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  • Les pêcheurs de thon se révoltent

    Quelque 300 pêcheurs italiens et français manifestaient aujourd’hui devant la représentation de l’Union européenne à Malte, tandis qu’en Italie une vingtaine de thoniers ralentissaient les entrées et sorties du port de Salerne, pour protester contre la décision de la Commission européenne, vendredi dernier, d’arrêter la pêche au thon rouge en Méditerranée à compter d’hier 16 juin parce que les quotas, selon elle, sont sur le point d’être atteints.

    A Bruxelles, en début de soirée, le commissaire Borg a rejeté, avec toute l’arrogance qu’on connaît à ces gens-là, la demande formulée par la France, l’Italie et l’Espagne de proroger la pêche : « On ne peut attendre sérieusement de la Commission qu’elle examine les demandes très mal fondées de suspendre la décision entièrement justifiée qu’elle a prise. La décision de fermer la pêche pour les thoniers senneurs n’est pas seulement nécessaire à la protection du stock et au respect par la Communauté européenne de ses obligations internationales. Elle est aussi vitale pour garantir l’équité » entre les diverses catégories de pêcheurs.

    L’équité dans la faillite des pêcheurs de l’Union européenne. Car bien entendu les pêcheurs des autres pays (Croatie, Libye, Tunisie...) vont tranquillement continuer de pêcher le thon rouge, et vont nous le vendre... C’est le même processus pour le cabillaud, que les pêcheurs de l’Union européenne n’ont plus le droit de pêcher pour les mêmes raisons : mais tous les poissonniers de l’Union européenne ont du cabillaud norvégien...

    C’est cela, l’Union européenne.

    Ce soir, les pêcheurs, qui contestent avoir atteint les quotas, menacent de bloquer le port de Salerne et les accès à La Valette.

    A Marseille, le syndicat des thoniers méditerranéen appelle ses adhérents à pêcher le thon rouge dès minuit. Le président du syndicat, Mourad Kahoul, déclare qu’il a fait un constat d’huissier des log-books des bateaux montrant que les quotas ne sont pas atteints. « Nous sommes dans notre légitimité », dit-il, et il se dit prêt au « clash » avec l’UE, y compris en mer, si des navires de contrôle tentent de les aborder : « Le premier qui les accoste, c’est la guerre... »

     

    Addendum. A propos des « demandes très mal fondées », il convient de souligner que notre ministre Michel Barnier faisait valoir que nombre de bateaux n'ont pas atteint 50% de leurs quotas, voire 30% pour certains. Pauvre Barnier, européiste en diable, et ancien commissaire européen...

  • Sarkozy ne connaît pas le Parlement européen

    L’Elysée a fait savoir que Nicolas Sarkozy présenterait les priorités de sa présidence de l’UE devant le Parlement européen à Strasbourg jeudi 10 juillet dans l’après-midi, en revenant du G8 au Japon.

    Consternation des sarkozystes : chacun sait que si les sessions se tiennent théoriquement du lundi soir au jeudi après-midi, il n’y a presque plus de députés après les votes de la fin de matinée du jeudi. « Je lui ai dit que je serais présent, mais que la salle risquait d’être vide », gémit Joseph Daul, président du PPE.

  • Sarkozy veut son Europe de la Défense

    En présentant le Livre blanc sur la Défense (ou plutôt sur la non-défense), Nicolas Sarkozy a répété qu’il s’attellerait à une « relance » de l’Europe de la Défense , lors de sa présidence de l’UE, et il a ajouté : « Quel que soit l’avenir du traité de Lisbonne, je ne changerai pas d’avis. »

    Si Sarkozy voulait être sûr qu’un éventuel nouveau référendum irlandais serait à nouveau négatif, il ne s’y prendrait pas autrement : c’est le sujet sur lequel les Irlandais sont le plus susceptibles...

  • Adhésion de la Turquie : ça avance

    Conformément au programme, la Turquie et l’Union européenne ont ouvert aujourd’hui deux nouveaux chapitres des négociations d’adhésion, sur le droit des sociétés et le droit à la propriété intellectuelle. Cela porte à huit le nombre de chapitres ayant été ouverts.

