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  • Le cardinal Castrillon Hoyos enfonce le clou

    Le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei, célébrait hier une messe selon la « forme extraordinaire » à la cathédrale de Westminster. C’était la première fois qu’un cardinal y célébrait la messe de saint Pie V depuis 40 ans. Avant la célébration, il a tenu une conférence de presse. Au journaliste qui lui demandait si cette messe serait célébrée dans beaucoup de paroisses à l’avenir, il a répondu : « Pas dans beaucoup de paroisses, dans toutes les paroisses. Le saint-Père ne l’offre pas seulement pour les quelques groupes qui la demandent, mais afin que toute le monde connaisse cette façon de célébrer l’Eucharistie. » Il a ajouté que des instructions seraient données aux séminaires pour que l’on enseigne aux futurs prêtres à célébrer selon l’ancienne forme et qu’ils puissent la célébrer dans toutes les paroisses.

    Il a rappelé que le silence révérenciel dans le rite traditionnel était un des trésors que les catholiques allaient redécouvrir, et il a insisté sur le fait que le pape allait réintroduire l’ancien rite – le « rite grégorien » - même là où personne ne le demande, là où « les gens ne le connaissent pas, et par conséquent ne le demandent pas ».

    (Le cardinal avait déjà tenu des propos similaires, notamment dans une interview et dans le DVD de la Fraternité Saint-Pierre.)

  • Manon

    Manon était une jeune Galloise chrétienne amoureuse d’un musulman. Elle est devenue enceinte. Pour ne pas attirer la « honte » sur la famille de son amant, elle a accepté, à contre-cœur, d’avorter. Légalement. Et elle est morte.

    C’est à lire sur le blog de Jeanne Smits, où l’on peut voir par ailleurs un nouvel exemple (britannique, également) de l’idéologie écologiste selon laquelle ce sont les êtres humains, par leur seule existence, qui mettent la planète en péril : « Les gens sont prompts à accuser la Chine en raison de leurs centrales électriques qui fonctionnent au charbon. Ces personnes ne pensent pas à applaudir l’initiative politique qui a conduit à ce que 400 millions de personnes ne naissent pas et soient donc empêchées d’emblée de laisser une empreinte carbonique. »

  • Les « Indigènes » inquiètent la police politique

    Lu sur Le Figaro :

    « Le Mouvement des indigènes de la République est désormais sous haute surveillance. Depuis peu, les services de renseignements ont accentué leur attention sur l'idéologie sulfureuse de cette association. (…) Les Indigènes font aujourd'hui l'objet d'une note confidentielle de plusieurs pages. » Brice Hortefeux s'est déclaré «très choqué, très heurté» par les propos de Houria Bouteldja sur les « souchiens, les Blancs » qu’il faut « rééduquer ». « Sans attendre, il a attiré la vigilance de la garde des Sceaux, Rachida Dati. «L'association doit savoir qu'elle ne doit plus franchir les bornes», prévient-on dans l'entourage du ministre. Sur Internet, les Indigènes, évoquant des «accusations mensongères» et sentant peut-être le vent du boulet, assimilent maintenant le vocable de «souchiens» à une «formule de dérision». Cela ne les empêche pas de dénoncer «le président de la République, élu pour casser la résistance indigène». Nouveau dérapage ? «En dépit de certaines similitudes, le MIR diffère de la Tribu Ka, en cela qu'ils ne commettent pas d'action violente », note un spécialiste. Groupuscule prônant la suprématie de la race noire, Tribu Ka avait été dissous par décret en juillet 2006 pour ses menées racistes et antisémites. »

    Voilà la différence. Les « Indigènes » sont seulement sous surveillance. La Tribu Ka, également raciste, avait été dissoute. Parce qu’elle était antisémite. Célébrer la « victoire de Dien Bien Phu », traiter les Blancs de sous-chiens à rééduquer et refuser « l’intégration par le jambon », ce n’est pas antisémite.

    Cela rappelle le procès qu’avait intenté Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, contre un groupe de rap qui insultait la police de façon ignoble. Ce n’était pas pour ces propos qu’il s’en prenait au groupe de rap, mais pour une expression « antisémite » qu’il avait trouvée dans un de leurs textes…

  • Un évêque s’élève contre les propos du P. Delorme

    Il y en aura donc eu au moins un pour sauver l’honneur : Mgr Hippolyte Simon, dans un texte publié sur le site de son diocèse de Clermont (et signalé sur la page d’accueil du site de la conférence épiscopale), dénonce les propos du P. Christian Delorme sur l’Algérie. Il s’agit en outre d’une intéressante réflexion sur la liberté religieuse. Sans doute pourrait-on discuter tel ou tel point. La citoyenneté républicaine est-elle objectivement bonne, ou seulement un état de fait qui permet malgré tout d’établir les droits de l’Eglise ? Quoi qu’il en soit, il a raison de souligner que, « contrairement à ce que son adjectif pourrait laisser penser, la liberté religieuse n’est pas un problème religieux mais bel et bien un problème politique ».

