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  • En Afghanistan

    Le chef d’état-major interarmées américain, l’amiral Michael Mullen, déclare : « Nous n’avons pas assez de troupes. J’ai besoin d’au moins trois brigades de plus » en Afghanistan. Soit plus de 10.000 hommes. Car « tous les indicateurs de violence sont en hausse cette année ».

    32 soldats non-afghans ont été tués ce moi-ci.

    L’amiral Mullen espère que les Etats-Unis seront en mesure de réduire le niveau de leurs troupes en Irak à l’automne, « ce qui me permettra d’envoyer plus d’hommes au combat en Afghanistan ». Sic.

    Le général Mullen parle des forces sous commandement américain direct. Il y a aussi en Afghanistan les forces de l’Isaf, sous commandement de l’OTAN. Un général allemand a estimé dimanche qu’il manquait jusqu’à 6.000 soldats à cette force.

    L’Isaf compte aujourd’hui 53.000 soldats, contre 33.000 il y a 18 mois.

    Les Etats-Unis sont entrés en Afghanistan en octobre 2001...

  • Michel Barnier s’écrase, naturellement

    « Je veux obliger la Commission européenne à s’expliquer », disait Michel Barnier.

    A son arrivée au sommet des ministres de la pêche, à Luxembourg, Michel Barnier a déclaré : « Malheureusement, il n’y a aura plus de pêche cette année puisqu’elle a pris cette décision. »

    Il ne demande donc rien du tout. Il prend acte de la décision des maîtres de l’Europe, après avoir fait semblant de regimber.

    Comme d’habitude.

    Michel Barnier savait que la France et l’Italie allaient se retrouver isolées. L’Espagne s’est rangée au diktat de la Commission. C ’est pourquoi il n’avait même pas répondu à la question du JDD sur un vote.

    La politique de la pêche est communautaire. La France est forcément minoritaire face aux pays du Nord fanatiques de la protection des espèces (surtout du thon rouge qu’ils n’ont pas...) et aux pays qui n’ont pas de pêcheurs et se moquent du problème.

    Il serait plus que temps de se demander à quoi sert un ministre de la pêche. Et de l’agriculture. Etc.

  • Le Pen et la présidence française de l’UE

    Jean-Marie Le Pen tenait ce matin une conférence de presse sur le thème : « La Présidence Française de l’Union européenne, pour quoi faire ? » Voici quelques extraits de son exposé :

    L’hypocrisie et le cynisme ont des limites. Il s'agit en effet du troisième NON au même texte, puisque le traité de Lisbonne reprend pour l'essentiel les éléments du projet de Constitution européenne déjà rejeté par la France et les Pays-Bas au printemps 2005.

    Dès lors, les choses sont claires : les citoyens ne veulent plus de cette Europe-là.

    La tentative de passage en force pour faire ratifier le nouveau traité européen par voie parlementaire, en refusant tout référendum, a abouti à une radicalisation de l'opinion publique contre les institutions et les dirigeants de l'Union.

    En réaction, les Irlandais ont courageusement et symboliquement exprimé l’exaspération d’une majorité d’Européens devant la méthode « anti démocratique » retenue.

    Si les européistes en doutent, je les mets au défi de soumettre le Traité aux peuples d’Europe par référendum.

    (...) De juin 2008 à mi 2009, la récession américaine causée par la crise du marché hypothécaire, dite crise des «subprime», devrait se transformer en véritable dépression. La déflagration américaine se propagera, par effet de contagion, en Europe et en Asie, sous forme de « stagflation ».

    Elle sera amplifiée par le troisième choc pétrolier, la hausse du prix du brut entrainant mécaniquement le retour de l’inflation.

    De plus, il est très probable qu’un 3éme choc économique majeur, après les « subprimes » et la crise pétrolière, se produira d’ici l’automne 2008 : il s’agit de l’explosion de la bulle spéculative des « CDS », un monstre financier dérivé du crédit et qui représente un marché d’environ 50.000 milliards de dollars, soit 5 fois l’ampleur des «subprimes ».

    L’effet des pertes enregistrées sera dévastateur pour la solidité financière du système bancaire international.

    Si rien n’est tenté pour endiguer cette menace, d’ici 2009, les conséquences pour la France et les Français devraient être dramatiques:

    Un sursaut est essentiel.

    Il faut mettre en place un «bouclier anticrise » par une politique créatrice de valeur pour les peuples et rétablir une Europe socialement responsable et politiquement assise sur les nations souveraines.

    Nicolas Sarkozy en a la possibilité. Grâce aux pouvoirs exécutifs conférés par le Conseil Européen, il a toutes les cartes en mains. Il est en position de nous démontrer véritablement sa sincérité et son ardeur réformatrice pour convaincre, dès l’été 2008, les autres chefs d’état et de gouvernement européens de changer de cap.

