Rejetant la plainte en appel de l’AGRIF et ne suivant pas les sévères réquisitions du Parquet, la Cour d’Appel de Toulouse, présidée par le juge Bastié, a prononcé la relaxe d’Houria Bouteldja, acceptant de la croire quand elle affirme n’avoir pas traité de « sous-chiens » « ces blancs qu’il faut bien nommer » et qu’il faut « éduquer », mais de souchiens.
-
-
Reconquête N° 292
-
Et maintenant la Jordanie…
Vendredi dernier, pour la première fois, dans les rues d’Amman, on a entendu des slogans réclamant la fin du régime. Or, s’il y a eu de nombreuses manifestations en Jordanie depuis le début du printemps arabe, « le fait de réclamer la fin de la monarchie était récemment encore une chose impensable, comme une ligne rouge que personne n’avait, jusqu’à présent, osé franchir », explique à l’agence Fides Mgr Maroun Lahham, vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem.
Il précise : « Dans d’autres cas, comme en Egypte ou en Tunisie, les Frères musulmans et les groupes islamistes n’ont pas déclenché les soulèvements populaires mais ils se sont unis aux révoltes seulement dans un deuxième temps. En Jordanie, en revanche, ils apparaissent d’ores et déjà comme les protagonistes de la contestation, chevauchant le malaise social. Jusqu’ici, le Roi ne s’est pas prononcé publiquement sur les derniers événements. Espérons que la situation ne précipite pas vers des conflits et des violences. »
En octobre, le roi Abdallah II a dissous le Parlement et nommé un gouvernement provisoire chargé de la gestion du pays jusqu’aux prochaines élections législatives, prévues pour le 23 janvier 2013, mais que les Frères musulmans ont décidé de boycotter.
-
Syrie : les jihadistes pas d’accord
Quelque 14 organisations jihadistes du nord de la Syrie, dont les deux principales, ont diffusé une vidéo où elles font part de leur rejet de la Coalition nationale obtenue aux forceps au Qatar, qu’elles qualifient de complot, comme de tout autre conseil qu’on leur imposerait, et soulignent qu’elles se sont mises d’accord à l’unanimité sur l’instauration d’un Etat islamique…
Il en ressort que la Coalition est donc loin de représenter tous les combattants de l’opposition syrienne, et que la précipitation de François Hollande pour être le premier à reconnaître la Coalition et son très prochain « ambassadeur » en France est une faute politique majeure.
-
La mosquée UOIF de Nantes-les-trois mosquées
« Avec son minaret haut de 17 mètres et son dôme qui change de couleur au gré de la lumière, la mosquée Assalam illumine la ville de Nantes », nous dit Saphirnews, en annonçant l’inauguration, samedi, de la grande mosquée Assalam.
Il y avait là le maire, le président de la région, le sous-préfet, le président de l’UOIF (puisque c’est une mosquée de l’UOIF), le consul d’Algérie, et le consul du Qatar, puisque la mosquée a été financée à 50% par un « donateur privé qatari », comme dit Saphirnews sans rire. Ce qui permet d’affirmer que la mosquée et son « centre culturel » ont été entièrement édifiés grâce à des « fonds privés ». On oublie seulement que le terrain a été gracieusement donné par la municipalité de Jean-Marc Ayrault. Car cette moquée, comme les deux autres grandes mosquées de Lyon, a été voulue par la municipalité. Je citais en 2009 dans Daoudal Hebdo le propos de Patrick Rimbert, adjoint à l'urbanisme, qui expliquait que la ville voulait trois grandes mosquées : « Etant donné les rapports de force différents selon les tendances de l'islam, le risque d'une mosquée unique est de voir une communauté prendre le pas sur les autres. » Pour éviter les problèmes, chacun la sienne…
La mosquée Assalam est la dernière des trois grandes mosquées nantaises à être inaugurée. C’est aussi, de loin, la plus grande des trois, la plus grande de tout l’ouest et la quatrième de France.
Naturellement, l’Association islamique de l’Ouest de la France (AOIF, c’est-à-dire l’UOIF) est intarissable sur le vivre ensemble, sur la moquée ouverte à tous, etc. Rappelons seulement ce que disait l’association dans son argumentaire : « La population Nantaise a visiblement besoin d’un lieu où elle pourrait se réunir pour l’accomplissement de la prière. »
La population nantaise est déjà considérée comme entièrement islamisée. Puisque l’islam est la meilleure religion et a vocation à s’étendre à toute la terre. De gré ou de force. Et ici avec l’appui de Jean-Marc Ayrault.
Aujourd'hui, « la mosquée Assalam illumine la ville de Nantes… »
-
La foi de Dieu
A lire, un très beau texte de l’abbé de Tanoüarn sur la foi, avec une mise au point sur la traduction d'un propos du Christ, une explication de l’épisode du figuier maudit, et un coup de projecteur sur une parabole négligée.
-
La mort et la vie
Extrait du message de Benoît XVI aux participants à la session portugaise de la Cour des Gentils qui se déroulait les 16 et 17 novembre au Portugal, sur « la valeur de la vie ».
La mort d'un être aimé est, pour ceux qui l'aiment, l'événement le plus absurde que l'on puisse imaginer: il est inconditionnellement digne de vivre, il est bon et beau qu'il existe (l'être, le bon et le beau, comme le ferait observer un métaphysicien, sont transcendantalement équivalents). De même, la mort de cette personne apparaît, aux yeux de ceux qui ne l'aiment pas, comme un événement naturel, logique (pas absurde).
Qui a raison? Celui qui aime («la mort de cette personne est absurde») ou celui qui n'aime pas («la mort de cette personne est logique»)?
