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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2069

  • Le « mariage » homosexuel en Argentine

    La chambre des députés argentine a approuvé hier par 126 voix pour, 109 contre et 5 abstentions, le projet de loi autorisant le « mariage » (le texte dit bien « mariage ») entre personnes du même sexe.

    « C'est une date historique en Amérique latine », s'est exclamé Esteban Paulon, secrétaire général de la fédération argentine de lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels. En effet. Mais une bien triste date.

    La date de l'examen du texte par le Sénat n'est pas encore connue.

  • Le mariage est vraiment un « instrument de salut »

    Au terme de sa catéchèse d'hier, Benoît XVI a évoqué le Congrès de la famille qui se tiendra en Suède du 14 au 16 mai :

    « Le mariage est un instrument du salut, non seulement pour les personnes mariées, mais pour toute la société. Comme tout objectif qui en vaut la peine, il est exigeant, il nous met au défi, il nous appelle à être prêts au sacrifice de nos propres intérêts pour le bien de l'autre. Il nous demande d'exercer la tolérance et d'offrir le pardon. Il nous invite à nourrir et à protéger le don d'une vie nouvelle. Ceux qui parmi nous ont la grande chance d'être nés dans une famille stable y découvrent la première et plus fondamentale école d'une vie vertueuse et des qualités d'une bonne citoyenneté. Votre message au monde est vraiment un message de joie, parce que le don que Dieu nous fait du mariage et de la vie de la famille nous permet de faire l'expérience de quelque chose de l'amour infini qui unit les trois personnes divines - le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Les êtres humains, faits à l'image et à la ressemblance de Dieu, sont faits pour l'amour : en effet, au cœur de notre être nous aspirons à aimer et à être aimés en retour. Dieu seul peut satisfaire nos besoins les plus profonds, et pourtant, par l'amour entre mari et femme, l'amour des parents et des enfants, l'amour mutuel des frères et sœurs, il nous est offert un avant-goût de l'amour sans limite qui nous attend dans la vie à venir. »

  • Benoît XVI et les devoirs du prêtre (II)

    Dans sa catéchèse, Benoît XVI a évoqué hier le deuxième devoir du prêtre : « celui de sanctifier les hommes, en particulier à travers les sacrements et le culte de l'Eglise ». Extrait :

    Au cours des dernières décennies, certaines tendances ont conduit à faire prévaloir, dans l'identité et la mission du prêtre, la dimension de l'annonce, en la détachant de celle de la sanctification ; on a souvent dit qu'il faudrait dépasser une pastorale purement sacramentelle. Mais est-il possible d'exercer authentiquement le ministère sacerdotal « en dépassant » la pastorale sacramentelle ? Qu'est-ce que cela signifie précisément pour les prêtres d'évangéliser, en quoi consiste ce que l'on appelle le primat de l'annonce ? Comme le rapportent les Evangiles, Jésus affirme que l'annonce du Royaume de Dieu est le but de sa mission ; cette annonce, toutefois, n'est pas seulement un « discours », mais elle inclut en même temps, sa propre action ; les signes, les miracles que Jésus accomplit indiquent que le Royaume vient comme une réalité présente et que celle-ci coïncide en fin de compte avec sa propre personne, avec le don de soi, comme nous l'avons entendu aujourd'hui dans la lecture de l'Evangile. Et il en est de même pour le ministre ordonné : celui-ci, le prêtre, représente le Christ, l'Envoyé du Père, il en continue sa mission, à travers la « parole » et le « sacrement », dans cette totalité de corps et d'âme, de signe et de parole. Saint Augustin, dans une lettre à l'évêque Honoré de Tiabe, en se référant aux prêtres, affirme : « Que les serviteurs du Christ, les ministres de Sa parole et de Son sacrement fassent donc ce qu'il commanda ou permit » (Epist. 228, 2). Il faut réfléchir si, dans certains cas, avoir sous-évalué l'exercice fidèle du munus sanctificandi, n'a pas représenté un affaiblissement de la foi elle-même dans l'efficacité salvifique des sacrements et, en définitive, dans l'œuvre actuelle du Christ et de son Esprit, à travers l'Eglise, dans le monde.

