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  • A bientôt

    Et maintenant je me prends une petite semaine de vacances…

    En vous souhaitant une bonne année, une bonne santé, et comme on ajoute en Bretagne, le paradis à la fin de vos jours (hag ar baradoz e fin ho puhez).

  • Le message du 1er janvier

    Le message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier, porte la date du 8 décembre (fête de l’Immaculée Conception) et a été rendu public le 11 décembre. Il a été commenté par les médias comme un message « écologique ». En bref, le pape rejoint le GIEC et les prophètes de l’Apocalypse du réchauffement climatique. La Croix évoquait ainsi le document :

    « S’il porte comme titre La Famille humaine, sa première partie rappelle combien l’institution familiale – fondée sur le mariage – doit être préservée comme facteur de paix. Mais toute la seconde partie du message est un vibrant appel à une meilleure protection de la planète et en faveur d’une politique mondiale de l’environnement équitable. Il faut, explique Benoît XVI, penser la terre comme notre maison commune. » Et ce journal ajoutait que s’il avait déjà insisté à plusieurs reprises sur ce sujet, « c’est la première fois que Benoît XVI développe le thème de façon aussi complète ».

    En réalité, ce sont 2 paragraphes sur 15 (les numéros 7 et 8) qui traitent de cette question... Il ne s’agit donc ni de « toute la seconde partie du message », ni d’un développement complet de ce thème. La Croix et les autres commentateurs de la pensée unique occultent ainsi ce qui est central dans la seconde partie : la loi morale naturelle.

    L’an dernier déjà, Benoît XVI avait évoqué le thème écologique, mais en liant explicitement la paix avec la nature et la paix entre les hommes et la paix avec Dieu. Il disait que nous devons avoir « toujours plus présents à l’esprit les liens qui existent entre l’écologie naturelle, à savoir le respect de la nature, et l’écologie humaine » et il ajoutait : « L’expérience montre que toute attitude irrespectueuse envers l’environnement porte préjudice à la convivialité humaine, et inversement. Un lien indissoluble apparaît toujours plus clairement entre la paix avec la création et la paix entre les hommes. L’une et l’autre présupposent la paix avec Dieu. »

    Loin de sacrifier tout à coup à la dictature écolo-mondialiste, le pape rappelle ce que l’Eglise a toujours enseigné : il faut respecter la nature parce que c’est la création de Dieu.

    Non seulement le pape ne s’inscrit pas dans le contexte du terrorisme climatique actuel, mais quand il fait allusion aux débats actuels, c’est pour souligner, d’une part que « respecter l’environnement ne veut pas dire que l’on considère la nature matérielle ou animale comme plus importante que l’homme » (il vise ici ceux, de plus en plus nombreux, qui voient l’homme comme un ennemi de la déesse Terre), et que d’autre part « il convient que les évaluations se fassent avec prudence, dans un dialogue entre experts et sages, sans précipitations idéologiques vers des conclusions hâtives ».

    C’est clair.

    En fait, ce très beau message, qu’il faut voir dans son ensemble, apparaît comme un développement de la phrase de Centesimus annus que citait le pape l’an dernier : « Non seulement la terre a été donnée par Dieu à l’homme qui doit en faire usage dans le respect de l’intention primitive, bonne, dans laquelle elle a été donnée, mais l’homme, lui aussi, est donné par Dieu à lui-même et il doit donc respecter la structure naturelle et morale dont il a été doté ». Ce qui annonce le développement sur la loi morale naturelle dans les paragraphes 11 à 13.

    Les premiers paragraphes sont une défense de la famille, « la famille naturelle en tant que profonde communion de vie et d’amour, fondée sur le mariage entre un homme et une femme ». Le pape en profite pour rappeler la doctrine catholique sur les droits de l’homme, en citant le préambule de la Charte des droits de la famille : « Les droits de la personne, bien qu’exprimés en tant que droits de l’individu, ont une dimension foncièrement sociale qui trouve dans la famille son expression innée et vitale. »

    Reprenant les expressions qui définissent la famille, il souligne que lorsqu’on l’appelle la cellule première et vitale de la société on dit « quelque chose d’essentiel » : c’est dans la famille qu’on « fait l’expérience de certaines composantes fondamentales de la paix » : la justice, l’amour, l’autorité, le service, le pardon... Ainsi la famille est-elle « la première et irremplaçable éducatrice à la paix ».

