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  • Des économies ridicules et scandaleuses

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Après le grotesque cafouillage sur la carte famille nombreuse de la SNCF , voici le couac infâme sur la remise en cause des majorations d’allocations familiales.

    A l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement assure que rien n’est prévu pour l’instant. Quelques heures plus tard, le Premier ministre fait savoir que le décret va être publié.

    Par cette modification des majorations d’allocations, l’Etat va voler 138 millions d’euros par an aux familles : 600 euros par enfant de 11 à 20 ans.

    La création d’un secrétariat d’Etat à la Famille avait-elle donc pour but, non de promouvoir la famille, mais au contraire de trouver ce que l’on peut gratter aussi de ce côté-là ?

    Ces économies que l’on veut réaliser, dans l’anarchie la plus totale, sur les prestations familiales, sur les lunettes, sur les soins dentaires, etc., sont aussi ridicules sur le plan budgétaire que scandaleuses sur le plan de la morale politique.

    Ce gouvernement donne de plus en plus l’impression d’être aux abois.

  • Et maintenant les allocations familiales

    Hier, à l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel répond ainsi à une question sur ce qu’il en est du décret modifiant les majorations d’allocations familiales : « J’ai eu un échange avec Morano ce matin sur ce sujet qui m’a indiqué que rien n’était prévu pour l’instant. »

    Quelques heures plus tard, un communiqué de Matignon, signé du Premier ministre, nous informe que ce décret sera publié « dans les prochains jours » et sera donc appliqué au 1er mai comme prévu...

    Selon un membre du gouvernement que cite l’AFP, Nadine Morano, hostile à la réforme, a explicitement demandé à Luc Chatel de dire aux journalistes que rien n’était prévu. Ce que celui-ci a fait. Ce qui a rendu « fou furieux » François Fillon.

    Le projet de décret avait été discrètement présenté le 5 février à la CNAF (la caisse nationale des allocations familiales) qui avait fait part de sa « vive insatisfaction ». Il y avait eu d’autres réactions, comme celle de la CGC qui dénonçait une mesure induisant « un recul des prestations familiales, déjà insuffisantes pour les familles ».

    En effet, les majorations d’allocations, qui interviennent à l’âge de 11 ans et de 16 ans, sont supprimées pour être remplacées par une majoration unique à 14 ans. Selon les calculs de la CNAF , cette réforme permet à l’Etat d’économiser 138 millions d’euros par an au détriment des familles : 600 euros par enfant de 11 à 20 ans. Alors que les allocations familiales ont perdu 24,5% de leur valeur en 25 ans par rapport au revenu médian, selon les calculs de l’OFCE.

    François Fillon reconnaît que cette mesure entraînera une baisse des prestations, mais prétend qu’il « ne s’agit en aucun cas pour l’Etat de faire des économies sur les dépenses de la branche famille », car l’argent récupéré servira à financer d’autres mesures : l’allocation pour garde d’enfants sera majorée... Autrement dit on déshabille Paul pour faire semblant d’habiller Jacques.

    Nicolas Sarkozy a paraît-il annoncé au conseil des ministres, à propos des couacs à répétition au gouvernement, que « la prochaine fois c’est la porte ». La prochaine fois, c’était juste après... Et c’en est un sévère. Nadine Morano va-t-elle être débarquée pour avoir, par extraordinaire, mais de façon extraordinairement maladroite, défendu les familles ?

    On a appris le même jour que François Fillon était réélu président de la communauté de communes de Sablé. Car, naturellement, le Premier ministre a tout le temps de s’occuper de Sablé et des communes avoisinantes...

  • National Hebdo N° 1239

    « Gouvernement : un vrai boxon ! »

    Dans mon édito, « le grand cafouillage », j’analyse l’affaire de la carte de famille nombreuse de la SNCF.

    Topoline se penche sur la dérive des valeurs, à travers les affaires Spaggiari, Mosley et Fourniret.

    Michel Limier évoque Nathalie Kosciusko-Morizet, « le vilain petit canard du gouvernement ».

