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  • Décidément, ce pape est impossible, et il s’obstine

    VIENNE, 31 jan 2009 (AFP) - Autriche: Benoît XVI nomme à Linz un évêque-auxiliaire ultra-conservateur

    Le Pape Benoît XVI a nommé samedi comme évêque-auxiliaire de Linz (ouest de l'Autriche) un ultra-conservateur qui, selon le quotidien régional Oberösterreichischen Nachrichten, ne figurait même pas sur la liste proposée par l'évêque du diocèse.

    C'est l'évêque de Linz, Ludwig Schwarz, qui a annoncé la nouvelle, tout en se "réjouissant" de cette nomination.

    Le nouvel évêque-auxiliaire de Linz, Gerhard Maria Wagner, âgé de 54 ans, était depuis 20 ans curé de la paroisse de Windischgarsten. Il s'était signalé ces dernières années par des déclarations qui avaient suscité de vives polémiques tant au sein de l'Eglise catholique autrichienne que parmi les fidèles.

    Ainsi, après le tsunami de 2004 en Thaïlande, il avait estimé "qu'il n'y avait peut-être pas de hasard dans le fait que la catastrophe s'était produite à Noël, alors que les riches Occidentaux se ruaient vers la pauvre Thaïlande pour faire la fête".

    De même, après l'ouragan "Katrina" qui avait dévasté La Nouvelle-Orléans en 2005, il avait considéré que "ce n'était peut-être pas le fait du hasard si les cinq cliniques pratiquant l'avortement dans la ville et les boîtes de nuit avaient été détruites", se demandant par ailleurs "si les catastrophes naturelles n'étaient pas la conséquence d'une pollution spirituelle".

    Auparavant, en 2001, il avait mis les jeunes en garde contre la lecture des romans "Harry Potter" de l'écrivain britannique Joanne K. Rowling, estimant qu'elle pouvait mener au "satanisme".

    Cette nomination d'un ultra-conservateur intervient dans la foulée de la levée de l'excommunication de quatre évêques intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), dont l'un, Richard Williamson, un évêque britannique exerçant aujourd'hui en Argentine, avait nié l'Holocauste et l'utilisation des chambres à gaz pour exterminer les juifs.

    Cette décision du pape Benoît XVI a suscité de virulentes critiques de la part de la communauté juive et un grand trouble au sein de l'Eglise catholique elle-même.

    Le 28 janvier, pour tenter de limiter les dégâts, Benoît XVI avait fermement condamné le négationnisme et a exprimé sa "solidarité" aux juifs.

    Les germanophones iront plutôt voir la vidéo de Gloria.tv où le P. Gerhard Maria Wagner, en soutane, explique pourquoi les « signes extérieurs » sont importants pour la foi, notamment dans la liturgie.

  • Bonnet d’âne

    Le site climatsceptique Pensée unique a décerné son bonnet d’âne à France Inter, pour cette « information » donnée par Philippe Abiteboul :

    « Une tempête en 1999, une autre en 2009, deux tempêtes en dix ans, les phénomènes climatiques exceptionnels semblent s'accélérer. Les gaz à effet de serre y sont certainement pour beaucoup. »

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    Ce graphe donne l'évolution du nombre de tempêtes en France entre 1950 et 1999 selon Météo France. La droite bleue représente la régression linéaire. La courbe en jaune, une moyenne lissée. Si tendance il y a dans la variation du nombre des tempêtes (ce qui n'est pas vraiment évident, compte tenu des grandes fluctuations) elle est plutôt à la baisse, alors que la quantité de CO2 émis par l'homme est à la hausse significative depuis 1945.

    (On se souvient que le climatologue Jean Jouzel, vice-président du Groupe international d'experts sur le climat (GIEC), avait relevé une "cohérence" entre l'intensité de la tempête et les prévisions sur le changement climatique. D’où l’« information » officielle.)

  • Pöttering remet ça. A Prague

    Des représentants du Parlement européen et des parlements des quatre pays qui ont assuré ou assureront la présidence de l’UE entre la mi-2008 et la mi-2010 se sont réunis hier à Prague.