    De ce fait, porter atteinte à la famille, qui est « la principale “agence“ de paix », c’est porter atteinte à la paix dans le monde, qui est une grande famille. Mais là, le pape souligne aussitôt que pour que soient posées les conditions d’une humanité pacifiée, pour que l’humanité soit une famille, il est nécessaire que chacun se reconnaisse responsable devant Dieu. « Sans ce Fondement transcendant, la société est seulement un conglomérat de voisins, non une communauté de frères et de sœurs, appelés à former une grande famille ».

    C’est alors que le pape est conduit à évoquer la « maison » de la famille humaine, qui est la terre. Une maison commune dont il faut évidemment prendre soin, de façon commune et concertée.

    Après un paragraphe sur la justice dans les relations économiques, qui doit se référer à la justice et à la sincérité dans les relations familiales, le pape évoque longuement la loi morale naturelle, en poursuivant l’analogie familiale : « Une famille vit en paix si tous ceux qui la composent se plient à cette norme commune. »

    « La norme juridique (…) a comme critère la norme morale fondée sur la nature de choses. » Il insiste de nouveau très fortement sur cette question, en l’appliquant notamment aux relations internationales. Pour que les normes juridiques soient vraiment efficaces, « il faut remonter à la norme morale naturelle, fondement de la norme juridique, sinon cette dernière reste soumise à des consensus fragiles et éphémères. » Et encore : « Il est indispensable de revenir à cette loi fondamentale et de consacrer à cette recherche le meilleur de nos énergies intellectuelles. »

    Avant de rappeler la nécessité du désarmement, particulièrement nucléaire, le pape souligne que le souci de rendre les normes internationales plus conformes à la loi morale naturelle doit permettre « d’éviter qu’elles ne se réduisent à des procédures faciles à contourner pour des motifs égoïstes ou idéologiques ».

    Ces deux derniers mots sont en quelque sorte la trame de son discours. L’homme doit lutter contre l’égoïsme et rejeter l’idéologie, dans tous les domaines. Cela concerne aussi bien la famille que la société, aussi bien les relations internationales que le souci de la planète. Il n’y a pas de discours spécifiquement écologique dans ce message. Il y a la doctrine sociale de l’Eglise, dans toute son ampleur.

  • Dimanche dans l’octave de Noël

    « Et voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Siméon. Et c'était un homme juste et craignant Dieu, qui attendait la consolation d'Israël. »

    Non seulement les anges et les prophètes, les bergers et les parents, mais encore les vieillards et les justes apportent leur témoignage à la naissance du Seigneur. Tout âge, l'un et l'autre sexe, les événements miraculeux en font foi : une Vierge engendre, une stérile enfante, un muet parle, Elisabeth prophétise, le mage adore, l'enfant renfermé dans le sein tressaille, une veuve rend grâces, un juste est dans l'attente. C'était bien un juste, car il attendait non son profit mais celui du peuple, désirant pour son compte être délivré des liens de ce corps fragile, mais attendant de voir le Promis : car il savait le bonheur des yeux qui le verraient.

     « Maintenant, dit-il, laissez partir votre serviteur. » Vous voyez ce juste, enfermé, pour ainsi dire, dans la prison de ce corps pesant, souhaiter sa délivrance pour commencer d'être avec le Christ : car « être délivré et avec le Christ est bien préférable » (Phil., I, 23). Mais celui qui veut être libéré doit venir au Temple, venir à Jérusalem, attendre l'Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains la Parole de Dieu et comme l'étreindre dans les bras de sa foi. Alors il sera libéré et ne verra point la mort, ayant vu la vie.

    Vous voyez quelle abondance de grâce a répandue sur tous la naissance du Seigneur, et comment la prophétie est refusée aux incroyants, mais non pas aux justes. Voici qu'à son tour Siméon prophétise que Notre Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et la résurrection d'un grand nombre, pour faire entre justes et injustes le discernement des mérites et, selon la valeur de nos actes, nous décerner, en juge véridique et équitable, soit les supplices, soit les récompenses.

