. Mais ce résultat est conforme à celui des élections législatives.

    On remarque que la participation n’a été que de 32,9%. Mais si elle avait été plus forte, le oui à la Constitution aurait sans doute été plus également plus fort : le petite peuple n’avait pas l’habitude de voter sous Moubarak, et le petit peuple est islamiste…

    Rappel : la Constitution vue par un évêque copte catholique.

  • La preuve (s’il en était besoin)

    « Quelques dizaines » d’Afghans, qui travaillaient, notamment comme interprètes, avec l’armée française, vont être installés en France avec leurs familles.

    Parce que s’ils restent en Afghanistan ils se feront massacrer, bien sûr. Et leur famille avec.

    Ce qui est bien la preuve, s’il en était besoin, que cela n’a servi à rien que l’armée française aille jouer les supplétifs des Américains en Afghanistan, et que 88 soldats français sont morts pour rien.

  • Six morts au Nigéria

    Six personnes au moins ont été tuées par balles la nuit de Noël lors d'une attaque contre une église évangélique dans l'Etat de Yobe, dans la région du Nigeria où opère Boko Haram.

    « Des hommes armés non identifiés ont essayé d'attaquer Potiskum mais ont été repoussés par nos troupes », a expliqué un porte-parole de l'armée. « Alors qu'ils prenaient la fuite, ils ont attaqué une église dans un village qui porte le nom de Jiri. » Puis ils ont incendié l’église.

  • Une église londonienne pour l’ordinariat

    L’archevêque de Southwark (Londres sud et Kent), Mgr Peter Smith, a confié à l’ordinariat Notre-Dame de Walsingham une paroisse de Londres, celle du Précieux Sang de Borough. Cette paroisse est celle qui avait accueilli en mars dernier le groupe de Londres sud des anciens anglicans, qui y avait la messe tous les dimanches à 12h30. C’est désormais leur paroisse, avec comme curé l’abbé Christopher Pearson, qui avait été pendant 15 ans curé d’une paroisse londonienne anglicane.

    1159987306_62.49.27.213.jpg

    ordinariatepreciousblood.jpg

    Comme dit le blog Osservatore Vaticano, l’église est « loin d’être une splendeur architecturale », mais elle présente l’intérêt d’être proche de la station de métro Tower Bridge, et elle est toujours moins pire que celle-ci:

    Screen-shot-2011-03-15-at-16.02.28.png

     

  • Dans nos mains ?

    Il y a de très belles choses dans l’homélie de notre pape en la nuit de Noël. Mais je suis bien triste d’y trouver ceci :

    « Nous voulons prier le Seigneur (…) afin qu’il nous aide à le rencontrer, particulièrement au moment où lui-même, dans la Sainte Eucharistie, se pose dans nos mains et dans notre cœur. »

     

  • Saint Etienne

    Hier nous avons célébré la naissance temporelle de notre Roi éternel, aujourd’hui nous célébrons la passion triomphante d’un soldat. Hier en effet, notre Roi, revêtu de notre chair, sortant du palais d’un sein virginal, a daigné visiter le monde : aujourd’hui le soldat, quittant la tente de son corps, monte en triomphateur dans le Ciel. Celui-là, conservant toute la majesté de la nature divine et éternelle et prenant l’humble vêtement de la chair, est entré dans le camp de ce siècle pour y combattre ; celui-ci, dépouillé du vêtement corruptible de son corps, est monté dans le palais du Ciel pour y régner éternellement. L’un est descendu couvert du voile de la chair ; l’autre est monté couronné de lauriers, conquis par l’effusion de son sang. Celui-ci est monté après avoir été lapidé par les Juifs, parce que celui-là est descendu à la joie des Anges. Hier, les saints Anges chantaient avec jubilation : Gloire à Dieu dans le ciel ; et aujourd’hui, ils ont reçu avec allégresse Étienne dans leur compagnie. Hier, le Seigneur est sorti du sein d’une vierge ; Aujourd’hui, le soldat est sorti de la prison de la chair. Hier, le Christ a été pour nous enveloppé de langes ; aujourd’hui, Étienne est revêtu par lui de la robe de l’immortalité. Hier, l’étroite crèche a porté le Christ enfant ; aujourd’hui, l’immensité du Ciel a reçu Étienne triomphant. Le Seigneur est descendu seul, pour en élever un grand nombre ; notre Roi s’est humilié, afin d’exalter ses soldats.