  • Affaire classée

    Le parquet de Torun indique avoir classé l'affaire du père Tadeusz Rydzyk, directeur de Radio Maryja, poursuivi pour propos « antisémites ».

    En juillet 2007, les médias avaient fait un large écho d'une conférence donnée par le père Rydzyk à l'école de journalisme dont il est fondateur, dans laquelle il se prononçait contre  les dédommagements aux juifs. Il disait notamment : "Vous savez, il est question que la Pologne donne 65 milliards de dollars. Ils viendront vous voir et diront: rendez-moi ce manteau. Enlève ce pantalon! Donne les chaussures!"

    Les propos du père Rydzyk "ne contenaient pas d'éléments interdits par la loi", souligne le parquet dans un communiqué.

  • Lettre ouverte à mon ami Craig

    Mon cher Craig,

    J’ai été attristé par ta réaction aux résultats du référendum. Au point que j’ai dû forcer sur le Paddy, ce midi, pour ne pas sombrer dans la mélancolie. On connaît en France « la tristesse du Breton », mais celle de l’Irlandais paraît battre tous les records.

    Tu dis que tu ne peux pas célébrer la victoire parce que tu t’inquiètes de l’avenir.

    Mais chaque chose en son temps !

    Vous avez donné un spectaculaire coup de pied au cul des eurocrates, bon sang ! Tu ne vois pas cela ? Tu ne vois pas qu’ils ont les fesses toutes rouges, et qu’ils grimacent de douleur ?

    Vous avez vengé tous les peuples auxquels l’eurocratie a interdit de donner son avis. Notamment les peuples français et néerlandais qui avaient dit non à la Constitution et auxquels on a refourgué le même texte découpé en morceaux, sans leur demander leur avis…

    Vous avez été la voix des peuples d’Europe. Votre seul devoir est d’en être fier, extrêmement fier.

    La suite, on la connaît, parce qu’on l’a déjà connue.

    D’abord, vous êtes un petit peuple de demeurés, de minables, d’analphabètes, qui ne sait pas de quoi il parle et qui répond n’importe quoi quand on lui pose une question.

    On a connu cela en mai 2005. Ce sont les pauvres, les salauds de pauvres, qui veulent mettre des bâtons dans les roues de la glorieuse construction européenne qu’on bâtit pour eux, ces ignares, ces ingrats.

    On a connu cela encore davantage en avril 2002, quand Le Pen est arrivé au second tour de l’élection présidentielle. C’était par pages entières dans les journaux, par dossiers spéciaux dans les magazines : ceux qui ont voté Le Pen, ce sont les exclus, les chômeurs incapables de trouver un travail, les tarés, les « petits blancs » des banlieues, les paysans demeurés, etc., etc.

    Eh bien oui, je suis un paysan demeuré qui vote Le Pen, je suis un va-nu-pieds du Donegal qui dit tranquillement Merde à l’eurocratie.

    Maintenant, il est évident qu’il vont tout faire pour contourner votre vote. On ne le sait que trop. C’est déjà ce qu’ils ont fait après notre Non à nous. Ils ont découpé la Constitution européenne en petits bouts et l’ont appelée Traité de Lisbonne, et ils se sont bien gardés de le soumettre de nouveau à notre vote. Et les grotesques médias à leurs bottes continuent de l’appeler « traité simplifié », alors que tout le monde sait aujourd’hui qu’il est infiniment plus compliqué que la Constitution européenne !

    Mais ce qui apparaît aujourd’hui, bien plus fort, grâce à votre Non, c’est à quel point ils méprisent les peuples. Non seulement ils montrent combien ils se moquent totalement de la démocratie et du suffrage populaire (avec ce magnifique cri du cœur de l’éditorialiste du Figaro, aujourd’hui : « Heureusement, l'Irlande est le seul pays dont la Constitution l'oblige à soumettre tout traité au vote populaire… »), mais ils n’hésitent pas à proclamer qu’ils s’assoient sur les règles qu’ils ont eux-mêmes édictées. Un traité européen doit être ratifié à l’unanimité pour être mis en application. Mais ils énoncent que le Non irlandais ne remet pas en cause le traité de Lisbonne…

    Cela, c’est nouveau : ils n’avaient pas osé le dire ouvertement jusqu’ici. Et tu crois que ça passe inaperçu ?