    « Et ton âme, dit-il, sera traversée d'un glaive. » Ni l'Écriture ni l'histoire ne nous apprend que Marie ait quitté cette vie en subissant le martyre dans son corps ; or, ce n'est pas l'âme, mais le corps, qu'un glaive matériel peut transpercer. Ceci nous montre donc la sagesse de Marie, qui n'ignore pas le mystère céleste ; car « la parole de Dieu est vivante, puissante, plus aiguë que le glaive le mieux aiguisé, pénétrante jusqu'à diviser l'âme et l'esprit, les jointures et les moelles ; elle sonde les pensées du coeur et les secrets des âmes » (Héb., IV, 12) : car tout dans les âmes est à nu, à découvert devant le Fils, auquel les replis de la conscience n'échappent point.

     Ainsi donc Siméon a prophétisé, une femme mariée avait prophétisé, une vierge avait prophétisé ; il fallait encore une veuve pour qu'il n'y manquât aucun genre de vie, aucun sexe. C'est pourquoi Anne nous est présentée : les mérites de son veuvage et sa conduite obligent à la juger tout à fait digne d'annoncer la venue du Rédempteur de tous. Ayant détaillé ses mérites en un autre endroit, dans notre Exhortation aux veuves, nous ne croyons pas devoir les reprendre ici, pressés que nous sommes d'aborder un autre sujet. Pourtant ce n'est pas sans intention qu'ont été mentionnés les quatre-vingt-quatre ans atteints dans son veuvage ; car ces sept douzaines et ces deux quarantaines semblent indiquer un nombre sacré.

    (Saint Ambroise, traité sur saint Luc)

  • Ce qu’est devenue la politique…

    Dans Le Figaro Magazine, ce propos de Sébastien Huyghe, tête de liste UMP à Lille :

    « Il faut être l’antithèse de Martine Aubry, revendiquer un changement de génération et insister sur la nécessité d’un changement d’attitude et de méthodes. »

    Mais de politique il n'est pas question...

  • Philippe de Villiers

    Dans Le Figaro Magazine :

    En dépit de son goût pour le verbe, Philippe de Villiers s’est quasiment abstenu de toute déclaration publique hostile au « traité simplifié » depuis six mois. Très affecté par son échec à la présidentielle le 22 avril (2,2% des voix), le créateur du Puy du Fou – qui fêtera ses 30 ans cette année – n’est plus sûr de vouloir jouer un rôle au plan national. Soucieux de ne rien dire qui puisse compromettre sa réélection comme président du conseil général de Vendée, Villiers a aussi décidé de garder le silence pour ne pas entraîner des représailles de l’UMP d’ici aux cantonales de mars prochain.

  • Anecdote

    Ce matin je vais à la pharmacie. En repartant, j’aperçois un Maghrébin qui fait la queue. Comme il n’y en a guère dans ma commune, la femme voilée que je vois dehors est forcément sa femme. Elle est immobile, le regard vague, à côté d’un landau. Dans le froid humide.

    Tout le monde dans la pharmacie aurait trouvé normal de se pousser un peu pour faire une place à cette femme et à son bébé. Mais il n’y avait même pas besoin de se pousser. C’est une grande pharmacie, et il y avait largement de la place, malgré la queue, pour plusieurs mères et plusieurs landaus.

    Peut-être que l’homme venait prendre des médicaments pour sa femme. Et que le pharmacien aurait aimé demander ou donner des précisions à cette femme. Mais non. Elle attend dehors.

    Je ne sais pas combien de temps elle a dû attendre, immobile, dans le froid humide, avec son bébé dans le landau. Car cela peut être long, à la pharmacie.
    Manifestement, cette femme a l’habitude d’attendre son mari dehors, avec le bébé, quel que soit le temps.

    J’étais tellement choqué qu’en arrivant au supermarché je ne savais plus ce que j’étais venu acheter.

    Mesdames Messieurs les apôtres de la tolérance, de l’ouverture aux autres, de l’acceptation des différences, voilà ce que vous prônez : il faudrait trouver cela normal. Et même « enrichissant », n’est-ce pas, puisque nous devons nous enrichir de nos différences.

    Eh bien je ne trouverai jamais cela normal. Encore moins enrichissant. Je trouve cela barbare.

    Et vous n’arriverez pas à me persuader que la civilisation chrétienne n’est pas meilleure que celle qui oblige une femme à rester dans le froid humide avec son bébé.

