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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2747

  • Marie-Ségolène et la nation

    Ségolène Royal s’exprimait hier soir devant un parterre fourni d’« intellectuels » et d’« artistes ». Elle a entrepris à son tour de parler de l’« identité française », qu’elle s’engage à « défendre ». Inutile de chercher à savoir ce qu’elle en dit. C’est une bouillie pour les chats. En bref, l’identité française « repose sur la force d’un modèle républicain rénové et sur l’actualisation de l’idée de nation ». Ce qui ne veut rien dire.

    Mais on remarque son insistance sur « l’idée de nation ». Pourquoi ? Elle le dit elle-même : « Les Français, notamment les catégories populaires, y sont très attachés, face à l’individualisme qui monte. »

    Autrement dit, elle est bien obligée de faire semblant de défendre l’idée de nation, pour que les Français, notamment les catégories populaires, n’aillent pas en masse chez Le Pen...

  • Degré zéro pointé

    Rachid Nekkaz a gagné le parrainage que le maire de Noron-la-Poterie mettait aux enchères. Le maire a rempli le formulaire devant les caméras de LCI, contre un chèque de 1.550 euros. Puis Rachid Nekkaz a solennellement déchiré le formulaire, car « il n’est pas prêt à tout »...

  • Quand les îles d’Aaland font parler d’elles

    L’archipel d’Aaland (27.000 habitants) menace de... rejeter la Constitution européenne. Vu de chez nous, cela paraît sans intérêt, et même sans objet, puisque la Constitution européenne est morte. Vu de Finlande, il en va autrement, puisque si ce pays (auquel appartient Aaland) a ratifié la Constitution , cela n’engage pas l’archipel. En effet, ces 6.500 îles suédophones, qui ont été suédoises, puis russes, et attribuées à la Finlande en 1921, bénéficient d’une large autonomie, au point qu’il revient à leur gouvernement de ratifier les traités internationaux auxquels s’associe la Finlande. Ainsi l’archipel a-t-il voté son adhésion à l’Union européenne en 1995, la même année que la Finlande , mais par un scrutin distinct, et en imposant une dérogation en matière fiscale.

    Or la contestation de l’Union européenne ne cesse de gagner du terrain sur l’archipel, qui est pourtant la région la plus riche de Finlande et l’une des plus riches d’Europe.

    Les habitants d’Aaland sont traditionnellement des pêcheurs. Or la flotte de pêche est aujourd’hui dix fois inférieure à ce qu’elle était avant l’adhésion à l’Union européenne. Les directives de Bruxelles ont purement et simplement ruiné la pêche d’Aaland. Et si le port de Mariehamn (la seule ville de l’archipel) a été entièrement rénové grâce à des fonds européens, la belle pancarte bleue aux étoiles jaunes qui le rappelle ressemble pour les habitants à une provocation, car le port ne sert quasiment plus à rien...

    En réalité, Aaland n’a pas besoin de la pêche pour vivre. Sa richesse vient de l’exception fiscale qui transforme en jackpot chacun des ferries qui, en faisant la liaison entre la Suède et la Finlande , font un détour par les eaux territoriales de l’archipel pour la vente de produits en « tax free »...

    Mais les habitants n’acceptent pas de voir leur activité séculaire disparaître à cause des réglementations européennes. De même, les nombreux chasseurs (plus d’un habitant sur sept) ne supportent pas les contraintes de la Commission européenne.

    Résultat : le parti indépendantiste, forcément considéré comme folklorique lors de sa fondation il y a trois ans, séduit aujourd’hui un tiers des habitants, selon un récent sondage, et pourrait faire une grosse percée aux prochaines élections du Parlement local.

    La petite classe politique installée ne veut évidemment pas de l’indépendance, mais tient compte du ressentiment croissant de la population. C’est pourquoi elle en vient à menacer de ne pas ratifier la Constitution européenne, si... elle ne dispose pas d’un siège de député européen. Revendication rejetée à Helsinki, où l’on fait valoir que la Finlande dispose de 14 sièges, soit un pour 375.000 habitants, alors que l’archipel n’en compte que 27.000. A quoi Aaland rétorque naturellement que son statut d’autonomie n’est pas fondé sur la démographie...

    Et si un accord n’est pas trouvé, les îles d’Aaland pourraient se retrouver hors de l’Union européenne. Ce qui serait un précédent dont l’importance serait sans commune mesure avec la démographie de l’archipel. Mais on n’en est pas encore là, puisqu’il faudrait déjà qu’il y ait une Constitution européenne.