    S’exprimant devant la presse, Hans-Gert Pöttering a déclaré que si le traité de Lisbonne n’est pas ratifié il n’y aura pas de nouvel élargissement de l’Union, sauf peut-être à la Croatie. Il a ajouté que le pays qui échouerait à ratifier le traité porterait la responsabilité d’empêcher l’adhésion des Etats qui veulent être membres de l’UE. (Suivez mon regard.)

    Bernard Accoyer a appuyé ce propos. Evidemment, puisque c’était ce qu’avait martelé Sarkozy après le référendum irlandais.

    M. Pöttering n’a pas expliqué pourquoi, dans ces conditions, l’UE était en train de concocter une procédure d’adhésion express de l’Islande…

    N.B. Le même jour était publié un sondage selon lequel 65% des Tchèques sont satisfaits de leur président Vaclav Klaus, en hausse de 5 points (32% sont satisfaits du gouvernement de Mirek Topolanek, en hausse de 3 points).

  • La dictature

    Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED) :

    Les sciences sociales sont en France terriblement propices au politiquement correct. Mais la sphère politique est très largement touchée elle aussi, ce qui ne fait qu’encourager les sciences sociales à poursuivre dans cette voie. Sur la question de l’immigration, c’est encore plus marqué. Il faut prendre parti absolument. Si vos travaux n’entrent pas dans le champ de la polarisation idéologique, ils sont jugés sans intérêt. Aucun écho. S’ils y entrent et qu’ils ne donnent pas les gages suffisants à la défense de l’immigration, des immigrés, de la diversité etc., ils sont dénigrés, balayés ou tout simplement ignorés. C’est un fonctionnement soviétique où l’on ne risque, il est vrai, que sa réputation. Les dégâts en termes de connaissance sont terribles.

    (lu chez François Desouche)

  • La choucroute islamiquement correcte

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    (via François Desouche)

  • Saint Jean Bosco

    En 1878, une nuit, la Sainte Vierge apparaît (une fois de plus) en songe à saint Jean Bosco. Elle lui montre une petite œuvre comprenant deux bâtiments où travaillent quelques dizaines d’orphelins qui apprennent les métiers de la terre et de la vigne. Cette œuvre marche vaille que vaille sous la conduite d’un prêtre du diocèse de Fréjus Toulon. Et Don Bosco voit s’organiser la maison avec toujours plus de jeunes. Il en sort même des Salésiens (la Société de saint François de Sales, qu’il a fondée et qui a été approuvée par Rome en 1869). Le surlendemain, l’évêque de Fréjus-Toulon lui écrit pour lui demander de venir prendre la maison, qui est effet un orphelinat dirigé par l’abbé Vincent. C’est la Navarre (à La Crau), qui servira de noviciat pour la province de Lyon des Salésiens de 1929 à 1959, et qui est toujours un collège salésien ainsi qu’une maison de retraite pour les religieux de la société.

  • Réchauffement climatique

    Plus d'un million de foyers et d'entreprises étaient privés d'électricité jeudi alors qu'un froid intense s'installe après la violente tempête de neige qui a balayé les Etats-Unis du centre à la côte est. Au moins 23 morts ont été attribuées à cet épisode neigeux qui a débuté lundi.

    Mercredi soir tard, le président Barack Obama a signé le décret fédéral d'urgence tandis que les équipes des compagnies d'électricité s'affairaient 24 heures sur 24 pour tenter de rétablir le courant dans les deux Etats les plus touchés, le Kentucky et l'Arkansas, littéralement pris sous les glaces. Le Kentucky, qui se remet à peine du passage de l'ouragan Ike en 2008, compte à lui seul quelque 500.000 personnes privées d'électricité.

    D'ores et déjà, les compagnies d'électricité, qui estiment à 1,33 million de foyers et d'entreprises privés de courant, ont averti que certains de leurs clients devront peut-être attendre jusqu'à la mi-février avant un rétablissement des lignes.
    Nombre d'Américains se sont rendus dans les refuges tandis que d'autres ont recours à des chauffages de fortune alors que les services de secours craignent une aggravation de la situation avec la plongée du thermomètre.