  • Saint Thomas de Cantorbéry

    Un nouveau Martyr vient réclamer sa place auprès du berceau de l'Enfant-Dieu. Il n'appartient point au premier âge de l'Eglise ; son nom n'est point écrit dans les livres du Nouveau Testament, comme ceux d'Etienne, de Jean, et des enfants de Bethléem. Néanmoins, il occupe un des premiers rangs dans cette légion de Martyrs qui n'a cessé de se recruter à chaque siècle, et qui atteste la fécondité de l'Eglise et la force immortelle dont l'a douée son divin auteur. Ce glorieux Martyr n'a pas versé son sang pour la foi ; il n'a point été amené devant les païens, ou les hérétiques, pour confesser les dogmes révélés par Jésus-Christ et proclamés par l'Eglise. Des mains chrétiennes l'ont immolé ; un roi catholique a prononcé son arrêt de mort ; il a été abandonné et maudit par le grand nombre de ses frères, dans son propre pays : comment donc est-il Martyr ? comment a-t-il mérité la palme d'Etienne ? C'est qu'il a été le Martyr de la Liberté de l'Eglise. (...)

    Ce mot de Liberté de l’Eglise sonne mal aux oreilles des politiques. Ils y voient tout aussitôt l'annonce d'une conspiration ; le monde, de son côté, y trouve un sujet de scandale, et répète les grands mots d'ambition sacerdotale ; les gens timides commencent à trembler, et vous disent que tant que la foi n'est pas attaquée, rien n'est en péril. Malgré tout cela, l'Eglise place sur ses autels et associe à saint Etienne, à saint Jean, aux saints Innocents, cet Archevêque anglais du XII° siècle, égorgé dans sa Cathédrale pour la défense des droits extérieurs du sacerdoce. Elle chérit la belle maxime de saint Anselme, l'un des prédécesseurs de saint Thomas, que Dieu n'aime rien tant en ce monde que la Liberté de son Eglise ; et au XIX° siècle, comme au XII°, le Siège Apostolique s'écrie, par la bouche de Pie VIII, comme elle l'eût fait par celle de saint Grégoire VII: C'est par l'institution même de Dieu que l'Eglise, Epouse sans tache de l'Agneau immaculé Jésus-Christ, est LIBRE, et qu'elle n'est soumise à aucune puissance terrestre.

    Or, cette Liberté sacrée consiste en la complète indépendance de l'Eglise à l'égard de toute puissance séculière, dans le ministère de la Parole, qu'elle doit pouvoir prêcher, comme parle l'Apôtre, à temps et à contre-temps, à toute espèce de personnes, sans distinction de nations, de races, d'âge, ni de sexe ; dans l'administration de ses Sacrements, auxquels elle doit appeler tous les hommes sans exception, pour les sauver tous ; dans la pratique, sans contrôle étranger, des conseils aussi bien que des préceptes évangéliques ; dans les relations, dégagées de toute entrave, entre les divers degrés de sa divine hiérarchie ; dans la publication et l'application des ordonnances de sa discipline; dans le maintien et le développement des institutions qu'elle a créées ; dans la conservation et l'administration de son patrimoine temporel ; enfin dans la défense des privilèges que l'autorité séculière elle-même lui a reconnus, pour assurer l'aisance et la considération de son ministère de paix et de charité sur les peuples.

    (Dom Guéranger, Année liturgique, 1846)

  • De l’inconvénient de Charm el-Cheikh

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Après la libération des hôtesses de l’air espagnoles et des journalistes français, Nicolas Sarkozy avait prononcé cette phrase historique : « J’irai chercher ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait ».

    Mais le transfèrement des Français condamnés au Tchad a eu lieu aujourd’hui, tandis que Nicolas Sarkozy est en vacances à Charm el-Cheikh. Il n’aura donc pas pu réitérer sa médiatique opération libyenne.

    Les citoyens français, qui prennent déjà leur part dans la rançon exigée de l’Union européenne pour les infirmières bulgares, se demandent surtout  si c’est à eux qu’il revient aussi de payer la rançon de 6,3 millions d’euros exigée par le Tchad. Et combien de rançons ils devront payer à l’avenir dans des opérations de ce type.

    On attendrait du ministre des Affaires étrangères, spécialiste des questions humanitaires, une sérieuse réflexion sur l’activité humanitaire dans certains pays où elle devient une monnaie d’échange.

    Mais M. Kouchner a été aussi muet dans l’affaire tchadienne qu’il le fut dans l’affaire libyenne.

    Si Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un jet privé pour se rendre en Egypte, on constate que sur cet important et coûteux sujet n’y a pas de pilote dans l’avion France.

  • Colonnes en danger...

