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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2396

  • La diversité sans les divers

    Présentation, par le Bondy Blog, de son compte rendu du salon Diversité 08 qui s’est tenu en fin de semaine dernière à la Villette, sous le haut patronage du président de la République. Sans commentaire :

    « Les acteurs associatifs, institutionnels et économiques se livrent une bataille acharnée pour prendre le leadership sur la thématique de la diversité. La première édition du Forum Diversité, pilotée par l’association Tolède, a été boycotté par de nombreuses structures, comme la Halde ou encore l’Anpe. Ce n’était donc pas la fête de l’unité à la Villette.

    « Au-delà des rivalités et des stratégies où les rôles sont distribués depuis longtemps, c’est l’absence du public, notamment celui venu des banlieues, qui se pose avec le plus d’acuité. Cette absence complique encore plus la réflexion, certains parlent de coquilles associatives vides en guise d’analyse de la situation. »

  • Besancenot : oui, Rouillan est des nôtres…

    Olivier Besancenot a dénoncé dès vendredi la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, et précisé que l’assassin terroriste cofondateur d'Action directe “est membre depuis le mois de juin d’un comité NPA de Marseille” et qu’il le restera.

    "Jean-Marc Rouillan est incarcéré de nouveau, ce qui est absolument révoltant, puisqu'il a purgé sa peine", a-t-il affirmé à l'AFP. "Légalement, il a le droit de sortir et il n'y a rien qui justifie le fait qu'il retourne en prison, si ce n'est un acharnement judiciaire de la part de l'Etat”. "L'heure pour nous est à une mobilisation unitaire de toute la gauche sur la question de la liberté d'expression pour défendre les libertés démocratiques", et pour que "la loi soit respectée".

    Sic. Sauf que Jean-Marc Rouillan, condamné deux fois à la réclusion à perpétuité, n’a pas purgé sa peine : il était seulement en régime de semi-liberté.

    Besancenot s’enfonce.

  • Affaire des fiches : les super-tartuffes protestent…

    La Ligue des droits de l’homme, la Licra et SOS Racisme se déclarent « scandalisés » par le communiqué du FN Rhône-Alpes qui selon eux « stigmatise une nouvelle fois la religion musulmane », et affirment qu’ils demanderont à la justice « de se prononcer quant au maintien de ce groupe politique au sein de l'assemblée régionale ».

    Le communiqué rappelait seulement quelques vérités, que les dhimmis patentés et les obligés de la Franc-maçonnerie ne veulent pas entendre.

  • Le retour des nations

    Marine Le Pen, sur i-Télé, sur le “G4", réuni samedi à Paris par Nicolas Sarkozy sur la crise financière :

    "L'issue de ce G4 c'est le retour des nations, c'est chacun pour soi… Ça me réjouit parce que ça démontre que le Front national avait raison de dire qu'il ne fallait pas abandonner les politiques nationales, qu'il ne fallait pas déléguer les pouvoirs de la nation à l'Europe de Bruxelles. Nos dirigeants qui nous ont engagés dans cette impasse veulent continuer à jouer le match mais en changeant brutalement les règles du jeu, et bien je crois qu'on va au casse-pipe… Il faut aller au bout de la logique, il faut faire le constat de l'échec de l'Union européenne telle qu'elle s'est construite et prendre un certain nombre de décisions", notamment "notifier à la BCE que pendant deux ans la France gèrera seule sa politique monétaire”.

  • La véritable réalité

    Propos de Benoît XVI à l’ouverture du synode, tels que rapportés par l’AFP :

    "La Parole de Dieu, plus que toute parole, est le fondement de tout, la véritable réalité", et on se trompe si l'on pense "que la matière, les choses solides que nous pouvons toucher, seraient la réalité la plus sûre". "Celui qui construit sur les choses visibles qu'il peut toucher comme le succès, la carrière ou l'argent, construit sur le sable. Nous voyons maintenant avec l'écroulement des grandes banques que cet argent disparaît, qu'il n'est rien, il s'agit de réalités de second ordre. Seule la Parole est solide, elle est la véritable réalité sur laquelle il faut fonder notre propre vie."

