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  • L’obligation de l’alimentation des personnes en état végétatif

    A la suite de l’affaire Terri Schiavo, la Conférence épiscopale américaine avait demandé au Vatican la position officielle de l'Eglise catholique sur l'alimentation des personnes dans un état végétatif permanent. « Peut-on interrompre la nourriture et l'hydratation par voies artificielles à un patient en état végétatif permanent lorsque des médecins compétents jugent avec la certitude morale que le patient ne reprendra jamais conscience ? »

    La réponse de la congrégation pour la doctrine de la foi est « non » : « L'administration de nourriture et d'eau, même par des voies artificielles, est en règle générale un moyen ordinaire et proportionné au maintien de la vie. Elle est donc obligatoire dans la mesure et jusqu'au moment où elle montre qu'elle atteint sa finalité propre, qui consiste à hydrater et nourrir le patient. »

    La Congrégation rappelle que le patient en était végétatif permanent « est une personne avec sa dignité humaine fondamentale, à laquelle on doit donc procurer les soins ordinaires et proportionnés, qui comprennent, en règle générale, l'administration d'eau et de nourriture, même par voies artificielles ». Car  « si on ne leur administre pas artificiellement de nourriture ni des liquides, ils meurent »; or « la cause de leur mort n'est pas une maladie mais uniquement le fait de l'inanition et de la déshydratation ».

    Evoquant les cas exceptionnels où ce n’est pas possible (dans certaines régions isolées et pauvres), elle ajoute que ces cas « n'enlèvent rien au critère général selon lequel l'administration d'eau et de nourriture représente toujours un moyen naturel de conservation de la vie ».

    Soulignons que la loi française sur la fin de vie (loi Leonetti) est contraire à cet enseignement : dans ses motifs, elle assimile hydratation et nourriture non à un soin naturel mais à un « traitement » médical qu’on peut arrêter. C’est en cela qu’elle est, par la bande, une loi d’euthanasie. Nous étions peu nombreux à l’avoir remarqué, et les autorités catholiques étaient restées muettes ; les députés catholiques avaient voté la loi comme un seul homme. Deux ans après, Mgr Vingt-Trois a fini par s’en rendre compte (dans une remarquable déclaration commune avec le grand rabbin de Paris).

  • La dhimmitude en marche

    L’OSCE organise les 9 et 10 octobre à Cordoue (quel beau symbole) une conférence qui se penchera sur « les racines de l’intolérance envers les musulmans, ses conséquences et le rôle des médias ».

    Il serait pourtant plus urgent de se pencher sur les racines de l’intolérance islamique. Car celle-ci est bien réelle et s’exerce en permanence dans de nombreux pays, et même dans certains quartiers de nos villes, alors que « l’intolérance envers les musulmans » s’exprime par la construction subventionnée de mosquées et une bienveillance affichée des médias. Si l’on veut savoir comment les musulmans de France vivent « l’intolérance » au quotidien, on se reportera par exemple à ce texte « Aix douce ville » qui circule sur internet depuis hier (mais il date de 2002).

    En 2006, l’OSCE avait organisé une conférence similaire sur l’antisémitisme et l’intolérance envers les juifs.

    Il y avait été dit, déjà, qu’il était très mal d’identifier le terrorisme « avec une religion, un groupe ethnique et une culture ». Identifier, certes non. Mais si l’on cherche les racines, on les trouve...

    On pourrait se cotiser pour leur payer un Coran et un recueil de hadiths. Mais ils ne les liraient pas.

  • Missions, commissions, comités...

    Voici la mission du jour.

    Le chanteur Gilbert Montagné a été chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intégration des personnes aveugles et mal-voyantes, « dont les besoins spécifiques restent en partie mal pris en compte », selon un communiqué du ministère du Travail et de la Solidarité.

  • Polynésie : revoilà Temaru

    Oscar Temaru, chef des indépendantistes, a été élu, comme prévu, président de la Polynésie française. Son ennemi juré Gaston Flosse s’était allié à lui pour renverser le président qu’il avait fait élire, Gaston Gaston Tong Sang...

    Bref, c’est chacun son tour. Et on recommence...

    Cette élection a été rendue possible grâce à la décision in extremis du Conseil d’Etat que le deuxième tour devait se dérouler à la majorité relative et non à la majorité absolue.

    En trois ans, la Polynésie aura connu « 5 présidents et 7 gouvernements », comme titre le quotidien local Les Nouvelles : « un véritable record digne de figurer au Guinness »...

  • Reconquête

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    Le numéro 240 de Reconquête est paru.

    On y trouvera notamment le texte de ma conférence à l’université d’été de Chrétienté-Solidarité, sur « culture de mort, culture de vie », qui est une réflexion sur le sens de ces expressions et de chacun des mots qu’elles contiennent.