    Ecoutez la plainte déchirante du pauvre grand artiste Daniel Buren à propos de ses tristement célèbres colonnes qui défigurent depuis 1986 la cour d’honneur du Palais Royal :

    C'est une pièce qui est à 50% détruite... C'est une forme de vandalisme, mais c'est du vandalisme d'Etat. Il n'y a plus d'eau depuis huit ans : c'est un bail pour une pièce qui repose au moins à 50% sur son côté fontaine. Il n'y a plus d'électricité non plus. Je me bats depuis des années et j'ai vu les choses péricliter ministre après ministre... Des milliers de gens viennent du monde entier voir quelque chose qui est à moitié détruit... »

    Il n’y a que deux solutions, ajoute-t-il : « la plus satisfaisante, c'est de remettre sur pied la pièce, comme on nettoie une fontaine et on la remet en marche. Ou alors, on a décidé qu'on ne veut pas la remettre en place et je ne peux pas accepter qu'on la laisse en l'état. Dans ce cas, il faut démolir et refaire toute la place. »

    Mais oui, démolissons, et restaurons toute la place !

    Mais ce n’est évidemment pas la solution qui sera retenue. On va se mettre en quatre pour sauver le chef-d’œuvre de M. Buren. Michel Clément, directeur de l'architecture et du patrimoine au ministère de la Culture , indique que la rénovation des colonnes « est programmée, mais dans le cadre d'un ensemble de restaurations importantes au Palais Royal », qui doivent s'étaler de 2007 à 2011. La restauration des colonnes peut être envisagée « en 2009 » : il en coûtera 3,2 millions d’euros...

  • Un RMIste sur trois n’est pas inscrit à l’ANPE...

    Une étude fait apparaître qu’un RMIste sur trois seulement est inscrit sur les listes de l’ANPE (338.800 sur 1.067.700). Et l’étude est digne de foi : elle émane de l’Observatoire de l’ANPE.

    Or, par définition, les RMIstes sont au chômage.

    Faut-il rappeler que ce sont les statistiques de l’ANPE qui donnent les « chiffres du chômage » ? En novembre, Martin Hirsch avait explicitement avoué que s’il y a si peu de RMIstes inscrits à l’ANPE, c’est qu’« on leur demande de ne pas s’y inscrire pour ne pas alourdir les statistiques ». Mais il était largement en dessous de la réalité : il parlait de la moitié des RMIstes...

    En outre, les effectifs de RMIstes inscrits à l’ANPE sont en baisse, notamment en raison... de « la forte hausse des du nombre de bénéficiaires de contrats aidés ».

    Mais seules trois sorties de l’ANPE sur dix correspondent à une « reprise d’emploi » (aidé ou non). Car les « motifs de sortie d’ordre administratif » (en clair, les radiations) sont plus courantes (sic) pour les RMIstes...

  • Benazir Bhutto

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    L’assassinat de Benazir Bhutto, l’un des seuls dirigeants féminins d’un pays islamique, est évidemment condamné sans réserve par tous les responsables politiques dignes de ce nom. Il constitue en outre un avertissement solennel à tous ceux qui se bercent d’illusions pacifistes sur la réalité de la menace islamiste dans le monde.

  • La gauche à droite (ou le contraire)

    Alain Marleix, le secrétaire national de l’UMP aux élections, est très content. Nicolas Sarkozy lui avait donné pour mission de transposer aux municipales « l’ouverture » qu’il a réalisée au gouvernement : il recense déjà « 500 candidats » issus de la gauche ou des « milieux proches de la gauche ». « Il y a une belle moisson, et cela arrive tous les jours : il y a un tel malaise au PS », se félicite-t-il. « Aujourd’hui, on recense en moyenne entre un et deux candidats d’ouverture dans chacune des 280 villes de plus de 30.000 habitants. »

    Et ce ne sont pas des candidats décoratifs : nombre d’entre eux figurent en deuxième ou en troisième position. A Chartres, c’est un conseiller général PS, à Angers, un ex-adjoint PS, à Nantes, un adjoint de Jean-Marc Ayrault... A Toulouse, c’est un sénateur socialiste. A Colmar, le maire UMP se vante d’avoir cinq colistiers de gauche. Et ce n’est pas fini. On parle par exemple à Rouen du président fabiusien de la communauté d’agglomération...