    Mais il nous est nécessaire, mes frères, de savoir de quelles armes Étienne était muni, pour pouvoir surmonter ainsi la cruauté des Juifs, et pour mériter un si glorieux triomphe. Étienne donc, pour mériter de recevoir la couronne [en grec stephanos] que signifie son nom, avait pour armes la charité, et par elle, il était partout victorieux. Par charité envers Dieu, il ne céda point à la fureur des Juifs ; et par charité envers son prochain, il intercéda pour ceux qui le lapidaient. Par charité, il reprenait ceux qui erraient, pour les faire rentrer dans la bonne voie ; il priait, par charité, pour ceux qui le lapidaient, afin qu’ils ne fussent point punis. Armé de cette force de la charité il vainquit Saul, qui sévissait alors cruellement contre l’Église, et mérita d’avoir pour compagnon dans le Ciel celui qu’il avait eu pour persécuteur sur la terre.

    Saint Fulgence de Ruspe (bréviaire)

  • Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ

    Nativité d'Autun.jpg

    On lira dans le prochain numéro de Reconquête une très belle explication de cette Nativité d'Autun, du Maître de Moulins, par Marie-Aude Albert.

  • Noël en union avec Asia Bibi

    asia-bibi.jpg

    Elle est en prison depuis le 19 juin 2009. Elle a été condamnée à mort le 8 novembre 2010. Pour « blasphème ». Parce qu’elle est chrétienne et qu’elle a simplement défendu sa foi. Ce Noël 2012 est son quatrième Noël en prison, alors que son procès en appel n’est toujours pas programmé.

    On priera aussi pour son mari, Ashiq Maseeh, et leurs enfants, Nasima (24 ans, mariée), Imram (20 ans), Isha (17 ans), Sidra (15 ans), et Isham (11 ans).

  • Musulmans tentés

    Au détour d’un sondage Ipsos pour Le Monde, on apprend que 51% des musulmans de France seraient tentés par « l’expatriation ».

    Ce serait bien s’ils succombaient à la tentation…

  • La cassette de Tapie

    Dans une interview au Journal du Dimanche, Bernard Tapie affirme qu’il a un enregistrement prouvant que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a tenté de s'opposer à son rachat des journaux du pôle sud du groupe Hersant, et a poussé au contraire le patron d’un groupe belge :

    « Ce n'est pas une cassette piratée ! On était plusieurs dans une pièce, il y avait des avocats, des banquiers, quand le patron de la société belge qui était lui aussi sur les rangs a téléphoné. Il nous a alors dit noir sur blanc lors d'une conversation que l'on a enregistrée, que la directrice adjointe du cabinet de Montebourg l'avait contacté pour le pousser à faire une offre d'achat. Il disait aussi qu'il n'avait pas d'argent, mais qu'elle l'assurait que la BNP le financerait. Si ça, c'est pas un coup de pouce ! »

    Si c’est vrai, le scandale est énorme : le ministre du redressement productif français qui non seulement s’ingère dans une transaction privée pour des raisons politiques, mais en outre pour que le bénéficiaire de la transaction soit un étranger ! S’il en est ainsi, Montebourg ne peut cette fois que démissionner.

  • Vigile de la Nativité

    Evangile de la messe :

    Marie, la mère de Jésus, ayant été fiancée à Joseph, il se trouva, avant qu’ils eussent habité ensemble, qu’elle avait conçu par la vertu du Saint-Esprit. Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement. Comme il était dans cette pensée, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : « Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. »

    Georgie-3717.jpg

    Fresque (XIe siècle) de l’église Sioni d’Ateni, Géorgie. Cliquez pour agrandir.

    Chaque jour à l'office de Prime est lu le martyrologe : la liste des saints que l’on fêtera le lendemain. Le 24 décembre, le martyrologe commence par l’annonce solennelle de la Nativité, chantée sur un ton particulier. Entendue debout et non assis. Au moment où est entendu le nom de Bethléem tout le monde s’agenouille, puis se prosterne. On constate que le décompte depuis la création du monde est celui de la Septante (5 000 ans) et non celui de la Vulgate (4 000 ans), ce qui indique sans doute la grande antiquité de ce texte.