    (AP)

  • Le Maroc interdit les prénoms berbères

    Le gouvernement marocain a envoyé cette semaine à toutes ses ambassades et tous ses consulats à l’étranger une liste de prénoms interdits. Les prénoms chrétiens, évidemment, étaient déjà interdits. Cette fois il s’agit des prénoms berbères. « Nous interdisons les prénoms berbères parce qu’ils ne sont pas en accord avec l’identité, et parce qu’ils sont une porte ouverte à la prolifération de prénoms dépourvus de sens », déclare Idris Bajdi, haut-fonctionnaire marocain, dans un quotidien néerlandais.

    Une grande partie des immigrés marocains sont d’origine berbère (amazigh), et les prénoms spécifiquement berbères ne sont pas musulmans. Surtout quand il s’agit de Kahina, surnom de la reine Amazigh qui fut vers 700 l’héroïne de la résistance à la conquête arabo-musulmane…

    Lorsque le gouvernement marocain invoque « l’identité », il s’agit de l’identité marocaine vue comme consubstantiellement arabe et musulmane.

    Le Maroc est un pays musulman modéré…

  • L’UE contre la discrimination frappant les communistes albanais…

    L'Union européenne estime que l'adoption d'une loi en Albanie autorisant l'ouverture des dossiers secrets de l'époque communiste dénote un manque de dialogue politique et d'indépendance du système judiciaire dans le pays, alors que Tirana envisage un processus d'adhésion à l'UE.

    "L'Union européenne attache une grande importance au dialogue politique dans tout le spectre politique. Cela a une importance centrale dans les critères d'accession à l'UE", prévient la présidence tchèque.

    Le texte adopté fin décembre interdit l'entrée dans la fonction publique jusqu'en 2014 aux anciens membres des organes d'Etat qui ont pratiqué la violence sous l’atroce régime stalinien ou qui ont servi d'informateurs aux implacables services secrets.

    Cette loi de “lustration” a déjà été condamnée par le Conseil de l'Europe et les Etats-Unis.

    Le Premier ministre albanais Sali Berisha avait dit s'inspirer du modèle tchèque…

  • Préfecture gribouille

    Des échauffourées ont éclaté hier lors de la dispersion de la manifestation place de l'Opéra. Les manifestants harcelaient les forces de l'ordre, lançant divers projectiles, dont des pierres, des bâtons et des bouteilles. Une voiture a été renversée et incendiée. Auparavant, des manifestants avaient mis le feu à des poubelles placées dans la largeur du boulevard des Capucines, dressant un mur de flammes en face d'un cinéma. Les vitres d'une banque ont volé en éclats.

    La préfecture de police avait interdit à la Marche pour la Vie son itinéraire aboutissant place de l’Opéra parce que les riverains étaient traumatisés par les débordements à la fin des manifestations pro-palestiniennes…

  • En Espagne, c’est l’année de prière pour la vie

    La Conférence épiscopale espagnole a déclaré 2009 Année de prière pour la vie, sur le thème Béni soit le fruit de tes entrailles. Cette initiative sera lancée dans tous les diocèses d'Espagne à partir du 2 février.

    Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque de Carthagène et président de la sous-commission épiscopale pour la famille et la défense de la vie, a déclaré que cette initiative est « urgente dans le contexte des nouvelles lois qui veulent encourager l'avortement et l'euthanasie en Espagne ».

    A cette occcasion, Mgr Reig Pla a invité tous les fidèles, et en particulier les familles et les personnes malades à prier et à « offrir des sacrifices spirituels » à cette intention. Il a par ailleurs demandé aux paroissiens d'encourager la prière du chapelet et l'adoration devant le Saint-Sacrement.

    Afin de faciliter la prière, la sous-commission a distribué du « matériel de travail » aux délégations de pastorale familiale de toute l'Espagne : on trouve notamment un chapelet, des prières pour la vie, des prières pour l'adoration devant le Saint-Sacrement et pour la célébration de l'Eucharistie et de la liturgie des Heures.

  • La relance économique par l'avortement…

    Aux Etats-Unis, les démocrates proposent que 200 millions de dollars soient versés au Planning familial, au titre des crédits alloués par l'Etat fédéral au plan de relance de l'économie. Sic.

    Le républicain John Boehner s’est élevé contre ce projet, demandant en quoi une telle dépense était supposée "stimuler l'économie".