    D’autre part, l’UMP a investi comme tête de liste des personnalités de gauche, comme Jean-Marie Bockel (Mulhouse), Yves Urieta (Pau), Roger Didier (Gap), Jean-Marie Kutner (Schiltigheim)...

    Naturellement, l’UMP débauche également, autant qu’elle le peut, des membres du Modem. Plusieurs maires sortants, du parti de François Bayrou, sont déjà investis têtes de liste UMP...

    L’ouverture, c’est aussi la « diversité ». Mais l’UMP investit des « issus », comme têtes de liste, dans des endroits où la gauche est majoritaire et non ralliée...

     Nicolas Sarkozy taille ainsi des croupières au PS et au PRG (et au MoDem), et en même temps il brouille les cartes. Il ne sera pas facile de commenter l’élection d’une liste où l’UMP a des candidats de gauche, ou d’une liste de gauche avec des élus UMP, ni d’établir les rapports de force.

    Pour nous cela ne posera aucun problème : il y a longtemps que nous parlons de l’UMPS...

    Quand aux cocus de la présidentielle, peut-être vont-ils commencer enfin à se réveiller...

  • Les zozos de l’Arche

    J’écrivais hier que du point de vue français les zozos de l’Arche « pourraient passer en justice ». Mon conditionnel était un irréel. Mais ce n’est peut-être pas si irréel. Car j’avais oublié que deux juges ont été saisis d’une information judicaire ouverte le 26 octobre pour exercice illégal de l’activité d’intermédiaire en vue d’adoption, aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France, et escroquerie.

    Le retour imminent des zozos ne sera donc sans doute pas le point final de leur aventure judicaire.

    Rappelons aussi le mot historique de Nicolas Sarkozy après la libération de l’équipage espagnol de l’avion : « J’irai chercher ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait. »

    Mais Sarkozy se prélasse à Charm el Chiekh, et l’on dit que les zozos vont être rapatriés dès aujourd’hui.

    Ce sera raté pour aller les chercher...

  • La liturgie de ce jour et l’avortement

    L’an dernier j’avais commenté cette curieuse particularité de la liturgie des Saints Innocents que l’Apocalypse y est omniprésente. Notamment à l’office des matines, où 11 répons sur 12 viennent du livre prophétique de saint Jean (fêté la veille). On peut faire un autre commentaire.

    La raison de cette foison de citations du passage de l’Apocalypse lu à l’épître est que l’Eglise applique aux Saints Innocents ce que dit saint Jean des 144.000 élus qui viennent de la grande tribulation, qui ont lavé leur tunique dans le sang de l’Agneau, qui sont vierges et suivent l’Agneau partout où il va.

    Cette insistance a conduit certains commentateurs médiévaux à affirmer que Hérode avait massacré 144.000 enfants. Ce qui est évidemment absurde. Les enfants massacrés par Hérode furent sans doute une trentaine. C’est ce qu’estimaient certains historiens, et la découverte par les coptes, il y a un siècle, d’un charnier à Bethléem, datant du début du Ier siècle, avec les ossements d’une trentaine de petits enfants, paraît le confirmer. Les études réalisées sur ces ossements, et les miracles qui se sont produits, ont conduit l’Eglise copte à authentifier ces reliques. A noter qu’une partie d’entre elles ont été confiées au Dr Villette par le curé des chiffonniers du Caire : elles se trouvent au sanctuaire pro-vie de Saint-Joseph du Saint Sauveur à Chantemerle-les-Blés.

    Chacun sait que le nombre de 144.000 symbolise une immense multitude : 12x12x1000 (le chiffre de la plénitude au carré, multiplié par mille).

    Aujourd’hui, lors de la fête des Saints Innocents, chacun pense naturellement aux victimes de l’avortement. Et ce n’est pas un hasard si des reliques des Saints Innocents se trouvent en une chapelle autour de laquelle a été édifié le Mémorial des Innocents, en mémoire des millions de bébés légalement tués dans le monde.

    Ainsi, cette liturgie qui évoque une multitude de victimes, et qui insiste lourdement sur ce point, paraît bien être prophétique à son tour, et s’appliquer aux innombrables victimes de l’avortement légal, petits martyrs modernes de ceux qui par ces lois blasphèment l’Incarnation.

  • Saints Innocents

    Innocentes pro Christo infantes occisi sunt, ab iniquo rege lactentes interfecti sunt ; ispum sequuntur Agnum sine macula, et dicunt semper : Gloria tibi Domine.