La première position n'est défendable que si chaque personne est aimée par un Puissance infinie; et c'est pourquoi il était nécessaire de faire appel à Dieu. De fait, celui qui aime ne veut pas que l'être cher meurt, et s'il le pouvait, il l'empêcherait à jamais.
S'il pouvait... L'amour fini est impuissant, l'Amour Infini est tout-puissant.
Eh bien, telle est la certitude que l'Église proclame: «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle» (Jn 3, 16). Oui! Dieu aime chaque personne qui est, pour cette raison, inconditionnellement digne de vivre.
(…)
La valeur de la vie ne devient évidente que si Dieu existe. C'est pourquoi il serait beau que les non-croyants veuillent vivre «comme si Dieu existait». Même en n'ayant pas la force d'y croire, ils devraient vivre selon cette hypothèse; sinon, le monde ne fonctionne pas. Il y a beaucoup de problèmes à résoudre, mais ils ne le seront jamais tout à fait, si Dieu n'est pas placé au centre, si Dieu ne devient pas visible à nouveau dans le monde et déterminant dans notre vie.
-
D'abord comme la parole de Dieu...
Le pape à des évêques français, vendredi dernier :
Dans les débats importants de société, la voix de l’Église doit se faire entendre sans relâche et avec détermination. Elle le fait dans le respect de la tradition française en matière de distinction entre les sphères des compétences de l’Église et de celles de l’État. Dans ce contexte, précisément, l’harmonie qui existe entre la foi et la raison vous donne une assurance particulière : le message du Christ et de son Église n’est pas seulement porteur d’une identité religieuse qui demanderait à être respectée comme telle ; il porte une sagesse qui permet d’envisager avec rectitude les réponses concrètes aux questions pressantes, et parfois angoissantes, des temps présents. En continuant d’exercer, comme vous le faites, la dimension prophétique de votre ministère épiscopal, vous apportez dans ces débats une parole indispensable de vérité, qui libère et ouvre les cœurs à l’espérance. Cette parole, j’en suis convaincu, est attendue. Elle trouve toujours un accueil favorable lorsqu’elle est présentée avec charité, non comme le fruit de nos propres réflexions, mais d’abord comme la parole que Dieu veut adresser à tout homme.
-
Notules sur un concile (28) "Unitatis redintegratio" (1)
« La restauration, qu’il faut promouvoir, de l’unité entre tous les chrétiens, est l’un des buts principaux du saint concile œcuménique Vatican II », proclame la première phrase du décret sur l’œcuménisme. La deuxième phrase rappelle aussitôt que le Christ a fondé « une seule Eglise », mais que plusieurs confessions chrétiennes prétendent être le véritable héritage de Jésus-Christ. Or cette division est un « objet de scandale » pour le monde et un obstacle à la prédication de l’Evangile. Aujourd’hui un peu partout est né un désir d’unité, et même un « mouvement vers l’unité », qu’on appelle le mouvement œcuménique. Le décret va donc définir l’œcuménisme du point de vue catholique, « après avoir exposé la doctrine relative à l’Église ».
-
Sainte Elisabeth de Hongrie
La jeune veuve, avec ses trois enfants, fut chassée du château de Wartburg et se mit à la recherche d'un lieu où trouver refuge. Seules deux de ses servantes demeurèrent à ses côtés, l'accompagnèrent et confièrent les trois enfants aux soins des amis de Ludovic. En voyageant de village en village, Elisabeth travaillait là où elle était accueillie, elle assistait les malades, elle filait et elle cousait. Au cours de ce calvaire supporté avec beaucoup de foi, avec patience et dévouement à Dieu, certains parents qui lui étaient restés fidèles et considéraient comme illégitimes le gouvernement de son beau-frère, réhabilitèrent son nom. Ainsi Elisabeth, au début de l'année 1228, put recevoir un revenu approprié pour se retirer dans le château de famille à Marbourg, où habitait aussi son directeur spirituel Conrad. C'est lui qui rapporta au Pape Grégoire IX le fait suivant: «Le Vendredi saint de 1228, les mains posées sur l'autel dans la chapelle de sa ville de Eisenach, où elle avait accueilli les frères mineurs, en présence de plusieurs frères et de parents, Elisabeth renonça à sa propre volonté et à toutes les vanités du monde. Elle voulait renoncer aussi à toutes ses possessions, mais je l'en dissuadais par amour des pauvres. Peu après, elle construisit un hôpital, elle recueillit les malades et les invalides et elle servit à sa table les plus misérables et les plus abandonnés. L’ayant moi-même réprimandée à ce propos, Elisabeth répondit qu'elle recevait des pauvres une grâce spéciale et l’humilité» (Epistula magistri Conradi, 14-17).
Nous pouvons percevoir dans cette affirmation une certaine expérience mystique semblable à celle vécue par saint François: le Poverello d'Assise déclara en effet dans son testament, qu'en servant les lépreux, ce qui auparavant lui était amer fut transmué en douceur de l'âme et du corps (Testamentum, 1-3). Elisabeth passa les trois dernières années de sa vie dans l'hôpital qu'elle avait fondé, servant les malades, veillant avec les mourants. Elle essayait toujours d'accomplir les services les plus humbles et les travaux répugnants. Elle devint ce que nous pourrions appeler aujourd'hui une femme consacrée dans le monde (soror in saeculo) et forma, avec d'autres amies, vêtues de gris, une communauté religieuse. Ce n'est pas par hasard qu'elle est la patronne du Tiers Ordre régulier de saint François et de l'Ordre franciscain séculier.