    Octavo Kalendas Januarii Luna undecima, anno 2012 Domini
    Anno a creatione mundi, quando in principio Deus creavit cælum et terram, quinquies millesimo centesimo nonagesimo nono
    A diluvio autem, anno bis millesimo nongentesimo quinquagesimo septimo
    A nativitate Abrahæ, anno bis millesimo quintodecimo
    A Moyse et egressu populi Israel de Ægypto, anno millesimo quingentesimo decimo
    Ab unctione David in Regem, anno millesimo trigesimo secundo
    Hebdomada sexagesima quinta juxta Danielis prophetiam
    Olympiade centesima nonagesima quarta
    Ab urbe Roma condita, anno septingentesimo quinquagesimo secundo
    Anno Imperii Octaviani Augusti quadragesimo secundo, toto Orbe in pace composito, sexta mundi ætate, Iesus Christus, æternus Deus æternique Patris Filius, mundum volens adventu suo piissimo consecrare, de Spiritu Sancto conceptus, novemque post conceptionem decursis mensibus,
    In Bethlehem Iudæ nascitur ex Maria Virgine factus homo.

    NATIVITAS DOMINI JESUS CHRISTI SECUNDUM CARNEM.

    Le 8 des calendes de janvier, 11e jour de la lune, année du Seigneur 2012
    L’an de la création du monde, quand Dieu au commencement créa le ciel et la terre, cinq mille cent quatre-vingt-dix-neuf
    Du déluge, l’an deux mille neuf cent cinquante-sept
    De la naissance d’Abraham, l’an deux mille quinze
    De Moïse et de la sortie du peuple d’Israël de l’Égypte, l’an mille cinq cent dix
    De l’onction du roi David, l’an mille trente-deux
    En la soixante-cinquième Semaine selon la prophétie de Daniel
    En la cent quatre-vingt-quatorzième Olympiade
    De la fondation de Rome, l’an sept cent cinquante-deux
    D’Octavien Auguste, l’an quarante-deuxième, tout l’univers étant en paix, au sixième âge du monde, Jésus-Christ, Dieu éternel et Fils du Père éternel, voulant consacrer ce monde par son très miséricordieux Avènement, ayant été conçu du Saint-Esprit, et neuf mois s’étant écoulés depuis la conception,
    A Bethléem de Juda, naît, fait homme, de la Vierge Marie.
    LA NATIVITÉ DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST SELON LA CHAIR !

  • O Emmanuel

    O Emmanuel, notre Roi et notre Législateur, Attente des nations et leur Sauveur : venez nous sauver, Seigneur notre Dieu.

    4e dimanche de l’Avent

    Roráte, cæli, désuper, et nubes pluant iustum : aperiátur terra, et gérminet Salvatórem.

    Cieux, répandez votre rosée ; que des nuées descende le salut ! Que s’ouvre la terre et qu’elle donne naissance au Sauveur.

    L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • A ce point-là c’est pathologique, non?

    Le fils de Robert Hersant, Philippe Hersant, actuel patron du groupe Hersant (dont on parle ces jours-ci à cause de la reprise de journaux du groupe par Bernard Tapie), est l’un des plus importants « réfugiés fiscaux » de Suisse. Il s’est installé à quelques mètres de la frontière, il y a dix ans, pour échapper à l’impôt sur les successions.

    Et depuis lors il a acheté un, deux, trois, quatre quotidiens suisses francophones indépendants (il n’en reste plus qu’un), en montant un groupe intitulé Éditions suisses Holding (ESH) qui a acheté plusieurs périodiques et possède des participations dans une imprimerie et des chaînes de télévision locales…

  • Ce qu’exige l’air du temps

    J’ai vu hier soir à la télévision le fameux film Intouchables. Un film bien fait, bien rythmé, sympathique, de l’humour, de l’émotion… et dans l’air du temps, ce qui lui a valu des millions de spectateurs. Et tellement dans l’air du temps qu’il respecte deux insupportables obligations.