  • Là où Dieu est mort

    Si nous regardons l'histoire, nous sommes obligés de noter assez fréquemment la froideur et la rébellion de chrétiens incohérents. Suite à cela, Dieu, même s'il ne manque jamais à sa promesse de salut, a souvent dû recourir au châtiment. On pense spontanément, dans ce contexte, à la première annonce de l'Evangile, de laquelle surgiront des communautés chrétiennes d'abord fleurissantes, qui ont ensuite disparu et ne sont plus rappelées aujourd'hui que dans les livres d'histoire. Ne pourrait-il pas advenir de même à notre époque? Des nations un temps riches de foi et de vocations perdent désormais leur identité propre, sous l'influence délétère et destructive d'une certaine culture moderne. On y trouve celui qui, ayant décidé que «Dieu est mort», se déclare «dieu» lui-même, et se considère le seul artisan de son propre destin, le propriétaire absolu du monde.

    En se débarrassant de Dieu et en n'attendant pas de Lui son salut, l'homme croit pouvoir faire ce qui lui plaît et se présenter comme seule mesure de lui-même et de sa propre action. Mais, quand l'homme élimine Dieu de son propre horizon, qu'il déclare Dieu  «mort», est-il vraiment plus heureux? Devient-il vraiment plus libre? Quand les hommes se proclament propriétaires absolus d'eux-mêmes et uniques maîtres de la création, peuvent-ils vraiment construire une société où règnent la liberté, la justice et la paix? N'arrive-t-il pas plutôt - comme nous le démontre amplement la chronique quotidienne - que s'étendent l'arbitraire du pouvoir, les intérêts égoïstes, l'injustice et l'exploitation, la violence dans chacune de ses expressions? Le point d'arrivée, à la fin, est que l'homme se retrouve plus seul et la société plus divisée et confuse.

    Benoît XVI, homélie de la messe d’ouverture du synode sur la Parole de Dieu.

  • Saint Bruno

    Témoin du bouillonnement culturel et religieux qui agitait à son époque l’Europe naissante, acteur dans la réforme que souhaitait réaliser l’Église face aux difficultés internes qu'elle rencontrait, après avoir été un enseignant apprécié, Bruno se sent appelé à se consacrer au bien unique qu’est Dieu lui-même. "Et qu’y a-t-il d’aussi bon que Dieu? Plus encore, y a-t-il un autre bien que Dieu seul? Aussi l’âme sainte qui a quelque sentiment de ce bien, de son incomparable éclat, de sa splendeur, de sa beauté, brûle de la flamme du céleste amour et s’écrie: 'J’ai soif du Dieu fort et vivant, quand irai-je voir la face de Dieu'" (Lettre à Raoul, n. 15). Le caractère radical de cette soif poussa Bruno, dans l’écoute patiente de l’Esprit, à inventer avec ses premiers compagnons un style de vie érémitique, où tout favorise la réponse à l’appel du Christ qui, de tout temps, choisit des hommes "pour les mener en solitude et se les unir dans un amour intime" (Statuts de l’Ordre des Chartreux). Par ce choix de "vie au désert", Bruno invite dès lors toute la communauté ecclésiale " à ne jamais perdre de vue la vocation suprême, qui est de demeurer toujours avec le Seigneur" (Vita consecrata, n. 7).

    (Extrait de la lettre de Jean-Paul II aux Chartreux, à l’occasion du 9e centenaire de la mort de saint Bruno, 14 mai 2001)

  • 21e dimanche après la Pentecôte

    L’évangile est la parabole où le royaume des cieux est comparé à un roi qui remet une énorme dette à l’un de ses serviteurs, et celui-ci fait mettre en prison son collègue qui avait envers lui une toute petite dette.

    Cet évangile explique de façon précise l’une des demandes du Pater. Mais on ne le voit pas tout de suite, parce que la traduction française du Pater a remplacé le mot dettes par le mot offenses.