    Les bébés innocents ont été tués pour le Christ, les enfants à la mamelle ont été massacrés par le roi inique ; c’est l’Agneau sans tache qu’ils suivent, et ils disent pour toujours : Gloire à toi, Seigneur.

    (Antienne du Magnificat)

  • Le vrai Bolufer

    Une perle de Jean-Paul Bolufer relevée dans Le Monde par Le Salon Beige :

    « Me présenter comme un "catholique conservateur" "ancien militant contre l'avortement" est une caricature ridicule. J'appartiens à la famille des chrétiens sociaux et milite notamment à Evangile et Société, qui est une association oecuménique diffusant l'enseignement social. »

    Exit donc le catholique de droite, exit le militant contre l’avortement. Reste son appartenance revendiquée (malgré ces dénégations) à la famille des chrétiens sociaux. Ce qu’il illustre par son appartement de 190 m2 dans un des endroits les plus huppés de la capitale, loué à un prix de HLM (c’est là qu’est le côté social).

  • Scoop

    La grande nouvelle du jour, c'est la naissance d'un petit-fils (ben oui, c'est pour ça que je n'étais pas là cet après-midi): le premier enfant de ma fille Anne-Enora et de son mari Nicolas. Il s'appelle Youenn, comme le parrain de ma fille, qui est le fils d'un grand militant breton, Herry Caouissin, écrivain et cinéaste, secrétaire et héritier de l'abbé Perrot. (Youenn est une des formes de Yves en breton).

    Evidemment il est très beau, quelle question...

  • National Hebdo N° 1223

    Dessin d’Ignace : Sarkozy qui sifflote, en père Noël au vêtement rapiécé, avec des cadeaux avariés...

    « Une fin d’année difficile ». Pour tout le monde. Et particulièrement pour National Hebdo. A la place de mon édito on trouvera une lettre du directeur du journal, Jean-Claude Varanne, expliquant la situation difficile dans laquelle se trouve notre hebdomadaire. Les pertes du Figaro ou de Libération ou du Monde se montent à des millions d’euros, ce qui ne constitue aucune menace pour leur survie. Les nôtres sont de quelques dizaines de milliers d’euros, et risquent de nous être fatales... Si chaque lecteur envoyait 20 euros, cela sauverait le journal à court et même à moyen terme. Mais le problème de fond, comme celui d’autres publications de notre famille, est que les abonnés ne sont pas assez nombreux...

    Michel Limier fait le portrait de Carla Bruni, qui n’a pas nos problèmes...

    Jean Roberto expose les trois idées fausses qui sous-tendent l’idée d’une Union euroméditerranéenne.

    J’évoque Sarkozy en Afghanistan et à Rome, les négociations avec la Turquie , l’obsession de l’anti-discrimination...

    Alexandre Martin se penche sur la dégringolade des classes moyennes, et sur l’enterrement définitif du charbon.

    Serge Omara relate les activités du Front national dans les régions (liquidation de Charles Jourdan, vote des budgets).

  • Culture de vie en Croatie

    La loi sur l'avortement n'a pas été modifiée en Croatie, et pourtant les avortements ont diminué de 88,5% entre la chute du communisme en 1989 et 2005. Il y a là matière à réflexion.

    L’agence Zenit a rencontré Marijo Zivkovic, président du Centre pour la Famille, de Zagreb, en Croatie, lors de la rencontre organisée le 11 décembre dernier à Strasbourg par le Mouvement pour la vie italien. Il a expliqué que la baisse du taux d'avortements en Croatie est « entièrement le fruit du travail d'éducation et de formation à l'Evangile de la vie promu par l'Eglise et les associations catholiques ».

    En 1989, dernière année du régime communiste en Croatie, 40.000 avortements ont été enregistrés dans le pays alors qu'en 2005, il y en a eu 4.600.

    Contrairement à l'ensemble de l'Europe, la Croatie a vu en 1995 une augmentation de 11% du nombre de jeunes âgés de moins de 14 ans ; de plus en plus de familles avec au moins trois enfants ; un faible taux de divorces, un taux très faible de personnes porteuses du virus du SIDA et un faible taux de personnes utilisant le préservatif.

    Le Centre pour la famille a distribué, depuis 1993, quatre millions et demi de brochures avec des chapelets pour la vie, ainsi que des textes et des images pro-vie.