  • Daoudal Hebdo N° 80

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    Dans ce numéro

    Page 2
    Le Canada a gagné !
    Le procès du Téléthon

    Pages 3 à 6
    Le Conseil de l'Europe en pleine schizophrénie

    Page 7
    Une nouvelle église à Vaulx-en-Velin

    Page 8
    L'Ascension
    Dimanche prochain...
  • Ubi vera sunt gaudia

    Deus, qui fidelium mentes unius efficis voluntatis: da populis tuis id amare quod praecipis, id desiderare quod promittis; ut inter mundanas varietates ibi nostra fixa sint corda, ubi vera sunt gaudia. Per Dominum...

    Dieu, qui unissez les cœurs de vos fidèles dans un même vouloir, donnez à votre peuple d'aimer ce que vous commandez, de désirer ce que vous promettez, afin que, au milieu des fluctuations de ce monde, nos cœurs demeurent fixés là où sont les vraies joies.

    Cette collecte du quatrième dimanche après Pâques (qui est donc aussi celle de tous les jours de cette semaine quand il n'y a pas de fête) est l'une des plus belles du missel, non seulement par sa signification, mais par son rythme latin et ses assonances, particulièrement les derniers mots :

    ibi nostra fixa sint corda
    ubi vera sunt gaudia

  • José Van Dam

    José Van Dam, qui a 70 ans, fait ses adieux à l'opéra, par une série de représentations du "Don Quichotte" de Massenet à Bruxelles. Un rôle qu'il rend véritablement bouleversant, comme la plupart des rôles qu'il a interprétés, auxquels il a donné une profondeur humaine, voire spirituelle, exceptionnelle.

    L'AFP rappelle que ce rôle « s'ajoute à une longue liste de rôles titres interprétés par le baryton-basse tout au long de sa carrière: "Boris Goudounov", "Falstaff", "Wozzeck", "Don Giovanni"... »

    L'agence omet soigneusement de mentionner saint François d'Assise, rôle titre de l'opéra de Messiaen. Un rôle pourtant écrasant et qu'il a exalté, qu'il a fait sien de façon suréminente, et qu'il a marqué de son empreinte, de sa voix extraordinaire, de sa personnalité musicale, dès la création de l'œuvre et jusqu'à ce jour.

  • L’Irak américano-iranien

    Tous les « démocrates » de la planète se félicitaient du résultat des élections irakiennes, où le « laïque » Iyad Allaoui, agent de la CIA débarqué en Irak avec les Américains (il avait quitté le pays en 1971), avait remporté 91 sièges, battant ainsi sur le fil la liste suivante, celle du Premier ministre sortant chiite Maliki.

    Mais Maliki avait aussitôt annoncé qu'il allait constituer un bloc chiite avec la liste arrivée en troisième position, celle de l'ANI (l'Alliance nationale irakienne de Ibrahim al-Jaafari, qui regroupe le Conseil supérieur islamique d'Irak et les partisans de Moqtada Sadr, autrement dit les chiites les plus étroitement liés à l'Iran).

    C'est fait. L'accord a été conclu. Ce n'est pas une surprise... Les chiites réunis ont donc une très large majorité.

    Il est vraisemblable que Maliki soi remplacé à la tête du gouvernement par Jaafari. C'est sans doute la condition de l'accord. Jaafari n'a jamais pardonné à Maliki d'avoir pris sa place à la tête du pays il y a quatre ans puis de l'avoir écarté de la direction du parti Dawa. En outre, Moktada Sadr, qui contrôle 40 des 70 sièges de l'ANI, ne veut absolument pas de Maliki.

    Jaafari est un chiite pur et dur de Kerbala, s'inscrivant clairement dans l'orbite iranienne.

  • C’est possible, si on le veut

    Les habitants de Dudley, en Angleterre (ville de près de 200.000 habitants) ont fait échec au projet de grande mosquée.