    Un certain nombre d’enquêtes montrent qu'une majorité de citoyens européens jugent "négatif" l'impact de l'Euro sur l'économie de leur pays.

    Aussi au nom de tous les Français, je lance un autre défi solennel au nouveau Président de l’Union Européenne, celui d’établir un «Euro-Or », seul moyen de sauvegarder notre intégrité face à l’idéologie destructrice de la Banque Centrale Européenne.

    Ce dispositif est le seul qui permettra de résoudre un grand nombre de difficultés économiques et sociales structurelles dans la zone euro.

    Cette action de « salut public » est indispensable, et je demande à chacun de prendre date.

    Si Nicolas Sarkozy ne saisissait pas cette chance historique, le Front National seul véritable gardien des intérêts politiques, économiques et sociaux des Français proposera son plan B : une « nouvelle gouvernance économique et sociale » au service de la France et de l’Europe des nations.

    Cette « nouvelle gouvernance économique et sociale » que je présenterai dans les mois qui viennent, dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, aura pour objectif une politique monétaire plus orthodoxe, plus protectrice, afin de privilégier la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat de nos compatriotes.

    Plus généralement, il faudra retrouver les moyens de la souveraineté pour endiguer la submersion humaine et économique de la France et des nations européennes.

  • Le marketing contre la « diversité »...

    Voici l’essentiel d’une dépêche de l’AFP qui révèle un curieux état de fait.

    « J'ai demandé à l'agence des blacks pour notre prochain défilé mais il n'y en a pas », dit Mario Lefranc, de la jeune griffe Lefranc-Ferrant. « Il y en a marre des Russes blondes ! » ajoute-t-il.

    « En ce moment, il faut vraiment faire un effort. Il n'y a pas de blacks sur le marché, les agences n'en envoient pas, ça devient l'invasion des filles d'Europe de l'Est, de ces canons de beauté », dit-on de même dans l'entourage de Jean-Paul Gaultier, pourtant apôtre de la « diversité ».

    Pour l'historienne de la mode Lydia Kamitsis, « aujourd'hui où la diversité est promue, beaucoup plus acceptée », la logique voudrait que « ça se traduise immédiatement sur les podiums, or c'est exactement l'inverse ».

    Dans les années 60, explique-t-elle, il y avait « une sorte d'uniformité et de prégnance de la race blanche ». Il y a eu une « rupture radicale » dans le milieu des années 60, qui « a été d'utiliser des mannequins noirs en cover girls mais aussi en défilés ». Dans les années 80, « c'est une explosion de diversité », avec « des mannequins de toutes cultures, de tous formats, et puis tout ça progressivement disparaît pour assister à cette uniformité et cette prégnance blanche aujourd'hui ».

    Des couturiers comme Azzedine Alaïa et Jean-Paul Gaultier ont voulu « casser le moule des canons de beauté ». Aujourd'hui, « il y a une tendance générale à vouloir au contraire se fondre dans une certaine uniformité, une neutralité », ajoute-t-elle. Le champ d'action des créateurs est « très restreint par les stratégies de marketing », la « logique de produit » et « une prise de risque zéro ».

    Par ailleurs, « le marché de la mode, les marchés dits émergents comme la Chine et la Russie , les pays arabes, sont des sociétés qui ne sont pas particulièrement réputées pour leur mixité ou en tous cas pour l'acceptation de la mixité culturelle ». « Le mannequin blanc est sans doute le plus passe-partout pour atteindre ces clientèles-là. »

    « Il faut vendre », résume Renée Dujac-Cassou, directrice de l'agence de mannequins Crystal. Et « ce qui a toujours fait rêver les gens, c'est la blonde aux yeux bleus. C'est aussi bête que ça. La belle Africaine, ça ne fait rêver personne. Une princesse tibétaine, elle ne fait rêver personne aujourd'hui, une princesse chinoise non plus. » De ce fait, la proportion de mannequins non blancs sur les podiums « sera toujours extrêmement limitée »...

  • Non à la banalisation des crimes du communisme

    Communiqué de Louis Aliot

    L’assemblée plénière du Conseil Régional de Midi-Pyrénées accueillera le jeudi 26 juin 2008 à 11h45, sous la présidence du socialiste Martin Malvy, le président de l’assemblée nationale vietnamienne.

    Au-delà de l’attitude scandaleuse du Président de Région qui a tendance à se considérer de plus en plus comme un chef d’état, le groupe Front National, en signe de protestation, quittera l’hémicycle régional pour ne pas cautionner un régime au passé criminel et au fonctionnement antidémocratique.

    Je rappelle que l’assemblée nationale vietnamienne est composée d’élus choisis par le Parti Communiste vietnamien et par le Front de la Patrie du Vietnam. Son travail législatif est étroitement contrôlé par le gouvernement et consiste principalement à appliquer la politique du Parti.

