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  • Le non irlandais et la démocratie selon les eurocrates

    Communiqué de Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre

    N’en déplaise à Alain Lamassoure, le non irlandais n’est pas seulement celui d’un petit nombre d’européens.

    Il a exprimé la volonté de centaines de millions d’européens auxquels on veut imposer un ordre européen totalitaire dont ils ne veulent pas !

    Les commentaires des idéologues eurocrates sont très plaisants à analyser. Ils révèlent combien ils baignent dans la vieille conception jacobine de la démocratie selon laquelle c’est une minorité de citoyens « éclairés », « conscients et organisés » qui doivent dicter la « volonté » générale. Car celle-ci, selon le vieux subterfuge idéologique rousseauiste, ne doit pas être confondue avec la volonté des peuples lorsque celle-ci ne va pas dans le sens de l’histoire !

    On voit bien là combien le système politique issu de la Révolution dite française n’est pas du tout celui de la libre expression politique des citoyens mais celui de leur nécessaire soumission, par habile manipulation ou par contrainte si nécessaire, pour imposer un constructivisme idéologique ressortant d’une secrète religion d’initiés.

    Contre cette domination il faut partout affirmer avec les Irlandais le temps de la reconquête des pays libres.

  • Toujours Vaclav Klaus !

    Alors que Nicolas Sarkozy se rend à Prague pour rencontrer les chefs de gouvernement tchèque, slovaque, polonais et hongrois,  le président tchèque Vaclav Klaus en remet une couche contre l’européisme dans un entretien publié par le quotidien Lidove Noviny :

    « Laissons les gens qui vivent sur le continent européen être tchèques, polonais, italiens, danois... et ne faisons pas d’eux des Européens. C’est un projet erroné. La différence entre le Tchèque, le Polonais, l’Italien, le Danois et l’Européen est la même qu’entre la langue tchèque, polonaise, italienne et danoise et l’esperanto. L’européisme est l’esperanto : une langue artificielle, morte. »

    Vaclav Klaus est le seul dirigeant européen à avoir réagi au référendum irlandais en déclarant que le traité de Lisbonne est « fini » et qu’il n’est « plus possible de poursuivre sa ratification ».

    Le quotidien tchèque Hospodarske Noviny considère que c’est au gouvernement tchèque de transformer l’essai irlandais : « Topolanek (le Premier ministre) a le doigt sur la détente (...), l’ODS (son parti) a une chance unique d’enterrer définitivement le traité. (...) La Tchéquie hésite : selon de nombreux diplomates, analystes et commentateurs, elle pourrait asséner un coup mortel au projet de réforme de l’UE.

    NB - La réaction officielle de Vaclav Klaus, vendredi, au vote irlandais: « Les résultats constituent, espérons-le, un message clair pour tous. C'est une victoire de la liberté et de la raison sur des projets élitistes artificiels et sur la bureaucratie européenne. Le projet de traité de Lisbonne s'est achevé aujourd'hui avec la décision des électeurs irlandais et sa ratification ne peut continuer. »

    Précisions.

    En République tchèque, le traité de Lisbonne est toujours en phase d'examen par la Cour constitutionnelle (qui prend manifestement son temps...), or le projet de loi de ratification ne peut être discuté au Parlement qu'après l'avis positif de la Cour.

    La République tchèque présidera l'Union europénne après la France, au premier semestre 2009, la période pendant laquelle le traité de Lisbonne est censé entrer en vigueur (avant le référendum irlandais, c'était le 1er janvier 2009, maintenant on dit juin 2009...).

  • Dernières nouvelles du fils Bling-bling

    Jean Sarkozy, 21 ans, devrait être « élu » aujourd’hui président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine.

    Hier, il s’est fiancé avec Jessica Sebaoun, l'héritière de l’empire Darty. Une fête de famille a eu lieu dans l'après-midi à Neuilly-sur-Seine, dans un hôtel particulier près de la mairie. Selon le Parisien, « Nicolas Sarkozy et son épouse Carla sont passés dans la soirée ainsi que le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, Isabelle et Patrick Balkany ». Ce même quotidien précise que Jean a offert à Jessica « un diamant de chez Tiffany en guise de bague de fiançailles ».

    Jean et Jessica étaient début juin en Israël afin, dit-on, de « s'imprégner de la culture juive » de Mlle Darty.

  • Le POI, nouvelle vitrine de l’OCI

    Le Parti des travailleurs (ex-mouvement pour un parti des travailleurs, ex parti communiste internationaliste – pour faire vite, parce que c’est plus compliqué que cela) s’est autodissous pour se transformer en « parti ouvrier indépendant » (POI). Il est doté de quatre secrétaires nationaux dont Daniel Gluckstein, qui en est de toute façon le chef, et Gérard Schivardi, son dernier candidat à la présidentielle (0,34%). Son slogan : « Pour le socialisme, la République et la démocratie ».

