Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le double langage d’Hortefeux

    Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a déclaré jeudi à Villeurbanne qu'il serait « pleinement le ministre de l'asile » : « La France entend très clairement rester une terre d'asile pour les étrangers persécutés. » « Je souhaite le dire de la manière la plus solennelle et la plus forte: la question de l'asile et celle de l'immigration sont distinctes et doivent le rester. » « Avec 31.000 demandes d'asile examinées, notre pays se place au premier rang de l'ensemble des pays de l'Union européenne. La France soutient sans rougir la comparaison et seuls les Etats-Unis dépassent la France en nombre de demandes traitées. » Et de rappeler qu'entre 1997 et 2004, la France était passée de la 7e à la 1ère place mondiale en matière de demandes d'asile alors que le pays représente « seulement 1% de la population mondiale ». Brice Hortefeux a souligné aussi les résultats « très honorables » s'agissant des demandeurs auxquels est reconnu le statut de réfugiés, avec un nombre qui s'est élevé à 7.500 en 2006 et au cours de la période 2004-2006 à plus de 32.000. « Aujourd'hui, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides évalue à 124.000 le nombre d'étrangers placés sous sa protection, et avec pour une écrasante majorité le statut de réfugié, ce qui signifie une carte de résident de 10 ans et des droits sociaux identiques à ceux des Français. »

    Le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux déclare dans Le Figaro Magazine de ce samedi :

    « En 1997, quand Lionel Jospin a décidé de régulariser d’un coup environ 80.000 immigrés en situation irrégulière, le nombre de demandeurs d’asile a été multiplié par quatre et on est passé de 20.000 en 1997 à 82.000 en 2000. C’est la démonstration de l’échec de toute régularisation générale. Malgré les efforts gigantesques effectués pour accueillir dans des conditions décentes les demandeurs d’asile, nous versons 45 millions d’euros chaque année en frais d’hôtel. Cela ne peut pas continuer ! »

    A Villeurbanne, le ministre se félicite d’une situation qu’il dénonce dans Le Figaro Magazine, et il se vante à Villeurbanne d’être pleinement le ministre de l’asile quand dans Le Figaro Magazine il s’exclame que ça ne peut plus durer. En outre, à Villeurbanne il souligne que l’immigration et l’asile sont deux questions distinctes, et dans Le Figaro Magazine il montre comment l’afflux de demandeurs d’asile (dont il se félicite à Villeurbanne) vient d’une politique d’immigration laxiste…

    Brice Hortefeux était le bras droit de Nicolas Sarkozy. Il se montre aujourd’hui le parfait modèle du ministre sarkozyste, avec un langage diamétralement opposé selon qu’il s’adresse à un public immigrationniste ou à un public de droite.

  • Les sept douleurs de la Sainte Vierge Marie

    « Cet enfant est venu, dit le vieillard Syméon en voyant le petit Jésus, comme un signe de contradiction. Et, s'adressant à Marie, il ajouta : Toi-même, un glaive te transpercera l'âme. Et en vérité, Bienheureuse Mère, un glaive a percé ton âme; il n'aurait pu, sinon, sans te percer, atteindre le corps de ton Fils. Lorsque ton Jésus (il est à tous, mais plus spécialement à toi) eut rendu le dernier souffle, la lance, cruelle ouvrit son flanc, sans ménager un corps qui ne pouvait plus souffrir, mais c'est ton âme qu’elle transperça. L'âme de ton Fils déjà n'était plus dans ce corps, mais la tienne ne pouvait s'en arracher, et c'est elle que poignit la douleur. Il faut donc t'appeler plus que martyre, puisque, en toi, la souffrance de compassion l'a emporté si totalement sur la douleur du corps. » (Saint Bernard).

    Si l’on m’avait demandé ce qu’il faudrait modifier dans le calendrier liturgique romain, j’aurais suggéré de supprimer la fête des Sept douleurs de la Sainte Vierge , le 15 septembre. En effet, cela n’a pas de sens de pleurer avec Marie au pied de la Croix au lendemain de la célébration de la gloire de la Croix. Et cela n’a pas de sens non plus que cette fête marque le jour octave de la Nativité de Marie, aurore de la rédemption qui nous a été acquise par la croix glorieuse.

    Il se trouve qu’il existe une autre fête des sept douleurs, au vendredi de la Passion , et que là elle a tout à fait sa place, et mériterait d’être valorisée.

    Or qu’a-t-on fait ? On a supprimé celle de la Passion , et on a gardé celle du 15 septembre...

    Décidément, il n’y a pas moyen d’être d’accord...

    (On peut voir aussi ma note de l’an dernier.)