    Le Front National rappelle son engagement historique aux côtés des peuples opprimés par le communisme et dénonce cette tentative de banalisation d’un des plus grands totalitarismes de la planète.

  • Le gouvernement serbe sera européiste

    Le parti socialiste serbe a finalement donné son accord pour former un gouvernement avec la coalition menée par le parti démocratique du président Tadic.

    Les négociations avaient commencé samedi après l’échec des discussions entre le parti socialiste et le parti démocratique du Premier ministre sortant Vojislav Kostunica et le parti radical.

    Hélas.

  • Le Sénat supprime l’amendement hypocrite

    Le Sénat a supprimé l’amendement introduit par les députés dans la réforme de la Constitution rendant obligatoire un référendum pour l’adhésion à l’UE d’un pays dont le nombre d’habitants dépasse 5% de la population européenne.

    L’amendement a été supprimé par 297 voix contre 7. Les sénateurs de tous les partis ont dénoncé un amendement « offensant » et « discriminatoire » pour la Turquie.

    Ce qui n’est évidemment pas faux. Et comme l’a bien dit le sénateur socialiste Bernard Frimat, « on a le droit d’être pour ou contre l’adhésion de la Turquie mais on n’a pas le droit de se cacher derrière une réaction hypocrite ».

  • Gérard Longuet de nouveau mis en examen

    Gérard Longuet, aujourd’hui sénateur de la Meuse , a de nouveau été mis en examen pour « recel d’abus de bien social » dans un nouveau volet de l’affaire du financement du parti républicain entre 1987 et 1991, enquête dans laquelle il est déjà poursuivi depuis 1995.

    Il est reproché à Gérard Longuet, à l’époque président du PR mais aussi ministre des Postes et Télécommunications, d’avoir enjoint la société La Signalisation à verser une commission de 16 millions de francs au profit d’une société panaméenne dirigée par l’un de ses collaborateurs pour rémunérer son intervention dans un litige financier opposant La Signalisation au Koweit...

    Cinq autres personnes, dont l’ancien trésorier du parti disparu, Jean-Pierre Thomas, sont également poursuivies.

    D’autre part, le promoteur Christian Pellerin a été mis en examen dans un autre volet de cette affaire, pour un prêt présumé illégal pour l’achat du siège du PR.

  • Nativité de saint Jean Baptiste

    Ut queant laxis resonare fibris
    Mira gestorum famuli tuorum,
    Solve polluti labii reatum, Sancte Johannes.

    Nuntius celso veniens olympo.
    Te patri magnum fore nasciturum,
    Nomen et vitæ seriem gerendæ
    Ordine promit.

    Ille, promissi dubius superni,
    Perdidit promptæ modulos loquelæ;
    Sed reformasti genitus peremptæ
    Organa vocis.

    Ventris obstruso recubans cubili,
    Senseras regem thalamo manentem :
    Hinc parens, nati meritis, uterque
    Abdita pandit.

    Sit decus Patri, genitæque Proli,
    Et tibi, compar utriusque virtus
    Spiritus semper, Deus unus,
    omni Temporis ævo. Amen.

    Pour que d'une voix étendue et puissante vos serviteurs fassent retentir les merveilles de vos actes, bannissez, ô saint Jean, l'indignité de nos lèvres souillées.

    Un messager venu des célestes sommets annonce à votre père que vous naîtrez et serez grand; le nom que vous porterez, la vie que vous mènerez, il expose par ordre toutes choses.

    Lui doute des célestes promesses, et soudain il n'a plus le pouvoir d'articuler les sons; mais, en naissant, vous restaurez l'organe de sa voix éteinte.

    Reposant dans le secret des entrailles maternelles, vous aviez senti la présence du roi séjournant en sa couche nuptiale; en suite de quoi, par le mérite de leur fils, votre père et votre mère découvrirent tous deux les mystères.

    Honneur au Père, et au Fils qu'il engendre, ainsi qu'à vous, puissance éternellement égale aux deux, ô Esprit, Dieu unique, dans toute la suite des âges. Amen.

    (Hymne des vêpres, traduction de Dom Guéranger. Chaque hémistiche de la première strophe commence par une note différente et monte la gamme. On a pris la première syllabe de chaque vers pour désigner les notes de la gamme : ut, ré(sonare), mi(ra), fa(muli), sol(ve), la(bia). Dans les gammes de plain chant il n’y a pas de « sensible », ici il n’y a donc pas de si. On a pris ensuite les initiales de saint Jean : Sancte Iohannes. C’est Guido d’Arezzo, au début du XIe siècle, qui avait découvert cette particularité de l’hymne et trouvé ainsi le moyen d’apprendre la gamme à ses étudiants. L’hymne est de Paul Diacre, historien lombard du VIIIe siècle.)