    Les autorités croates ont réagi en encourageant un renouvellement démographique, expliquant que les familles stables et nombreuses sont un bien pour l'ensemble du pays. Jean-Paul II s'est rendu en Croatie en 1994, 1998 et 2003, et a chaque fois promu l'Evangile de la vie.

    Marijo Zivkovic explique que ce succès est également dû à « l'utilisation, de la part de l'Eglise, d'un langage non clérical ».

    Pour montrer combien la culture de la vie a imprégné la Croatie , Mario Zivkovic fait remarquer que la pièce croate de 25 Kuna (qui équivaut à trois euros), frappée en l'an 2000, représente un enfant dans le ventre de sa mère, avec une partie du cordon ombilical.

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    Et en entrant dans la zone euro, la Croatie s'interdira de frapper de telles pièces. Voilà qui est tragiquement symbolique de ce qu'est la perte de souveraineté.

  • Les zozos condamnés...

    La cour criminelle de N’Djamena a condamné les six Français de l’Arche de Zoé à huit ans de travaux forcés.

    Cette « lourde condamnation de tous les Français, y compris médecins ou bénévoles, relève sans doute plus d’un véritable racisme anti-français que de la justice », dénonce Bruno Gollnisch dans un communiqué. « Quelles qu’aient été les imprudences et les fautes des dirigeants de l’Arche de Zoé, elles n’ont pu être possibles sans la complicité de cadres tchadiens, de chefs de village voire de certaines familles. » De fait, deux intermédiaires tchadiens, mais deux seulement, ont été condamnés à quatre ans de prison.

    Cet aspect de l’affaire ne peut en effet être éludé, et il est mis en relief par la sévérité du verdict, de même que par l’uniformité des peines prononcées. C’est un cas de figure comparable à l’affaire des infirmières en Libye, avec même cette similitude de la demande d’un million d’euros par enfant au Tchad, et d’un million de dollars par enfant victime du sida en Libye.

    Dans un cas comme dans l’autre, les autorités vont dans le sens des sentiments anti-occidentaux de l’opinion publique de leur pays, et les confortent. C’est d’autant plus évident qu’il y a une grande part de comédie dans ces procès, organisés dans un unique dessein de politique intérieure. Dans l’affaire libyenne, Kadhafi savait parfaitement que les infirmières bulgares seraient libérées à l’issue de leur procès. Dans l’affaire tchadienne, il est clair que les condamnés seront également rapatriés et seront, discrètement ou non, libérés.

    « Si cette triste affaire pouvait servir à quelque chose, ce serait de faire cesser les actions humanitaires ou prétendues telles en direction de peuples et de pays qui n’en veulent pas et les ressentent comme autant d’humiliations », conclut Bruno Gollnisch.

    C’est en effet une question qui se pose. Mais elle ne peut pas occulter l’autre question, sur le ménage à faire dans les associations humanitaires. Dans l’affaire des zozos de l’Arche, il y a la question franco-française. Même en admettant que ces gens-là aient réellement voulu sauver des enfants du Darfour, et quelles que soient les évidentes complicités dont ils ont bénéficié au Tchad (sans parler de l’attitude des autorités tchadiennes dans le déroulement des opérations), il reste qu’ils avaient l’intention de faire immigrer clandestinement en France 103 enfants soi-disant malades et blessés alors qu’ils étaient en pleine forme, pour les vendre à des « familles d’accueil » qui pourraient les adopter.

    Vu du point de vue français, ils pourraient passer en justice pour cela. Et de ce même point de vue, ils vont très bien s’en sortir. Toutefois, leur mésaventure va sans doute faire réfléchir leurs éventuelles émules. Tandis qu’il revient aux véritables associations humanitaires, et au gouvernement qui est forcément impliqué dans ce genre d’affaire, de réfléchir sur les actions dans des pays (notamment musulmans) où la haine de l’Occident en fait des cibles de choix.

    Cette réflexion devrait être facilitée par le fait que le ministre des Affaires étrangères est un spécialiste mondialement reconnu de l’aide humanitaire. Mais on ne l’a pas entendu dans l’affaire libyenne, et on ne l’a pas davantage entendu dans l’affaire tchadienne. Ni en tant que ministre, alors qu’il s’agit d’affaires étrangères, ni en tant que « french doctor », alors qu’il s’agit de sa spécialité. C’est une anomalie de plus...