    On remarque que le nouveau sigle reprend deux des trois lettres du sigle de l’organisation mère, l’OCI (Organisation communiste internationaliste, issue du Comité pour la reconstruction de la IVe Internationale , scission du Comité international de la IVe Internationale , scission de la IVe Internationale ). Comme on le voit, ce sont les vrais trotskistes (selon le célèbre adage : deux trotskistes, ça fait un parti, trois trotskistes, ça fait une scission).

  • Cap 21 se dissout dans le MoDem

    Le groupuscule écologiste Cap 21 de Corinne Lepage a entériné hier son « adhésion » au MoDem. Ce n’a pas été très facile : « On a voté trois fois sur la question de savoir si des adhérents de Cap 21 pouvaient y rester sans adhérer obligatoirement au MoDem. On a fini par dire non », a expliqué Corinne Lepage. En revanche, les satuts du MoDem ont été approuvés à l’unanimité ». Corinne Lepage venait d’être nommé vice-présidente du MoDem en charge des commissions de travail.

  • Refaire voter les Irlandais : pas si facile

    Après le formidable coup de pied au cul lancé par les Irlandais dans l’arrière-train des eurocrates, ceux-ci sont sonnés. Tellement sonnés qu’ils n’ont pas tout de suite compris leur douleur.

    Dans un premier temps, ils ont tous dit comme un seul homme qu’il fallait poursuivre partout le processus de ratification et qu’on trouverait forcément une solution pour ces imbéciles d’Irlandais : après leur avoir montré qu’ils sont isolés, on leur refera le coup du traité de Nice. Ce n’est quand même pas 1% de la population de l’Union européenne qui va arrêter l’élan des 99%, etc.

    Aujourd’hui, ils découvrent qu’ils n’ont pas seulement les fesses rouges, mais que les paysans du Donegal, les pêcheurs de Cork et les ouvriers de Dublin leur ont provoqué des lésions plus profondes et plus douloureuses que prévu.

    Le changement de ton de la présidence slovène est caractéristique. Vendredi après-midi, le Premier ministre Janez Jansa soulignait que le traité avait déjà été ratifié par 18 pays (ce qui est faux), que ce traité est nécessaire, et qu’avec tous nos partenaires, y compris l’Irlande, « nous allons examiner les moyens d’aller de l’avant ». Mais ce matin, le ministre des Affaires étrangères Dimitrij Rupel, en arrivant à Bruxelles, déclarait qu’il « serait risqué de dire que nous allons redonner vie au traité alors que nous sommes devant un blocage ». On remarquera qu’il a bien dit : « redonner vie » : il reconnaît que le traité est mort.

    Car on peut toujours parader devant les médias en faisant comme s’il ne s’agissait que d’un négligeable accident de parcours, il demeure que le traité de Lisbonne est juridiquement caduc depuis jeudi soir, un fait incontestable que même la dictature eurocratique ne peut pas passer par profits et pertes.

    La question devient lancinante quand on regarde d’un peu plus près la situation et qu’on s’aperçoit que nous ne sommes plus dans la perspective du traité de Nice.

    Il y a deux différences essentielles. La première est le taux de participation. Après le référendum sur le traité de Nice, les eurocrates avaient fait valoir que le taux était très bas (moins de 35%) et qu’il était légitime de redemander l’avis du peuple irlandais. Mais cette fois le taux de participation a dépassé 53%, ce qui est un taux honorable pour un scrutin européen. La seconde raison, plus fondamentale, est que le traité de Nice était un traité d’étape, qui ne changeait rien à l’Union européenne : il s’agissait uniquement de redéfinir la représentation des différents pays en fonction de l’élargissement. Le traité de Lisbonne est tout autre. On a beau le qualifier avec insistance de « traité simplifié », chacun sait que ce n’est pas vrai, et qu’il s’agit de la Constitution européenne, rendue beaucoup plus complexe que son texte initial. Il s’agit donc du traité européen le plus important après le traité de Rome. On ne peut pas se comporter comme s’il s’agissait d’un document mineur et prétendre le faire passer par un nouveau référendum en y ajoutant une petite clause qui calmerait les Irlandais comme on l’a fait à Nice en garantissant la neutralité de l’Irlande... d’autant que ça, c’est déjà fait..

  • Les coptes interpellent Moubarak

    Suite à la nouvelle attaque contre le monastère d’Abou Fana, le conseil ecclésiastique copte, d’habitude très prudent voire silencieux (dhimmitude oblige) presse le président égyptien Hosni Mouobarak, par un communiqué, d'empêcher « de nouvelles attaques armées contre des moines » et que « la croix soit insultée ».