    Il est regrettable d’avoir perdu ainsi la saveur très concrète du texte originel. Et Jésus dans cette parabole insiste sur le côté concret, qui nous fait comprendre précisément, en court-circuitant tout langage moral, ce que sont nos offenses.

  • Saint François d’Assise

    Comme Saint François allait une fois de Pérouse à Sainte-Marie des Anges avec frère Léon, au temps d'hiver et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appelle frère Léon qui marchait un peu en avant et parla ainsi:

    " O frère Léon, alors même que les frères Mineurs donneraient en tout pays, un grand exemple de sainteté et de bonne édification, néanmoins, écris et note avec soin que là n'est pas la joie parfaite."

    Et Saint François allant plus loin l'appela une seconde fois:

    "O frère Léon, quand même le frère Mineur ferait les aveugles voir, redresserait les contrefaits, chasserait les démons, rendrait l'ouïe aux sourds, le marcher aux boîteux, la parole aux muets et, ce qui est plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite."

    Marchant encore un peu Saint François s'écria d'une voix forte:

    "O frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Ecritures, en sorte qu'il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures mais même les secrets des consciences et des âmes, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite".

    Allant un peu plus loin, Saint François appela encore d'une voix forte:

    "O frère Léon, petite brebis de Dieu, quand bien même le frère Mineur parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu'il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite."

    Et faisant encore un peu de chemin, Saint François appela d'une voix forte:

    "O frère Léon quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu'il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris qu'en cela n'est point la joie parfaite."

    Et comme de tels propos avaient bien duré pendant deux milles, frère Léon fort étonné l'interrogea et dit: "Père, je te prie de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite". Et Saint François lui répondit: " Quand nous arriverons à Sainte Marie des Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : "Qui êtes-vous ?", et que nous lui répondrons : "Nous sommes deux de vos frères", et qu'il dira : "Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit", alors si nous supportons avec patience, sans trouble, sans murmurer contre lui, tant d'injures et tant de crauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. Et si nous persistons à frapper, et qu'il sorte en colère et qu'il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force vilenies et soufflets en disant : "Allez-vous en d'ici, misérables petits voleurs, allez à l'hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez", si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite.

    Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore et appelons et le supplions pour l'amour de Dieu avec de grands gémissements de nous ouvrir et de nous faire cependant entrer, et qu'il dise, plus irrité encore : "Ceux-ci sont des vauriens importuns, et je vais les payer comme ils le méritent", et s'il sort avec un bâton noueux, et qu'il nous saisisse par le capuchon, et nous jette à terre, et nous roule dans la neige et nous frappe de tous les noeuds de ce bâton, si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris que cela est la joie parfaite.

    Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au dessus de toutes les grâces et dons de l'Esprit Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l'amour du Christ, les peines, les injures, les opprobes et les incommodités : car de tous les autres dons de Dieu nous ne pouvons nous glorifier puisqu'ils ne viennent pas de nous, mais de Dieu, selon ce que dit l'Apôtre : "Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu de Dieu ? Et si tu ne l'as reçu de lui, pourquoi t'en glorifies-tu comme si tu l'avais de toi-même ?" Mais dans la croix de la tribulation et de l'affliction, nous pouvons nous glorifier parce que cela est à nous, c'est pourquoi l'Apôtre dit : "Je ne veux point me glorifier si ce n'est dans la croix de Notre Seigneur Jésus-Christ". A qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen."

  • Et toc

    Lors d’une plaidoirie à La Réunion, Me Georges Hoareau, qui défendait un homme accusé d’avoir produit de faux document des Allocations familiales, s’était exclamé : « Je me demande quelle peine serait requise contre Rachida Dati (…) qui a produit un faux document justifiant un diplôme ! »

    Rachida Dati avait aussitôt poursuivi l’avocat en diffamation.

    Le tribunal a rendu aujourd’hui son verdict.

    Il a tout simplement constaté que le propos avait été tenu dans le cours d’une plaidoirie, et rappelé que la parole d'un avocat est totalement libre dans ce cadre.

    En conséquence il a déclaré irrecevables les poursuites engagées par le garde des Sceaux…