Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le totalitarisme européen (et français) antichrétien

    La Slovaquie avait décidé d’émettre une pièce de 2 euros pour le 1150e anniversaire, l’an prochain, de l’arrivée des saints Cyrille et Méthode dans le pays. Le projet a été soumis à la Commission européenne, laquelle a exigé que soient supprimées les auréoles des saints, ainsi que la croix sur leurs chasubles.

    Plus précisément, ce sont « certains pays » de l’UE qui ont exigé ces mutilations, au nom de la « neutralité religieuse ».

    La liste des pays laïcistes n’est pas difficile à dresser. Au premier rang, la France, qui avait exigé qu’il n’y ait pas de mention des racines chrétiennes de l’Europe dans le projet de Constitution.

    L’affront est d’autant plus mal ressenti en Slovaquie qu’il s’agit d’un pays qui a subi très durement le joug communiste pendant des décennies.

    « L’annulation des attributs principaux qui accompagnent les saints Cyrille et Méthode nous contraint d’observer qu’il s’agit là d’un manque de respect de la tradition chrétienne européenne », écrit le porte-parole de l’épiscopat slovaque, le père Jozef Kovaczik. « En l’année 1988, avant la révolution, les fidèles slovaques ont risqués par leur vie l’annonce des œuvres et de l’enseignement des deux saints. Vivons nous réellement dans un état de droit ou dans un système totalitaire où l’on nous dicte quels attributs sont autorisés ? »

    arton7676-85cb3.jpgL’ironie de l’histoire est que ce qu’on verra d’abord sur la pièce est la grande croix entre les deux évangélisateurs. Celle-là, ni la France ni la Commission ne peut l’enlever. Pour le moment. Car il s’agit de la croix d’Anjou, qui est l’élément principal des armoiries de la République de Slovaquie…

    Nul doute qu’il doit y avoir à la Commission quelques zombies post-soviétiques qui réfléchissent à un projet de directive interdisant tout symbole religieux sur les armoiries et les drapeaux des Etats membres. Il y aura du boulot…

    Au fait, le dessin de la face nationale des pièces en euro est de la responsabilité des Etats. Où est le texte qui interdit les symboles religieux ?

    Au fait – bis on a appris récemment que les nouveaux billets en euros allaient être ornés de la figure d’Europa sur le taureau. Et ce taureau c’est Zeus. Et jusqu’à preuve du contraire Zeus est un dieu. Au nom de la « neutralité religieuse », il est scandaleux que la figure d’un dieu grec soit sur les billets de banque de tous les Etats de la zone euro.

    Ah mais oui mais c’est seulement contre la religion chrétienne qu’on en a. CQFD.

  • Souvenir de l’abbé Houghton

    Dimanche 25 novembre, 10 h, en la chapelle Notre-Dame de la Rose, à Montélimar, messe solennelle célébrée par l’abbé Ribeton, supérieur de district de France de la FSSP, assisté par le R.P. Cyrille (du Barroux), et par l’abbé Meissonnier, à l’occasion du vingtième anniversaire du rappel à Dieu de l’abbé Bryan Houghton.

    Cette Messe sera suivie d’un déjeuner (s’inscrire au plus vite au 06.08.00.82.92), puis d’une lecture de textes de l'abbé Houghton et d’un échange amical.

    Vêpres à 15h 30.

    Chapelle Notre-Dame de la Rose, 26 av. Saint Martin (cimetière), 26200 Montélimar.

  • Le patriarche Michel Sabbah parle de Gaza

    Le patriarche latin émérite de Jérusalem, SB Michel Sabbah, rappelle que la bande de Gaza vit depuis de nombreuses années « sous un embargo absurde, qui rend inhumaine la vie quotidienne d’un million et demi de personnes, en fomentant des sentiments d’hostilité permanente envers Israël. La communauté internationale demeure indifférente et se réveille de sa torpeur seulement face à des escalades comme celle de ces jours-ci ».

    « Derrière les missiles lancés depuis Gaza et les représailles déclenchées de temps en temps par Israël, émerge toujours la question de fond : la question israélo-palestinienne, dit-il à l’agence Fides. C’est le problème qu’il faut affronter et résoudre si l’on veut que Gaza soit en paix et qu’Israël vive dans la paix et la sécurité. »

    Il rappelle que plus de cent responsables chrétiens de Terre sainte ont demandé à la communauté internationale, et en particulier à l’Europe, de soutenir la reconnaissance de « la Palestine à l’ONU » avec le statut d’observateur permanent : « Je ne parviens pas à comprendre de quelle manière cette requête peut être présentée comme une initiative contre la paix. »

    Enfin l’ancien patriarche met en garde : « Si une autorité est constamment humiliée, avec le temps, le peuple prend acte du fait que cette autorité ne vaut plus rien. Abou Mazen est un chef palestinien qui veut la paix. Vu la manière dont il est traité, qui sait qui pourra venir après lui ».