    Comme le rappelle l’AFP, la décision d’ouvrir deux nouveaux chapitres avait été prise la semaine dernière, « et pour une fois sans polémique, la France n’ayant pas fait de difficulté ». Sarkozy ne fait même plus semblant...

    Le directeur général à l’Elargissement de la Commission européenne a indiqué que sept nouveaux chapitres pourraient être ouverts dans les prochains mois, « dès que la Turquie respectera les conditions ».

    Ensuite ça sera plus difficile, car 18 des 35 chapitres sont gelés.

    Huit sont gelés en raison du refus de la Turquie d’ouvrir ses ports et aéroports aux bateaux et avions chypriotes. Car on ne demande même pas à la Turquie de reconnaître Chypre, l’un des Etats de l’Union européenne (ce qui devrait être une condition sine qua non pour l’ouverture de quelque négociation que ce soit), on lui demande seulement, s’il vous plaît, de laisser entrer les bateaux chypriotes...

    Cinq sont gelés à la demande de la France car censés être « directement liés » à l’adhésion (comme si les autres ne l’étaient pas...). Et d’autres sont gelés sur la demande de Chypre, et de la Commission européenne.

    Quand le temps sera venu, on verra peu à peu venir le dégel, car on découvrira qu’il n’y a pas plus de raison de bloquer ces chapitres que les autres, que l’état très satisfaisant des négociations impose d’aller plus loin, que la Turquie a très favorablement évolué, etc.

  • Premier contrat d’association d’un lycée musulman

    Le lycée musulman Averroès de Lille a signé un contrat d’association avec l’Etat. C’était lundi à la préfecture.

    « Cela constitue un grand soulagement pour nous grâce à la prise en charge financière de l’équipe pédagogique par l’Etat alors que le recrutement de professeurs certifiés sera désormais facilité par le rectorat », a déclaré le directeur adjoint du lycée, Makhlouf Mamèche.

    Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.

  • Attention : la fête de la musique donne le sida

    « Je ferai distribuer 1,1 million de préservatifs dans les 38 villes qui célèbrent la fête de la musique », a déclaré Roselyne Bachelot.

  • L’islam

    Un bon résumé :

    • L’islam n’est ni une religion ni un culte. C’est un système politico-religieux absolutiste.
    • L’islam a des composantes religieuses, légales, politiques, économiques et militaires.
    • La croyance religieuse n’est qu’une des facettes du système, qui permet ensuite de faire pénétrer les autres composantes
    • L’ Islamisation progressive a lieu lorsque les musulmans sont suffisamment nombreux dans un pays pour faire de l’agitation et réclamer de prétendus
    “droits religieux.”

    Lu sur le blog de François Desouche, en « préambule » d’un tableau indiquant l’action des musulmans dans un pays en fonction de leur nombre. On peut discuter tel ou tel point (car un tableau n’est pas une analyse), mais c’est fort intéressant.

  • La pression socialiste pour les PACS en mairie

    Le conseil de Paris a adopté hier un vœu du PS demandant que « l’ensemble des mairies d’arrondissement accueillent des cérémonies de PACS et de parrainage civil ».

    Le PS, le PC, le MRC, les Verts, et cinq conseillers UMP ont voté pour.

    Il s’agit évidemment de montrer le PACS comme un « vrai » « mariage » (homosexuel), alors que la loi prévoit que ce contrat fait l’objet d’une déclaration conjointe au greffe du tribunal d'instance (cf. le PACS à la mairie de Tourcoing samedi dernier).

    D’autre part, dans un communiqué, Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, élue du XVe arrondissement, déplore que le maire UMP de l’arrondissement et la majorité des élus UMP refusent « d’organiser des cérémonies de signature du PACS ». Elle invite les élus à se retrouver sur le parvis de la mairie du XVe le 28 juin, jour de la « marche des fiertés » (des seules fiertés contre-nature), pour manifester « leur volonté de voir la mairie du XVe entrer enfin dans le XXIe siècle »...

