Une cour islamique de Jeddah a validé le divorce d'une jeune Saoudienne qui avait reçu un SMS de son mari, parti faire le jihad en Irak, par lequel celui-ci indiquait trois fois qu'il la répudiait. L'homme avait également téléphoné à ses deux témoins du mariage pour les avertir de la répudiation.
Le blog d'Yves Daoudal - Page 2272
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L’islam saoudien à la pointe du progrès
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La mosquée de Nantes
Extraits d'un article de Philippe Gambert, dans Ouest France de ce jour, qui gagne la palme de la dhimmitude béate.
Elle viendra enrichir le patrimoine architectural nantais. La mosquée s'inscrit dans le cadre d'un centre culturel turc, qui comprendra dans un bâtiment attenant, café, épicerie et bibliothèque.
Elle ouvrira ses portes, si tout va bien, fin juillet. Mais d'ores et déjà, un fait saute aux yeux : sur le plan purement architectural, le Centre culturel des Turcs, porté par l'Association culturelle turque et conçu par le cabinet d'architecture In Situ, vaudra le détour. Le centre comprend, outre la mosquée, un bâtiment attenant qui abritera un café turc, une petite épicerie et une bibliothèque...
Sur la façade de la mosquée, des tailleurs de pierre, venus d'Anatolie, sont à pied d'oeuvre. Ils agrafent et scellent des pierres sculptées sur le mur de béton banché.
On retrouve ces mêmes pierres calcaires de Bayburth, en Turquie, à l'intérieur, dans le choeur et le prêche où officiera l'imam. En levant la tête, on reste bouche bée devant la beauté des enluminures de la coupole. (...)
Retour dehors, les murs, à l'entrée, qui ne seront pas recouverts des pierres sculptées seront peints d'une couleur jaune d'or. Un carré sur un des pignons donne une idée de la tonalité. Juste au-dessus de l'entrée, seront posées des céramiques de couleur bleue. Bref, l'ensemble mariant différents tons ne passera pas inaperçu.
D'ici fin juillet, ce que verront en premier les nombreux automobilistes passant boulevard du Bâtonnier Cholet, ce sera le minaret culminant à 20 mètres. Sa construction démarre tout juste. Pour l'heure, n'apparaît que sa base, devant la façade principale de la mosquée. (...)
Dernier détail signifiant, le portail en fer forgé, qui sera installé à l'entrée, sera orné de motifs traditionnels mêlant des tulipes (symboles de l'empire Ottoman) et des roses (symboles de l'islam).
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Une première copte
L'Eglise copte d'Egypte a pour la première fois émis un "certificat de conversion" à la demande d'un chrétien né musulman, a indiqué samedi à l'AFP l'avocat de ce converti.
Un tribunal avait demandé à Maher el-Gohari, qui tente de faire reconnaître officiellement sa conversion et d'inscrire la mention chrétien à la place de musulman sur sa carte d'identité, de fournir ce certificat. "Il l'a remis (au tribunal) aujourd'hui" samedi, a affirmé son avocat, Nabil Guebraïl. "C'est la première fois que l'Eglise émet ce genre de certificat", a-t-il ajouté.
L'Eglise copte n'a pas souhaité réagir.
C'est la seconde fois seulement qu'une telle requête est présentée en Egypte, où la conversion de l'islam au christianisme, sans être interdite, est quasi impossible alors que l'inverse se fait sans encombres.
L'an dernier, un tribunal avait débouté un musulman converti au christianisme, Mohammed Higazi, qui voulait faire figurer sa nouvelle religion sur sa carte d'identité.
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Resurrectio Domini, spes nostra
Message de Pâques de Benoît XVI
Chers Frères et Sœurs de Rome et du monde entier !
De tout cœur, je forme pour vous tous des vœux de Pâques avec les mots de saint Augustin : « Resurrectio Domini, spes nostra - la résurrection du Seigneur est notre espérance » (Sermon 261, 1). Par cette affirmation, le grand Évêque expliquait à ses fidèles que Jésus est ressuscité afin que nous-mêmes, pourtant destinés à mourir, nous ne désespérions pas en pensant qu'avec la mort la vie est totalement finie ; le Christ est ressuscité pour nous donner l'espérance (cf. ibid.). -
Le centurion
Début de l'allocution de Benoît XVI à l'issue du chemin de croix.