    Ce communiqué en six points, signé par Mgr Bichoï, secrétaire du conseil, en l'absence du pape Chenouda actuellement hospitalisé aux Etats-Unis, exige l'arrestation des agresseurs, et la libération des coptes emprisonnés.

    Le journal copte Watani accusait dimanche avec virulence les autorités égyptiennes de fermer les yeux devant la « dure réalité » des « violences répétées contre la communauté copte ». Son éditorialiste, Youssef Sidhom, dénonce le fait que les autorités nient la nature confessionnelle de ces incidents pour les qualifier de querelles de voisinage, et placent sur un pied d'égalité victimes et coupables, cherchant à épargner la justice à ces derniers par des « simulacres de réconciliation ». Il « s'ajoute ainsi un terrorisme d'Etat au terrorisme des criminels ».

    Le pape Chenouda, qui a dû quitter jeudi l'Egypte en urgence après s'être cassé un fémur, avait lui-même dénoncé l'absence de sécurité dans cette région de Haute Egypte à population mixte. Qualifiant cette agression d'« inadmissible », il avait déploré que ceux qui ont commis l'assaut « ne trouvent en face d'eux aucune force de dissuasion ».

    De son côté, la Jamaa Islamiyya , n’a pas craint d’accuser l'Eglise copte de tenter de « former un État parallèle » avec l'aide « de parties étrangères » afin « de changer la nature arabo-musulmane » de l’Egypte...

  • La communion du pape

    Ce n’est évidement pas la première fois, mais là, c’était spectaculaire, et les médias internationaux l’ont relevé et souligné : hier, lors de la messe célébrée à Brindisi par Benoît XVI, les fidèles qui voulaient communier de la main du pape devaient se mettre à genoux et recevoir l’hostie sur la langue.

    Lors de la messe de la Fête Dieu , le 22 mai dernier, Benoît XVI avait dit : « S'agenouiller devant l'Eucharistie est une profession de liberté : celui qui s'incline devant Jésus ne peut et ne doit se prosterner devant aucun pouvoir terrestre, aussi fort soit-il. Nous les chrétiens nous ne nous agenouillons que devant Dieu, devant le Très Saint Sacrement, parce qu'en lui nous savons et nous croyons qu'est présent le seul Dieu véritable, qui a créé le monde et l'a tant aimé au point de lui donner son Fils unique. » Et il avait ostensiblement donné la communion aux fidèles à genoux, et sur la langue.

    Mgr Albert Malcom Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, avait déjà déclaré : « Je suis convaincu de l’urgence de donner à nouveau l’hostie aux fidèles directement dans la bouche, sans qu’ils la touchent » et « de revenir à la génuflexion au moment de la communion en signe de respect ».

    C’est curieux, j’ai comme l’impression que les évêques français et les responsables de la liturgie regardent ailleurs en sifflotant...

  • Quemadmodum desiderat cervus ad fontes aquarum

    Quemadmodum desiderat cervus ad fontes aquarum, ita desiderat anima mea ad te, Deus.
    Sitivit anima mea ad Deum fortem, vivum, quando veniam, et apparebo ante faciem Dei ?
    Fuerunt mihi lacrimæ meæ panes die ac nocte, dum dicitur mihi quotidie : Ubi est Deus tuus ?
    Hæc recordatus sum, et effudi in me animam meam, quoniam transibo in locum tabernaculi admirabilis, usque ad domum Dei,
    In voce exsultationis et confessionis, sonus epulantis.
    Quare tristis es, anima mea ? et quare conturbas me ?
    Spera in Deo, quoniam adhuc confitebor illi, salutare vultus mei, et Deus meus.

    Comme le cerf soupire après les sources des eaux, ainsi mon âme soupire vers Vous, mon Dieu. Mon âme a soif du Dieu fort et vivant. Quand viendrai-je, et paraîtrai-je devant la face de Dieu? Mes larmes ont été ma nourriture le jour et la nuit, pendant qu'on me dit tous les jours: Où est ton Dieu? Je me suis souvenu de ces choses, et j'ai répandu mon âme au dedans de moi-même; car je passerai dans le lieu du tabernacle admirable jusqu'à la maison de Dieu, parmi les chants d'allégresse et de louange, pareils au bruit d'un festin. Pourquoi es-tu triste, mon âme?  et pourquoi me troubles-tu? Espère en Dieu, car je Le louerai encore, Lui le salut de mon visage, et mon Dieu.

    (Début du psaume 41, traduction Fillion)