    Car ce film raconte, même si c’est de façon romancée, une histoire vraie (au point d’ailleurs que l’homme paralysé s’appelle Philippe comme dans la vie). Or il y a ce qui manque, et ce qui a été ajouté.

    Ce qui a été absolument gommé, c’est le fait que Philippe, par son épreuve, a retrouvé la foi.

    Ce qui a été ajouté, c’est un couple d’homosexuelles.

    Telles sont les nécessités actuelles.

  • O rex gentium

    O Roi des nations, et objet de leurs désirs, pierre angulaire, qui réunissez en vous les deux peuples : venez et sauvez l’homme, que vous avez formé du limon.

    Samedi des quatre temps

    Deus, qui cónspicis, quia ex nostra pravitáte afflígimur : concéde propítius ; ut ex tua visitatióne consolémur : Qui vivis…

    Seigneur Dieu, vous voyez les épeuves que nous subissons à cause du péché qui est en nous : accordez-nous de trouver le réconfort dans votre venue.

  • Comment le Conseil de l’Europe impose l’avortement à l’Irlande et à la Pologne

    Par Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ).

    Comment un pays qui a refusé l’avortement à trois reprises par referendum peut se faire imposer sa légalisation au nom d’une Convention qui ne contient pas de droit à l’avortement…

    Lire la suite

  • Vous connaissez le frère jésuite Giuseppe Castiglione ?

    C’est ça :

    Castiglione_02-82ff7.jpg

    Castiglione-Emperor.jpg

    Giuseppe+Castiglione+-+The+Qianlong+Emperor+in+Court+Dress.jpg

    GiuseppeCastiglioneLangShining-Hunting-Journey-on-Horseback-c1740.jpg

    GiuseppeCastiglioneLangShining-Landscape-with-Horses-DateUnknown.jpg

    GiuseppeCastiglioneLangShining-Springs-Peaceful-Message-c1736.jpg

    Etonnant, non ?

    Là, il s’appelait Lang Shining, « homme des mers occidentales », et il fut (pendant 50 ans !) le peintre préféré des empereurs de la dynastie Qing. Un film va être réalisé sur sa vie par le studio de production télévisuel des Jésuites de Taipei (Taiwan) et il sera diffusé sur la chaîne de télévision d’Etat de la Chine communiste (CCTV) et d’autres chaînes de la Chine continentale. Les précédents documentaires tournés par le même studio, sur Paolo Xu Guangqi, disciple de Matteo Ricci, et sur le Père Adam Schall, avaient eu plus de 200 millions de téléspectateurs. « Les documentaires veulent donner une image véritable et aussi complète que possible des meilleurs exemples de l’activité missionnaire initiale des Jésuites en Chine. Nous pensons que ces productions sont parvenues à corriger et à améliorer la perception que la majorité des Chinois a de l’activité missionnaire catholique », déclare le Père Jerry Martinson S.J., vice-président du studio.

  • Persécution dans le diocèse de Wuhan (Chine)

    Fin novembre, au cours d’une retraite, les prêtres du diocèse de Wuhan décidaient un remaniement des affectations des curés, car cela n’avait pas été fait depuis longtemps. Des prêtres reçurent aussitôt des avertissements d’autorités disant que la réunion était invalide et illégale.

    Lors d’une messe solennelle, le 30 novembre, le P. Shen Guoan, administrateur du diocèse, annonçait les transferts de curés. Des prêtres furent alors interrogés par des représentants du gouvernement, les mettant en garde contre tout changement.

    Néanmoins, le 8 décembre, les prêtres officialisaient les transferts et envoyaient des notifications aux autorités.

    Le 13 décembre, 15 prêtres étaient interpellés et emmenés dans une réunion où on leur fit savoir que le P. Shen était était démis de ses fonctions, ainsi que le P. Shu Zigeng, secrétaire général de l'Association patriotique et de la commission des cultes de la province. Et qu’un nouveau comité de gestion était mis en place, sous la direction du P. Cui Qingqi, qu’on avait fait revenir de Pékin où il suivait des études…

    Asianews rappelle que le gouvernement avait désigné le P. Shen Guoan comme évêque de Wuhan, en 2011, mais que le Saint-Siège n’avait pas donné son autorisation. Le P. Shen et les fidèles avaient alors refusé une ordination épiscopale illicite. Même chez les communistes, la vengeance est un plat qui se mange froid.

