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  • Curieux propos attribués au cardinal Bertone

    La documentation catholique publie en janvier un entretien avec le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican.

    Interrogé sur « l'appui » qu’aurait manifesté le pape à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, selon le Premier ministre turc, Mgr Bertone rappelle que « le pape et le Saint-Siège n'ont pas de pouvoir particulier pour favoriser l'entrée de la Turquie en Europe ou y opposer un veto ». « Mais il semble bien, poursuit-il, que l'Europe sans la Turquie ne bénéficierait plus de ce pont entre l'Orient et l'Occident, que la Turquie a toujours été au cours de l'Histoire. La Turquie est depuis longtemps un partenaire de l'Europe. » Et de reprendre à son compte les arguments bien connus, et tant rebattus, des partisans de l’adhésion de la Turquie : « Aujourd'hui, la Turquie connaît un système de laïcité particulier et un régime qui tend vers plus de démocratie. Il est de l'intérêt de l'Europe de l'aider à être une véritable démocratie pour consolider toujours plus un système de valeurs… Laisser la Turquie hors de l'Europe risque en outre de favoriser le fondamentalisme islamiste à l'intérieur du pays. »

    Et il ajoute aussitôt ce très étrange propos : « L'intégration à l'Europe peut se réaliser par cercles concentriques avec un premier cercle des pays historiquement européens, actuellement réunis dans la zone euro, et un deuxième niveau pour ceux qui en sont plus éloignés. »

    Les pays historiquement européens actuellement réunis dans la zone euro ?

    Ainsi le Royaume-Uni, le Danemark, la Suède, la Norvège, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Croatie, la Serbie… ne seraient pas des pays historiquement européens ? Et ils pourraient faire partie d’un deuxième cercle « plus éloigné » en compagnie de la Turquie ?

    On a du mal à croire que le secrétaire d’Etat soit l’auteur de tels propos.

  • « Le grand silence »

    Voici une belle analyse du film Le grand silence, due à la "mini-agence" RU (UNEC).

    Un film magnifique - cela existe encore ! - est sorti le 12 décembre sur les grands écrans, Le grand silence. Il s'agit de l'essai d'une visualisation de la vie des moines de la Grande Chartreuse dans les Alpes françaises. Le réalisateur allemand Philip Groening a pu obtenir l'autorisation de passer six mois dans l'enceinte de ce monastère fondé en 1084 par Saint Bruno, un noble venu de Cologne, basé sur une règle très stricte, celle des Chartreux. Deux heures de film sans commentaires ni aucun bruit ajoutés. Un prodige d'ombre et de lumière, de beauté naturelle et de grâce surnaturelle, du temps qui s'écoule et de l'éternité qui subsiste.D'abord la réponse des moines face à la demande du réalisateur fut "non", mais deux ans plus tard, il s'y prenait autrement: M. Groening passait une semaine de retraite à l'abbaye, et c'est là qu'il a trouvé le moyen d'obtenir cette autorisation unique de filmer ce qui est infilmable : la prière en silence des moines de la Grande Chartreuse. Les exigences des moines furent rigoureuses: pas de lumière artificielle, pas de musique additionnelle, pas de commentaires, pas d'équipe technique, le réalisateur devant être seul. Et il a fait un film sur le temps, ou plutôt sur l'éternité devenue visible, à l'aide de deux petites caméras manuelles: une Super 8 à gros grain, et une caméra vidéo haute définition. Il a filmé la vie de ces hommes en quête de Dieu, avançant solitaires à sa rencontre, but essentiel et final de toute âme humaine.