  • Rimsha Masih acquittée

    La haute cour d’Islamabad a déclaré nulle la plainte pour blasphème à l’encontre de Rimsha Masih.

    La jeune chrétienne avait déjà été libérée (sous caution) le 8 septembre, après l’arrestation de l’imam dénoncé par plusieurs témoins comme étant le responsable de la profanation du Coran. Et l’imam avait dit que c’était « la seule façon d’expulser les chrétiens de ce quartier ».

    L’issue paraissait donc évidente, à cela près que l’imam et les témoins s’étaient rétractés…

    La cour a néanmoins retenu les témoignages comme véridiques.

    « Le juge a reconnu l’innocence de Rimsha et la machination ourdie à son encontre. C’est la première fois dans l’histoire du Pakistan qu’une procédure judiciaire pour blasphème se conclut de cette manière. Cette sentence constituera un précédent et sera très utile pour l’avenir mais également pour d’autres cas de blasphème présents aujourd’hui devant les tribunaux », a déclaré son avocat catholique Tahir Naveed Chaudry (son avocat principal est musulman).

    Paul Bhatti a dédié le verdict à son frère Shahbaz.

    Il n’en reste pas moins que l’imam (dont la date du procès n’est pas fixée…) a d’une certaine façon gagné la partie : il avait fait accuser la jeune chrétienne pour que soient expulsés les chrétiens. Or selon Asianews ce sont 600 familles (dont celle de Rimsha qui en outre a dû se cacher) qui se sont enfuies sous les menaces de mort des musulmans.

  • Notules sur un concile (29) "Unitatis redintegratio" (2)

    Le deuxième chapitre définit « l’exercice de l’œcuménisme ».

    Que doit-on faire d’abord ? Eh bien, il faut d’abord travailler à la « rénovation de l’Eglise », rénovation qui consiste « essentiellement dans une fidélité plus grande à sa vocation », par la « réforme permanente dont elle a perpétuellement besoin en tant qu’institution humaine et terrestre ».

    Lire la suite

  • Saint Félix de Valois

    Saint Félix (né en 1127) est, avec saint Jean de Matha (voir 8 février), le fondateur de l’Ordre -des Trinitaires pour le rachat des esclaves chrétiens retenus sous le joug des Sarrazins. La prière des Heures raconte quelques traits merveilleux de sa vie : Arrivé à l’âge de l’adolescence, il se dépouilla plus d’une fois de ses vêtements pour couvrir les indigents. Il demanda à son oncle, le comte Thibaut de Blois, la grâce d’un homicide condamné à mort, lui prédisant que ce meurtrier mènerait bientôt une vie pleine de vertus, ce que l’événement confirma. Plus tard, il se rendit à Rome, sur l’inspiration d’un ange, avec saint Jean de Matha, pour demander au pape la permission de fonder un Ordre. Le pape Innocent III reçut de Dieu pendant la messe une révélation concernant l’Ordre de la rédemption des captifs, et Félix fut, ainsi que ses compagnons, revêtu par le pape lui-même de la robe blanche portant une croix de deux couleurs, costume sous lequel l’ange lui était apparu. Le pape ajouta que cet Ordre, en raison des trois couleurs de son costume, devrait porter le nom de la Très Sainte Trinité. Dans le monastère de Cerfroid, nouvellement fondé, Félix fut honoré d’une apparition de la Très Sainte Vierge. Pendant la nuit précédant la fête de la Nativité, par une permission de Dieu, tous les frères de l’Ordre étaient demeurés endormis à l’heure de Matines, de sorte que, seul, il se trouvait au cœur. Alors il aperçut au milieu du chœur la Sainte Vierge, portant le costume des Trinitaires avec la croix et accompagnée d’une nombreuse phalange d’anges vêtus du même costume. Félix chanta en union avec eux et sous la direction de Marie l’office liturgique. Comme s’il était arraché aux chants d’ici-bas pour être transporté dans le chœur des bienheureux, il fut averti par un ange de sa mort prochaine. Il exhorta alors les siens à une constante charité envers les pauvres et les captifs et mourut le 4 novembre 1212, chargé d’ans et de mérites.

    Dom Pius Parsch