    Reconquête, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris. Le numéro 4,50 €. Abonnement un an 45 €.

  • Le nouveau coup de Sarkozy sur la Turquie

    Selon Le Figaro, qui est le seul organe à le rapporter, mais on peut supposer qu’il ne l’invente pas, Jean-Pierre Jouyet, auditionné par la commission Balladur sur les institutions, a suggéré la suppression de l’article 88-5 de la Constitution obligeant de soumettre à référendum tout futur élargissement de l’Union européenne. Le secrétaire d’Etat a souligné s’exprimer à titre personnel. Mais le Figaro souligne de son côté : « La proposition a été validée à l’Elysée, où l’on rappelle que la suppression de l’article 88-5 avait été préconisée par le candidat Sarkozy. » (Ah bon ? Quand cela ?)

    On se souvient que cet article avait été introduit par Jacques Chirac pour faire croire aux Français qu’ils auraient à se prononcer, le moment venu, sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Si l’on supprime cet article, on supprime donc cette ultime possibilité de refuser la Turquie.

    « L’intention de Nicolas Sarkozy de supprimer la procédure du référendum pour tout élargissement européen dont JP Jouyet s’est fait l’écho devant la Commission Balladur , confirme le reniement cynique du Président de la République sur la Turquie  », constate Marine Le Pen dans un communiqué. « Après les manifestations d’intention de renforcer la présence française en Afghanistan ou de réintégrer totalement l’Otan, ce projet de réforme constitutionnelle, absolument injustifiée et  antidémocratique, confirme la servilité atlantiste du locataire de l’Elysée. » Marine Le Pen « appelle tous les Français à ouvrir le yeux et à rejoindre le Front national, seule force d’opposition à l’entrée de la Turquie en Europe, pour défendre les intérêts vitaux de la France ».

  • Kouchner aux ordres des Israéliens

    Extrait d’une dépêche de l’Associated Press, datée du 11 septembre dernier, à 21h 44, sur la conférence de presse commune des ministres français et israélien à Jérusalem :

    « Quand un journaliste israélien a interrogé M. Kouchner sur les plaintes de la Syrie selon lesquelles un avion de la chasse israélienne avait pénétré son espace aérien la semaine dernière, Tzipi Livni a été vue en train de griffonner un message et de le transmettre au ministre français. M. Kouchner a affirmé qu'il n'était pas au courant de cette affaire. »

    Le 6 septembre, la Syrie fait savoir que des avions israéliens ont pénétré dans son espace aérien et que la DCA syrienne les a obligés « à rebrousser chemin après que l’aviation israélienne eut lâché des munitions ».

    L’information est largement relayée par la presse. Selon les médias israéliens, il ne s’agit que d’un vol de reconnaissance.

    Le gouvernement et l’armée refusent de s’exprimer sur ce sujet. Toutefois, le 9 septembre, le ministre des... Retraités, interrogé à la radio, reconnaît implicitement qu’il s’est passé quelque chose en exhortant les médias à « adopter un profil bas » dans cette affaire.

    Le 10 septembre, le ministre turc des Affaires étrangères et son homologue syrien donnent une conférence de presse commune à Ankara, rappelant que des réservoirs largables de carburant ont été retrouvés sur le territoire turc à la frontière syrienne, et que le gouvernement turc avait demandé des explications à Israël. « Il s’agit pour nous d’un développement inacceptable », soulignait Ali Babacan. Et il faut que ce que ce qui s’est passé soit vraiment inacceptable pour que la Turquie , grande alliée d’Israël, réagisse de cette façon.

    Le jour de la conférence de presse de Kouchner à Jérusalem, la presse américaine émettait diverses hypothèses sur l’objectif israélien, d’autant qu’un responsable militaire US affirmait qu’il s’agissait d’un raid. Selon CNN c’était un raid sur un convoi d’armes. La Syrie déposait une plainte à l’ONU (le lendemain, elle demandera au Conseil de sécurité de réagir).

    On veut bien croire que Kouchner n’ait pas été au courant des tout derniers faits. Mais il était forcément au courant de tout ce qui précédait.

    Il a donc menti ouvertement, pour adopter la position officielle israélienne.

    Le ministre des Affaires étrangères israélien demande au ministre français des Affaires étrangères de dire qu’il n’est « pas au courant » d’une affaire dont tout le monde parle, et le ministre français s’exécute.

    C’est un scandale majeur.