    Nancy Pelosi, chef de file du parti démocrate à la Chambre des représentants, a expliqué que le financement du Planning familial permettrait à l'Etat de réduire les coûts budgétaires liés aux naissances. Sic.
    Il s’agirait aussi de renvoyer l’ascenseur au Planning familial qui a substantiellement contribué à la campagne présidentielle d’Obama…

    On s’attend cependant à ce que Obama demande le retrait de cette proposition. Il considérerait que si cette politique est souhaitable, elle ne devrait pas faire partie du plan de relance économique. Et Robert Gibbs, responsable des relations avec la presse à la Maison Blanche, a déclaré qu'Obama était inquiet qu'une telle proposition puisse faire échouer le plan de relance, qui pourrait être refusé pour ce motif par l'ensemble des républicains.

    (via avortement-ivg)

  • Le pape et les nullités de mariage

    Benoît XVI a reçu hier en audience, comme à chaque début d’année judiciaire, les membres du tribunal de la Rote romaine (la cour d’appel des tribunaux ecclésiastiques).

    Il a critiqué "la multiplication exagérée et presque automatique des déclarations de nullité, en cas d'échec du mariage, sous le prétexte d'une quelconque immaturité ou faiblesse psychique du contractant".

    L’instruction Dignitas Connubii (25 janvier 2005), a-t-il rappelé, souligne que pour pouvoir reconnaître l’incapacité psychique il faut qu'un "trouble spécifique perturbe gravement le raisonnement ou provoque chez le sujet un trouble profond au point d'être incapable de s'acquitter des devoirs matrimoniaux essentiels".

    On court le risque, a poursuivi le Saint-Père, "de tomber dans un pessimisme anthropologique qui, étant donné le climat socio-culturel, rendrait le mariage pratiquement impossible. Réaffirmer la capacité humaine innée au mariage est le point de départ pour aider les conjoints à percevoir la véritable nature du mariage, et son importance au plan du salut. Ce qui est en jeu, c'est la vérité même du mariage et de sa nature juridique intrinsèque, préliminaire indispensable de perception et de valorisation des conditions du mariage. Cette capacité doit être rapprochée à l'essence même du mariage, comme communauté conjugale de vie et d'amour fondée par le Créateur et soumise à ses lois".

    Le Pape a souligné que certains courants anthropologiques humanistes, "tendant à une autoréalisation et à une auto-transcendance égocentrique, idéalisent l'individu et le mariage au point de nier la capacité psychique de beaucoup de sujets, fondant ce jugement sur des éléments qui ne correspondent pas aux exigences essentielles du lien matrimonial. Les causes de nullité pour incapacité psychique exigent donc que le juge s'appuie sur des experts afin de vérifier la réalité de l'incapacité, laquelle demeure une exception au principe naturel de la capacité permettant de comprendre, de décider et de réaliser le don de soi qui créé le lien conjugal".

    (AFP, Eucharistie miséricordieuse)

  • Sainte Martine

    Issue de noble race, entourée des délices et des charmes séduisants d'une vie livrée au luxe, elle vécut au milieu des trésors d'un palais opulent.

    Mais elle dédaigne ces jouissances d'une vie terrestre; elle se donne au Seigneur; et sa main généreuse , versant les richesses au sein des pauvres du Christ, cherche la récompense des cieux.

    Ni les ongles de fer, ni les bêtes, ni les verges qui sillonnent cruellement ses membres, n'ont ébranlé son courage. Descendus du séjour des bienheureux, les Anges la fortifient par un pain céleste.

    Le lion même, oubliant sa férocité, se prosterne paisible à tes pieds, ô Martine! Au glaive seul est réservé l'honneur de t'ouvrir la demeure des cieux.

    Tes autels, sur lesquels l'encens s'élève en nuage odorant, font monter vers toi nos prières assidues; ton nom vient effacer, par une pieuse relation, le souvenir profane d'une fausse divinité.

    Protège le sol qui t'a vu naître; accorde un repos paisible à la terre des chrétiens; renvoie sur le pays infidèle des Thraces le bruit des armes et les cruels combats.