    Dès l'origine, ils avaient protesté, par deux pétitions, contre le projet d'une grande mosquée qui devait surplomber la vieille ville. En 2007, le conseil municipal avait rejeté la demande de construction. En appel, le gouvernement avait accordé la demande. La municipalité était allée devant la Haute Cour. Laquelle avait confirmé la décision gouvernementale.

    De grandes manifestations s'en étaient suivies. Et, ces derniers jours, des membres de l'English Defense League avaient occupé les toits des bâtiments d'une usine désaffectée à l'emplacement où doit être construite la mosquée. Ils disaient avoir des vivres pour plusieurs semaines (et ils faisaient griller du bacon...), mais ils ont été délogés et arrêtés par la police.

    Or, le lendemain, un adjoint au maire a déclaré qu'après des mois de négociations délicates, l'Association des Musulmans de Dudley a renoncé à son projet et a décidé de réaménager la mosquée existante...

    (Via Bivouac-ID)

  • Reconquête N° 267

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  • Saint Pie V

    Deux religieux dominicains cheminaient un jour à travers la Lombardie. Dans un village, ils rencontrèrent un petit pâtre nommé Michel Ghislieri, d'une noble famille ruinée par les guerres civiles. La physionomie ouverte et spirituelle de l'enfant, ses questions, ses réponses, frappèrent vivement les bons religieux, qui lui proposèrent de l'emmener pour le faire entrer dans leur Ordre.

    Ce jour-là, la Providence avait accompli, de la manière la plus simple, un merveilleux dessein, car cet enfant devait être l'immortel saint Pie V. Les études du jeune Michel furent brillantes ; l'élève devint lui-même, à vingt ans, un professeur distingué.

    Bientôt il lui fallut courber ses épaules sous la charge de supérieur, puis d'inquisiteur. C'est dans cette fonction épineuse qu'il se créa, en défendant les droits de l'Église, des ennemis implacables. Il dut aller à Rome justifier sa conduite. Ce voyage de Rome marque dans la vie du jeune religieux.

    Les Dominicains du couvent de Sainte-Sabine, le voyant arriver avec un extérieur négligé, lui firent mauvais accueil ; le supérieur alla même jusqu'à lui dire avec raillerie : "Que venez-vous chercher ici, mon Père ? Venez-vous voir si le collège des cardinaux est disposé à vous faire Pape ?" Le religieux peu charitable ne se doutait pas qu'il prédisait l'avenir.

    Le cardinal Caraffa jugea autrement le jeune inquisiteur ; sous cet extérieur modeste, il reconnut une grande âme destinée par Dieu à combattre vaillamment l'hérésie ; et plus tard, quand il fut devenu Pape sous le nom de Paul IV, il eut hâte de donner un évêché à Michel Ghislieri, qui dut l'accepter malgré ses larmes. Dès lors on vit briller en lui toutes les vertus apostoliques, surtout l'amour des pauvres et des humbles.

    Peu de temps après, l'évêque était cardinal. Il n'accepta des exigences de sa dignité que ce qu'il ne pouvait éviter ; son palais ressemblait à un couvent, sa vie à celle d'un moine. Jamais plus grande violence ne lui fut faite que quand on lui imposa de force la charge du souverain pontificat. Il prit le nom de Pie V.

    Son court pontificat fut l'un des plus féconds du XVIe siècle. A l'intérieur de l'Église, il rendit efficaces les décrets du Concile de Trente, publia le missel et le bréviaire romains, travailla avec fermeté à la réforme des mœurs. Il organisa la campagne qui devait se terminer en 1571 à Lépante par l'écrasement définitif de la puissance ottomane qui menaçait l'Europe. Il eut la révélation de la victoire à l'heure même où elle fut remportée. Alors il institua la fête de Notre-Dame de la Victoire, qui devint la fête du Rosaire. St Pie V mourut en 1572. Son tombeau se trouve à Rome dans l'église Ste-Marie Majeure.

    (Source)