    Voilà l’intérêt historique de votre vote. Tout le monde peut voir désormais que l’eurocratie est une dictature sans foi ni loi. Les conséquences seront énormes. En témoigne la réaction de notre bouffon Bayrou, qui se met à gémir que « depuis des années, un fossé s'est creusé entre les peuples européens et leurs institutions », que « ce fossé est presque devenu un gouffre », et que « les Irlandais ont voté comme auraient voté tous les peuples européens ». Or ce Bayrou est chez nous le symbole même de l’européisme le plus caricatural, il est l’homme qui a fait une campagne acharnée en faveur de tous les traités européens, il était le héraut de la Constitution européenne, et il a applaudi des deux mains au traité de Lisbonne. Et il nous dit maintenant que « tous les peuples européens » auraient voté comme vous ? Contre le traité qui est pour lui la panacée ? Et ce Bayrou prétend vouloir représenter le peuple ? Mais marre-toi, Craig, marre-toi ! Je ne pensais pas qu’un jour j’entendrais une telle bouffonnerie !

    Alors maintenant, après avoir sévèrement grondé votre Premier ministre (ça aussi, c’est drôle.. le pauvre…), ils vont inventer une façon de vous faire accepter le traité de Lisbonne. Comme ils l’ont fait pour le traité de Nice. Ils ont une longue pratique. Puisqu’ils se moquent totalement de leurs propres principes, ils sont prêts à tout. Ils l’ont montré il y a longtemps déjà, lorsqu’ils ont accepté que le Danemark soit en dehors de TOUTES les principales dispositions du traité de Maastricht pour que les Danois votent oui à ce traité. Et rebelote avec le traité d’Amsterdam…

    On verra bien quelle sera leur immonde tambouille pour que le traité de Lisbonne entre en application malgré notre Non. Mais cette tambouille (à condition que tout le monde l’accepte, ce qui n’est pas du tout certain : les Tchèques risquent fort de bloquer le processus de ratification, et ils ne seront peut-être pas les seuls) ne fera que souligner auprès des peuples d’Europe leur mépris de la démocratie et de la volonté populaire. A long terme, c’est très mauvais pour eux. Notre Bayrou n’a pas fini de se lamenter. Quelle que soit leur initiative, ils se couperont encore un peu plus des peuples. Même cela est une bonne nouvelle. Car à terme, ça ne peut pas durer. Même l’Union soviétique est morte.

    Alors, mon bon Craig, arrête de t’angoisser ! Ce que vous avez fait est fabuleux ! Merci encore ! Et je te promets qu’on n’a pas fini de rire !

    De tout cœur,

    Yves Daoudal

  • Saint Basile le Grand

    Comme évêque et pasteur de son vaste diocèse, Basile se préoccupa constamment des conditions matérielles difficiles dans lesquelles vivaient les fidèles ; il dénonça les maux avec fermeté ; il s’engagea en faveur des plus pauvres et des marginalisés ; il intervint également auprès des autorités pour alléger les souffrances des populations, surtout dans les moments de calamités ; il veilla à la liberté de l’Église, et même s’opposa aux puissants pour défendre le droit de professer la vraie foi. À Dieu, qui est amour et charité, Basile rendit le puissant témoignage de la construction d’hospices pour les malheureux, telle une cité de la miséricorde, qui prit de lui le nom de « Basiliade ». Elle est à l’origine des institutions hospitalières modernes d’accueil et soin des malades. Bien conscient que « la liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Église et en même temps la source d’où découle toute sa vertu » (Sacrosanctum concilium, 10), Basile, tout en étant soucieux de réaliser la charité qui est le signe de la foi, fut également un sage « réformateur liturgique ». Et, de fait, il nous a laissé une grande prière eucharistique, ou anaphore, que l’on désigne de son nom, et il a donné leur organisation fondamentale à la prière et à la psalmodie : sous son impulsion, le peuple put aimer et connaître les psaumes, se réunissant même la nuit pour les prier. Nous voyons par là comment la liturgie, l’adoration et la prière vont de pair avec la charité, les unes et les autres se conditionnant réciproquement.

    (Benoît XVI, catéchèse du 4 juillet 2007)