  • Si duo ex vobis consenserint

    « Si deux d’entre vous s’accordent sur cette terre, quoi qu’ils demandent, mon Père le fera pour eux, dit le Seigneur. »

    « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux, dit le Seigneur. »

    (Antiennes du Benedictus et du Magnificat, d’après l’évangile du jour.)

  • La corde pour nous pendre

    Le curé de la paroisse Saint-Théodore de Cologne a décidé de consacrer le produit de la quête de dimanche prochain à l’édification de la grande mosquée de la ville. Son grand argument : les imams de l’organisation Ditib (Union turque islamique des affaires théologiques, qui dépend directement du gouvernement d’Ankara) « sont des gens très cultivés, raisonnables, gentils, humains, qui font un travail formidable avec les jeunes. »

    Lénine disait que les capitalistes lui vendraient même la corde pour les pendre. Les curés ne sont pas capitalistes. Ils donnent la corde.

  • Chirac ou l’extrémisme du vide

    Communiqué de Bruno Gollnisch

    Dans son message aux Français, Jacques Chirac a eu recours à son obsessionnelle stigmatisation de « l’extrémisme » premier et dernier des cinq points de son message, alpha et oméga de sa pensée.

    Mais une opinion, une doctrine, un courant politique, des citoyens, s’apprécient en fonction de leurs qualités ou défauts intrinsèques. Leur coller une étiquette est un moyen commode d’exclure. Cela ne saurait tenir lieu d’argument, de confrontation, de critique.

    En l’occurrence Chirac devrait savoir que toute idée nouvelle en politique a été taxée d’extrémisme : les républicains, les libéraux, les radicaux, les socialistes.

    La seule question qui vaille est de savoir si une idée est juste ou fausse. La récuser a priori du fait de sa position sur l’échiquier politique, à un moment donné, est une extrême sottise.

  • Fatwas sur internet

    Le mufti d’Egypte annonce avoir créé un site internet pour rendre gratuitement des fatwas en quatre langues (arabe, anglais, français, allemand) afin de contrer les innombrables cheikhs qui rendent des avis religieux en tous sens sur les chaînes de télévision satellitaires en se présentant comme des références en islam. Il veut s’opposer aussi « à ceux qui font des fatwas un commerce à but lucratif et exploitent le besoin incessant qu’ont les musulmans d’un tel service ».

    « Le but est de répandre l’avis modéré des oulémas d’Al-Azhar, qui reflètent le juste milieu et la modération de l’islam. »

    Voilà qui illustre le problème de l’islam, qui ne reconnaît aucune autorité et permet donc à n’importe quel « docteur » autoproclamé de rendre des fatwas. Malgré le prestige d’Al Azhar et la position du mufti dans la république d’Egypte, ses fatwas resteront des avis parmi d’autres.

  • L’enchère et l’exclusion

    Après le maire d’un village normand, le maire d’un village catalan met son parrainage aux enchères, bien que le Conseil constitutionnel ait déjà condamné ce genre d’initiative. Et ce maire bafoue la démocratie de façon plus flamboyante encore : il exclut Jean-Marie Le Pen, le principal candidat risquant de ne pas avoir les parrainages, de ces enchères. (Mais bien entendu Le Pen n’avait aucunement l’intention de participer à une telle farce.)

  • Le Pen et l’amour de Chirac pour la France

    Jean-Marie Le Pen, sur Radio Courtoisie, à propos de la déclaration d’amour de Chirac à la France et aux Français :

    « C’est comme le mari violent qui voit sa femme, qu’il a rouée de coups, emportée par des infirmiers sur une civière, et qui lui prend la main en lui disant : Je t’aime. Car c’est l’état dans lequel se trouve la France.  »

  • L’héritier de personne

    Invité à dire, ce matin sur France Inter, s’il se sentait l’héritier de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a répondu : « Je ne me sens l’héritier de personne. La France, c’est la République, ce n’est pas un héritage. »

    Cela correspond aux déclarations de François Bayrou et pourrait également être dit par Ségolène Royal. Voilà qui indique de façon très claire la différence essentielle qu’il y a entre les candidats du système et Jean-Marie Le Pen, qui ne cesse de souligner que la France est un héritage construit au long des siècles par les efforts et les sacrifices des générations qui nous ont précédés, héritage dont nous sommes les héritiers sans mérite, dont nous sommes les usufruitiers, et que nous devons transmettre aux générations suivantes, comme il l’a encore magnifiquement proclamé hier à Lyon.