  • Descubes ça suffit, vraiment

    Un évêque peut-il écrire un texte sur Noël sans faire la moindre allusion à la signification religieuse de Noël ?

    Non, évidemment, et Vatican II a fortement rappelé :

    « Dans l’exercice de leur charge d’enseigner, que les évêques annoncent aux hommes l’Évangile du Christ, – cette charge l’emporte sur les autres, si importantes soient-elles – et, dans la force de l’Esprit, qu’ils les appellent à la foi ou les confirment dans la foi vivante ; qu’ils leur proposent le mystère intégral du Christ, c’est-à-dire ces vérités qu’on ne peut ignorer sans ignorer le Christ lui-même, et qu’ils leur montrent de même la voie divinement révélée pour rendre gloire à Dieu et par là même obtenir le bonheur éternel. »

    Alors, de deux choses l’une. Ou bien Jean-Charles Descubes n’est pas archevêque de Rouen. Ou bien il est totalement indigne de cette charge qu’il refuse de remplir. (Rappelons que c’est lui aussi, lorsqu’il était président du Conseil Famille et Société de l’épiscopat français, qui avait osé dire qu’il fallait rompre avec « l'idée selon laquelle l'Eglise a une vision normative de la famille »...)

    Hélas, Jean-Charles Descubes n’aura 75 ans que le 7 février 2015.

  • Primaldo et les 800 martyrs de la résistance aux Turcs

    Le pape Benoît XVI a approuvé trois décrets de la Congrégation pour les causes des saints reconnaissant des miracles attribués à des bienheureux et ouvrant la voie à leur canonisation. On notera particulièrement celui attribué à l’artisan Antonio Pezzullo dit Primaldo et à ses 800 compagnons, tués le 13 août 1480 à Otrante, sur la côte adriatique, en résistant à l'invasion de la flotte ottomane. Leur culte avait été reconnu par Clément XIV en 1771; Benoît XVI a authentifié leur martyre en 2007; Jean-Paul II, en visite à Otrante le 5 octobre 1980, avait rendu hommage au sacrifice des "huit cents".

  • 34 nouveaux martyrs du communisme

    Le pape Benoît XVI a approuvé 5 décrets de la Congrégation pour les causes des saints reconnaissant 33 martyrs du communisme lors de la guerre civile espagnole et un martyr du communisme en Croatie (qui vont donc être bientôt béatifiés :

    - Miroslav Bulesic, prêtre diocésain né à Cabrunici en 1920 et tué en haine de la foi à Lanisce en 1947;

    - José Xavier Gorosterratzu et 5 compagnons, Rédemptoristes, tués en haine de la foi en Espagne entre 1936 et 1938;

    - Ricardo Gil Barcelón, prêtre, et Antonio Arrué Peiró, postulant, de la Congrégation de la Petite œuvre de la Providence divine, tués en haine de la foi à Valence, en Espagne, en 1936;

    - Emanuel de la Sagrada Familia (au siècle: Emanuel Sanz Domínguez), moine profès et réformateur de l’Ordre de Saint-Jérôme, Sotodosos en 1887 et tué en haine de la foi à Paracuellos de Jarama, entre le 6 et le 8 novembre 1936;

    - Maria de Montserrat (au siècle: Josepha Pilar García y Solanas) et 8 compagnes, sœurs professes des Minimes dechaussées de Saint François de Paule, ainsi que Lucrecia García y Solanas, laïque, veuve, tuées en haine de la foi à Barcelone, le 23 juillet 1936 ;

    - Melchiora de l'Adoracion Cortés Bueno et 14 compagnes, des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, tuées en haine de la foi en Espagne entre 1936 et 1937.

     

  • "L’Église représente la mémoire de l’humain face à une civilisation de l’oubli"

    Extrait du discours de Benoît XVI à la Curie.