  • Martin Schulz et les Irlandais

    L’ineffable Martin Schulz, chef du groupe socialiste au Parlement européen, distribue les blâmes plus vite que son ombre, s’en prenant nommément, et de façon souvent grossière, aux chefs d’Etat et de gouvernement qui ne lui plaisent pas. On l’a vu avec le président polonais, plus récemment avec Berlusconi (lequel avait répliqué précédemment qu’il y a quelques décennies Martin Schulz aurait pu être choisi comme kapo...). On se souvient aussi comment ce grand démocrate avait tenté d’empêcher la formation du groupe ITS au Parlement européen.

    Après le référendum français de 2005, il s’en était pris aux socialistes français qui avaient fait campagne pour le non, et plus généralement aux hommes politiques français qu’il accusait de ne pas avoir fait campagne sur la Constitution européenne elle-même mais sur d’autres sujets.

    Cette fois, bien sûr, il s’en prend au Premier ministre irlandais Brian Cowen :

    « Je crois nécessaire une évaluation critique du rôle du gouvernement irlandais. 70% des Irlandais ont dit ne pas savoir ce qu’il y avait dans le traité. C’est la faute du gouvernement. Depuis six semaines, l’Irlande est gouvernée par un homme qui n’a pas fait grand-chose (pour expliquer le traité). Une fois de plus, la politique européenne a été sacrifiée sur l’autel des intérêts nationaux. »

    C’est évidemment très injuste. Brian Cowen a mobilisé tout le ban et l’arrière-ban de l’establishment politique, médiatique, économique, pour faire campagne pour le oui. Il a même présidé une conférence de presse commune des trois principaux partis (ce qui n’est quand même pas banal) pour montrer l’unité de la classe politique en faveur du traité. Et s’il n’est là que depuis six semaines, c’est parce que l’ancien Premier ministre a démissionné de façon à ce que le scrutin ne soit pas pollué par les considérations de politique intérieure... Tout a été fait, au contraire, pour le oui. Ce n’est assurément pas la faute de Brian Cowen si les Irlandais ne savaient pas ce qu’il y a dans le traité.

    Pour faire bonne mesure, Martin Schulz s’en est pris également au commissaire européen Charlie McCreevy, qui selon lui a déclaré « Je ne connais pas le traité, je ne l’ai pas lu, c’est trop compliqué. » « C’est scandaleux ! », s’exclame Martin Schulz (qui ne semble pas savoir que Brian Cowen lui-même a avoué qu’il ne l’avait pas lu, parce qu’il n’avait « pas eu le temps »...). Et lui, il l’a lu ?

    J’ai retrouvé cette autre déclaration de McCreevy : « J’imagine qu'il y a moins de 250 personnes parmi la totalité des 4,2 millions d'Irlandais qui ont lu le traité de la première à la dernière page. J’imagine aussi qu'il y a moins de 10% des 250 qui comprend chaque section et sous-section. » Ce qui est simplement réaliste, quoique sans doute optimiste, car le traité est littéralement illisible. Et McCreevy d’ajouter : « Je ne m’attends pas à ce que des Irlandais sains d’esprit le lisent. » Même un commissaire européen peut être de bon sens...

    On aimerait que Martin Schulz nous dise combien d’Allemands sains d’esprit ont lu le traité et savent ce qu’il y a dedans.

    Il est vrai qu’on ne leur demande pas leur avis. C’est beaucoup plus démocratique. C’est la démocratie à la Martin Schulz  : vous n’avez pas besoin de le savoir, on sait pour vous.

    Pour faire voter oui, Charlie McCreevy s’en tenait à des arguments basiques, comme celui-ci : « Si l’Irlande vote non, elle deviendra un paria. » On voit ici que le commissaire et Martin Schulz sont d’accord...

    Et que les Irlandais ont préféré l’honneur d’être paria que le déshonneur d’être les valets de ces gens-là.

  • La Défense nationale en lambeaux

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le Livre Blanc sur la Défense programme, comme on le savait déjà, la destruction de pans entiers de notre défense nationale.

    La France de Nicolas Sarkozy s’en remet à l’OTAN et à l’Union européenne.

    C’est un funeste pas de plus dans la dérive euromondialiste.

    Un Etat sans défense nationale n’est pas un Etat qui se respecte. Nicolas Sarkozy détruit encore un peu plus le respect que notre patrie savait inspirer dans le monde.