    Alexandre Martin montre le gouvernement incapable de trouver la parade à la mobilisation des lycées, en pleine célébration de Mai-68…

    Jean Roberto, faisant notamment état de la première étude de l’OSCE sur l’immigration, constate que la France a le record européen en la matière.

    Sauf erreur, le Figaro Magazine n’avait jamais parlé de National Hebdo. Il l’a fait dans son dernier numéro :

    « Le magazine proche du Front national National Hebdo ayant cessé sa parution, Marine Le Pen songerait à lancer un nouveau titre baptisé Le National. »

    Ben non, National Hebdo n’a pas « cessé sa parution ».

    Dans le numéro de Minute paru le mercredi précédent, on pouvait lire cette autre « information » :

    « Jean-Marie Le Pen tiendra la chronique des livres dans Le National, le nouveau journal bimensuel que doit lancer à la fin du mois une équipe issue de National Hebdo, qui doit cesser de paraître sous peu. La direction de la rédaction du National sera assurée par Nicolas Gauthier, un proche de Marine Le Pen et un fidèle de Jean-Marie Le Pen. Parmi les collaborateurs devrait figurer Alain Soral mais vraisemblablement pas l’actuel éditorialiste de NH Yves Daoudal. »

    Les commentaires viendront en leur temps. Pour l'heure, le numéro 1239 de National Hebdo est en kiosque.

  • Jubilate

    Jubilate Deo, omnis terra, psalmum dicite nomini ejus, date gloriam laudi ejus.

    Dicite Deo : Quam terribilia sunt opera tua, Domine ! in multitudine virtutis tuæ mentientur tibi inimici tui.

    Omnis terra adoret te, et psallat tibi ; psalmum dicat nomini tuo.

    Venite, et videte opera Dei : terribilis in consiliis super filios hominum.

    Qui convertit mare in aridam ; in flumine pertransibunt pede : ibi lætabimur in ipso.

    Qui dominatur in virtute sua in æternum ; oculi ejus super gentes respiciunt : qui exasperant non exaltentur in semetipsis.

    Benedicite, gentes, Deum nostrum, et auditam facite vocem laudis ejus :

    qui posuit animam meam ad vitam, et non dedit in commotionem pedes meos.

    Quoniam probasti nos, Deus ; igne nos examinasti, sicut examinatur argentum.

    Induxisti nos in laqueum ; posuisti tribulationes in dorso nostro ; imposuisti homines super capita nostra.

    Transivimus per ignem et aquam, et eduxisti nos in refrigerium.

    Poussez vers Dieu des cris de joie, terre entière, chantez un hymne à Son Nom, rendez glorieuse Sa louange.
    Dites à Dieu: Que Vos œuvres sont terribles, Seigneur ! A cause de la grandeur de Votre puissance, Vos ennemis Vous adressent des hommages menteurs.
    Que la terre Vous adore et chante en Votre honneur, qu'elle dise un hymne à Votre nom.
    Venez et voyez les œuvres de Dieu; Il est terrible dans Ses desseins sur les enfants des hommes.
    Il a changé la mer en une terre sèche; ils ont passé le fleuve à pied, c'est là que nous nous réjouirons en Lui.
    Il règne à jamais par Sa puissance, Ses yeux contemplent les nations; que ceux-là qui l'irritent ne s'élèvent point en eux-mêmes.
    Nations, bénissez notre Dieu, et faites entendre les accents de Sa louange.
    C'est Lui qui a conservé la vie à mon âme, et qui n'a point permis que mes pieds soient ébranlés.
    Car Vous nous avez éprouvés, ô Dieu; Vous nous avez fait passer par le feu, comme on y fait passer l'argent.
    Vous nous avez fait tomber dans le piège; Vous avez chargé nos épaules de tribulations;  Vous avez mis des hommes sur nos têtes.
    Nous avons passé par le feu et par l'eau; et Vous nous en avez tirés pour nous mettre en un lieu de rafraîchissement.

    (Psaume 65, versets 1 à 12, traduction Fillion. Ce psaume porte en titre, dans la version des Septante et dans la Vulgate, « cantique du Psaume de la résurrection ». Le début est l'introït de la messe de dimanche dernier et de toute la semaine.)