    Pour l’Église de notre temps, je vois surtout trois domaines de dialogue dans lesquels elle doit être présente, dans la lutte pour la personne humaine et pour ce que signifie être une personne humaine : le dialogue avec les États, le dialogue avec la société – qui inclut le dialogue avec les cultures et la science – et, enfin, le dialogue avec les religions. Dans tous ces dialogues, l’Église parle à partir de la lumière que lui offre la foi. Toutefois, elle incarne en même temps la mémoire de l’humanité qui, depuis les origines et à travers les temps, est la mémoire des expériences et des souffrances de l’humanité, dans laquelle l’Église a appris ce que signifie être humains, en en expérimentant la limite et la grandeur, les possibilités et les limitations. La culture de l’Humain, dont elle se fait la garante, est née et s’est développée à partir de la rencontre entre la révélation de Dieu et l’existence humaine. L’Église représente la mémoire de l’humain face à une civilisation de l’oubli, qui désormais connaît seulement elle-même et son propre critère de mesure. Mais, de même qu’une personne sans mémoire a perdu sa propre identité, de même une humanité sans mémoire perdrait sa propre identité. Ce qui a été montré à l’Église, dans la rencontre entre la révélation et l’expérience humaine, va, certes, au-delà du domaine de la raison, mais ne constitue pas un monde particulier qui serait sans aucun intérêt pour le non croyant. Si l’être humain, par sa pensée, entre dans la réflexion et dans la compréhension de ces connaissances, celles-ci élargissent l’horizon de la raison et ceci concerne aussi ceux qui ne réussissent pas à partager la foi de l’Église.

  • "La question de la famille est la question de l’être humain lui-même"

    Extrait (ou plutôt passage central) du discours de Benoît XVI à la Curie.

    La grande joie avec laquelle des familles provenant du monde entier se sont rencontrées à Milan a montré que, malgré toutes les impressions inverses, la famille est forte et vivante encore aujourd’hui. Cependant la crise qui – particulièrement dans le monde occidental – la menace jusque dans ses fondements est aussi incontestable. J’ai été frappé du fait qu’au Synode on a souligné à maintes reprises l’importance de la famille pour la transmission de la foi, comme lieu authentique où se transmettent les formes fondamentales du fait d’être une personne humaine. On les apprend en les vivant et aussi en les souffrant ensemble. Et ainsi, il apparaît avec évidence que la question de la famille n’est pas seulement celle d’une forme sociale déterminée, mais celle de la question de l’être humain lui-même – de la question de ce qu’est l’être humain et de ce qu’il faut faire pour être de façon juste une personne humaine. Dans ce contexte, les défis sont complexes. Il y a avant tout la question de la capacité de l’homme de se lier ou de son manque de liens. L’être humain peut-il se lier pour toute une vie ? Cela correspond-il à sa nature ? N’est-ce pas en opposition avec sa liberté et avec la dimension de son auto-réalisation ? L’être humain devient-il lui-même en demeurant autonome et en entrant en contact avec l’autre uniquement par des relations qu’il peut interrompre à tout moment ? Un lien pour toute la vie est-il en opposition avec la liberté ? Le lien mérite-t-il aussi qu’on en souffre ? Le refus du lien humain, qui se répand toujours plus à cause d’une compréhension erronée de la liberté et de l’auto-réalisation, comme aussi en raison de la fuite devant le support patient de la souffrance, signifie que l’homme demeure fermé sur lui-même et, en dernière analyse, conserve son propre « moi » pour lui-même, et ne le dépasse pas vraiment. Mais c’est seulement dans le don de soi que l’être humain se réalise lui-même, et c’est seulement en s’ouvrant à l’autre, aux autres, aux enfants, à la famille, c’est seulement en se laissant modeler dans la souffrance, qu’il découvre la dimension du fait d’être une personne humaine. Avec le refus de ce lien disparaissent aussi les figures fondamentales de l’existence humaine : le père, la mère, l’enfant ; des dimensions essentielles de l’expérience du fait d’être une personne humaine tombent.

    Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, dans un traité soigneusement documenté et profondément touchant, a montré que l’atteinte à l’authentique forme de la famille, constituée d’un père, d’une mère et d’un enfant – une atteinte à laquelle nous nous trouvons exposés aujourd’hui – parvient à une dimension encore plus profonde. Si jusqu’ici nous avons vu comme cause de la crise de la famille un malentendu sur l’essence de la liberté humaine, il devient clair maintenant qu’ici est en jeu la vision de l’être même, de ce que signifie en réalité le fait d’être une personne humaine. Il cite l’affirmation devenue célèbre, de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ». Dans ces paroles se trouve le fondement de ce qui aujourd’hui, sous le mot « gender », est présenté comme une nouvelle philosophie de la sexualité. Le sexe, selon cette philosophie, n’est plus un donné d’origine de la nature, un donné que l’être humain doit accepter et remplir personnellement de sens, mais c’est un rôle social dont on décide de manière autonome, alors que jusqu’ici c’était à la société d’en décider. La profonde fausseté de cette théorie et de la révolution anthropologique qui y est sous-jacente, est évidente. L’être humain conteste d’avoir une nature préparée à l’avance de sa corporéité, qui caractérise son être de personne. Il nie sa nature et décide qu’elle ne lui est pas donnée comme un fait préparé à l’avance, mais que c’est lui-même qui se la crée. Selon le récit biblique de la création, il appartient à l’essence de la créature humaine d’avoir été créée par Dieu comme homme et comme femme. Cette dualité est essentielle pour le fait d’être une personne humaine, telle que Dieu l’a donnée. Justement, cette dualité comme donné de départ est contestée. Ce qui se lit dans le récit de la création n’est plus valable : « Homme et femme il les créa » (Gn 1, 27). Non, maintenant ce qui vaut c’est que ce n’est pas lui qui les a créés homme et femme, mais c’est la société qui l’a déterminé jusqu’ici et maintenant c’est nous-mêmes qui décidons de cela. Homme et femme n’existent plus comme réalité de la création, comme nature de l’être humain. Celui-ci conteste sa propre nature. Il est désormais seulement esprit et volonté. La manipulation de la nature, qu’aujourd’hui nous déplorons pour ce qui concerne l’environnement, devient ici le choix fondamental de l’homme à l’égard de lui-même. L’être humain désormais existe seulement dans l’abstrait, qui ensuite, de façon autonome, choisit pour soi quelque chose comme sa nature. L’homme et la femme sont contestés dans leur exigence qui provient de la création, étant des formes complémentaires de la personne humaine. Cependant, si la dualité d’homme et de femme n’existe pas comme donné de la création, alors la famille n’existe pas non plus comme réalité établie à l’avance par la création. Mais en ce cas aussi l’enfant a perdu la place qui lui revenait jusqu’à maintenant et la dignité particulière qui lui est propre. Bernheim montre comment, de sujet juridique indépendant en soi, il devient maintenant nécessairement un objet, auquel on a droit et que, comme objet d’un droit, on peut se procurer. Là où la liberté du faire devient la liberté de se faire soi-même, on parvient nécessairement à nier le Créateur lui-même, et enfin par là, l’homme même – comme créature de Dieu, comme image de Dieu – est dégradé dans l’essence de son être. Dans la lutte pour la famille, l’être humain lui-même est en jeu. Et il devient évident que là où Dieu est nié, la dignité de l’être humain se dissout aussi. Celui qui défend Dieu, défend l’être humain !

     

  • O Oriens

    O Orient, splendeur de la lumière éternelle, et soleil de justice : venez et éclairez ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort.

     

    Fête de saint Thomas, apôtre

    Quand ta main toucha le côté du Seigneur, tu trouvas le comble de tous les biens ; car ainsi qu’une éponge mystique, tu en exprimas de célestes liqueurs, tu y puisas la vie éternelle, bannissant toute ignorance dans les âmes, et faisant couler comme de source les dogmes divins de la connaissance de Dieu.

    Par ton incrédulité et par ta foi tu as rendu stables ceux qui étaient dans la tentation, en proclamant le Dieu et Seigneur de toute créature, incarné pour nous sur cette terre, crucifié, soumis à la mort, percé de clous, et dont le côté fut ouvert par une lance, afin que nous y puisions la vie.

    Tu as fais resplendir la terre des Indiens d’un vif éclat, ô très saint Apôtre, contemplateur de la divinité ! Après avoir illuminé ces peuples et les avoir rendus enfants de la lumière et du jour, tu renversas les temples de leurs idoles par la vertu de l’Esprit-Saint, et tu les fis s’élever, ô très prudent, jusqu’à la charité de Dieu, pour la louange et la gloire de l’Église, ô bienheureux intercesseur de nos âmes !