    On vit le quotidien d'un moine dans son « guichet » (sa cellule, en fait une petite maison) enveloppé de son vêtement blanc de prière, alternant entre prière (9 heures), travail (7 heures), et sommeil (8 heures), mais aussi les quelques bouts de vie communautaire : la promenade hebdomadaire dans le "désert" environnant, le seul repas communautaire pris en commun le dimanche, et surtout les offices liturgiques célébrés en communauté 4 fois par jour dans l'église de l'abbaye, y compris celui de minuit. Il paraît que les messes dans l'abbaye ne sont jamais concélébrées et que le latin est conservé. L'office ne comprend aucun texte moderne et ne garde que les textes traditionnels, donc les plus beaux et vénérables chants. Et ils osent chanter : « O bienheureuse solitude ! » Chaque moine doit couper lui-même le bois pour chauffer sa petite cabane. Le « grand silence » règne partout, à tout moment. Même à l'extérieur il n'y a pas de bruit, puisque la route se termine à 1 km de l'abbaye, à 1000 m de hauteur.

    Six mois de tournage, deux saisons d'images, neige et fleurs... Ensuite une année entière de montage du film, avec l'immense patience d'un réalisateur devenu presque ce qu'il filmait. Il a fini par s'écrier, après avoir fait ce film : « Le monde seul est impossible. Qu'il ait commencé de marcher est déjà inexplicable; qu'il continue de marcher est encore plus inexplicable ! » Et il devient presque prêcheur lui-même : « On peut comprendre qu'une telle vie est aussi possible dans le monde ordinaire. »

    Si vous trouvez ce film à l'affiche, allez le voir, c'est une véritable méditation !

    Il faut savoir que les Chartreux ont aujourd'hui 24 maisons (18 monastères de moines, et 6 couvents de moniales) sur 3 continents, regroupant environ 450 moines et moniales (34 moines à la Grande Chartreuse). Leur vie est entièrement contemplative. Les Chartreux ont renoncé à tout apostolat extérieur, à tout contact avec les médias, aux visites (sauf quelques rares contacts avec la famille proche), pour se concentrer dès ici-bas totalement sur Dieu, à l'école de la Sainte Vierge, en Le cherchant, en L'adorant et en s'abandonnant à Lui.

    Cela aussi, c'est une réalité de la nouvelle année 2007, un grand sujet de joie au milieu d'un monde qui semble avoir oublié Dieu ! Et méditons une grande petite chose: Dieu se trouve plutôt dans le silence que dans le bruit, même dans la liturgie.

    Si vous passez dans la région de Grenoble, montez un dimanche dans ce "désert" spirituel, la Grande Chartreuse, et écoutez cette musique silencieuse par excellence, l'ancien grégorien en latin chanté dans l'immense silence de Dieu.

    Après sa mort, le moine est déposé en ses habits sur une planche, sans cercueil, et rendu après le Requiem à la terre, une croix en bois anonyme signalant l'endroit. Seul le sigle de l'Ordre y figure: une croix entourée de 7 étoiles à 5 branches, avec l'inscription S.C.D.V.O. = Stat Crux dum volvitur orbis. La Croix demeure immobile tandis que le monde tourne. - (ru; cf. ru 28/2004, et FC 16.12.2006)

    ("RU", service de presse de l'UNEC, BP 70114, F-95210 Saint-Gratien, T/F +33-134120268, unec@wanadoo.fr, www.radio-silence.tv)

  • La préface du livre du pape

    On lira avec grand intérêt, sur le site que j’appelle dans mes liens ci-contre « un site perso sur Benoît XVI », une traduction de la préface du livre sur Jésus, de « Joseph Ratzinger-Benoît XVI », qui doit être publié au printemps. Le pape y explique sa méthode, et il s’agit d’une impressionnante et radicale démolition des exégèses modernes, y compris et explicitement dans leur contamination du concile Vatican II.

  • Klarsfeld… et Boutin

    Pour la quatrième fois, le président de l’UMP Nicolas Sarkozy fait appel à Arno Klarsfeld. Il lui confie cette fois « une mission d'analyse, de concertation et de proposition sur la mise en œuvre du droit à l'hébergement ».