Au terme du récit dramatique de la Passion, l'évangéliste saint Marc relève : « Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s'écria : 'Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !' » (Mc 15, 39). La profession de foi de ce soldat romain, qui avait assisté au déroulement des différentes étapes de la crucifixion, ne peut pas ne pas nous surprendre. Quand les ténèbres de la nuit s'apprêtaient à descendre sur ce Vendredi unique dans l'Histoire, quand désormais le sacrifice de la Croix était consommé et que les personnes présentes se hâtaient pour pouvoir célébrer régulièrement la Pâque juive, les quelques paroles, tombées des lèvres d'un commandant anonyme de la troupe romaine, résonnèrent dans le silence face à cette mort très singulière. Cet officier de la troupe romaine, qui avait assisté à l'exécution de l'un des nombreux condamnés à la peine capitale, sut reconnaître en cet homme crucifié le Fils de Dieu, ayant expiré dans l'abandon le plus humiliant. Sa fin ignominieuse aurait dû marquer le triomphe définitif de la haine et de la mort sur l'amour et sur la vie. Mais il n'en fut pas ainsi ! Sur le Golgotha, se dressait la Croix sur laquelle était suspendu un homme désormais mort, mais cet homme était « le Fils de Dieu », comme devait le confesser le centurion - « en le voyant mourir ainsi », précise l'évangéliste.
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Le second jour
O Christ, notre Dieu, qui, au second jour, créant le firmament, indiquez par avance la fermeté et solidité des saintes Ecritures, sur lesquelles repose l'Eglise ; et qui, séparant les eaux des eaux, indiquez la distance qui sépare le peuple céleste des Anges de la faible et inférieure race des hommes; vous qui, auteur des deux Testaments, avez accompli la figure de l'antique sacrifice, en scellant la nouvelle alliance par l'immolation de votre corps ; donnez-nous d'être associés par l'intelligence et la sagesse aux puissances angéliques, comme aux eaux supérieures, et de tendre toujours vers ce qui est élevé ; afin que la solidité des deux lois étant établie dans notre cœur, la vertu de votre résurrection nous attire jusqu'aux joies infinies.
(capitula de la liturgie mozarabe)
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Jour de la Résurrection !
Jour de la Résurrection ! Peuples, rayonnons de joie ! C'est la Pâque, la Pâque du Seigneur ! De la mort à la vie, de la terre jusqu'au ciel le Christ, notre Dieu, nous conduit : chantons la victoire du Seigneur. Le Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a foulé la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie. Ressuscité du tombeau, comme il l'avait prédit, Jésus nous donne la vie éternelle et sa grande miséricorde.
(liturgie byzantine, office de Pâques)
Pâques étant la re-création du monde, la liturgie mozarabe fait le parallèle entre la semaine de Pâques et la semaine de la Création. Le premier jour de Pâques apporte la lumière de la Résurrection, comme le premier jour du monde était la création de la lumière (cf. le début de la sublime homélie de Benoît XVI lors de la veillée pascale).
O Dieu, à qui nous devons ce jour, le premier de tous, dans lequel vous avez voulu manifester à tous les êtres créés la lumière visible et celui qui est la forme de l'invisible lumière, faisant jaillir dans un même jour le flambeau qui éclaire le monde, et la splendeur divine qui illumine les âmes ; vous qui par un calcul céleste avez joint ensemble le dimanche, premier jour de votre labeur, et le moment de la résurrection, afin que le même mystère ouvrît et terminât la solennité pascale ; jetez un regard, dans ce temps favorable et dans ces jours de salut, sur vos serviteurs que vous avez rachetés. Seigneur, de la captivité des esprits de malice par le trophée de la passion de votre Fils ; que vous avez délivrés en les couvrant du sang de votre Agneau, afin qu'ils ne fussent pas atteints du glaive exterminateur. Dans le désert de cette vie, daignez marcher devant nous, comme un nuage qui nous couvre de son ombre durant le jour, et tempère l'ardeur de nos tentations ; comme une colonne de feu qui, durant la nuit, nous préserve par sa lumière des ténèbres du péché, ainsi vous serez notre Sauveur par votre présence, et vous nous conduirez au lieu de notre repos.