    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen déclare que Bernard Kouchner « doit impérativement s’expliquer sur cette information, dont l’interprétation obvie est qu’il a obéi à la consigne israélienne de black-out. » Il ajoute : « Le ministre français des Affaires étrangères est-il au service du gouvernement israélien ? Ce n’est plus seulement la crédibilité de la France, c’est sa souveraineté qui est en jeu. »

  • Entrée en vigueur du Motu Proprio

    Les dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum entrent en vigueur aujourd’hui. Tout prêtre a le droit de célébrer la messe selon le missel de saint Pie V dans son édition de 1962. Tout « groupe stable » de fidèles peut demander à son curé qu’une telle messe soit célébrée habituellement.

    Le cardinal Castrillon Hoyos, président de la commission pontificale Ecclesia Dei, (qui va célébrer la messe de saint Pie V à Lorette), répond sur Petrus à l’archevêque de Milan qui a manifesté sa volonté de décourager les tentatives de célébration de la messe traditionnelle :

    « Aucun évêque ne peut interdire à un curé et à un groupe de fidèles de célébrer avec le Missel de 1962, parce que personne n'est au-dessus du Pape. »

    Célébrer l'ancien rite, ajoute-t-il, « signifie comprendre et actualiser pleinement le concile Vatican II. On ne doit pas perdre la richesse de 1000 ans de tradition et de foi... Le geste du Saint-Père est un geste qui augmente la liberté, qui ne la restreint pas. »

    (via evangelium vitae et le Salon beige)

  • Exaltation de la Sainte Croix

    Le Seigneur est livré à ceux qui le haïssent. Pour insulter sa dignité royale, on l'oblige à porter lui-même l'instrument de son supplice. Ainsi s'accomplissait l'oracle du prophète Isaïe : Il a reçu sur ses épaules le pouvoir. En se chargeant ainsi du bois de la croix, de ce bois qu'il allait transformer en sceptre de sa force, c'était certes aux yeux des impies un grand sujet de dérision mais, pour les fidèles, un mystère étonnant : le vainqueur glorieux du démon, l'adversaire tout-puissant des puissances du mal, présentait sur ses épaules, avec une patience invincible, le trophée de sa victoire, le signe du salut, à l'adoration de tous les peuples.

    Comme la foule allait avec Jésus au lieu du supplice, on rencontra un certain Simon de Cyrène, et on fit passer le bois de la croix des épaules du Seigneur sur les siennes. Ce transfert préfigurait la foi des nations, pour qui la croix du Christ devait devenir, non un opprobre, mais une gloire.

    En vérité, le Christ, notre Pâque, a été immolé. Il s'est offert au Père en sacrifice nouveau et véritable de réconciliation, non dans le Temple, dont la dignité avait déjà pris fin, mais à l'extérieur et hors du camp, pour qu'à la place des victimes anciennes dont le mystère était aboli, une nouvelle victime fût présentée sur un nouvel autel, et que la croix du Christ fût cet autel, non plus du Temple, mais du monde.

    Devant le Christ élevé en croix, il nous faut dépasser la représentation que s'en firent les impies, à qui fut destinée la parole de Moïse : Votre vie sera suspendue sous vos yeux, et vous craindrez jour et nuit, sans pouvoir croire à cette vie. Pour nous, accueillons d'un cœur libéré la gloire de la croix qui rayonne sur le monde. Pénétrons d'un regard éclairé par l'Esprit de vérité le sens de la parole du Seigneur annonçant l'imminence de sa Passion : C'est maintenant le jugement du monde, c'est maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors. et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tout à moi.

    O admirable puissance de la croix ! O gloire inexprimable de la Passion ! En elle apparaît en pleine lumière le jugement du monde et la victoire du Crucifié ! Oui, Seigneur, tu as tout attiré à toi ! Alors que tu avais tendu les mains tout le jour vers un peuple rebelle, le monde entier comprit qu'il devait rendre gloire à ta majesté. Tu as tout attiré à toi, Seigneur, puisque, le voile du Temple déchiré, le saint des saints devenu béant, la figure a fait place à la réalité, la prophétie à son accomplissement, la Loi à l'Evangile. Tu as tout attiré à toi, Seigneur, puisque la piété de toutes les nations célèbre partout, au vu et au su de tous, le mystère qui jusqu'alors était voilé sous des symboles dans un temple unique de Judée.

    Ta croix, ô Christ, est la source de toutes les bénédictions, la cause de toute grâce. Par elle, les croyants tirent de leur faiblesse la force, du mépris la gloire, et de la mort la vie. Désormais, l'unique offrande de ton corps et de ton sang donne leur achèvement à tous les sacrifices, car tu es, ô Christ, le véritable Agneau de Dieu, toi qui enlèves le péché du monde. L'ensemble des mystères trouve en toi seul son sens plénier : au lieu d'une multitude de victimes, il n'y a plus qu'un unique sacrifice.

    (Saint Léon le Grand, sermon 8 sur la Passion)