    Rassemble tous les rois avec leurs bataillons, sous l'étendard de la croix; délivre Jérusalem de la captivité, venge le sang innocent, et renverse à jamais les remparts du Turc notre ennemi.

    O Vierge, notre appui, notre gloire éclatante, reçois l'hommage de nos cœurs. Agrée les vœux de Rome qui te chante et t'honore dans son amour.

    Eloigne de nous les joies mauvaises, ô Dieu, dont le bras soutient les Martyrs; Unité, Trinité, donne à tes serviteurs cette lumière par laquelle tu daignes faire le bonheur des âmes. Amen.

    (Urbain VIII, hymnes pour la fête de sainte Martine, traduction dom Guéranger)

  • Bonne nouvelle

    Il n’y aura pas de statue de Galilée dans les jardins du Vatican.

    Mgr Gianfranco Ravasi, le calamiteux président du Conseil pontifical pour la culture, avait lancé en mars l'idée d'une statue pour rendre hommage à l’astronome, mais "finalement cela ne se fera pas", a-t-il déclaré sans donner d’explication. Il a seulement précisé que, malgré l'existence d'un sponsor et la réalisation d'une maquette, la statue ne verra pas le jour "pour le moment", car "nous avons plutôt suggéré au sponsor de financer des institutions qui se consacrent à la philosophie et à la science en Afrique".

    Mgr Ravasi était interrogé lors d'une conférence de presse pour présenter un congrès international sur Galilée organisé du 26 au 30 mai à Florence par une institution jésuite avec le soutien du Vatican.

    Il en a profité pour répéter à propos du procès de Galilée que "ce fut une erreur d'avoir voulu empêcher la légitime autonomie de la science". Or ce n’est pas du tout la question, comme le prouve le fait que le principal inquisiteur à ce procès, saint Robert Bellarmin, était précisément convaincu de la légitime autonomie de la science, comme l’était le pape Urbain VIII qui avait d’abord soutenu les travaux de Galilée, et comme l’était, 90 ans plus tôt, le pape Paul III auquel Copernic avait dédié son livre établissant l’héliocentrisme (voir Daoudal Hebdo N° 13).

    C’est une bonne nouvelle qu’il y ait eu une opposition au projet de Mgr Ravasi et que cette opposition ait remporté la partie. (Il n’est pas interdit de se souvenir du propos de Benoît XVI sur « l’arrogance » des scientifiques, et sur le fait que la science a besoin de la théologie pour ne pas errer, lors du congrès pour le 10e anniversaire de l'encyclique Fides et ratio.)

  • A propos des discussions avec Rome

    La Porte latine a mis en ligne le sermon de l’abbé de Cacqueray, supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pie X, dimanche à Saint-Nicolas du Chardonnet. Il s’agissait bien sûr de la levée (et non du retrait, comme indiqué en sous-titre) des excommunications. L’abbé de Cacqueray évoque trois domaines dans lesquels le concile Vatican II s’oppose selon lui à la Tradition, et qui doivent donc être au cœur des discussions avec Rome. Le problème est qu’il caricature tellement l’enseignement de Vatican II qu’on ne voit guère comment il est possible de discuter sur de telles bases.

    Le « premier domaine » est celui qui concerne la reconnaissance par les chefs d’Etat de la souveraineté du Christ sur la société. Certes Vatican II marque une évolution sur ce plan, mais au lieu de donner, et de critiquer s’il le veut, les raisons de cette évolution, il assène : « Le Concile a prôné la séparation de l’Eglise et l’Etat et la complète neutralité de l’Etat dans le domaine religieux. » Or les mots séparation et neutralité ne figurent pas dans les textes du concile.