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Le grand Moïse décrivait d'avance la présente journée
Le grand Moïse décrivait d'avance la présente journée lorsqu'il disait : Et Dieu bénit le septième jour. En effet, ce jour est le sabbat béni ; c'est le jour du repos où le Fils unique de Dieu se reposa de tous ses travaux, en célébrant dans sa chair le sabbat prévu dans l'Economie de sa mort, et il rentra dans ce qu'Il était. Par sa Résurrection, Il nous accordé la vie éternelle, car Il est bon et ami des hommes.
(liturgie byzantine, aux vêpres du Samedi Saint)
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En ce jour est suspendu à la croix
En ce jour est suspendu à la croix celui qui a suspendu la terre au-dessus des eaux. Une couronne d'épines est déposée sur la tête du Roi des anges. Et Celui qui a revêtu le ciel de nuées est revêtu d'une pourpre dérisoire. Celui qui, dans le Jourdain, a délivré Adam, reçoit un soufflet. L'Epoux de l'Eglise est attaché avec des clous et le Fils de la Vierge est transpercé d'une lance. Nous adorons tes souffrances, ô Christ. Montre-nous ta glorieuse Résurrection.
(liturgie byzantine, antienne de l'office de la Passion)
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Le lien nuptial
Extrait de la magnifique homélie de Benoît XVI lors de la messe de la Cène.
La coupe signifie les noces : maintenant est arrivée l'«heure », à laquelle les noces de Cana avaient fait allusion de façon mystérieuse. Oui, l'Eucharistie est plus qu'un banquet, c'est un festin de noces. Et ces noces se fondent dans l'auto-donation de Dieu jusqu'à la mort. Dans les paroles de la dernière Cène de Jésus et dans le Canon de l'Église, le mystère solennel des noces se cache sous l'expression « novum Testamentum ». Cette coupe est le nouveau Testament - « la nouvelle Alliance en mon sang », tel que Paul rapporte les paroles de Jésus sur la coupe dans la deuxième lecture d'aujourd'hui (1 Co 11, 25). Le Canon romain ajoute : « de l'alliance nouvelle et éternelle » pour exprimer l'indissolubilité du lien nuptial de Dieu avec l'humanité. Le motif pour lequel les anciennes traductions de la Bible ne parlent pas d'Alliance mais de Testament, se trouve dans le fait que ce ne sont pas deux contractants à égalité qui ici se rencontrent, mais entre en jeu l'infinie distance entre Dieu et l'homme. Ce que nous appelons nouvelle et ancienne Alliance n'est pas un acte d'entente entre deux parties égales, mais le simple don de Dieu qui nous laisse en héritage son amour - lui-même. Certes, par ce don de son amour, abolissant toute distance, il nous rend finalement vraiment « partenaire » et le mystère nuptial de l'amour se réalise.
Pour pouvoir comprendre ce qui arrive là en profondeur, nous devons écouter encore plus attentivement les paroles de la Bible et leur signification originaire. Les savants nous disent que, dans les temps lointains dont nous parlent les histoires des Pères d'Israël, « ratifier une alliance » signifie « entrer avec d'autres dans un lien fondé sur le sang, ou plutôt accueillir l'autre dans sa propre fédération et entrer ainsi dans une communion de droits l'un avec l'autre. De cette façon se crée une consanguinité réelle bien que non matérielle. Les partenaires deviennent en quelque sorte « frères de la même chair et des mêmes os ». L'alliance réalise un ensemble qui signifie paix. Pouvons-nous maintenant nous faire au moins une idée de ce qui arrive à l'heure de la dernière Cène et qui, depuis lors, se renouvelle chaque fois que nous célébrons l'Eucharistie ? Dieu, le Dieu vivant établit avec nous une communion de paix, ou mieux, il crée une « consanguinité » entre lui et nous. Par l'incarnation de Jésus, par son sang versé, nous avons été introduits dans une consanguinité bien réelle avec Jésus et donc avec Dieu lui-même. Le sang de Jésus est son amour, dans lequel la vie divine et la vie humaine sont devenues une seule chose. Prions le Seigneur afin que nous comprenions toujours plus la grandeur de ce mystère ! Afin qu'il développe sa force transformante dans notre vie intime, de façon que nous devenions vraiment consanguins de Jésus, pénétrés de sa paix et également en communion les uns avec les autres.