    O contemplateur des choses divines, tu fus la coupe mystique de la Sagesse du Christ ! ô Thomas Apôtre, en qui se réjouissent les âmes des fidèles ! tu retiras les peuples de l’abime de l’ignorance avec les filets du divin Esprit : c’est pourquoi, tu as coulé, semblable à un fleuve de charité, répandant sur toute créature comme une source d’eau vive les enseignements divins. Percé aussi de la lance en ton propre côté, tu as imité la Passion du Christ, et tu as revêtu l’immortalité : supplie-le d’avoir pitié de nos âmes.

    (Liturgie byzantine)

     

    Pour la commémoration du vendredi des quatre temps :

    Nolite timere, quinta enim die veniet ad vos Dominus noster.

    Ne craignez pas, car notre Seigneur viendra à vous le cinquième jour.

    Excita, quaesumus Domine, potentiam tuam, et veni: ut hi, qui in tua pietate confidunt, ab omni citius adversitate liberentur.

    Excitez votre puissance, Seigneur, et venez, pour que vos fidèles confiants en votre bonté, soient très vite délivrés de tout ce qui leur fait obstacle.

  • Dans le Financial Times, un article de… Benoît XVI

    FT1.jpg

    Le Financial Times avait demandé un article à Benoît XVI pour Noël. Le pape a accepté, et le journal économique publie le texte, intitulé Un temps pour l’engagement des chrétiens dans le monde. A la fin il est indiqué : « Cet article est de l’évêque de Rome et auteur de “L’enfance de Jésus”. »

    Voici la deuxième moitié.

    Les chrétiens luttent contre la pauvreté parce qu'ils reconnaissent la dignité suprême de tout être humain, créé à l'image de Dieu et destiné la vie éternelle. Ils œuvrent pour un partage équitable des ressources car, gardiens de la création de Dieu, ils croient que nous avons le devoir de prendre soin des plus faibles et des plus vulnérables. Les chrétiens sont opposés à la cupidité et à l'exploitation, convaincus que la générosité et l'amour désintéressé, enseignés et vécus par Jésus de Nazareth, sont le chemin qui mène à la plénitude de vie*. La foi en la destinée transcendante de tout être humain implique l'urgence de la tâche de promouvoir la paix et la justice pour tous.

    Comme ces objectifs sont largement partagés, une grande et fructueuse collaboration est possible entre les chrétiens et les non chrétiens. Oui, les chrétiens ne rendent à César que ce qui appartient à César, pas ce qui appartient à Dieu. Au long de l’histoire, il est arrivé que les chrétiens ne puissent pas accéder aux demandes de César. Du culte de l'empereur de la Rome antique aux régimes totalitaires du siècle passé, César a essayé de prendre la place de Dieu. Quand les chrétiens refusent de se prosterner devant les faux dieux proposés aujourd’hui, ce n'est pas parce qu'ils ont une vision du monde désuète. C’est plutôt parce qu'ils sont libres des contraintes idéologiques et inspirés par une si noble vision de la destinée humaine qu’ils ne peuvent être de connivence avec quoi que ce soit qui pourrait y porter atteinte.

    En Italie, de nombreuses crèches sont ornées de ruines romaines qui rappellent que la naissance de l'Enfant Jésus marque la fin de l'ordre ancien, le monde païen, dans lequel les revendications de César semblaient impossible à contester. Maintenant, il y a un nouveau roi, qui ne met pas sa confiance dans la force des armes, mais dans la puissance de l'amour.

    Il apporte l'espérance à tous ceux qui, comme lui-même, vivent en marge de la société. Il apporte de l'espoir à ceux qui sont vulnérables aux aléas d'un monde précaire. De la crèche, le Christ nous appelle à vivre comme des citoyens de son royaume céleste, un royaume que toutes les personnes de bonne volonté peuvent aider à construire ici sur terre.

    * Il y a ici, dans la « traduction » fournie par le VIS, un effroyable contresens. Dans l’ensemble (en dehors de l’avant-dernier paragraphe), cette traduction n’est pas bonne, comme c’est presque toujours le cas dans les bulletins de VIS.