    Le « deuxième domaine », c’est la façon dont le concile parle des autres religions : « Il a considéré qu’elles pouvaient être d’autres voies de salut pour les hommes », ce qui a « cassé » l’effort et même la vocation missionnaire. Or il n’y a aucune phrase qui dise cela dans les textes du concile. C’est contraire aux tout premiers mots de ces textes (Lumen gentium cum sit Christus), et à ce que dit Nostra aetate : si les autres religions contiennent « un rayon de la vérité », l’Eglise « est tenue d’annoncer sans cesse le Christ qui est la voie, la vérité et la vie ». Ce qui est souligné dès Lumen Gentium (17), Et il y a un texte entier, de 60 pages (Ad gentes) sur la nécessité de l’activité missionnaire qui commence ainsi : « Envoyée par Dieu aux païens (…), l’Eglise, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité et obéissant au commandement de son Fondateur, est tendue de tout son effort vers la prédication de l’Evangile à tous les hommes. »

    L’abbé de Cacqueray cite ensuite le fameux propos sur les musulmans. Mais il ne s’agit pas d’un jugement sur l’islam, il s’agit des personnes de confession musulmane. Et ce témoignage d’« estime » pour ces personnes qui adorent le Dieu créateur, miséricordieux et tout-puissant, vient juste après le propos sur l’Eglise qui « est tenue d’annoncer sans cesse le Christ qui est la voie, la vérité et la vie ». La référence qui est donnée est la lettre de Grégoire VII au sultan de Mauritanie, 889 ans avant Vatican II, que voici :

    Ta Noblesse nous a cette année envoyé une lettre pour que nous ordonnions évêque, selon les dispositions de la loi chrétienne, le prêtre Servandus. Ce que nous avons eu à cœur de faire, parce que ta requête nous apparaissait juste et excellente. Tu nous as aussi envoyé des présents et, par déférence envers le bienheureux Pierre, prince des Apôtres, et pour l’amour de nous, tu as renvoyé les chrétiens qui étaient retenus captifs parmi vous ; tu as également promis de renvoyer les autres captifs. C’est Dieu, créateur de toutes choses, sans qui nous ne pouvons rien faire ni même penser de bon, qui a inspiré à ton cœur cette bonne action, c’est lui, qui éclaire tout homme venant en ce monde, qui a éclairé ton esprit en cette intention. Car le Dieu tout-puissant qui veut sauver tous les hommes et n’en perdre aucun, n’apprécie en nous rien tant que l’amour du prochain après l’amour de lui et le soin de ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qui nous soit fait. Cette charité, à l’évidence, vous et nous, nous nous la devons plus expressément qu’aux autres nations, puisque nous reconnaissons et confessons, de façon il est vrai différente, le Dieu unique, que chaque jour nous louons et vénérons comme créateur des siècles et maître de ce monde. Car, ainsi que le dit l’Apôtre, “c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux n’a fait qu’un peuple”.

    Depuis qu’ils connaissent par nous cette grâce que Dieu t’a accordée, plusieurs nobles romains admirent sans réserve et célèbrent ta bonté et tes vertus. Parmi eux, deux de nos familiers, Albericus et Censius, élevés avec nous presque dès l’adolescence dans le palais romain, désirent beaucoup parvenir à ton amitié et à ton affection, et te rendre cordialement service pour ce qui te plaira de notre côté. Ils t’envoient des hommes à eux par qui tu sauras combien ils t’estiment sage et noble et combien ils veulent et peuvent te rendre service. Nous recommandons ces hommes à ta Magnificence, afin que tu apportes tout ton soin à faire preuve, à leur égard, pour l’amour de nous et pour récompenser de leur confiance ceux que nous avons nommé plus haut, de cette même charité que nous désirons toujours manifester à l’égard de toi et des tiens.

    Car Dieu sait bien que nous te chérissons sincèrement pour Sa gloire et que nous désirons ton salut et ta gloire dans la vie présente et future, et de cœur et de bouche nous lui demandons qu’après un long séjour en cette vie il te conduise lui-même dans le sein de la béatitude du très saint patriarche Abraham.

    Le « troisième domaine » est celui de la collégialité : « Notre Seigneur Jésus-Christ n’a pas fait des Apôtres un Collège qui serait à côté du successeur de Pierre, comme une sorte d’Assemblée Constituante, qui porterait un contre-pouvoir dans l’Eglise. Or le Concile Vatican II a touché à la Constitution même de l’Eglise en faisant du corps des évêques une sorte de Collège, qui est comme un autre pouvoir, qui paralyse celui du Pape depuis le Concile. »

    Outre le fait que l’Eglise catholique n’a jamais contesté la collégialité des Eglises orientales, ce que dit l’abbé de Cacqueray est contraire à la lettre même du concile : le collège des évêques ne peut pas être un autre pouvoir, puisqu’il n’existe qu’en union avec son chef le Pontife romain et jamais en dehors de son chef, et sans préjudice pour le pouvoir de celui-ci (Lumen gentium 22). Ce que souligne lourdement la fameuse note explicative qui a été ajoutée pour répondre aux progressistes qui, eux aussi, voyaient le collège comme un contre-pouvoir au pouvoir du pape.