    Dans sa lettre de mission, il rappelle qu’il a « pris l'engagement à Charleville-Mézières, le 18 décembre, de consacrer un véritable droit à l'hébergement, dans un délai de deux ans ». Il s’agit donc d’une opération de propagande du candidat Sarkozy.

    Il s’agit aussi de récompenser Christine Boutin pour son ralliement, et de montrer qu’on prend en compte ses idées, puisque Sarkozy demande explicitement à Arno Klarsfeld de travailler « en étroite liaison avec Christine Boutin », dont on connaît le combat pour le « droit au logement opposable ».

    Le sujet du jour étant l’hébergement des SDF, c’est aussi le sujet du jour de la campagne électorale. Dès qu’il fera moins froid, on passera à autre chose…

  • La mosquée d’Alfortville

    Une mosquée est en construction à Alfortville. La municipalité avait voté le financement d’un centre culturel algérien, mais il est bientôt apparu qu’il s’agissait d’abord d’une mosquée. Le plan ne laisse aucun doute, et le député-maire socialiste René Rouquet a fini par le reconnaître. Néanmoins il persiste et signe, comme le fait savoir Romain Vincent sur son blog (cité par Vox Galliae), alors même que deux référés sont en cours (et l’avocat de la mairie continue de prétendre qu’il s’agit d’un centre culturel). Si le député-maire d’Alfortville viole allègrement la loi de 1905 en faveur des musulmans, il la respecte à la lettre quand il s’agit des catholiques, constate Romain Vincent : les fidèles catholiques doivent supporter entièrement les frais de la reconstruction de l’église Saint-Pierre.

    C’est une nouvelle illustration du principe édicté par Jean Glavany : « Aujourd’hui être un bon laïque, c’est encourager la construction de mosquées en France ».

  • Polynésie : élection de Gaston le Petit

    Gaston Tong Sang, alias Gaston « Iti », le petit, pour tous les Tahitiens, en référence à son mentor Gaston Flosse, Gaston « Nui », le grand, a été élu président de la Polynésie française au second tour de scrutin. Au premier tour il lui a manqué semble-t-il les voix des quatre élus des Marquises et des Tuamotu, les « îliens », qui avaient été élus sur la liste de Gaston Flosse mais avaient ensuite rejoint l’indépendantiste Temaru, moyennant des postes importants dans le gouvernement et l’administration de ce dernier. Voyant que le vent tourne, ils ont rallié de nouveau le camp Flosse…

    Dès l’ouverture de la séance de l’assemblée, Oscar Temaru avait qualifié le vote de « mascarade », affirmant qu’il n’y avait « pas de démocratie dans un Etat sous tutelle ». C’est pourtant grâce à cette « mascarade » qu’il avait lui-même été élu… Puis il a qualifié l’élection de Gaston Tong Sang de « coup d’Etat » diligenté par l’UMP et Jacques Chirac, l’ami de Flosse… Et il a appelé à faire campagne pour Ségolène Royal, rappelant que c’est la gauche qui est à l'origine des accords de Matignon et de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, accords qui doivent mener à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie…

    Gaston Tong Sang a quant à lui rappelé l'attachement de la Polynésie à la République française. Pour l’heure, son élection marque la fin du « taui roa » (grand changement) voulu par Temaru en 2004.

  • Saint Jean

    « Ce qui fut à l’origine, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons examiné et que nos mains ont tâté du Verbe de Vie… et la Vie a été manifestée, et nous avons vu, et nous en témoignons, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et nous est apparue… ce que nous avons vu et avons entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous ayez société avec nous, et que notre société soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous vous écrivons cela pour que vous soyez dans la joie, et que votre joie soit en plénitude. »

    (Début de la première épître de saint Jean, en traduction littérale d’après la Vulgate. On y voit saint Jean toujours bouleversé par l’Incarnation, incapable de finir sa phrase, revenant sans cesse sur le témoignage qu’il veut rendre au Verbe fait chair : c’est une sorte d'émouvant brouillon du prologue de son évangile.)