    (Quant à l’esprit du concile en la matière, le véritable esprit du concile, c’est l’insistance sur l’Eglise vue comme communion, en tant que corps mystique du Christ, ce qui est d’une autre portée spirituelle que de privilégier son aspect de société hiérarchique.)

    La question est que, dans les discussions avec Rome, il ne suffira pas de donner l’interprétation que l’on fait du concile, il faudra se référer aux textes…

  • L’objectif de la loi SRU

    Lu sur altermedia

    Dès l’ouverture du débat sur le logement à l'Assemblée, le gouvernement renonce officiellement à modifier les règles de calcul de logements sociaux dans les villes qui en vertu de la Loi SRU doivent atteindre 20%.

    La loi SRU ne concerne en effet que les logements loués. Or, beaucoup d’élus souhaitaient, à juste titre, ajouter aux décomptes du parc social, les logements sociaux en accession à la propriété.

    La gauche, résolument contre, a fait le forcing et cette modification logique est enterrée.

    On peut se demander pourquoi exclure ainsi les logements sociaux en accession à la propriété qui permettent également d’assurer la mixité sociale répondant ainsi à l’ objectif affiché de la Loi SRU.

    Tout simplement parce que l’objet de Loi SRU n’est pas la mixité sociale mais l’étalement de l’immigration dans tous les quartiers. Dès lors que l’accession à la propriété sociale concerne particulièrement les couches populaires franciennes, ces logements ne doivent pas être pris en compte.

  • « Balle perdue »…

    Un chauffeur-livreur a été blessé hier en fin de matinée par une balle perdue dans le quartier de la Grande-Borne à Grigny.

    Selon les premiers éléments de l'enquête, des coups de feu ont retenti alors que deux hommes avaient une "explication". Le chauffeur-livreur qui passait par là a pris une balle dans l’épaule…

  • L’islam réel à Rosengaard

    A Rosengaard, quartier « sensible » de Malmö (Suède), où des émeutes avaient éclaté en décembre après la fermeture (par son propriétaire) d’un « centre culturel » musulman, les islamistes contrôlent le comportement des familles et fixent les règles de la vie sociale, constate un rapport remis au gouvernement.

    Les femmes qui ne portaient pas le voile dans leur pays d'origine sont contraintes de le revêtir, les jeunes filles sont mariées à l’étranger, "des familles qui viennent de s'installer et qui n'ont jamais été particulièrement religieuses ou traditionnelles admettent qu'elles vivaient plus librement dans leur pays d'origine".

    « C’est complètement inacceptable », dit le ministre de l’Intégration…

    (Ne disons pas : pauvres Suédois. Il en est ainsi de plus en plus dans certains quartiers de villes françaises.)

  • Les Turcs en Allemagne : « pour toujours étrangers »

    Lu chez François Desouche, d’après un article du Monde

    Selon une étude publiée lundi 26 janvier par l’Institut berlinois pour la population et le développement, la communauté turque - 2,8 millions de personnes, dont un million de naturalisés allemands - souffre d’un taux exceptionnellement élevé de chômage et d’échec scolaire, comparé à l’ensemble des immigrés vivant outre-Rhin: 30 % des jeunes d’origine turque quittent l’école sans le moindre diplôme, seuls 14 % obtiennent le baccalauréat.

    Des chiffres “dramatiques”, a reconnu la secrétaire d’Etat chargée de l’intégration, Maria Böhmer.

    “Pour toujours étrangers”, titrait, polémique, l’hebdomadaire Der Spiegel du 26 janvier.

    “L’Allemagne a trop longtemps pensé que ces immigrés, venus comme “travailleurs invités” dans les années 1950, retourneraient un jour chez eux. On en paie aujourd’hui les résultats“, regrette Franziska Woellert, l’une des auteurs de ce rapport.